Bonjour à tous,
Le récit de notre escapade automnale est en ligne.
Pour le récit illustré, cliquez ici : sibellelaterre
Bonne lecture!
Marie
Majorque Toussaint 2010
Découvrez en images les quelques randonnées effectuées lors d'un court séjour à
Majorque (
Baléares) fin octobre 2010.
Péninsule d'Alcudia (Lundi 25/10)Après un vol sans histoire sur Ryanair depuis
Francfort Hahn, nous sommes arrivés hier à la nuit tombante à la Finca Can Salas Petit, réservée par internet.
Nuit très douce dans cette vieille maison rénovée avec goût.
Au réveil, nous découvrons le paysage qui nous entoure : on est ravi!
Après un fugace arc-en-ciel, il pleut des cordes, temps idéal pour aller faire un ravitaillement au bourg voisin.
Les quelques km qui nous séparent du supermarché nous laissent le temps d'observer que le ciel est plus dégagé sur les 2 péninsules du nord de
Majorque : Formentor et Acudia.
Va pour
Alcudia cette fois!
La jolie route qui longe la côte nord de la péninsule nous mène jusqu'au phare de Penya Roja : terminus! Au-delà c'est une zone réservée aux militaires...
Au nord, on distingue la péninsule de Formentor avec ses massifs inclinés caractéristiques.
Le ciel est magnifique avec de bons gros cumulus comme on les aime.
La lumière est trop belle, on n'y tient plus et on jette notre dévolu sur la balade la plus proche qui part du parking de l'Ermita de la Victoria (au SE du Cap Gros sur la carte)
Nous sommes immédiatement repérés par un matou qui traverse d'une traite le grand parking (il y a un restaurant) et arrive au petit trot pour se faire câliner. Les vacances commencent bien!
Le sentier grimpe tranquillement dans la pinède, nous sommes étonnés de trouver une île aussi verte, surtout en cette fin d'été.
Le temps se gâte tous azimuts : c'est un festival de nuages qu'on apprécie d'autant mieux que nous sommes encore au soleil!
En une heure environ nous parvenons à la Talaia d'
Alcudia où se trouve une cabane de surveillance contre les incendies : de ce petit sommet la vue sur la ville d'
Alcudia et la Sierra
Tramuntana est imprenable! Le tonnerre gronde sur ce massif qui constitue toute la partie ouest de
Majorque et où j'ai repéré plusieurs balades.
Le soleil se fait de plus en plus rare, illuminant une dernière fois les fonds de la baie de
Pollença.
Nous sommes entourés d'orages, il est temps de faire demi-tour.
En arrivant à la finca, c'est la débandade! Une portée de 4 petits chatons affamés niche dans un tas d'herbe à côté de la maison : cette finca est vraiment parfaite!
Soirée crêpe occupée à essayer d'apprivoiser la bande de petits voraces.
Formentor (mardi 26/10)1er regard en nous levant vers la fenêtre de la cuisine : trop mignons! Les 4 chatons ont dormi là serrés les uns contre les autres. Je sens qu'il ne va pas être facile de décoller ce matin.
Ce n'est pas grave car le ciel est encore chargé ce matin et le soleil a bien du mal à se faufiler sous la couche nuageuse.
Les petits chats s'enhardissent, c'est l'invasion!
Les nuages restent bloqués sur la Sierra
Tramuntana, aussi décidons-nous d'aller vers la péninsule de Formentor. Ici aussi la route est très jolie avec d'innombrables vues sur le mer et la montagne et... très très peu d'endroits pour s'arrêter afin d'en profiter un peu. Il y a plein de cyclistes courageux car ça monte et ça descend sans arrêt! De plus, il souffle un vent terrible, complètement saoulant. La mer est magnifique, ça déménage!
Nous arrivons enfin au bout de la route au phare de Formentor : il y a pas mal de monde. Je n'ose pas imaginer ce que ça peut donner en été sur cette route tortueuse en cul de sac!
Nous n'avons pas trouvé de possibilité de balade dans le coin, dommage.
Nous décidons alors d'aller marcher vers Cala Boquer au départ de Port de
Pollença : le sentier passe d'abord devant la Finca Boquer puis court dans une jolie vallée (réputée pour ses nombreuses espèces d'oiseaux mais en pleine journée et à cette époque on n'a pas vu grand-chose) ponctuée de roches calcaires et se termine au bord de la mer. Pas mal de monde sur cette rando (plein d'Allemands qui se sentent vraiment chez eux et qui répondent Halo à nos Hola!), à faire plutôt le matin je pense.
La soirée se passe à fabriquer une maison pour les chats avec du carton et du polystyrène trouvés dans une poubelle!
Tour du Puig des Tossals Verds (Mercredi 27/10)
Nous sommes ravis, les chatons ont adopté leur nouvelle maison, bien camouflée sous de l'herbe sèche, à l'abri des intempéries.
Grand beau temps aujourd'hui, la tramontane a disparu, temps idéal pour aller faire une grande balade autour du Puig des tossals Verds.
La route à l'ouest de
Pollença est superbe et il nous faut une petite heure pour arriver vers 11h au départ de la rando : le parking du lac de Cuber est déjà complet (on se trouve une petite place avec difficulté. En été...etc...)
Nous longeons la rive est du lac, bien bas en cette fin d'été, et jetons un peil au plus haut sommet de l'île, le Puig...Major (1447m, accès ici aussi réservé aux militaires...)
Nous longeons une conduite d'adduction d'eau qui se faufile dans plusieurs tunnels (lampe de poche nécessaire), descendons dans une gorge encaissée,
avant de tomber sur un petit troupeau d'ânes assez câlins (je pense qu'ils servent à l'entretien du paysage)
Nous remontons ensuite vers le refugi Tossals Verds où nous refaisons le plein d'eau (dans ce massif calcaire, il n'y a quasiment pas d'eau) et comme ils ne vendent pas de glaces nous décidons d'aller pique-niquer plus haut afin d'avoir une jolie vue.
Il fait très bon, un temps vraiment idéal pour la randonnée.
Le sentier muletier grimpe encore,
puis nous apercevons un vieil aqueduc,
cheminons brièvement le long d'un petit ruisseau (rarissime ici)
avant de retrouver une nouvelle conduite qui surplombe le lac de Gorg Blau, 2ème et dernier lac de l'île, artificiel lui aussi) et qui nous accompagnera jusqu'à la fin de la balade.
Au retour à la Finca, pêche au chat!
Torrent de Paréis (jeudi 28/10)Ce torrent peut être descendu (en 3 ou 4h) depuis le haut, à partir de Escorca mais 2 raisons me font renoncer à cette idée :
- le problème de la navette pour récupérer la voiture, même si un bus part de Sa Calobra vers Escorca théoriquement à 15h.
- il a pas mal plus il y a quelques jours et je crains d'être confrontée à des piscines d'eau glacée difficile à franchir sans combinaison néoprène.
Bref, nous arrivons à la jolie crique de Sa Calobra après avoir doublé plein de vélos dans la montée vers le col de Cals reis et après nous être fait doubler par quelques vélos kamikazes dans la descente infernale (lacets+++) vers Sa Calobra.
Il est 10h30 et il n'y a encore pas grand-monde, chouette!
Le torrent se termine pas un petit étang dont le niveau, bien bas, me laisse penser que nous aurions sans doute pu tenter la descente intégrale du torrent.
Les surplombs de la falaise calcaire sont ornés de nids d'hirondelles et de stalactites.
Par moments le canyon de rétrécit beaucoup, ce doit être un havre de fraîcheur en été.
Nous ôtons bien vite nos polaires, réchauffés par quelques passages d'escalade facile.
Un figuier opportuniste profite d'une source improbable.
A plusieurs reprises, il faut chercher le passage, c'est très ludique.
Après environ 1h nous avons franchi (je pense) les passages un peu techniques et la suite semble plus monotone aussi décidons-nous de redescendre. Je regrette un peu de ne pas avoir fait la descente intégrale depuis Escorca : ce jour-là c'était faisable sans mettre le moindre orteil dans l'eau et les difficultés techniques ne sont pas bien terribles.
En arrivant à Sa Calobra nous voyons partir le bateau qui dessert le hameau (principalement composé de restaurants) à partir de
Soller.
Après avoir pris un petit verre au bord de l'eau et nous être acquittés des 13 euro (!) de parking, nous décidons d'aller voir un peu à quoi ressemble la partie non montagneuse de l'île : en route donc vers les salines de Llevant, au sud de l'île.
Bof, bof, bof, les paysages sont assez quelconques, ponctués de moulins anciens et de petites éoliennes contemporaines. Les salines sont quelconques, entièrement clôturées si bien qu'il nous est impossible d'approcher les quelques flamants (pas roses) aperçus à quelques centaines de mètres. La plage des Trenc (4 euro le parking) ponctuée de blockaus est tout à fait quelconque avec la vue sur les moches immeubles de Colonia de San Jordi.
Demi-tour donc vers la montagne! Il y a certainement de jolis endroits à
Majorque en dehors de la montagne mais avec seulement 5 jours pleins sur place, on n'a pas le temps de les chercher!
De Mortitx vers la ferme abandonnée Es Rafal de Ariant (Vendredi 29/10)Comme tous les matins nous quittons notre jolie vallée et filons (façon de parler car ça tournicote) vers Mortitx à l'ouest de
Pollença.
De ce village part le canyon de Mortitx, réputé difficile que nous allons donc éviter en restant sur les hauteurs pour descendre peu à peu vers la mer et la ferme abandonnée Es Rafal de Ariant.
Le départ de la randonnée est un vrai jeu de piste : heureusement le guide est précis (à part pour les cerisiers transformés en vigne) et nous arrivons facilement sur ce vieux chemin muletier qui serpente entre les oliviers.
Nous le quittons bien vite pour un sentier souvent envahi par la végétation heureusement ponctué de nombreux cairns. Nous nous faufilons dans un dédale de roches calcaires aux formes étranges et après une longue descente bien raide arrivons enfin à la vieille ferme.
Nous sommes un peu claqués car la roche mouillée par la rosée protégée par la végétation était très glissante et nous n'avions pas de bâtons donc concentration à 200% car ce calcaire est très anguleux et pas très confortable quand on s'y frotte de trop près.
Du coup le courage nous manque (et l'eau aussi d'ailleurs, nous n'avons pas trouvé la source indiquée dans le guide et sur la carte près de la ferme) pour poursuivre comme le suggère le guide jusqu'aux grottes des sorcières.
Je serais bien descendue jusqu'à cet ancien verger mais nous appréhendons un peu la grimpette sous le soleil.
Nous faisons une confortable sieste digestive lovés dans ces grosses touffes d'herbe, bien plus cosy que le sol dur foulé par les chèvres.
Ce bouc a repéré la feuille de figuier que j'utilise en guise de pare-soleil!
Au retour nous croisons quelques allemands... ils sont partout, même dans les coins les plus perdus!
En rentrant, nous faisons la connaissance du (supposé) grand-frère des petits chatons, super collant!
La météo annonce un temps couvert pour demain, jour de notre départ.
Valldemossa, Port d'Andratx (samedi 30/10)Ayant fait nos adieux aux petits chats, nous prenons la route vers
Valldemossa, joli village de la Sierra
Tramuntana. Nous y faisons un peu les boutiques, y déjeunons vers midi alors que les Espagnols petit-déjeunent encore puis reprenons la route vers Port D'andratx.
Nous croisons peu après la sortie de
Valldemossa un incroyable verger planté d'oliviers centenaires, énormes et tarabiscotés. On a vu parci-parlà quelques « vénérables »mais il y en a ici une concentration incroyable!
La route côtière est toujours aussi belle.
A Port d'Andratx, nous assistons avec quelques canards a des exercices de sauvetages où des hommes revêtus de seyantes combinaisons de survie apprennent à utiliser un radeau de sauvetage.
Il y a quelques bateaux de pêche qui ne sortiront sans doute pas aujourd'hui car il y a à nouveau pas mal de vent.
Après avoir rendu la voiture en 2 secondes, nous décollons à 19h pour
Francfort et arrivons à minuit à
Nancy.
Carnet pratique, budget.Vols Ryanair Francfort Hahn/
Palma de Majorque 60 euro A/R+ bagages+frais : 377 euro pour 4
Voiture 6 jours (un Berlingo chez Goldcar) 120 euro
Location villa 690 euro
Total : 1187 euro soit 300 euro/personne pour 6 jours.
Bibliographie:Carte Rough Guide Map
Mallorca 1/80000è
Guide de randonnées Edition Rother
Majorque de Rolf Goetz (en Français)
Walk
Mallorca (North and Mountains) Discovery Walking Guides. (en Anglais)
Le 1er de ces 2 guides suffit.
Pleins d'infos et de liens utiles dans le (super!) site de Pierre :
trekking en dehors des sentiers battus
Conclusion:Destination facile et pas chère, agréable (hors saison hein!) mais pas inoubliable.
Ce court séjour nous a donné envie de retourner en
Grèce, où on peut aussi profiter de paysages méditérannéens et où l'espace n'est pas compté comme sur
Majorque. En effet, sur cette île, la plupart des chemins sont privés si bien qu'il nous a semblé difficile de trouver des coins « perdus ».