Comme beaucoup de ceux qui ont fait l’expérience Hurtigruten, je rentre enchantée d’une croisière de
12 jours Bergen-Kirkenes-Bergen, d
u 4 au 15 octobre dernier.Pensant déjà à un prochain départ, je ne peux m’empêcher de partager mon feed-back avec ceux qui envisagent de faire prochainement une telle « croisière » !
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L’Express Côtier norvégien :
Comme beaucoup d’autres avant moi (en particulier Toilapol et Sarnia dont j’ai beaucoup apprécié les échanges avant mon départ), j’affirme qu’il s’agit-là d’une expérience à nulle autre pareille, et à tous points de vue ! En particulier :
Navigation
très, TRES près des côtes (paysages de toute beauté, souvent à couper le souffle!), avec 2 fois 34 escales sur le parcours complet A/R...
Pour les passagers, la visibilité de tous les aspects de la navigation est également passionnante : la maintenance du bateau, les manœuvres (accostage, winchs, ouverture et fermeture passerelle et sas de soute...), ainsi que les activités économiques et marchandes (poste, déchargement, chargements...) du navire :
on est réellement sur un bateau qui travaille, et dont on se sent vraiment proche pour peu qu’on s’y intéresse !
- Le bateau
MS Richard With :
C’est un bateau convivial et à taille humaine, dans un état impeccable malgré ses 20 ans de service : entretien permanent intérieur/extérieur (moquettes propres, peintures nickel, hublots lessivés quotidiennement de l’extérieur !), confort optimum, bonne accessibilité aux fauteuils roulants, super salon panoramique agréable et très spacieux, restauration de qualité
(... comme sur tous les autres bateaux de la flotte !)
Petit plus : une salle de musculation qui, sur ce bateau-là, se trouve au pont 7, avec de larges baies vitrées : ma fille a pu y poursuivre ses séances de rééducation du genou en pédalant... sans rien manquer des paysages défilant autour de nous

!
Il y a aussi deux jacuzzis extérieurs, à l’arrière du pont 6 (à l’abri du vent), pour les plus audacieux...
Enfin, côté pratique lorsque l’on fait un long parcours (A-R sur 12 jours par exemple), il est possible d’utiliser la laverie du bateau : lavage (lessive fournie) + séchage, moyennant 30 NOK (=3,50€).
A noter : comme sur les autres bateaux Hurtriguten que nous avons pu visiter lors d’escales, les normes d’hygiène et de sécurité sont draconiennes (entre autres, distributeurs de solution antibactérienne un peu partout : à l’entrée du bateau, à l’entrée du restaurant, en salle de muscu...).
- Notre
cabine :
À la réservation, j’avais demandé une cabine au pont 3 (en bas, pour moins bouger), et à tribord (pour éviter le bruit lors des accostages qui eux se font toujours à bâbord).
En arrivant, nous avons eu la surprise de nous retrouver surclassés... mais avec tout le contraire de ce que nous attendions, c’est à dire tout en haut au
pont 6, et à bâbord !
Hé bien finalement, une cabine de type U comme celle-là
, c’est génial, surtout... au prix d’une N
! Finalement, sur ce bateau (et ses jumeaux)... si on a les moyens de choisir (je n’ai pas regardé les prix !) c’est, à mon avis, la situation idéale :
Au niveau 6, ça ne bouge finalement pas (sauf très légèrement en cas de tempête, et dans ce cas, pour quelques heures seulement de navigation en mer ouverte)
Les hublots y sont très grands et rectangulaires, et non petits et ronds comme au pont 3.
(Attention quand même : les canots de sauvetage obstruent la vue des cabines du milieu !... Donc mieux vaut regarder attentivement les plans des bateaux avant de réserver !)
Autre avantage : contrairement au niveau 5, au pont 6 il n’y a pas de coursive... et donc personne ne passe devant votre hublot pour boucher votre vue... ou regarder « chez vous » !
Par ailleurs,
j’ai finalement beaucoup apprécié la position à bâbord : l’isolation est suffisamment bonne pour ne pas être gêné par le bruit extérieur sur le quai lors des escales nocturnes... et quel plaisir de pouvoir jeter un coup d’œil sur ce qui se passe dehors dès qu’on en a envie (surtout au milieu de la nuit !) : pour la météo, pour l’activité à quai... et en mer, pour les croisements de navires puisqu’ils se font toujours de notre côté, à bâbord (code maritime oblige...) !
Dernier avantage : sur le MS Richard With, au fond du couloir du pont 6 (donc vers l’arrière du bateau), on accède directement aux jacuzzis, et surtout très rapidement (escaliers) à l’arrière des ponts 5 et 7 d’où se font les meilleures observations pour les manœuvres aux winchs... ou les aurores boréales !!!
Nous étions trois à partager une cabine : pour le peu de temps que nous y avons passé (principalement la nuit, pour dormir !) nous ne nous y sommes jamais sentis trop à l’étroit.
Les rangements y sont nombreux, suffisants et fonctionnels, et la salle d’eau parfaite.
Je me suis juste félicitée d’avoir emporté une
multiprise pour charger simultanément nos différents appareils (appareils photo, téléphones)... d’autant plus que nous étions quand même trois !
- Pratique : « la cruise card »
Chaque passager détient sa propre carte de bord qui ouvre sa cabine, si bien que
les passagers d’une même cabine sont totalement autonomes les uns par rapport aux autres
.
Cette même carte permet à son détenteur de régler ses achats en une seule fois, à la fin de la croisière (une seule opération bancaire finale, et donc économie sur frais de commissions bancaires).
Cette même carte permet également de savoir exactement qui est à bord et qui est descendu à terre (chaque passager « badge » à chaque entrée/sortie)
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La vie à bord :Pour nous, 45 membres d’équipage : un crew très sympa, avec une excellente cohésion de groupe.
De nombreux navigants sont polyvalents et changent souvent de poste (sauf... en cuisine !).
Ils sont souvent proches des passagers, l’ambiance générale est très conviviale et informelle.
Aucun francophone parmi eux, mais bon... on se débrouille en anglais !
Il est vrai qu’en octobre, nous étions loin de la foule estivale habituelle : si 127 passagers ont bien embarqué à
Bergen, 12 jours plus tard il n’y en avait plus que 22 à débarquer au retour à
Bergen parmi ceux-là,
seulement 11 personnes avaient fait, comme nous, l’aller-retour !7 français pour l’aller, mais plus que nous trois pour le retour de
Kirkenes !
En revanche, beaucoup de norvégiens sont montés et descendus en cours de route, avec ou sans voiture, pour une escale seulement, ou quelques jours...
Chaque bateau a un(e)
« Tour Leader », qui se charge de diffuser quotidiennement le programme du jour, avec horaires précis : itinéraire et escales, plan des villes lorsque la durée d’un arrêt en permet la visite, points remarquables sur le parcours, bateaux Hurtigruten croisés... Sympa !
C’est également cette même personne qui prend les inscriptions pour les excursions proposées, et affiche la météo, les infos diverses, et même les news dans le monde (et dans la langue des pays concernés !)...
Bref, c’est LA personne à laquelle on s’adresse le plus, bien plus qu’à la réception, plus formelle et administrative.
C’est également le/la «Tour Leader » qui fait les différentes annonces au micro... dont les alertes aurores boréales (même la nuit, dans la cabine, si on le souhaite!) et transmet, si nécessaire, les infos du capitaine auprès des passagers.
En ce qui nous concerne, aux abords de la mer de Barents où nous avons essuyé une tempête de force 9, c’est elle qui nous a informés que le capitaine avait pris la décision de « sauter » l’escale de Mehamn car il jugeait que la manœuvre y serait trop dangereuse !
Sur notre bateau, la Tour Leader était
Anna Olivia Wallinder : jeune (31 ans pile le jour du départ !), dynamique et enjouée, elle s’est montrée particulièrement à l’écoute et disponible pour prodiguer à chacun d’entre nous attention, conseils et renseignements tous azimuts.
Notre bateau (MS Richard With) devait partir «en révision» juste après notre voyage : tout au long de notre périple de 12 jours, nous, les passagers, avons été impliqués dans certains essais de sécurité, de vitesse et maniabilité, nécessaires à cette révision. Touristes ou pas à bord, le capitaine faisait son boulot de capitaine...
Cela fait partie du deal lorsqu’on s’embarque avec Hurtigruten, et c’est très bien ainsi !
- La saison automnale (pour nous, c’était début octobre)
: Oui,
beaucoup de pluie et de brouillard et pourtant, paradoxalement, que d’images magnifiques : nuages et lumières sublimes, flous féériques, rayons argentés surnaturels, arc-en ciel éclatants...
Forêts rouges et or sous le cercle polaire, mousses et lichens multicolores au-dessus du cercle polaire... et quelques jours plus tard, au retour, déjà la neige sur un peu tous les sommets !
Mais aussi de belles éclaircies dorées le jour, et... des
aurores boréales dans la nuit étoilée
! Les plus belles nous ont éblouis le soir-même du passage du cercle polaire vers le Nord (le 7 octobre), alors que pourtant l’indice de probabilité n’était que de 2 ce jour-là !

Géantes, occupant le ciel entier, inoubliables : nous avons eu droit à des draperies ondulantes, à une immense spirale hélicoïdale tournoyante (telle une molécule d’ADN), à de larges rubans verts traversant le ciel de part en part... LA fête !!! 
Après 3 heures d’observation non-stop passées sur le pont, seul le froid nous à poussés à rentrer nous coucher, les yeux et le cœur émerveillés par tant de beauté!
A vous tous, je souhaite de vivre pareil bonheur...
Image attachée: