FamilleUS · 3 avril 2026 à 11:02 · 146 photos 19 messages · 4 participants · 620 affichages | | | | 3 avril 2026 à 11:02 · Modifié le 3 avr. 2026 à 13:24 On va chercher le printemps Andalou ( Grenade, Ronda, Séville) Message 1 de 19 · 620 affichages · Partager 39 ans que nous n'étions pas revenu en Andalousie...
Pour cette dernière semaine de mars, on a donc attendu la fin des "votations" en France pour aller prendre un peu le soleil au Sud de l' Espagne. Et le printemps est la saison idéale.
A programme, une boucle très (très) classique : Séville / Grenade / Ronda et les villages blancs / Séville (avec le démarrage de la semaine Sainte en cadeau bonux !).
Direction Lyon pour notre vol Transavia (RAS) et on atterrit le lundi à Séville. Location de voiture (Goldcar), 3h00 de route et nous voilà à Grenade avec le charme de sa ZTL que Waze va nous faire découvrir dans le détail (une horreur !). Notre hôtel : Hôtel Monjas del Carmen (hyper bien placé et bénéficiant d'un parking).
Le temps est couvert, mais un petit tour dans le quartier de l' Albaicín s'impose. En soirée, diner au "Restaurant Arabe Ambar" pour se mettre dans l'ambiance Nasrides, on vous le recommande !
| | | Annonce · Sponsorisé | | | Mardi, c'est la journée Alhambra.
On a la flemme de grimper, alors les bus C32 qui partent au pied de l'hôtel vont nous y conduire en un quart d'heure. Il est 8h45 quand nous arrivons à l'entrée et c'est très calme.
Donc matinée Alhambra (avec Palais Nasrides à 11h30) avec des tickets achetés 2 mois à l'avance (31€ par personne)... Ce palais reste une merveille même si le temps est un peu couvert et que les bassins ne sont pas mis en eau en cette saison.
La vue à 180° sur le quartier de la Médina.
Mais le coeur de l' Alhambra est le Palais Nasrides !
| | | On dit souvent que "le diable est dans le détail"... mais ici ce sont plutôt les dieux qui sont dans les détails...
| | | Vers 15h00 on redescend en ville pour visiter le paseo de los tristes, la cathédrale et la Chapelle Royale, mais c'est vraiment le quartier de l' Albaicín qu'on préfère. Et notamment la vue depuis le mirador San Nicolas. Ce soir diner au resto El Trillo avec vue sur l' Alhambra... mais 11° en terrasse !
| | | Mercredi, après un énième passage dans l'ancienne Médina de Grenade, on file vers Ronda. En chemin, on fait une pause à Antequera et ses deux sites UNESCO.
Les dolmens d' Antequera (celui de Menga est impressionnant !) avec son centre d'interprétation (gratuit).
Et le site de " El Torcal de Antequera" qui propose des balades sympas au milieu des rochers karstiques. Il ne fait pas chaud car on est à 1200 mètres d'altitude, mais ça ne semble pas déranger le bouquetin Ibérique.
Ensuite les paysages sont plus vallonnés (et très beaux). On s'arrête à Setenil de las Bodegas qu'on trouve très décevant.
Et on arrive vers 18h00 à Ronda. L'hôtel Palacio de Hemingway est une pépite avec son histoire et son charme.
| | | Jeudi c'est Ronda et Ronda c'est le "Puente Nuevo" mais pas que...
La Plaza de toros, les murailles, les bains arabes, les vues incroyables du haut des falaises, les belles demeures et les petites maisons blanches, les places, le blanc et les couleurs... un ravissement pour les yeux.
| | | Ronda "mérite" sa journée découverte.
| | | Vendredi on prend la route pour Séville. Au passage on grimpe à Zahara de la Sierra, un village blanc un peu perché. Les tapas de "la taberna Africa" sont savoureuses.
Ensuite, on file rendre la voiture à l'aéroport. De là on prend la ligne de bus EA qui nous emmène en ville pour 6€.
Notre hôtel est bien sympa : "La Parada del Marqués" Mais pas aussi sympa que celui de Ronda.
Zahara :
| | | Hello Manu
Je retrouve avec plaisir les étapes d'un voyage que nous avions fait en octobre 2013 (déjà!  ).
Nous avions passé aussi quelques jours dans l'arrière pays de Malaga (mince! On a vu le torqual mais pas les dolmen à Antequerra!) et assisté à un spectacle de l'école andalouse à Jerez.
Cette région est toujours aussi belle et le palais Nasrides est une merveille (malgré la foule). | | | Bonjour Manu,
Merci pour ce retour  Pas eu le temps de découvrir ce coin par moi même malgré l'envie mais ça viendra. On est chanceux nous les français d'avoir de telles merveilles à proximité, chez nous et nos proches voisins.
Je ne connaissais pas Ronda, ça a l'air top aussi ! | | | mais 11° en terrasse !
C'est quasi la canicule par rapport aux températures qu'on y avait eu à la même époque ! | | | Samedi, c'est notre première des 3 journées prévues à Séville.
Ce matin nous avions prévu un "Free tour" de la ville (via Civitatis.com) mais il a été annulé la veille. On s'est donc inscrit pour celui de 17h00. Séville est une ville magnifique, très colorée, très arborée et très élégante !
Nous avons planifié la Cathédrale (et la Giralda) à 15h00, ça nous laisse du temps ce matin pour découvrir (dans l'ordre d'apparition des 10 prochaines photos :
1/ les bords du Canal Alphonse XIII, 2/ la vue sur le quartier des pêcheurs de Triana, 3/ La "Plaza de Toros", 4/ la Tour de l'Or, 5/ les Archives des Indes, 6/ les calèches aux abords de la cathédrale, 7/ la Giralda, 8/ le Patio de Banderas, 9/ La Cathédrale 10/ la Place d' Espagne...
un délice pour les yeux !
| | | Mais le coup de cœur est pour le Barrio Santa Cruz avec ses petites maisons colorées et ses synagogues reconverties en églises. Il jouxte le jardin de Murillo qui s'ouvre sur le fameux balcon du Barbier de Séville...
Le fameux balcon du Barbier :
| | | A 15h00, nous rentrons dans la Cathédrale. C'est du Baroque espagnol avec ses dorures rococo et le plus grand rétable en bois du Monde.
A noter le tombeau de Christophe Colomb. Disons plutôt l'un des tombeaux de Christophe... Il n'y aurait que quelques centaines de grammes du génial marin à Séville. Mais ces restes ont fait l'objet d'une comparaisons ADN en 2024. Il s'agit bien d'un ADN proche de ceux de son frère Diego et de son fils Fernando dont on connait les sépultures.
La montée à la Giralda se fait sans aucune marche. Ce sont des plans inclinés qui tournent et tournent encore pour atteindre le sommet. L'idée était de pouvoir monter le mufti à dos d'ânes pour ses différents appels à la prière. Vous remarquerez les pierres de fondation qui sont une réutilisation de tombes romaines en marbre puis le minaret, copie conforme de celui de Marrakech avec ses parements en briques qui se distingue de l'architecture en pierres des Rois Catholiques.
En redescendant, le patio de los Naranjos propose de belles vues sur la Giralda. Sur les murs de la cathédrale, des "tags" du XVII d'étudiants proposant leurs services.
A 17h00, on retrouve notre "Free Tour" à Puerta de Jerez. 1h30 de visites avec moultes anecdotes et une animation au top. Je recommande !
Mais la grosse surprise est pour demain Dimanche ! | | | Dimanche matin, on file du coté de Triana. On aime beaucoup ce quartier plus "vrai" que le centre-ville.
On commence par le pont et le Marché de Triana.
La Place del Altozano nous séduit.
Puis on traverse le quartier de la céramique juste à coté.
Mais du monde de dingue dans la rue.
Et on réalise que c'est le dimanche des Rameaux qui explique tout ce monde endimanché. Nous qui pensions que les fêtes de la Semaine Sainte ne commençaient que le jeudi suivant, on réalise que c'est aujourd'hui que les processions vont démarrer. On y reviendra un peu plus tard...
| | | A 14h00 nous sommes au Real Alcazar (notre RDV pour les appartements royaux est prévu à 15h00 mais le ticket nous permet de rentrer une heure avant). On ne présente plus l'Alcazar mais c'est un vrai plaisir (malgré le monde). Pas de photos des appartements (500€ d'amende !) mais on a trouvé que c'était trop institutionnel (pas un lieu de vie)...
Les jardins sont magnifiques.
Les paons y sont heureux.
Même si ils ne sont pas les seuls à faire la roue...
| | | En ville l'animation est montée d'un cran avec les processions. Mais promis je vous raconte ça après.
Mention spéciale à la Plaza de Toros de la Maestranza et à sa petite Calle Circo qui en fait un demi-tour.
Le Metropol Parasol ( Setas de Sevilla) ne nous émerveille pas. Il aurait fallu le voir à la nuit tombée, paraît-il...
| | | Mais revenons à la Semaine Sainte.
Nous on s'était imaginé une procession dans la ville le jeudi, le vendredi, le samedi et le dimanche. Mais que nenni ! Ce sont plus de 70 processions qui se déroulent du vendredi précédent au dimanche (10 jours).
Rien que pour le dimanche des rameaux vous aviez 9 processions rassemblant de 600 à 2200 pénitents chacune et qui se déroulent, chacune avec leur propre parcours, de 13h00 à... 2h30 du matin le lundi. Et chaque jour ça recommence ainsi.
Un peu de contexte : les premières processions remontent au Moyen Âge mais leur essor date de l’époque baroque (XVIe–XVIIe siècles). Les confréries (cofradías) attachées à chaque paroisse de la ville vont rivaliser de faste pour que chaque quartier soit fier de “sa” confrérie, transmise en famille de génération en génération.
L'idée est que chaque confrérie rentre en procession un jour précis de la Semaine sainte. L'objectif est de se rendre à la Cathédrale, puis de revenir à son église selon un itinéraire précis, souvent très ancien.
Chaque procession inclue 2 "pasos" portés par les "costaleros" qui sont sous la structure et avancent au rythme des tambours et des marches jouées par les fanfares. Vous avez le paso du Christ (avec une scène de la Passion correspondant au jour) et le paso de Vierge, souvent une “Dolorosa”.
Les "nazarenos" (les pénitents) marchent en file, vêtus de tuniques et de cagoules pointues (rien à voir avec d’autres symboles : ici c’est un costume pénitentiel traditionnel). Souvent ils sont pieds nus ou en chausette et parfois ils portent des croix ou des chaînes, en signe de pénitence ou de remerciement pour un vœu exaucé.
Les Sévillans s’habillent élégamment et viennent en famille avec des rameaux d’olivier ou de palmier. On est frappé par la densité de la foule dans les rues du centre, le silence soudain quand le paso passe à portée de main et les applaudissements quand les "costaleros" enchaînent une manœuvre difficile dans une rue étroite.
Les pénitents distribuent les images pieuses à la foule et les enfants tendent leurs bras pour remplir leur panier de quelques bonbons.
La Semaine sainte : c’est un concentré d’histoire, d’art baroque et de passion andalouse.
Le matin on vient prier devant les "pasos" avant leur sortie.
Chaque balcon est revêtu de tenture rouge. Ils se louent une petite fortune !
Les parents accompagnent leurs enfants pour la procession qui va démarrer.
La panier à bonbons n'est pas encore plein.
Et voilà la croix
Suivi du Paso du Christ
Des pénitents
de celui de la Vierge
Chaque confrérie porte ses couleurs
| | | Les pénitents
Les militaires
Les costaleros qui se relaient tous les 500 mètres. 6x6 = 36 par paso.
Papa sera fier de moi !
Vous l'aurez compris, ces 2 jours de Semaine Sainte auront été le point d'orgue de cette semaine andalouse !
Le lundi, pas de bus, retour en taxi à l'aéroport (29€ prix fixe). Vol Transavia jusque Lyon. Route jusque Clermont et dodo vers 3h00 du matin.
Réveil à 6h45 pour reprendre le boulot... ça pique un peu ! | Carnets similaires sur l'Espagne: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 187 visiteurs en ligne depuis une heure! |