Été 2017: trois semaines en Colombie en famille Bluequark · 14 avril 2020 à 18:22 · 209 photos 66 messages · 11 participants · 10 634 affichages | | | | À: Bluequark · 26 juillet 2020 à 19:47 Re: Été 2017: trois semaines en Colombie en famille Message 61 de 66 · Page 4 de 4 · 925 affichages · Partager 22 août : Rafting à San Gil
Aujourd’hui, c’est donc rafting. La descente la plus courue, celle du Rio Suarez, n’est pas ouverte au moins de 18 ans (ni au plus de 50, mais j’ai vu sur le site que, depuis les conditions, avaient changé)., L’agence, Colombia rafting expediciones, semble toutefois prête, malgré les 17 ans de notre fils, à nous inclure dans une descente du Rio Suarez (à condition d’être dégagée de toute responsabilité). Mais comme nous n’avons jamais fait de rafting, nous jouons la prudence et nous rabattons sur une autre descente pour laquelle l’âge limite est de 15 ans, me semble-t-il me souvenir. Tout cela a été calé lors de notre passage la veille à l’agence.
Nous voilà donc partis en voiture jusqu’au point de départ de la descente.
Sur la rivière, nous sommes encadrés par deux monos, l’un sur le bateau et l’autre en kayak. Les deux sont très pros. Celui sur le bateau est équipé d’une gopro et l’agence nous enverra les photos de la descente à la fin de la journée.
La nature autour de nous est belle et nous apprécions de nous laisser glisser sur les flots. Les rapides ne sont pas très nombreux mais nous valent quand même quelques tranches de franches rigolades avec entre autres un chavirage évité de justesse. Nous nous baignons aussi et faisons du rafting humain (terme de mon invention car je ne connais pas le bon) : il faut se mettre sur le dos, les pieds en avant et se laisser descendre.
Quelques faits marquants de la journée :
- mon tendre et cher a perdu son alliance qui gît maintenant au fond du rio. En effet, avec le froid, les mains se rétractent et il est facile d’accrocher l’anneau au cordage en remontant sur le raft. Je le sais : cela a aussi failli m’arriver ;
- j’ai découvert que même en nageant assez bien, il était facile de se noyer dans une eau agitée....mais que les gilets de sauvetage étaient redoutablement efficaces pour sauver l’imprudent(e). Je m’explique. Au moment du rafting humain, les consignes sont d’éviter la partie plus tumultueuse à gauche. Bien sûr, je ne sais comment, je ne sais pourquoi, je pars à gauche dans la partie tumultueuse. Aussi sec, je suis aspirée sous l’eau. Pas le temps de réagir, je bois une bonne grosse tasse...mais grâce au gilet je remonte à la surface tel un bouchon. Ça va, j’ai compris.
Quel bilan de cette journée ? Nous sommes bien amusés mais avec le recul, je pense que nous aurions pu faire l’autre descente. Celle-ci n’a que peu de rapides, du moins à cette époque de l’année, et le parcours comporte des larges portions très calmes. L’avantage est que nous avons pu en profiter pour nous baigner et nous laisser descendre dans le lit du rio. | | | À: Bluequark · 28 août 2020 à 19:17 Re: Été 2017: trois semaines en Colombie en famille Message 62 de 66 · Page 4 de 4 · 822 affichages · Partager 23 août : San Gil- Guadalupe
Nous entamons aujourd’hui notre montée vers Bogota avec une halte en chemin. A l’autre option que j’ai proposée, à savoir un stop à Villa de Levya, les enfants ont préféré l’arrêt à Guadalupe. Cela tombe bien c’était aussi mon premier choix.
Mais avant de partir, il est encore temps d’aller faire un tour au marché de San Gil, sympathique s’il en ait. On y trouve les classiques fruits, légumes, viande, poisson, mais aussi nombreux stands auxquels se sustenter.
Le tour de marché terminé, nous prenons un taxi pour nous rendre à la gare routière, celle des bus longue distance. Une nouvelle fois, le chauffeur propose de nous conduire à destination. Il nous montre un tableau qui a l’air d’être une sorte de barème officiel. Notre refus semble vraiment le surprendre.
Pour se rendre jusqu’à Guadalupe, il faut changer de transport à Oiba. Pendant l’attente entre les deux trajets, nous nous installons dans un café fort judicieusement placé qui nous permet de surveiller l’arrivée du collectivo tout en remplissant notre ventre. L’observation des aller-venues autour de la station de bus nous occupe un bon moment.
J’adore le mixe chemise-chapeau.
C’est l’après-midi bien entamée que nous arrivons Guadalupe. Nouveau village, nouvelle grand’place, nouvelle église, nouvelles rues pentues, peu de touristes, peu d’hôtels, peu de restaurants et un toujours un grand calme. Nous croisons les doigts pour que l’hôtel Colonial, le seul dont j’ai pu repérer l’existence mais qui n’est pas réservable en ligne, ait des chambres libres. Pas de souci, nous avons l’embarras du choix. (Depuis l’offre a l’air de s’être étoffée puisque je vois plusieurs hôtels sur Google map).
Le soir venu nous aurons en revanche plus de difficultés pour le dîner. Nous faisons plusieurs fois le tour du village. Seul “crepes y algo mas” est ouvert. Les quelques touristes s’y retrouvent. C’est bon mais surprenant : les crêpes, au demeurant fort bonnes, nagent dans une sorte de béchamel. Tout content de son succès, le restaurateur nous donne sa carte en demandant de faire sa pub. Ce n’est pourtant pas comment s’il y avait le choix pour dîner. | | | À: Bluequark · 28 août 2020 à 19:36 Re: Été 2017: trois semaines en Colombie en famille Message 63 de 66 · Page 4 de 4 · 814 affichages · Partager 24 août : Guadalupe
Allez ! C’est parti pour l’exploration des alentours de Guadalupe ! Le but de la promenade du jour, que dis- je « du jour »? de notre séjour même à Guadalup esont Las Gachas ! Pourquoi cet attrait ? A las Gachas, la rivière coule sur une roche creusée de trous formant jacuzzi. Repérées dans un carnet de voyage, La Gachas sont encore peu connues et il n’est pas facile de savoir comment s’y rendre. Le blog en question se contente d’indiquer « le chemin est après la station-service en partant du village ». Je crains que cela soit un peu juste et que l’on s’égare par la suite. (Pour ceux qui voudraient s’y rendre, il existe maintenant plusieurs blogs avec toutes les explications qu’il faut et, de toute façon, une fois le début de chemin trouvé il suffit de suivre).
Nous trouvons le chemin sans difficulté et percevons notre chien habituel. Non ! Cette fois c’est deux chiens qui nous rejoignent et qui nous suivront la journée. Finalement, je trouve cela cool ces chiens qui s’invitent, nous suivent et nous attendent.
La Colombie, le pays des vaches ?!
Nous approchons !
| | | À: Bluequark · 28 août 2020 à 19:44 Re: Été 2017: trois semaines en Colombie en famille Message 64 de 66 · Page 4 de 4 · 808 affichages · Partager Nous y voilà ! Et nous sommes seuls !
Vite à l’eau ! C’est vrai que c’est fun. Les trous sont plus ou moins profonds. Nous faisons attention d’éviter ceux dont nous ne voyons pas la fond.
Mais que la roche est glissante ! Tous - mais certains plus que d’autres – nous faisons de belles chûtes. J’ai lu depuis que pour éviter de glisser le meilleur moyen était les chaussettes. Peu élégant mais si c’est efficace. L’avantage de cette roche plus que lisse est que l’on peut avancer d’un bassin à l’autre en rampant sur le ventre. Bref, nous nous amusons bien à barboter et à patauger.
Un groupe de Colombiens nous rejoint. Visiblement, la plupart ne savent pas nager et ils restent dans les trous peu profonds sans trop s’aventurer.
Après la baignade, c’est le temps de l’exploration. Pendant que les enfants continuent leurs jeux, mon tendre et cher et moi-même partons nous balader vers l’amont de la rivière. J’hésiter à prendre mon appareil photo de peur de tomber et lui avec, mais comme je suis en mode YOLO....
Finalement, ce qui devait arriver arrive : au bout de trois traversées, je glisse lamentablement. L’appareil photo tape la roche. Le filtre de protection part en éclat et l’appareil prend légèrement l’eau. Il continuera fonctionner de façon aléatoire sur le chemin du retour avant d’entamer une grève complète. Je m’en veux et regrette mon imprudence. Mais j’ai mes photos ! Je terminerai la fin du voyage avec l’appareil de ma fille qu’elle me prêtera gentiment (Depuis mon appareil s’est remis à marcher et je me dis que finalement j’ai bien fait).
Nous poursuivons la promenade par deux autres lieux dits de Guadalupe : El salitre (c’est fun mais beaucoup moins que Las Guachas mais je crois que nous ne sommes pas allés assez loin) et La Gloria, bassin facilement accessible où les familles viennent faire trempette.
Ce soir, les enfants et leur père retourneront chez « crepes y algo mas ». (Sans moi, j’ai mal au ventre). Ils demanderont à avoir moins de sauce à la grande surprise du sympathique propriétaire, le paroxysme de son étonnement étant atteint avec les explications sur les crêpes telles que pratiquées en France. | | | À: Bluequark · 28 août 2020 à 19:45 Re: Été 2017: trois semaines en Colombie en famille Message 65 de 66 · Page 4 de 4 · 807 affichages · Partager 25 août : Trajet pour Bogota
Aujourd’hui, un long trajet nous attend pour notre remontée vers Bogota. Le plan est d’abord un collectivo, réservé à notre arrivée à Guadalupe, jusqu’à Oiba puis un bon gros car qui sera pris à la volée pour aller jusqu’au Bogota.
Dans le collectivo, nous faisons l’attraction des passagers. Et eux, la nôtre. Un monsieur d’âge mûr, après avoir posé quelques questions classiques et repéré à cette occasion que notre fille parlait bien espagnol, engage une conversation effrénée qui durera jusqu’à Oiba. Les passagers sont assis face à face sur deux bancs parallèles, le collectivo n’est pas bien grand : tout le monde entend, tout le monde suit et tout le monde s’en mêle. Le (relativement) vieux monsieur connaît l’Europe et la France d’une façon absolument incroyable. Non seulement il est incollable sur les joueurs de foot (Bon ça, c’est relativement facile. Pour les amateurs de foot, j’entends.), mais il connaît aussi parfaitement nombreux hommes politiques français ainsi que les débats de société en France et en Europe. Je...nous sommes bluffés.
A Oiba, nous attrapons un bus sans trop attendre. Le trajet qui s’en suit est long, très long et surtout glacial. Cette histoire de bus – réfrigérateur, que j’avais lu sur internet mais que nous n’avons pas jusqu’à présent été en mesure de confirmer, n’est donc pas une légende. Bien sûr nous avons pris tous nos vêtements les plus chauds et nous les empilons consciencieusement, mais cela reste vraiment frais. Les Colombiens sont, eux, bien mieux équipés et ont tous des couvertures. A bon entendeur salut : la prochaine fois, je prends une couverture de survie.
Comme dit précédemment, le trajet est très long et l’arrivée à Bogota nous fait découvrir une ville titanesque et oppressante. Des quasi-autoroutes traversent la ville et le flot de voitures très soutenu est vraiment chaotique. C’est un peu un choc. Nous mettrons plus d’une heure à rejoindre la station de bus sans jamais quitter cet univers impitoyable. En réalité, à l’usage, la ville se révèlera moins désagréable qu’à ce premier contact et de véritables quartiers existent entre les « autoroutes ». Nous apprendrons aussi que ces routes sont condamnées le dimanche et que les habitants les envahissent en vélo ou simplement à pieds.
Pour nous loger, j’ai choisi, au bénéfice d’une promo sur internet, le best western de la calle 93, quartier réputé sûr. C’est le quartier des ambassades. La population y est visiblement aisée et les restaurants tendance nombreux. | | | À: Bluequark · 29 août 2020 à 17:11 Re: Été 2017: trois semaines en Colombie en famille Message 66 de 66 · Page 4 de 4 · 778 affichages · Partager Sympa et original Las Gachas ! Ouille l'appareil photo  heureusement qu'il refonctionne ! | Carnets similaires sur la Colombie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 6 509 visiteurs en ligne depuis une heure! |