Bonjour,
Voici mon expérience passée en
Ethiopie chez les sœurs de la charité :
Je suis arrivée à
Addis Abeba et j'ai passé ma première nuit à l'hôtel (voici une idée des prix des hôtels de la piazza pour budgets serrés : 199 birrs au Taitu avec SDB collective, 200 birrs au baro mais avec SDB individuelle et environ 230 birrs au wutma).
A
Addis Abeba, j'ai travaillé quelques jours dans le village des enfants : j'ai aidé les workers : aide à la toilette, aide aux repas, la Sœur (très très gentille) tient vraiment à ce que les bénévoles passent du temps avec les enfants, les câlinent, jouent avec eux car tous les soins physiques sont faits par les workers, mais il leur manque l'affection. Les sœurs m'ont offert le gîte et le couvert (ce n'est pas systématique, j'ai rencontré d'autres bénévoles qui logeaient à l'extérieur).
Puis elles m'ont envoyé à Kebre Menguist. Environ 1 journée de bus.
A Kebre Menguist, j'étais la seule bénévole, j'ai aidé au ménage, au linge, à la cuisine + je me suis occupée des enfants et des personnes handicapées. C'était plus dur là-bas, car les sœurs ne me parlaient pas vraiment et ne m'indiquaient pas comment je pouvais aider. Au niveau des soins médico-infirmiers, elles gèrent seules. Je conseille d'y aller à plusieurs, pour ma part la solitude m'a vraiment énormément pesé, je n'ai pas eu le sentiment d'apporter quelque chose. Gîte et couvert offerts.
Retour à Addis : je conseille lors des voyages en bus de ne pas être seul, car lorsqu'une panne de bus survient au milieu de nulle part et que vous ne parlez pas la langue, cela devient tout de suite très compliqué. Heureusement, nous étions à Hawassa, où il y a aussi une congrégation. La sœur d'Hawassa a été géniale et super accueillante, je recommande aux bénévoles d'y aller.
Je conseille de toute façon de ne pas aller seul en
Ethiopie, surtout si vous êtes une jeune femme européenne et que vous n'avez pas l'habitude de l'aventure ! Tant que vous êtes dans l'enceinte des dispensaires, aucun problème, vous êtes en sécurité et les patients sont vraiment accueillants et attachants, par contre à l'extérieur, c'est une autre histoire surtout pour addis, qui est une ville anarchique.
Retour à l'aéroport d'addis (200 birrs pour le taxi entre siddist kilo et l'aéroport)
Petits conseils généraux : n'acceptez pas de mâchonner des petites feuilles en cadeau de bienvenue, c'est peut-être de la drogue locale, même si on vous dit que c'est du coca. lorsque vous marchez dans la rue et qu'on vous propose de vous accompagner jusqu'à votre destination, c'est pour vous demander de l'argent une fois arrivé au but. attention aux voitures qui déboulent de partout. préparez vous à voir beaucoup de misère (des mendiants, des gens malades aveugles, brûlés, des enfants qui travaillent). sur le plan du téléphone, avec un téléphone nokia pas de souci, le réseau passait bien, pas besoin d'adaptateur pour le chargeur. prévoyez des pulls, il fait très froid à addis la nuit. pour le palu, tout dépend où vous allez, par exemple à hawassa il y a du palu.
Voilà le tableau que j'en dresse vous semblera sans doute négatif, mais je pense sincèrement que voyager seul est une mauvaise idée et ne pas pouvoir exprimer ses ressentis sur tout cette misère humaine aux sœurs ou à d'autres bénévoles vous paralyse complètement. Vraiment je conseille d'y aller à plusieurs c'est mieux, car vous pouvez aller à la rencontre des gens, vous pouvez visiter un peu après votre travail, vous pouvez partager vos expériences mauvaises ou bonnes, vous vous sentez en sécurité et pas déracinés, vous êtes moins vulnérables.