Là c'était vraiment court, comme escapade.
Mais ça valait le coup, comme souvent.
Long le vol.
Étonnant, même de nuit, de deviner ce pays que l'on survole en identifiant clairement les terrains de baseball éclairés pour le match vespéral.
Les villes, sur l'écran du IFE (InFlight Entertainment), sonnent comme des noms familiers:
Nashville,
Phoenix,
Tucson,
Tulsa,
Memphis,
Springfield,
Denver,
Oklahoma City, Dayton... Quoique
Lexington,
Burlington, Cedar Rapids,
Spokane ou Knoxville restent absentes de ma mémoire.
On approche, et la lune presque pleine éclaire le désert, et les montagnes, puisqu'ici cohabitent ces paysages voisins, à 10000m d'altitude cela dit.
Et l'arrivée la nuit, c'est quelque chose, à
Los Angeles. Je vois se dérouler un véritable tapis de lumière avant que d'atterrir enfin à LAX.
Les premiers mots entendus dans l'aéroport confirment l'identité hispanophone d'une bonne partie de la population.
Et c'est parti pour une petite semaine de tournage.
Eh oui, je loue mon matériel à
Hollywood sur ce coup là.
Ça fait quand même quelque chose de débarquer à Burbank, le coin des studios, et de voir défiler tous ces noms qui nourrissent l'imaginaire collectif du monde entier (j'essaie de pas trop superlativiser, mais ça risque de se reproduire!): Warner Bros,
Disney, Fox, MGM...
C'était assez intense comme tournage, dans un décor grandiose, une vallée rocailleuse bordée de verdure, bien que sévèrement brûlée par les incendies de l'automne dernier.
Deux jours de préparation pour trois jours de travail chargés, avec travelling et petite grue, en plein cagnard!
Le détail qui a son importance, c'est le QG où notre petite équipe prenait ses quartiers: une des plus belles propriétés de
Malibu, avec accès privé à la plage, piscine chauffée et surtout une vue incroyable sur l'océan. Le premier jour, au petit déjeuner, j'ai vu un phoque, en bas de la maison, le lendemain des dauphins, et avant de partir une baleine (là j'ai pas mis de superlatifs, hein...).
Ce qui était marrant c'est de côtoyer de plus ou moins près le microcosme hollywoodien. Notre hôte et ses amis ont un beau réseau de connections et on a le sentiment que tout peut arriver. C'est le royaume du "name-dropping", of course, mais on y est, techniquement.
Dans le genre, nous sommes allés faire un tour à une party chez les enfants de Franck Lloyd Wright, célébrissime architecte, dont la propriété, perchée en haut d'une vallée rocheuse, offre un panorama incroyable sur le "sprawl", la conurbation qui s'étend jusqu'à la frontière mexicaine finalement.
Dans le genre encore, nous avons fait trempette dans la piscine avec Daryl Hannah, la petite sirène de "Splash", comédie sympathique des années 80, ou plus récemment une beauté fatale et borgne dans "Kill Bill".
Pour ceux qui connaissent les
États-Unis, inutile de décrire l'omniprésence du marketing le plus basique ou le délire consommateur des supermarchés, où il y a de tout et pour tous les goûts, en deux mots, disponible à tout moment, et en quantités suffisantes. Comme l'a résumé le taxi qui m'a ramené à l'aéroport, il y a ici ce que le monde entier recherche: le confort. Et on ne peut pas nier que ça a des bons côtés (facile, quand on se dore la pilule à
Malibu, dans une grande et belle baraque avec 6 chambres, les frigos remplis, un jardin luxuriant et un hôte particulièrement relax et attentif!).
Question tourisme, fatalement c'était pas trop le moment, mais j'ai quand même foulé Sunset Bd et la Star avenue, pris une photo des "
Hollywood Signs" à la nuit tombante et un peu craqué au meilleur disquaire de LA (Amoeba!).
Somme toute une expérience intéressante, ne serait-ce que pour vivre quelques jours sans dépaysement dans le film qu'on connaît tous un peu, et peaufiner le cliché.
Bon, j'arrête les points d'exclamation, je vais bien trouver un moyen de remettre les pieds ici, tôt ou tard...
Mat