Oui, je comprends tout à fait et je ne cherche pas à vous ennuyer mais à renseigner les parents: vous avez les connaissances approfondies du système québécois, pas nécessairement en fonction du système français. Je n'ai pas de connaissances vécues du système québécois mais j'ai l'habitude des Français expatriés. Disons que nos connaissances se complètent donc.
En fait, je trouverais dommage que, simplement parce que les parents ne savent pas naviguer le système québécois, les enfants n'essaient pas d'aller à une école québécoise, qui a ses propres méthodes, son propre programme, etc., et reflète mieux la culture québécoise que ne le peut une école française sous label MEN, même s'ils ne restent qu'un an. L'opportunité de se socialiser et d'apprendre dans une école québécoise me paraît inestimable.
Par exemple, si les enfants qui entrent en 6e et 4e (cad dernière année de primaire et 3e secondaire au
Québec) vont dans un établissement québécois, les parents qui pensent à Stanislas ou au CiMdF vont vouloir des programmes spécifiques (d'où la nécessité de porter leur attention sur les écoles publiques à vocation particulière, par exemple) et continuer leurs études, d'où l'importance de souligner la façon dont les deux systèmes diffèrent, notamment l'existence des parcours enrichis que ce soit au secondaire ou au collégial, et de la côte R (car même les élèves des deux établissements en accord avec le MEN vont en priorité dans les établissements québécois, c'est pourquoi mentionner la façon dont cela diffère de l'accès à une mention au bac et la prise en compte par le supérieur est important).
Les critères utilisés en
France (6e bilangue, LV1 Allemand, section européenne...) n'ont pas cours au
Québec.
Enfin, l'absence de discussion de la réforme du bac, des spés, etc, est préoccupant, celle-ci s'étant appliquée partiellement aux 2e (4e secondaire) à la rentrée 2018, étant opérante à la rentrée 2019, et ayant fait l'objet de décisions en décembre, n'est pas 100% rassurante pour les deux établissements cités. Nul doute qu'ils auront les 7 spés les plus courantes mais quoi d'autre? Comment cela va-t-il s'articuler avec les établissements québécois?
(Je pense qu'un avantage de la nouvelle spé maths est que les bacheliers français scientifiques n'auront plus à suivre des cours de rattrapage dans le supérieur québécois, comme c'était le cas jusqu'à présent. Mais nul ne connait encore les effets de cette réforme sur les débouchés au
Québec, où restent la majorité des élèves des deux établissements français et bien sûr des établissements québécois.)