Salut,
Le
Laos, "grâce" au faible développement de nombreuses zones, et qui conserve ainsi de grands territoires montagneux arborés (pour certains encore jamais parcourus par quiconque), possède probablement les plus riches "réservoirs" de diversité animale du sud-est asiatique continental.
Dans ces zones les gibiers abondent. Seulement, ce sont des territoires très difficiles à approcher et la densité des forêts alliée à l'extrême escarpement des reliefs et l'absence de voies de pénétration font qu'il est très difficile d'observer (que dis-je : d'entrapercevoir !) les bêtes. Pour obtenir une once de chance il faudrait organiser des expéditions de plusieurs jours avec des chasseurs montagnards et organiser des affûts très laborieux.
Et là-bas, par bonheur, il n'y pas d'installation de
feedings (plates-formes de nourrissage des animaux sauvages) à l'intention des touristes !
Bref, c'est très difficile d'observer des animaux en paysages de forêts tropicales (ce n'est pas la savane africaine à l'horizon dégagé !). Les animaux, on les voit finalement plus souvent morts que vifs, dans les villages reculés (pangolins, varans, porc-épics, binturongs, civettes et tortues pour les plus fréquents), sans compter les nombreuses reliques que les villageois conservent (cornes diverses, fourrures de félins, dents d'ours et de félins, crânes de singes, etc.).
En forêt, j'ai plusieurs fois aperçu des muntjacs, une seule fois un gros varan (d'eau douce donc, pas le marin). Mais ma "rencontre" la plus émouvante et la plus spectaculaire, ce fût il y a trois ans (racontée
ici, dernier paragraphe
) : une colonie de
doucs
, une espèce rare et endémique à la région frontalière du sud-est du
Laos, normalement très difficile à observer en milieu naturel. Cela s'est déroulé à plus de 3 heures de marche de tout lieu habité.
A +
321
PS : Du "
camera trapping
" au
Laos.
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