Objectif: créer un système de correspondances auquel les partenaires américains Delta, Northwest et Continental seraient intégrés.
Voici un article Publié aujourd'hui dans LA TRIBUNE:

L'alliance d'
Air France
-
KLM
Skyteam qui compte aussi les américaines Delta Air Lines, Continental Airlines et Northwest Airlines compte profiter du très récent accord de ciel ouvert entre l'Europe et les
Etats-Unis à partir du printemps 2008, pour se développer sur l'axe transatlantique et tailler des croupières à British Airways, archi dominant sur ces liaisons.
Skyteam étudie la création d'un hub (système de correspondances) à l'aéroport londonien d'
Heathrow entre les vols moyen-courriers des membres de l'alliance, essentiellement
Air France
et
KLM
, et ceux long-courriers de Northwest, Continental et Delta, a expliqué hier à
Vancouver, Leo Van Vijk, vice-president d'
Air France
-
KLM
, tout fraîchement nommé chairman de l'alliance.
Les neuf membres de l'alliance ont en effet signé avec le gestionnaire des aéroports londoniens, BAA (British Airport Authority) un protocole d'accord pour être tous regroupés au terminal 4 d'
Heathrow en mars-avril 2008. "Cela peut devenir un hub avec la présence de nos alliés américains, Delta, Continental et Northwest", a déclaré Leo Van Vijk.
Selon lui,
Air France
et
KLM
pourraient fournir des créneaux horaires à
Heathrow, complètement saturé, pour relier
Londres à leurs hubs américains. A savoir,
Detroit et
Minneapolis pour Northwest,
Atlanta et
New-York JFK pour Delta, et
Houston et
Newark pour Continental. Des vols qui seraient opérés par les transporteurs américains et sur lesquels
Air France
et
KLM
mettraient leurs codes afin de commercialiser ces vols. Leo Van Vijk a également cité les hypothèses de
San Francisco et
Los Angeles. Tous les détails seront annoncés dans quelques mois.
Enfin,
Air France
,
KLM
, Delta et Northwest vont très prochainement redemander l' immunité anti-trust (qui permet notamment d'harmoniser les prix et les horaires) aux autorités américaines, dans le but de créer à l'avenir un joint-venture entre ces quatre compagnies, un partenariat sans lien capitalistique dans l'aérien qui permet notamment de partager les coûts et les recettes sur un programme de vols défini en commun.