Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Nuggets · 6 mars 2009 à 19:23 · 154 photos 45 messages · 12 participants · 48 498 affichages | | | | À: Nuggets · 21 mars 2009 à 18:01 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 21 de 45 · Page 2 de 3 · 17 154 affichages · Partager salut
toujours en train de chercher l or...
ton post se lit facilement, c est comme un pote qui te raconte son histoire. tu ne voudrais pas en faire un concernant le materiel utilisé pour la detection?
puis une question: tu en fais quoi, des dechets metaliques que tu deterres? tu les ré-enterres pour que le prochain vive les memes emotions?
a bientot ciao maxime
ci joint: golden eagle nugget, WA museum Kalgoorlie-Boulder Images attachées: Photo postée par le membre Macsim. Photo postée par le membre Macsim. | | | À: Macsim · 21 mars 2009 à 19:03 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 22 de 45 · Page 2 de 3 · 17 126 affichages · Partager Salut
Prochain depart au mois de septembre. Pour le materiel, depuis 2004 il a evolué. Le 4x4 c'est le meme sauf le moteur qui m'a laché en septembre 2008. Le GPS:le Geko 201 de chez Garmin, sera surement changé cette année. Telephone Satellitte Iridium: ça c'est mon St Bernard. Deux panneaux solaires. Une batterie auxiliaire Un Freezer qui descend à -18° ce qui m'assure de la glace pour mon Eskit (glaciere) et de la viande congelée pour 3 semaines. Le Detecteur du GP 3000 je suis passé au GP 4500. Pour la musique :Du Camembert bouffeur de CD je roule maintenant en clef (clée) USB.Mais gare a la chaleur avec ce systeme?Ca craint. Pour les dechets metaliques, je les remets en terre.C'est pas tres ecolo, je sais. mais quand on est une centaine sur une surface aussi grande que la France, je ne pense pas que cela est une grande importance nefaste ecologiquement parlant. Par contre je trimballe mes poubelles jusqu'au village.
A+ | | | À: Nuggets · 22 mars 2009 à 21:31 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 23 de 45 · Page 2 de 3 · 17 090 affichages · Partager Une mini Cooper dans le bush. Rencontre peu ordinaires. Ici une mine abandonnée. Remarquer l'ingeniosite du prospecteur.
| | | À: Nuggets · 23 mars 2009 à 19:59 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 24 de 45 · Page 2 de 3 · 17 060 affichages · Partager iAu petit matin, je fais un repérage de cette foutue piste qui m’a l’air plus adapté a une chèvre qu’au 4x4. A deux véhicules le problème ne se poserait même pas. A la limite, avec un coéquipier on met ses appréhensions de coté. Mais tout seul, en cas de pépin c’est tout pour ma pomme. Peut être une autre solution. Un large plateau s’étend sur ma droite. Déception. Si de loin il semblait uniforme, de près, c’est tout un enchevêtrement de ravines infranchissable. Verdict: la piste. Première difficulté des le départ. Un virage à quatre vingt dix degrés avec deux marches d’une trentaine de cm. Ce n’est pas large et il y a le ravin. Ca secoue mais je passe. A partir de maintenant, il n’est plus question de revenir en arrière, techniquement et moralement. J’aime bien ces situations ou la seule fuite c’est d’aller vers l’avant. Obligé de ce surpasser, avec cette montée d’adrénaline qui nous fait dire. « I am the king of the road. » Plus rien ne peut nous résister. Jusqu'à la prochaine misère. Devant moi, coté gauche, le ravin est a droite, un rognon de rocher dépasse du sol d’au moins deux pans de main. Impossible de l’éviter la piste a été taillée sur mesure, une largeur de 4x4 pas plus. La roue avant attaque a la vitesse d’escargot le roc, que dis je ? La montagne. Plus j’avance plus je penche. Cela m’a toujours impressionné les dévers que peuvent supporter ces véhicules. Tout doucement je me redresse. Maintenant la roue arrière. Pour vous donner une image, des quarantes prochaines secondes. Vous êtes sur un petit voilier avec un vent de force quatorze au moins avec un horizon qui se balade à la verticale ou presque et c’est l’impression que j’ai à ce moment là. Je me demande ou est placé mon centre de gravité. Puis tout doucement mon horizon s’horizontalise et moi je reprends ma verticale. Deux autres ressauts et voilà mon calvaire terminé. OUF !!! J’ai décidé qu’aujourd’hui serais une journée tourisme. Un petit break dans la détection. Avec ce passage ma dose d’émotion est saturée. La piste traverse une région de colline, des paysages de rêve. On aime ou on aime pas. Beaucoup vous diront qu’il n’y a rien à voir, que du sable, des pierres et des arbres. C’est vrai pas très folichon. Mais ajoutez-y un brin d’ambiance et vous vous retrouvez dans le paysage le plus beau du monde. On aime ou on aime pas. Moi j’aime. Tout doucement je quitte mes collines et fonds de vallée pour attaquer la grande plaine du bush. Au loin se profile un village aborigène. Nurra Kurramano. Avant de traverser le hameau je cache ma camera qui est fixée en permanence sur le tableau de bord du 4X4 sous une serviette. Déjà qu’ils n’aiment pas trop que l’on se balade par chez eux il est inutile d’en rajouter en se pavanant avec ses appareils photo. La rue principale n’est pas goudronnée, en fait c’est la continuité de la piste. Je roule au ralenti pour ne soulever que le minimum de poussière. Dans tous les coins, des voitures les quatre roues en l’air, de vieux meubles, des maisons éventrées, un boxon pas possible. Et au milieu de ce bric à brac une ribambelle de gosses joue. Pas à l’aise, je ne m’attarde pas trop. Me voici revenu à mon point de départ de la veille et c’est par le plus court chemin que je rejoins Riccaboni Find Mine. On est en plein milieu de l’après midi, vous dire qu’il fait très chaud serait un euphémisme. Pas un brin d’herbe, que des arbustes, des cailloux, de la terre rouge, noire. Une terre de désolation. Je sens l’angoisse qui monte, cela m’est arrivé quelque fois déjà. La solution, le téléphone satellite. Deux trois minutes de discussion avec la famille en France et tout rentre dans l’ordre. Mais là perdu au milieu de cette immensité le stress est trop fort. Je plie bagage et décide de rentrer sur Laverton Trois heures de route et la nuit tombe. Pour les Kangourous, rien a craindre, le bullbar devant mon véhicule est largement suffisant, deux expériences en ce domaine se sont révellées concluantes à mon avantage. Ce que je crains, les bœufs, et il y en a pas mal dans cette région. Heureusement il y a un bon dieu pour les bêtes et pour moi. Au loin les premières lumière de la ville. Il était temps. Reconnaissance
que c’est beau l’or.
au coin du feu
Petit fils d’emigré italien
Riccaboni
Le 4x4
Couchant sur le bush
| | | À: Nuggets · 27 mars 2009 à 19:41 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 25 de 45 · Page 2 de 3 · 9 196 affichages · Partager Depuis deux jours je sillonne les pistes autour de Riccaboni. Je n’arrive pas à trouver le terrain qui m’interpelle. Un coup il est trop comme çi un autre coup il est trop comme ça. Jusqu’au moment, ou à quelques centaines de mètres d’une mine je trouve un coin ou sous chaque pierre devrait se cacher une pépite.. Pas mal d’arbre, je m’installe à l’ombre et déballe mon matériel. Des trous (diggings.), des traces de chaînage, je ne suis pas le premier à fouler ce spot. Ce qui est intéressant se sont les trous, gold or rubbish, that is the question. La meilleure façon de savoir c’est de déblayer la terre à l’intérieur et de voir jusqu’ou le gars a creusé. Jusqu’a cinq cm c’est à coup sur une merdouille, en dessous, presque toujours de l’or. Sur ce trou quinze cm, le type n’est pas reparti les mains vides. Je commence mes vas et viens,. Pour le moment, balles en plomb, boites de conserves, agrafes. Pour celles ci, j’ai vraiment la haine, il y en a de partout. Cela vient qu’à l’époque, pour marquer les concessions, ils plantaient des piquets en bois aux quatre coins du terrain et sur un morceau de fer blanc ils inscrivaient une suite de numéros et fixaient cette étiquette à l’aide des fameuses agrafes. Les années passant et le bois se dégradant nos gentilles petites attaches ont retrouvé leur liberté au grand dam des détecteurs et de leurs utilisateurs. Ce qu’il y a de bien avec la détection c’est que ton avenir il est toujours devant toi. Si tu n’as rien trouvé les cinq dernières minutes, tu as toutes tes chances pour les cinq suivantes. Donc tu vas vers l’avant.. Apres quatre heures sous la chaleur et les doux murmures stridulant de ton détecteur, il arrive un moment ou il faut que tu décompresses. Pour certains, ils se fument un joint, d’autres, plient tout leur matériel et font un arrêt bistrot pour finir la journée. Personnellement, je philosophe. Je refais mon monde. Pas part, snobisme ou autre dandysme intellectuel, mais tout simplement: Je ne fume pas et le premier pub est à cent cinquante bornes. Un simple changement dans les tonalités du détecteur, te remet vite les pieds sur terre. Quelque chose de ferreuxnonferreux ce trouve enfoui devant toi. Alors au boulot. Pour les non initiés, grosso modo, le détecteur fait de la discrimination, il va te dire si l’objet enterré contient du fer ou non. S’il en a ce n’est pas de l’or et s’il n’en a pas ça peut être de l’or. Maintenant coté dialogue, il ne faut pas s’attendre à : « Salut, salut. On est aujourd’hui le lundi 3 octobre c’est la St Gérard, Le soleil c’est levé à 6h 15 et se couchera à 19h 27. Il est 11h AM et la température est de 32°. En collaboration avec votre détecteur nous venons de déceler à cinq cm de profondeur une capsule de canette de bière. Veuillez ne pas creuser inutilement. Nous vous remercions de votre confiance » Et s’ensuit trente secondes de pub. Peut être dans quelques années cela se passera comme ça, mais aujourd’hui c’est. « TUUUUUUUUuuuuUUUUUUUU » Pour les ferreux et TUUUUUUUUuuUUUUUUUU « Pour l’or Vous avez entendu ou plutôt vu que la différence est infinitésimale. Deux petits « u « Les « u « représentent le sommet d’une sinusoïde. Pour les ferreux c’est un son continu qui va crescendo jusqu’aux « uuuu » et décrescendo après Et pour l’or c’est le même principe sauf qu’arrivé au sommet de ma sinusoïde les deux « u » sont plus brefs. Pour faire simple, car je vois que vous êtes complètement paumé. En musique on dirait. Trois blanches pour tout ce qui est rubbish. Une blanche, une noire, une blanche pour l’or. Soit, un demi-temps de moins. Pour les pas très férus de solfège vous avez tous entendu le célèbre « Une blanche vaut deux noires » ?. Non ??? Alors vous faites comme moi, vous creusez comme je le fais dans quatre vingt quinze pour cent des cas. St Thomas ne croyait que ce qu’il voyait, moi je creuse sur presque tout ce qui sonne. Ce qui m’a permis une fois de trouver, sur un signal de quatre « u » ou trois blanches, un quartz avec soixante trois grs d’or à l’intérieur. Donc, je reviens quelques lignes plus hautes, au moment ou mon détecteur me prévenait qu’un objet non ferreux sollicitait ma bienveillance de le sortir de sa gangue terreuse. Piochon en main, je nettoie d’un balayage du pied la surface convoitée. Passage du détecteur, ça sonne. Je creuse, recontrolle, le signal est plus forte. Dix centimètres plus tard, silence total. A coté du trou un tas de terre ou se trouve obligatoirement la Chose. Vu la profondeur je n’ai aucun doute de son origine aurifère. Et le rite tant de fois répété commence. D’abord du plat du pied, presque nonchalamment, on fait durer le plaisir, je partage l’amas de terre en deux parties. Un petit coup de détecteur sur les deux tas, on écarte le mauvais et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il ne reste plus que quelques poignées de terre. A partir de là, le plaisir qui n’était qu’auditif devient physique. Poignée par poignée on finit de passer la terre devant le détecteur. Obligatoirement a un moment la main que vous présentez va déclencher le signal. Et c’est là que ça devient jouissif. Je n’ouvre pas la main en regardant à l’intérieur, en disant bêtement «Tiens une pépite» Lentement, la main fermée, je fais écouler la terre dans mon autre main. Et quel que soit son poids, lorsque la pépite passe d’un coté pour aller de l’autre, vous sentez, moment sublime, le choc qu’elle génère dans la main réceptrice. Opération que je répète plusieurs fois simplement pour l’extase qu’elle me procure. Tout ce roman pour deux grs d’or. Je ne vous ai jamais dis que je faisais ça pour faire fortune.. Fin d’après midi. Je déplace mon véhicule un peu plus bas vers le creek. Je décide d’aller sur le terrain une paire d’heure avant que le soleil ne se couche. La rivière et large ce qui permet d’augmenter ses chances de passer là où personne n’a mis les pieds ; mais j’ai beau brasser des tonnes de sable pas la moindre molécule d’or. En remontant vers le 4x4 je balade sans trop y croire le détecteur et.. TUUUU........ Avec, il me semble les deux fameux petits » u ». Deux ou trois ? De toute manière je vais creuser alors deux ou trois !!! Eh bien mes loulous !!!! C’était deux petits « u » et s’ils étaient petits, la pépite, elle fait bien ses dix grammes. Apres ces instants magiques, je remonte vers le campement. Eh là, une dizaine de mètres plus loin !!!!! Rebelotte. »TUUU... » Premier geste, nettoyer la surface du sol d’un balayage du pied. Je repasse le détecteur, rien. Sûrement une BIPPP!!! qui traînait parterre, et comme d’habitude je contrôle toujours ce qui a mis en alerte mon appareil, on ne sait jamais on peut tomber sur un objet insolite, une pièce de monnaie ou pourquoi pas une pépite Bingo !!!! Quinze grammes qu’elle fait. Posée à même le sol. Incrustée d’ironstone (pierre noire). Une beauté. Combien de coup de pied au cul elle a du recevoir car à l’endroit ou elle est, il est impossible qu’elle n’ait pas été détectée ! Toujours contrôler. Le soleil se couche et pour moi commence une longue nuit d’attente car il me tarde le lendemain pour ratisser le terrain. Environ vingt cinq grammes d’or. Combien y en a t’il encore ? Dans la soirée avec le Satphone je préviens mon ami André de ma découverte et que demain matin au lever du jour et même un peu avant, je commence à chaîner l’endroit et que je l’invite donc à venir partager cet olympe. Cette nuit là, j’ai bien du regarder la montre au moins un million de fois. Pour être honnête disons deux millions. Des secondes qui duraient des heures. Minuit cinq minutes trente quatre secondes et si mon horloge avait eu les dixièmes ou même les centièmes je les aurais comptés. Enfin quelques milliards de secondes plus tard, le jour se lève. Pas de beaucoup,. Mais suffisamment pour m’inciter à aller sur le terrain. Vers dix heures du mat, j’aperçois un peu plus bas vers le creek un 4x4 qui tourne, en rond. C’est mon ami qui à l’air de me chercher. Je lui fais de grands gestes et il fonce vers moi. Il m’a vu. Malgré les coordonnées que je lui ai données, il a eu du mal à me trouver. Apres contrôle nos deux Gps ont une différence de cent quarante mètres. Une broutille, mais dans le bush it. is very important. Vous pouvez passer à quelques dizaine de mètres de votre véhicule sans le voir. Il est parti très tôt ce matin de Leonora à quatre cent km et c’est un peu perdu en voulant prendre des raccourcis. Je lui montre mes trouvailles et l’endroit ou je les ai dénichées Assis autours du feu de bois, bien calés dans nos fauteuils de camping, un gobelet de rhum dans la main, on fait le bilan de la journée. Zéro !!! Mais ou est donc passé l’or. ? J’ajoute du bois dans le foyer, André refait le niveau dans les verres, on n’est pas près de se coucher. Demain matin c’est la bouteille qui va avoir une drôle de gueule. Nous aussi.
Camera
vieilles mines
Red Back
150grs d’or
25grs
Un peu d’ombre
Anti mouche
| | | À: Nuggets · 1 avril 2009 à 22:42 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 26 de 45 · Page 2 de 3 · 9 165 affichages · Partager Il pleut, il pleut. Ce n’est rien de le dire, il faut le voir. Le déluge de Noé à coté, c’est de la petite bruine bretonne. Il y a une semaine, j’ai quitté mon campement favori pour m’enfoncer plus avant vers le nord. Toujours plus loin. Je cherche mon El Dorado. Plus loin vers le nord c’est s’imprégner encore plus de silence, encore plus de solitude. Je baigne dans le bush. Le coin est idyllique. Si j’osais je dirais que je suis en terre vierge. Des collines à perte de vue, la végétation est dense mais cela respire le désert. Le bush ça ne se décrit pas ça ce vie. Je me suis installé à mi-pente d’un mamelon au-dessus d’un creek. Un creek c’est une rivière qui ne coule que lorsqu’il pleut. Et depuis ce matin, pas une accalmie. De l’intérieur du 4x4 ou je me suis abrité, j’observe l’inexorable montée des eaux. D’abord timide, un mince filet d’eau a réussit à faire son chemin dans les méandres de sable qui tapissent le fond de la rivière. Le tapis de sable et devenu eau et maintenant un flot tumultueux de boue rougeâtre cavalcade entre les rives du creek. Bien que celui ci se trouve une cinquantaine de mètre en contre bas, sécurité oblige je décide de me replier un peu plus haut. La nuit tombe. La pluie n’a pas cessé. Sous moi la terre tremble du choc des rochers charriés par les flots en furies. Par précaution, de temps en temps j’envoie un coup de lampe torche vers le creek, histoire de suivre l’escalade des eaux. Mais a une cinquantaine de mètres de distance, en pleine nuit et avec la densité du rideau de pluie je ne distingue rien, ce qui ajoute à mon inquiétude. Le plus terrible dans tout cela, c’est le bruit. La pluie sur le toit du véhicule et plus angoissant les bruits sourds du fleuve de boue qui coule à mes cotés. Amplifié par la cécité nocturne, le chaos vous assiége, et à grands coups de boutoir vous démoli moralement. A ce moment là, on se demande ce que l’on fait ici. Mon paradis est devenu enfer. Les heures passent, très lentement, trop lentement. J’attends avec impatience qu’un soupçon de clarté éclaire les ténèbres. Enfin le voici. A l’image de l’aiguille des minutes d’une horloge qui n’a jamais l’air d’avancer. Oh ! temps suspend ton vol. Le jour se lève. | | | À: Nuggets · 2 avril 2009 à 14:00 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 27 de 45 · Page 2 de 3 · 9 156 affichages · Partager pendant que j'y suis je vous presente mon loft. La plate forme me sert de chambre/salon.
Amenagement
| | | À: Nuggets · 2 avril 2009 à 18:24 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 28 de 45 · Page 2 de 3 · 9 152 affichages · Partager Le jour c’est levé. Le moteur tourne, je fais marcher le chauffage, plus pour chasser l’humidité de l’air que le froid. Au fur et a mesure que la lumière s’élève, je découvre le paysage autour de moi. Point de catastrophisme. Hormis le creek en pleine effervescence, le panorama qui m’entoure est tout à fait naturel. Une grosse touche de soleil en moins. Quand même ! Qui dit petit matin ! Dit petit déjeuner. Mon 4x4 est équipé pour dormir à l’intérieur, mais pour ce qui est de la cuisine c’est à l’extérieur que cela se passe. Mais vu les trombes d’eau qui me tombent sur la tête depuis vingt quatre heures, il va falloir le réaménager occasionnellement. Apres une heure de contorsionnement, de Put..n, C...n et Me..de, me voici prêt a faire ma popote. Un thé Deux thés Trois thés Quand il n’y a rien à faire, boire, cela occupe, mais l’inconvénient c’est qu’à l’inverse du tonneau des Danaïdes notre vessie a un fond et quand elle est pleine il faut la vider. Surtout avec le thé et un peu plus tard la bière. Pas question d’aller braver la tempête. Re contorsionnement vers l’arrière du véhicule. Une bouteille plastique. On la coupe en deux. Et voilà un mini WC bien pratique. Pour les hommes !!! Je vous raconte tout ça et n’importe quoi pour meubler car je suis resté coincé dans cinq mètres carrés pendant trois jours. Au début de ce troisième jours, le moral est au plus bas. J’ai bu, j’ai mangé, j’ai lu, j’ai dormi, j’ai rebu, remangé, relu, redormi. Et j’ai même participé à un concours. Là il faut que je vous raconte. Troisième jours de pluie. Six heures du matin dans le Western Australia. Seize heures, heure française. Comme je l’ai dit plus haut, le moral est au plus bas. Je prends donc mon téléphone satellite. Le fil d’Ariane qui me relie au monde des hommes C’est pour la sécurité. Dans le bush, l’accident le plus bénin peut être fatal. Donc avec mon téléphone je peux appeler les secours en cas de besoin. « Allô !! » « Good Day mister of the Police. » “Yes” “I have a big problem with a snake (j’ai un gros probleme avec un serpent) Il m’a mordu” “What colors” “Yellow with blacks rayures” “That is a Mamba” “It is dangerous?” “Mortal” “What I do?” (Qu’est ce que je fais?) « Repeat after me » “Yes” “Our father who are in the sky......” (Notre père qui etes aux cieux) Je ne suis pas très sur de la traduction Ecrit là comme ça, ç’a à l’air marrant mais sur le terrain a trois heures de route du premier village je me pose souvent la question. Téléphone en main, antenne déployée, j’appelle mon épouse en France. Un samedi à cette heure çi elle est a son club de lettre. C’est pas l’académie française mais on s’y amuse bien. Culturellement parlant. Angoisse ou pas angoisse, à trois dollars la minute il ne faut pas trop s’étendre sur ses états d’ame « Allo ! Salut c’est moi » « Ca va ? » « Ouais !! » » « T’es ou ? » « Un peu plus loin que la dernière fois » Ding !!! Une minute. Trois dollars. Qu’est ce qu’elles passent vite les secondes ! Suit une minute de conversation privée. Trois dollars de plus. Bon maintenant on est plus a trois dollars prêts. « C’est quoi le thème d’aujourd’hui ? »Là je parle du club de lettre. A chaque séance un sujet est donné.. « Pour aujourd’hui c’est trois mots à placer dans un texte » « Ah oui !! Lesquels ? » « Hippie.Autrefois aujourd’hui et la cuisine d’un grand restaurant. » « C’est compliqué ça » « Boff !! » « Bon allez. A+ » Hippie. Autrefois, aujourd’hui. La cuisine d’un grand restaurant. Inlassablement, comme le tambourinement de la pluie sur la toiture du véhicule, ce groupe de mots harcèle mon cerveau. Autrefois, aujourd’hui, hippie........ Mes doigts sur le clavier du computer commencent une sarabande qui durera quatre heures.
| | | À: Nuggets · 3 avril 2009 à 16:17 · Modifié le 3 avr. 2009 à 16:49 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 29 de 45 · Page 2 de 3 · 9 132 affichages · Partager Salut Nugets  !
questions de néophyte:
_est-ce que ta vie dépend de ton gps?Est-ce que tu en as deux?
_pourquoi quand tu prospecte tu n'as pas de téléphone célullaire avec toi?Et un kit de survie (pastille pour rendre l'eau potable, bouffe hiofilisé en sachet?
Je pense à l'épisode ou tu t'es retrouvé au milieu des lacs salés.
_Combien de fois t'as cru que c'était fini?
www.gaia-store.com/...php?products_id=6999
tiens jette un coup d'oeil sur ce bouquin si t'as le temps!
A plus
Lexa | | | À: Lexa · 3 avril 2009 à 17:31 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 30 de 45 · Page 2 de 3 · 9 125 affichages · Partager Salut
Ce n'est pas moi qui m'etais perdu.C'est André; Je ne fais que raconter son histoire.Cela c'est passé il y a une quinzaine d'années. Le GPS te permet d'aller plus loin, l'esprit tranquille.Je ne me verrais pas prospecter sans. Je me deplace toujours avec un sac à dos. Une bouteille d'eau, des fruits, barres energetiques. Une trousses de secours avec deux bandes, du sparadra, un couteaux, des allumettes, papier toilette pour allumer un feu, des piles en reserve pour le GPS, un sifflet, un deuxieme GPS, le telephone satellite
A+ | | | À: Nuggets · 3 avril 2009 à 17:51 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 31 de 45 · Page 2 de 3 · 9 010 affichages · Partager Petite interlude.
Autrefois, aujourd'hui. Quatre heures de delire dans le bush.Coincé dans le 4x4.
« Si elle n’était pas partie, j’aurais foutu le camp de toute façon. »C'est de mon ex. que je parle Depuis une heure je monologue avec mon cinq ou sixième WhyskeyBaby. Mes psychos comme je les appelle. Le Bar du Zinc c’est l’arrêt obligatoire d’après travail, celui qui me permet de retardé le plus longtemps possible le moment ou je vais retrouver l’espèce de mansarde qui me sert de logement depuis mon divorce. « Putain, déjà onze heures « L’empafé qui m’empoisonne depuis deux ans avec son alcool passe et repasse son chiffon sur le comptoir immaculé, une façon de me faire comprendre qu’il est tard et que ça fait belle lurette qu’on est en duo. « Angelo, un autre Baby.Comme on dit, le dernier pour la route. » Je souris grassement de ma connerie. Lui pas du tout. Moi je pars du principe que le client est roi. « Dessuite monsieur Lippi » Mon nom c’est Lippi.L. I P. P. I. Inspecteur de police deuxième échelon, pas prêt de passer le premier.Trop vieux et depuis quelques temps trop alcoolo. D’autres diront trop con Au boulot on m’appelle le Hippie. C’est plus facile de dire » Untel tu pars avec le Hippie » qu’avec « Le Lippi » qui aurait sûrement tourné en « Lapin « Une consœur qui te dit « Tu viens mon lapin » Ca ferait jaser dans le poste. Du Hippie j’ai pris la dégaine, Jeans délavé, veste cuir noir que certains prétendent limite crade. Moi je dis patiné légèrement auréolé. Et les cheveux longs, noirs de jaie a une certaine époque mais devenus filasseux grisonnant avec le temps et le laissé allé. «Tiens-y’a vos collègues qui sont au Grand Restaurant » P’tain l’Angelo y fait des progrès depuis qu’on se fréquente c’est la première fois qu’il me dit plus de trois mots. D’habitude c’est: Oui Monsieur Lippi. Sur Monsieur Lippi. « Faut bien qu’ils fassent marcher la concurrence, moi je viens chez toi eux y vont chez les autres» « C’est pas ça que je veux dire. Monsieur Lippi. Ils ont les gyrophares » Je me retourne, et je vois de l’autre coté de la place les lueurs blafardes et tournoyantes des deux voitures de services. Mon vibro se met en branle. Je décroche. »Ouais Mandoline......Au Bar du Zinc..Je vous voie...Qu’est ce qui se passe?....Trop long? Ouais !!! Il en reste encore un petit peu...D’accord..J’arrive « Angelo, tu marques tout ça. Passes moi la bouteille de whisky. Tu la rajoutes. » « Oui monsieur Lippi » Lugubre dehors. Le brouillard commence a s’installé et la lumière bleu des gyros en rajoute encore une couche. Le Grand Restaurant c’est le resto classe de la ville. Là où le gratin aime se montrer. Il a été repris il y a quelques années par un asiatique qui a gardé l’ancienne enseigne. Soit par économie, soit pour la notoriété. De toute façon il a réussi les deux. Sauf que tout le monde l’appelle le restaurant chinois. Mandoline est aussi inspecteur deuxième échelon, mais vu qu’il a quinze ans de moins que moi il me prend pour le chef. Vie bien rangée femme et enfants, ça plait a la hiérarchie, un de ces jours il va décrocher son premier degré. Mandoline c’est le surnom que je lui ai donné car son vrai nom c’est Thard T.H.A.R.D et son connard de père l’a prénommé Guy. Vu qu’on fait souvent équipe, vous voyez le topo le matin après le briefing. « Le Hippie tu prends la Guitare » Des fois je me demande si nos chefs sont conscients que l’on a un 9 mm à la ceinture. « Alors Grandin on se les caille dehors» « Faut bien des baisers chef » « La hiérarchie mon petit. Premier arrivé, premier servi » Avec ses six mois d’ancienneté il n’a pas fini de se les geler. « Passez par derrière chef. » Pour trouver l’entrée c’est pas difficile, il suffit de suivre les ordures qui parsèment le sol. Avant de toucher la porte j’enfile mes gants. Dans le jargon de la flicaille ont dit, préservatif Vous avez tous vu ça dans les feuilletons a la télé. La Nana, oui parce que maintenant c’est plus les mecs qui dirigent les enquêtes, enfile ses capotes et commence à tourné sur la scène du crime. La prochaine fois regardez bien il n’y a qu’elle et son alcoolite qui sont protégés tous les autres a main nue. J’ouvre. Mandoline et deux gars de la brigade sont dans le couloir menant aux cuisines « Tiens je t ai ramené le remontant »et je lui tends mon Carte Noire. « Qui c’est le responsable ? » « T’es le plus ancien, c’est toi » « Merci Mandoline. C’est quand que tu vas le grimper ce putain échelon ? Que vous m’emmerdiez plus avec vos responsabilités ! » « A voir vos tronches, je ne pense pas que ce soit une cambriole. » Nous louvoyons entre les tables de travail, chariots et autres piles de casseroles. Enfin nous y voilà. Heureusement que j’étais passé au Bar du Zinc avant de venir. Je comprends maintenant la pâleur de mes collègues tout à l’heure. « C’est quoi ? De l’eau ?» « Non de l’huile. » « Et le cadavre ?« « Le proprio » « Vous etes sur ?« « C’est la veuve qui l’a découvert et qui nous a appelé. Elle est à l’étage avec le docteur.» « Bon envoie quelqu’un pour l’interyouver et pas comme des brutes, mettez y des gants. » « A elle aussi ? » Je mets quelques secondes à comprendre la méprise de mon collègue. Lui aussi. Du coup l’atmosphère se dilate un peu. « Bon ! Mandoline, on va s’occuper de la friture. » Là ça tourne complètement au délire. « Oh !! les gars du calme, un peu de respect y’a un cadavre » « Pas de souchi chef » Une friteuse, soixante cm de diamètre sur soixante dix cm de profondeur, pleine d’huile bouillante. Notre type y a été plongé tête première jusqu'à ce que mort s’ensuive. J’espère pour lui qu’il était mort auparavant. Maintenant il gît allongé scotché comme un colis postal sur une table de travail contiguë. La tête complètement frite. C’est comme ça que sa femme l’a trouvé, avec un détail troublant, une feuille de papier A4 épinglée sur son dos avec deux mots écris en chinois. « Préviens chez toi que tu rentreras tard ce soir. Les autres aussi » « Des que la police scientifique est passée, tu suis la routine » « Et fait moi un max. de photos. Moi je me casse, c’était ton tour de service ce soir ? Non ?» « Au fait Mandoline, d’après toi, ils vont s’en resservir de l’huile » Je crois que le Grand Restaurant vient de perdre un client, a tout jamais. Sur la place, Grandin c’est mis a l’abri dans un des véhicules et a éteint les gyros. Walkman sur les oreilles il a l’air d’être partis dans ces rêves de jeunes. Je m’engage sur la Grande Rue. Le Grand resto, la Grand rue, Place du grand Marché, rue de la Grande Armée, ça fait grandiloquent pour une petite ville. Peut être une manière de s’affirmer. Il fait bon de marcher dans la rue seulement accompagnée par le brouillard. La fraîcheur a fini de me dégriser. Il va falloir que je pense sérieusement à freiner sur les Babys. Chick Chick Chick Tchac tchac tchac Chick Chick Chick Mon supplice de tous les soirs. L’enseigne du Pharmacien. Vous savez ces trucs en néon vert qui clignotent une fois verticalement et l’autre horizontalement. Située à quelque chose près au milieu de la Grand rue qui est malheureusement très grande, il me faut environ dix minutes pour l’atteindre. Dix minutes obsessionnelles. Deux pas Chick Chick Chick Deux autres pas Tchac Tchac Tchac. D’ailleurs j’ai depuis longtemps réglé ma marche sur la cadence de ce tromboscope. Je pense aux gens qui forniquent la nuit dans l’immeuble d’en face. Un coup je te vois un coup je te vois pas. « Chérie, tu me préfères avec les rayures en hauteur ou en largeur. » Chick Chick Chick Tchac Tchac Tchac. La lumière verdâtre s’estompe je m’enfonce dans l’obscurité et dans mes pensées.
J’appelle Mandoline. « Guy ? Ouais c’est moi l’Hippie. Et non. Je ne te fais pas la gueule parce que je t ‘appelle guy. C’est juste que pour un futur chef je trouve que cela faisait mieux. C’est ça je fais de la lèche. » C’est au sujet de la feuille de papier. Mets sous sceller tout ce qui est ordinateur photocopieur et rame de papier. Elle vous a traduit les chintoqueries ? Ah !!C’est du Japonais !! Et alors. ? Autrefois aujourd’hui ? Ca nous avance guère. Allez tchao. » Autre fois aujourd’hui ? Je ne suis pas prêt de m’endormir ce soir. Au loin la lumière verdâtre semble me faire des clins d’œil. Chick Chick Chick Tchac Tchac Tchac | | | À: Nuggets · 3 avril 2009 à 22:25 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 32 de 45 · Page 2 de 3 · 9 002 affichages · Partager Je ne pourrais vous dire quand la pluie à cessée. Plongé dans l’écriture de mon texte, le monde a continué de tourner sans moi. Un coup d’œil à la pendule du tableau de bord. Trois heures p.m L’état du terrain autour de moi ne me donne guère envie d’aller faire un tour dehors. Un sol complètement détrempé ou l’on doit s’enfoncer jusqu’aux chevilles, par-dessus ça vous mettez une couche de vent, qui, s’il a l’avantage de chasser les nuages, il rend passablement plus frisquet l’atmosphère. Et toujours en contrebas mon creek plein a ra bord. En gros, pour résumer la situation je suis bloqué ici pour une dizaine de jours. C’est pas beau !!! Qui n’a pas rêvé un jour de se retrouvé, solitaire, sur une île déserte au milieu de la mer ? Robinson Crusoé nous a laissé un héritage génétique. Et aujourd‘hui j’ai touché le Jack Pot. (l’héritage). Mon île à moi c’est ce petit mamelon et mon océan, les centaines de km de bush qui me séparent du premier village. Ne vous attendez pas à ce que je vous décrive une partie de pêche mémorable dans la rivière avec une épingle a nourrice trouvée dans la boite à couture avec comme ligne un fil de laine défait de mon pull en pur coton. Oui je sais, de la laine dans du pur coton ça ne fait pas très sérieux. C’est de l’humour au second degré. Ni d’aller ramasser des papayes ou autres fruits exotiques. Ici, pour moi, humble individu issu de notre société de consommation ou chaque geste est conditionné par la mode, la TV et l’assistanat; je suis dans le désert complet. Mon ravitaillement, il est dans les coffres du 4x4. Environ soixante dix litres d’eau Une dizaine de litres de bière. A première vue cela semble beaucoup, mais ça ne fait grosso modo qu’une trentaine de canette de trente sept centilitres. A trois canettes par jour, le calcul est vite fait. Dix jours. Pour la bouffe pas de problème non plus. Du riz en vois tu en voilà. Les pates n’en parlons pas. Entre spaghettis, tortellinis, fuselinis, raviolis et gnocchis je pourrais ouvrir ici en plein milieu de rien du tout (woop woop en australien)une trattoria. Resterais plus qu’à trouver la clientèle. Donc coté ravitaillement pas de problème. Les trois jours qui suivent, c’est lire dormir manger, je crois que maintenant on appelle cela le cocooning. A l’époque le farniente. Ce matin je suis parti une petite heure pour tâter le terrain. Le creek est pratiquement à sec. Quelques flaques dans le creux des roches, le sable lui, a repris ces droits. La boue est quasi inexistante, le soleil et le vent ont eu raison de l’humidité. Je pense que demain je devrais reprendre la prospection. Pour l’instant c’est grand ménage dans le 4x4. L’après midi c’est terminé par un super coucher de soleil. Un des plus beau qu’il m’a été donné de voir. Quarante minutes de folie. La nuit tombe, le ciel c’est complètement dégagé. Au zénith, la voie Lactée avec les constellations du Sagittaire et du Scorpion. Un verre de rhum à la main, bien calé dans mon fauteuil je me laisse envoûter par ce théâtre de lucioles.
| | | À: Nuggets · 6 avril 2009 à 16:55 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 33 de 45 · Page 2 de 3 · 8 961 affichages · Partager Ce matin comme les autres matins j’ai changé de maîtresse. Des bras de Morphée je suis passé dans ceux d’Aurore. Apres cette semaine de pluie et ce frisquet vent du sud, je retournerais bien dans les bras de la première. Programme du jour. Prospection. Huit jours sans, je déprime à fond les vélos et j’ai bien du perdre trente grs d’or.Ca c’est mon coté vénal. Petit dej : Un bol de thé, quatre sucres et un soupçon de lait. Je sors les panneaux solaires pour recharger la batterie auxiliaire. Prépare mon matériel de détection. Réapprovisionne mon sac dos. Et me voilà fin prêt à aller chercher fortune ou plus simplement à aller me balader. La fortune en prospection ? J’ai un gros doute sur la véracité de cet état de fait. Donc avec mon détecteur je vais me promener et advienne que pourra. Mes pas m’emmènent tout naturellement vers le creek. Ca descend. Et d’après les lois de la physique; tout corps lancer en l’air retombe par terre. Sauf le boomerang qui lui te revient dans la gueule. La rivière est à mes pieds, complètement à sec. Une saignée de deux mètres de profondeur sur cinq à six mètres de large. Apres dix minutes de crapahu parmi les branches et les racines je trouve enfin un passage. Par endroit le sol a été complètement nettoyé de son sable, le bed rock, le lit mère de la rivière, s’étale sur des dizaines de mètres. Le travail du détecteur est limité en profondeur. Tout dépend de la grosseur de l’objet décelé. Une pépite de 0, 5 grs fera réagir l’appareil jusqu’à dix centimètres et une grosse masse métallique jusqu’à un mètre. Je vous dirais que si vous creusez un mètre dans un terrain quasiment vierge il y a de fortes chances que vous frisiez l’infarctus. Donc bonne aubaine pour la prospection, car sans le sable, qui peut représenter une couche qui peut atteindre plusieurs centimètre d’épaisseur, l’on se trouve directement en contact avec d’hypothétiques pépites qui se seraient glissées dans les failles. Une autre raison de me réjouir, le creek étant le collecteur de toutes les merdouilles, balles de plomb, barbelés, agrafes et autres boites de conserves qui traînent dans les collines avoisinantes. Il devient vite pénible de travailler dans de tels endroits.
Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous Y a de quoi devenir dingue (vous connaissez !!!)
Sauf que là a chaques fois ce sont de grands trous. En general au bout d'une heure on remonte dare dare en jurant les grands dieux que l'on n'y remettraait plus les pieds. Donc devant moi un beau bed rock vierge de sable. Je délimite une zone et commence à travailler sur les petites fissures, c’est plus facile s’il y a de l’or il se trouvera à fleur de roche. Deux alertes. Une pépite. A vu d’œil cinq, six grs. Elle brillait en surface comme un sou neuf. Même pas le plaisir de creuser. Jamais content, quand il faut creuser, on râle et quand on ne creuse pas on râle encore. Je le sens bien ce coin. Facile à dire maintenant que j’ai fait une première découverte. J’ausculte centimètre carré par centimètre carré. Tout en évitant de passer sur les grosses failles. Je me les réserve pour après. Je sens un gros truc là dedans. Pris par l’excitation j’ai shunté le repas de midi. Rentrée vers le 4x4 au coucher de soleil. Collecte de bois pour le feu. Pas trop envie de me préparer à bouffer. Ce soir se sera, un bout de fromage, cornichons et une bière. Pas très détiétique tout çà mais ce n’est pas tous les jours que l’on trouve trente cinq grammes d’or. Ce soir je ne regarde pas les étoiles. A la lueur du feu de bois je contemple mes pépites éparpillées sur la table de camping..
| | | À: Nuggets · 8 avril 2009 à 16:42 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 34 de 45 · Page 2 de 3 · 8 933 affichages · Partager Ce matin j’ai les pupilles encore pleines de pépites. Devant le creek, je me pose la question. Par ou, vais je commencer ? Je continue vers les bancs de sable en contrebas du creek ? Ou bien j’attaque directement les grosses failles ? J’opte pour le sable. A midi toujours rien a part une grosse fatigue. A quatorze heures j’abandonne Complètement extenué d’avoir déplacé l’équivalent de la dune du Pilat en une demi-journée. Je rentre au campement, bois une bonne bière Apres une heure de farniente. Je prépare mentalement mon repas. Des pates, du riz. Boff. !!! J’ai envie de quelques chose de mieux. Un bon goulasch avec des patates. J’allume un feu de bois. Sors la viande du freezer. Là je lis en vous du scepticisme. Qu’il sorte de la viande du freezer d’accord ! Mais le freezer d’où le sort il? Ce Carnet de route n’en est pas un. Il n’y a aucun ordre chronologique. Cette « aventure » qui a l’air de se dérouler sur deux ou trois mois est en fait une série de petites choses qui me sont arrivées sur quatre ans. Jusqu’à maintenant je me suis tenu dans une certaine réalité mais comme le dis l’adage : de la réalité au rêve il n’y a qu’un pasCe pas, de plus en plus fréquemment je le franchis pour mon plaisir et j’espère pour le vôtre.
Recette du goulasch façon bush.
Découpez la viande de ce que vous voulez en petits cubes parallelipediques (21m/m sur 28m/m).Elle cuira plus vite.
Tranchez les oignons en fines lamelles, 3m/m d'épaisseur maxi,.Voila pour la préparation. Prenez une casserole, que vous n'avez pas nettoyé depuis 3 jours, c'est pour récupérer le gras. Surtout ne dépassez les 3 jours, après on a un léger goût de rance
mettez-y une rasade d'huile d'olive, ajoutez les oignons et faites les dorer a feux doux.
Ajoutez la viande et faire revenir 4 a 5 minutes. Une fois la viande saisie ajoutez une boite de tomate, sel poivre, quelques herbes et une bonne dose de Tabasco, alors là n'hésitez pas, il faut que sa arrache
Maintenant c'est le moment crucial. Le geste qui va donner au goulasch sa personnalité australienne. Ouvrez une cannette de 4XXXX (bière), vous buvez les 3 premières lampées, c'est pour enlever le goût de la capsule et vous versez le tout dans la casserole tout en remuant
Laissez cuire un certain temps et dégustez avec des patates cuites à la braise
Et bon appétit | | | À: Nuggets · 8 avril 2009 à 16:52 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 35 de 45 · Page 2 de 3 · 8 934 affichages · Partager Ce matin j’ai les pupilles encore pleines de pépites. Devant le creek, je me pose la question. Par ou, vais je commencer ? Je continue vers les bancs de sable en contrebas du creek ? Ou bien j’attaque directement les grosses failles ? J’opte pour le sable. A midi toujours rien a part une grosse fatigue. A quatorze heures j’abandonne Complètement extenué d’avoir déplacé l’équivalent de la dune du Pilat en une demi-journée. Je rentre au campement, bois une bonne bière Apres une heure de farniente. Je prépare mentalement mon repas. Des pates, du riz. Boff. !!! J’ai envie de quelques chose de mieux. Un bon goulasch avec des patates. J’allume un feu de bois. Sors la viande du freezer. Là je lis en vous du scepticisme. Qu’il sorte de la viande du freezer d’accord ! Mais le freezer d’où le sort il? Ce Carnet de route n’en est pas un. Il n’y a aucun ordre chronologique. Cette « aventure » qui a l’air de se dérouler sur deux ou trois mois est en fait une série de petites choses qui me sont arrivées sur quatre ans. Jusqu’à maintenant je me suis tenu dans une certaine réalité mais comme le dis l’adage : de la réalité au rêve il n’y a qu’un pasCe pas, de plus en plus fréquemment je le franchis pour mon plaisir et j’espère pour le vôtre.
Recette du goulasch façon bush.
Découpez la viande de ce que vous voulez en petits cubes parallelipediques (21m/m sur 28m/m).Elle cuira plus vite.
Tranchez les oignons en fines lamelles, 3m/m d'épaisseur maxi,.Voila pour la préparation. Prenez une casserole, que vous n'avez pas nettoyé depuis 3 jours, c'est pour récupérer le gras. Surtout ne dépassez les 3 jours, après on a un léger goût de rance
mettez-y une rasade d'huile d'olive, ajoutez les oignons et faites les dorer a feux doux.
Ajoutez la viande et faire revenir 4 a 5 minutes. Une fois la viande saisie ajoutez une boite de tomate, sel poivre, quelques herbes et une bonne dose de Tabasco, alors là n'hésitez pas, il faut que sa arrache
Maintenant c'est le moment crucial. Le geste qui va donner au goulasch sa personnalité australienne. Ouvrez une cannette de 4XXXX (bière), vous buvez les 3 premières lampées, c'est pour enlever le goût de la capsule et vous versez le tout dans la casserole tout en remuant
Laissez cuire un certain temps et dégustez avec des patates cuites à la braise
Et bon appétit | | | À: Nuggets · 9 avril 2009 à 18:27 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 36 de 45 · Page 2 de 3 · 8 917 affichages · Partager La prospection, c’est comme d’allé à l’usine. Les jours se suivent et se ressemblent. Personnellement je préfère quand même la prospection. Le « petit » plus de ce loisir, c’est qu’a chaque seconde de détection vous pouvez tomber sur le gros lot. Aujourd’hui comme hier, je descends de plus en plus loin dans le creek à la recherche du bed rock. Mais pour l’instant c’est un grand lit de sable que je retourne. Chaque alerte c’est un quart de mètre cube que je déplace. Et les alertes je ne les compte plus. Bon je crois que je vais laisser tomber. Le découragement me gagne. Deux jours sans rien trouver. Plus une dizaine coincée par la pluie. Je rentre au village.. Il est treize heures. J’ai quatre heures de pistes. Je devrais arriver avant la nuit. Je remonte vers le 4x4. Range les panneaux solaires. M’installe au volant. Et vogue la galère Surprise en arrivant au Caravan Park. Il est complet !!! Le gérant, compatissant, me trouve quand même une place. Mitoyenne avec les poubelles. Je me dis, que, hormis l’odeur, j’ai de la chance. Je n’aurais pas beaucoup de chemin à faire pour jeter les miennes. Il y a toujours un coté positif dans une situation négative. Avec cette philosophie on est toujours ou presque, heureux. Un camping complet au mois d’octobre en Australie ce n’est pas normal. Octobre dans l’hémisphère austral ça correspond grosso modo au mois d’avril chez nous en Europe. Donc complètement hors saison. Il doit y avoir une raison et effectivement il y en a une. Déjà il faut que je vous explique ou se trouve Laverton. Laverton c’est ce village de 256 ames, recensement 2001 ou une fois tous les dix ou quinze jours je vais faire mon marché. A partir de Perth, pour mieux vous situer, vous prenez plein Est. Six cent km plus loin vous arrivez à Kalgoorlie. Là, direction Nord vers Leonora à deux cent trente km. Arrivé dans ce village vous allez faire le plein de gaz oil. Boire une ou deux bières. Evacuer celles ci. Puis vous vous dirigez plein Est vers Laverton à cent trente km de distance. Apres Laverton, sur mille cinq cent km, il n’y a plus que du désert Sur une carte vous comprendrez mieux
Oui c’est bien de l’or. D’ailleurs vous avez tous entendu parlé de la carte au très Or Bien là vous en avez une. Bon, pour en revenir à la question. Pourquoi le camping était complet en plein mois d’octobre ? Après renseignement, il s’agissait d’une concentration de voiture pour un telethon. Explication. En sortant de la douche, je rencontre un quidam, pardon, en Australie et surtout dans le Western Australia on dit un cow boy. Avec mon anglais de sixième et cinquième des années cinquante neuf, soixante. Je lui pose la question. « You do partie of this Armada? » “Yes”. “And what is it” Aimablement, il avait comprit que je n’étais pas du pays et que je maîtrisais avec peine le langage de Chatkiexpire. Il me répondit avec des mots simples. « That is a travel for children living in hospital” Un quart d’heure plus tard, j’étais au courrant, du quand, du pourquoi et du comment. En fait c’est un voyage organisé avec voitures personnelles et personnalisées. Le départ à lieu à Perth et l’arrivée à Alice Springs soit deux mille cinq cent km dont mille cinq cent de piste. Au fait, je ne me suis jamais comment ils revenaient. ? Chaque personne, paye sa cote part. Chaque véhicule est un vrai panneau publicitaire, publicité payante. L’argent est reversé à une association qui s’occupe des enfants hospitalisés. Tout ce groupe est accompagné par un camion cuisine, genre semi-remorque, d’un camion garage et d’un camion balai. La classe comme organisation. Ce soir là, on eut droit a un concert country.
En vert sur la "carte"le trajet de ce telethon
| | | À: Nuggets · 20 juin 2009 à 0:36 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 37 de 45 · Page 2 de 3 · 8 727 affichages · Partager nuggets prends tu une ballise? ballise personelle "Epirb"
on l' utilise en voilier et en montagne aussi elle coute dans les 250 dollars cette balise est relier par satellite et tu la declanges en cas de SOS elle fonctionne plusieurs jours et allerte les secours. | | | À: Cathynooa · 20 juin 2009 à 13:29 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 38 de 45 · Page 2 de 3 · 8 717 affichages · Partager Salut Froggy !
Bravo pour ton carnet de voyage, riche en émotion et en information. J'envisage également de partir en Australie prochainement avec un ami et tes photos m'ont rendu très impatient. Revenu en France il y à 4 ans après une précédente aventure au Congo, j'ai de nouveau besoin de changer d'air et d'aventure. Malgrès tout, une aventure comme celle-ci ce prépare, et le budget qu'elle necessite reste important.
J'espère que nous aurons l'occasion de nous croisé sur place :p
J'attends avec impatience la suite de tes aventures ;)
Bonne continuation. | | | À: Cathynooa · 20 juin 2009 à 18:43 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 39 de 45 · Page 2 de 3 · 8 705 affichages · Partager Salut Cathynooa
Pas de balise mais un satphone.Ce qui est securisant et permet de communiquer, mais a quel prix!!!!!  , avec la famille. Je serais a Nambour a partir du mercredi 24 juin;je te contacterais a mon arrivée. A+
Peter | | | À: Keyo78 · 20 juin 2009 à 18:48 Re: Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie Message 40 de 45 · Page 2 de 3 · 8 704 affichages · Partager salut Keyo
Pour la suite il faudra attendre debut 2010; Lundi depart pour 6 mois. Toujours dans le bush. Toujours pour la prospection Personnellement pour la preparation, c'est devenu de la routine, dejà six voyages. Le budget, c'est une autre question.Il est inversement proportionnel a la routine.
A+
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