Bonjour Alain Pierre,
Je te réponds aujourd'hui suite à un déplacement en
Provence.
Bien que je n’aie pas fait le récit de mon périple de cette année, c’est avec plaisir que je donne la relation de mon passage à
Cedar Breaks.
Nous venions de
Zion et nous devions loger le soir à Cannonville.
Petit arrêt à
Checkerboard Mesa juste après notre départ. Je l’avais raté la fois précédente et je voulais immortaliser ce site figurant sur un timbre poste arrivé sur un de mes colis US.
Le trajet pour se rendre à
Cedar Breaks est très plaisant, on traverse la
Dixie National Forest. De temps à autre, on aperçoit des coulées de laves bien noires. D’ailleurs, l’une d’entre elles a barré une vallée et a créé le superbe
Navajo Lake.
Nous arrivons donc vers midi dans ce parc et immédiatement nous sommes contrôlés par la ranger assise dans sa cabane à l’entrée du chemin menant au Visitor Center.
Cette année, nous avons du systématiquement présenter notre pass et un ID, en l’occurrence un passeport. Je pense que le NPS a eu vent de cessions du
Pass America the Beautiful et fait vérifier par ses rangers qu’au moins la signature sur le pass correspond à celle de l’ID fourni.
Nous avons assisté à 14h à la conférence du ranger sur la géologie, la géomorphologie et le climat du parc. Le ranger n’a pas fait trop d’effort pour se faire comprendre, y compris par les américains.
Une fois libérés, nous avons effectué le
Ramparts trail. Puis nous nous sommes rendus successivement aux 3 points de vue (
Sunset view,
Chessmen Ridge overlook et
North view) que tu retrouveras sans peine sur la carte du parc.
Le 2° point de vue est le plus spectaculaire.
A chaque overlook, nous y retrouvions 2 couples d’américains avec lesquels nous avons entamé une discussion animée sur le fait d’être américain. Bien nous en a pris de nous déclarer français, car ces 4 touristes nous avaient d’abord pris pour des anglais, peuple qu’ils n’appréciaient pas beaucoup à la suite des ravages causées par ces derniers lors de la guerre d’indépendance.
Nous avons eu la surprise de voir arriver une femme habillé à la
Caroline Ingalls avec 9 enfants tous blonds comme les blés, puis une deuxième accompagnée de sa progéniture, une troisième dans les mêmes dispositions et enfin une quatrième. Vint enfin un gars bien baraqué que nous supposâmes être le père de ces 27 enfants.
Ayant fait la supposition que tous ces gens devaient être mormons, nous fûmes détrompés par les touristes américains qui nous ont affirmé que la polygamie était maintenant interdite par cette église.
Il n’en reste pas moins que toute cette assemblée de blonds américains type suédois habillés comme au XIX siècle reste un souvenir marquant de notre voyage. Ajoutons que les petites filles étaient en robe longue et que leurs frères portaient jeans, bottes et chapeaux de cow boys.
Revenons au paysage, il est moins spectaculaire que celui de
Bryce par les dimensions et par le fait que l’on ne peut descendre dans les canyons.
Cependant, l’altitude et la fraicheur à cette période de l'année nous l'a rendu plus sauvage et plus austère. C’est d’ailleurs le seul endroit où l’effort de randonner nous a couté car nous manquions de souffle.
J'ai d'autres anecdotes mais ils concernent en particulier les
Indian territories où je me suis égaré cherchant une route que j'ai fini par trouver.
Mais ceci est une autre histoire.