Ma mère me disait avant de partir : “Pourquoi tu vas là-bas ? Ils passent leur temps à se faire la guerre.” Eh bien, elle n’avait pas tout à fait tort. L’endroit plus sauvage où nous devions aller est en proie à des querelles entre tribus, et il est fortement déconseillé de s’y rendre.
Il est donc temps de quitter les hauts plateaux et leur quiétude pour se diriger vers notre prochaine destination : Fitche, dans la région d’Oromia. Ici aussi, il y a quelques tensions, mais cette fois-ci avec les pays voisins. Des soldats et du matériel militaire sont déplacés de la caserne vers d’autres lieux. Il faut entrer dans la ville avant 18h, car après, c’est très compliqué d’y accéder, la route est coupée.
Concernant la sécurité, je ne me suis pas baladé dans la capitale, donc je ne sais pas, mais dans la ville de Fitche, nous nous sommes promenés sans ressentir d’animosité, juste de la curiosité. Et si vous leur achetez des beignets, ils seront ravis. Le plus difficile est de se faire comprendre pour éviter de tomber sur quelque chose qui va vous brûler le gosier ! Peu de Blancs viennent dans la région.
Les Éthiopiens sont majoritairement chrétiens, et pour la grande majorité d’entre eux, orthodoxes. Ils ont la fâcheuse tendance à lancer des chants liturgiques, appelés Zema, dès 3 heures du matin. Quand vous avez une église à côté, cela peut devenir agaçant, car les chants durent une bonne partie de la journée. Ce ne sont pas tous les jours les mêmes églises qui lancent leurs chants, ça tourne.
Avant
Après
La préparation du café qui est toujours servi par une femme
Notre hôtel, l'ambiance est proche de shinning, manque juste la neige
Les fameux samoussas ou beignets