Bonjour Aureliebibou,
Je reviens sur cette discussion car le fameux choc du retour a été très impactant pour moi, je me suis finalement décidée à écrire ce
post
sur ce sujet dans mon blog Benetravel.
En voici quelques extraits:
Première sensation: le monde est fou! Le lendemain de mon arrivée, j’attends une amie devant la gare Saint-Lazare pour aller prendre un café, encore sonnée par l’effet retour, j’arrive en plus au moment des événements “je suis Charlie”, un choc! Mais qui me permettent au passage de ne pas être trop le centre de l’attention pendant les dîners où je suis conviée, ouf! je ne m’en sentais pas capable! Et là, devant l’entrée de la gare Saint-Lazare, je vois tous ces gens marcher avec l’allure de ceux qui savent où ils vont, comme des robots, ils ont l’oreillette collée à l’oreille, un attaché-caisse dans une main, portable dans l’autre, et ça grouille dans tous les sens, chacun connaissant son chemin, j’ai le tournis...
Deuxième sensation: je n’ai envie de rien! Je passe plusieurs mois à me demander ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie, complètement paumée, je suis rentrée vivre à
Barcelone, et je n’ai absolument rien qui me motive! Comme déracinée, apathique, je ne sais pas où j’ai envie de vivre, campagne? ville?, pour faire quoi? avec qui? je ne ressens rien, et je m’inquiète en me demandant si je retrouverai un jour cette joie de vivre qui me traversais si souvent auparavant...
Troisième sensation: La solitude des grandes villes... Après m’avoir dignement fêtée après un an d’absence, mes amis reprennent leur routine et oublient que je suis rentrée, il n’ont plus l’habitude, le réflexe, de m’inclure dans leurs plans... Je me sens assez seule, parfois plus qu’au fin fond de l‘
Amazonie
dans mon tipi!
Quatrième sensation: Rien à perdre!
Cinquième sensation: Des bas... mais aussi des hauts!
Sixième sensation: la plénitude!