Wasav971 · 16 avril 2011 à 3:00 18 messages · 4 participants · 2 204 affichages | | | | 16 avril 2011 à 3:00 Guadeloupe, un peu de culture Kréyol...! Message 1 de 18 · 2 153 affichages · Partager Bonjour à tous !
Ce n'est pas dans un but informatif que je poste un sujet aujourd'hui mais dans un but de partage... Après tout, combien d'entre vous (touristes ou expatriés) se sont interrogé réellement sur la situation des jeunes Guadeloupéens qu'ils croisent ou ont croisé durant leur séjour ?
Souvent craints, mis de côté, victime d'une mauvaise réputation, réputée "violente", attisant la curiosité parfois, la jeunes Antillaise fait office de souffre-douleur aujourd'hui aux Antilles et est marginalisée par un peu tout le monde aujourd'hui... on a tendance à lui incomber tous les problèmes. Compte tenu des différents facteurs qui font bloc en aval de ce conflit, ce séparatisme social, culturel et surtout générationnel est difficile à expliquer au jour d'aujourd'hui et je doute que les choses aillent en s'arrangeant.
C'est pourquoi, j'ai souhaité, pour les plus ouverts... vous donner matière à réfléchir sur cette situation en vous proposant un film que vous allez pouvoir visionner sur internet.
Synopsis: Ce film a été réalisé en 2006 par Jean-Claude Flamand Barny, jeune réalisateur, elève de Kassovitz. Ce film traite de la jeunesse Antillaise et des rapports qu'elle entretient avec le reste des Antilles, on y voit sa cruelle marginalisation et la prison dorée dans laquelle ces familles populaires sont enfermées. Ce film est, d'après moi, le film le plus représentatif de la situation actuelle, la réalité que lorsque l'on est en vacances, on ne voit pas ou que l'on craint. Mais cette réalité fait pourtant partie intégrante de la culture créole.Avec la fougue d'un premier long-métrage, le réalisateur a su s'attaquer directement au problème, sans hypocrisie ni parti pris... C'est ainsi que pour une fois on peut observer les Békés qui malgré le fait qu'ils ne soient pas craints font beaucoup de mal à l'île... Je ne vais pas tout vous dévoiler, je vous laisse vous forger votre propre opinion, le scenario est attrayant, cela se regarde sans difficulté et pour les rares phrases en créole présentes dans le film, elles sont sous-titrées. Durée: 1h30.
VOICI LES LIENS:
N'hésitez surtout pas à réagir, sur le film comme sur le sujet, toutes vos réactions sont importantes pour moi.
Merci d'avance, bon visionnage ! | | | Le problème des jeunes aux Antilles est le résultat de l'éducation de leurs parents sans dialogue post esclavagiste frustrés.
Depuis 1947 une petite division entre de fausse classe entre les salariés et les petites entreprises tenus par les Antillais 95 % - de 5 salariés par apport à certains de leurs concitoyens qui sont dans les commerces et très petite entreprises qui on coulés depuis la grève du LKP.
Les békés ont été les moins génés dans cette grève copié/collé de Français clone :Laguiller arlette les békés ont doublés leurs bénéfice depuis comme d'habitude.
Le jeune Antillais qui sen sort est celui qui ne joue pas au petit Français médiocre, mais celui qui ouvre les yeux sur ses voisins de la CARAIBE compte sur lui même donc ne pleure pas le ventre plein avec des grèves qui favorise les békés, compte sur lui même pour créer des petites entreprises de services informatique, logiciel de gestion, ainsi que dans l'agriculture naturelle dit bio également les gîtes ruraux, énergie solaire, pêche au large au gros thon rouge et dorade valorisation de la nouvelle cuisine créole etc. | | | À: Astis1 · 16 avril 2011 à 4:50 Re: Guadeloupe, un peu de culture Kréyol...! Message 3 de 18 · 2 140 affichages · Partager Merci beaucoup de ton analyse !
Je suis en totale symbiose avec cette dernière. Ces grèves discréditent de plus en plus les Antillais en général et son bénéfiques aux vecteurs des problèmes, elles ont donc l'effet inverse de leurs motivations et sont inutiles et mauvaises pour l'île.
Il y a un énorme potentiel ici, si l'on éduque pas nos jeunes dans une mentalité gréviste ultra syndicalisée.
Travay ka toujou péyé!
Voilà ce qu'il faut dire aux jeunes, voilà selon moi la clef, l'issue à ces maudits 55% de taux de chômage chez les jeunes. Il faut également se créer sa propre identité et ne pas travéstir sa culture, j'ai par éxemple après de nombreuses discussions avec ces derniers, rencontré des jeunes qui faisaient L' anthropologie du modèle Américain et du modèle Jamaicain, le copiant jusque dans ses formes les plus sombres (gangs, bandes, armes, tatouages...) ces déviances sont selon moi la promesse d'une mort certaine de la jeunesse Guadeloupéenne, c'est pourquoi il faut les combattre.
Merci encore pour votre commentaire. | | | Si je suis ma copine en Guadeloupe, quel sera mon statut?
Je serai aussi designe comme un Béké ou pas? (je suis blanc) | | | Non pas du tout (Rires)
Je vous éxplique, les békés sont des Guadeloupéens apparentières: ils parlent créole, ils sont nés sur l'île, ne connaissent que ça et sont ici depuis des centaines d'années. Le seul souci qu'il y a avec ces derniers c'est que ce sont eux qui possèdent 90% de l'île et de sa consommation..
Quand vous serez en Guadeloupe, vous serez considéré comme un expatrié, statut totalement différent | | | BEKE = ancien propriétaire d'esclaves qui a fait d'énormes bénéfices tout en étant indemniser par l'état Français à l'abolition de l'esclavage en 1848 soit 200 ans d'esclavage qui lui permet d'avoir cet avantage économique actuel ! | | | À: Astis1 · 26 avril 2011 à 22:20 Re: Guadeloupe, un peu de culture Kréyol...! Message 7 de 18 · 1 994 affichages · Partager En partie vrai Astis1, mais pas totalement..
Regarde la famille Damoiseau, elle est arrivée en Guadeloupe après l'abolition de l'esclavage, ce ne sont donc pas des descendants d'esclavagistes mais ils restent tout de même des Békés. | | | À: Wasav971 · 26 avril 2011 à 22:32 · Modifié le 26 avr. 2011 à 22:56 Re: Guadeloupe, un peu de culture Kréyol...! Message 8 de 18 · 1 991 affichages · Partager Ceux qui sont arrivés après l'esclavage sont des blancs pays mais ont très souvent un esprit réac comme Foccart maire de Gourbeyre son fils Jacques Foccart sinistre adepte des réseaux de De Gaulle qui ont ruinés l'Afrique.
il faut que rappeler VICTOR HUGUES arrivé de MARSEILLE en 1794 (il ne faut pas oublier que l'esclavage a été aboli en 1794 sous la convention) avec une flotte de révolutionnaires avait fait guillotiner bon nombre de békés certains ce sont réfugiers en Martinique les békes de Martinique ont fait appel aux ANGLAIS pour les sauvés de la guillotine.
NAPOLEON a rétabli l'esclavage en 1802 et les ANTILLAIS ce sont libérés en 1848.
Mais pour certains GWADA il n'est pas toujours évident de faire la différence avec un métropolitain blancs arrivés depuis 1950 et en ce moment et qui n'ont rien à voir avec ces BEKES ni de leur histoire mais une majorité de métropolitain fraichement arrivé se rangent du coté des békés (solidarité ethnique...) en se la jouant un peu les nouveaux maîtres... | | | À: Astis1 · 26 avril 2011 à 23:06 Re: Guadeloupe, un peu de culture Kréyol...! Message 9 de 18 · 1 985 affichages · Partager Je rejoins ton opinion vis-à-vis de Jacques Focart protagoniste de la fameuse relation Françafrique à l'origine de bon nombre de problèmes actuels.
En revanche, je ne partage pas totalement ton point de vue. Je pense qu'il faut revoir la définition même du Béké et l'élargir (bien que cette dernière ne soit pas clairement établie), une entreprise qui fait 5 millions de chiffre d'affaires rien qu'en export avec des ressources typiquement Guadeloupéennes (Canne à sucre) utilisant des machines et un savoir-faire vieux de 100 ans.. tout en employant en "petite main d'oeuvre" des Guadeloupéens, pour moi ce sont des Békés. D'autant plus que ces derniers se drapent de ce statut alors même en étant pas déscendants d'ésclavagistes, ils n'ont pas signé le fameux accord proposé par le LKP, cela les dérangeait-il peut-être? Ces particularités constituent à mon sens des arguments valable à la catégorisation de ces derniers au statut de Béké.
Rappelons tout de même que cette notion, aussi subjéctive soit-elle diffère dans les opinions populaires en Guadeloupe et en Martinique. En Gwada, les blancs péyi sont des Guadeloupéens apparentières qui n'ont pas un rang social forcément elevé... Les Béké n'ayant pas forcément un rapport avec le passé oublié.
Puis, de toute manière, quelqu'un qui va s'auto-proclamer Béké en est peut-être finalement un, même s'il n'a pas de rapports historiques avec la Guadeloupe. | | | D'après toi comment s'appelle les anciens propriétaires d'esclaves ?
une entreprise qui fait 5 millions de chiffre d'affaires rien qu'en export avec des ressources typiquement Guadeloupéennes (Canne à sucre) utilisant des machines et un savoir-faire vieux de 100 ans.. tout en employant en "petite main d'oeuvre" des Guadeloupéens, pour moi ce sont des Békés.
FAUX pas obligatoirement.
Il n'y a rien à élargir ce serait falsifier l'histoire.
Tu fais la confusion comme beaucoup de gens en classant béké comme uniquement possédant, industriels à volume financier important, c'est la conséquence ou l'héritage.
Dans ton esprit on peut devenir béké un peu comme certains AFRICAINS qui rêvent de devenir francmaçon ! c'est une erreur...
Pendant l'esclavage ils étaient considéré comme des maîtres, nobles c'est pour cella que certains veulent s'approprier le titre...
Aux Antilles depuis 1947 d'autres groupes ce sont installés et certains ont même dépasser bon nombres de békés exemple HO HIO HEN ils sont tous mariés avec des Martiniquais et jamais de grève dans ses entreprises concernant une particularité des békés c'est la séparation des races ils se vantent d'avoir garder leurs race pure depuis 400 ans
Je te signale que 90 % des entreprises exportant plus de 5 000 000 E ne sont pas tenus par des békés en GWADA et puis quand on est antillais on sait bien que les Antillais comme DEBS, kARAM, HO HIO HEN, NAYARADOU, MOUTOUSSAMY, GADARKAN ne sont pas békés... AUX ANTILLES il y a a de toutes les cultures...
Ta confusion vient que 80% d'entre eux ont été guillotiner en 1795 par VICTOR HUGUES et que les Français arrivés par la suite par ce que blancs sont souvent pris et considérés comme béké EXEMPLE FOCCART n'est pas béké mais il a gardé le même héritage de haine du noir | | | À: Astis1 · 27 avril 2011 à 1:01 Re: Guadeloupe, un peu de culture Kréyol...! Message 11 de 18 · 1 936 affichages · Partager Parce que à ton sens, l'exemple que je t'ai cité précédemment, tu ne l'apparentes pas à de l'exploitation? Et la centaine de petites entreprises mises de côté qui ne peuvent ou n'ont pu subsister à cause de cette firme qui les dévore de toute part, tu en fais quoi? La Guadeloupe est un petit territoire où malheureusement la grande consommation est trop présente. Je suis conscient qu'elle ne peut se suffir à elle-même et qu'une évolution/mondialisation n'est pas forcément une mauvaise chose, mais tous ces géants qui s'implantent jour à jour travestissent la Guadeloupe et manipulent ses habitants. Quitte à mettre de côté son identité !
Attention à ne pas déformer mes propos, je n'ai pas dit que riche au teint pâle = Béké! Je dis juste que c'est l'imagerie populaire et que les classes aisées et bourgeoises en Guadeloupe finissent pas côtoyer tôt ou tard des Békés et par en prendre quelques uns des attributs, bétise liée à l'argent ou similarité des "riches"?
Les noms que tu m'as cité sont certes des Guadeloupéens, mais qu'en partie. J'éxplique: - Karam a surtout milité pour le peuple Libanais si tu te rappelles bien (peuple colon mais qui, cela dit n'a jamais commis de torts à la Guadeloupe), "Sauvez les enfants du Liban" a été l'un des points prédominants de sa carrière. Son action aussi noble et louable soit-elle n'a que rarement été tournée du côté Guadeloupéen (mis à part son Dossier sur une discrimination occultée) . Ne crois-tu pas qu'avant l'identité Guadeloupéenne il s'est surtout revendiqué Libanais? - Idem pour la famille Debs que je connais bien, Salim est un ami, on le considère à part entière mais il reste au fond de lui profondément attaché à ses racines Libanaises, d'ailleurs les mariages dans la famille se font dans la pure tradition Libanaise et jamais tu n'y vérras quelconque autre éthnie.
C'est bien que tu ais cité Moutoussamy, cela me permet de rebondir sur un point que je voulais aborder. De toute évidence, Moutoussamy est un déscendant d'indien Tamoul, peux-tu m'éxpliquer pourquoi ce peuple se revendique plus Guadeloupéens qu'Indous? Pourtant, si l'on y regarde de plus près, cela fait (seulement) 150 ans que les Tamouls sont arrivés sur place... C'est peu. L'identité Guadeloupéenne est revendiquée quand cela les arrange, elle est très loin d'être uniforme comme tu sembles le sous-entendre. Tu as parlé de séparation des races mais les Syriens, Libanais, Asiatiques, Juifs... ne se mélangent pas non plus. Même s'ils côtoient le reste de la population dans le contexte social, en faisant un simple constat du côté de Pointe-à-pitre tu observeras des immeubles entièrement Libanais ou noirs. Si l'unité Guadeloupéenne est si présente pour toi, pourquoi cela existe-t-il encore?
Les seuls qui se revendiquent réellement Guadeloupéens sont les noirs, métis, chabins, tamouls et blancs pays. Le reste est Guadeloupéen... quand il en a le temps.
Je ne crois pas qu'on peut devenir Béké, je crois surtout que cette notion a été bafouée et s'est modifiée aujourd'hui.
Réussir n'est pas une tare en soi, bien au contraire... mais quand c'est aux dépends de l'île, cela m'agace. Les dirigeants de grosses firmes ont la fâcheuse habitude d'utiliser des principes économiques et managérial rappelant certains restes coloniaux. La faute à qui, la faute à quoi? Bien entendu que l'histoire y est pour quelque chose, mais pas seulement ! Trop de syndicalisations, de moins en moins de sérieux, trop d'expatriations des diplômés, les Guadeloupéens ne sont plus pris au sérieux et rapidement manipulés. Il est vrai que si l'on en suit la réelle définition, j'ai une vision propre à moi-même du Béké, mais l'exploitant lui n'a pas d'identité, il peut se cacher sous toute nationalité et porte souvent les plus beaux costumes. | | | Ton propos est certainement plus juste sur les libanais et syriens mais ils n'ont jamais été propriétaire d'esclaves. trop de citations hors sujets du propos initial de la définition des békés.
et 5 000 000 E de CA à l'exportation n'est pas considéré comme une grosse entreprise, j'ajouterai ne pas être en accord avec ceux qui souhaite critiquer gratuitement les autres communautés.
Quand à l'argument d'exploitation il est héritage de notre histoire faîtes de lutte.
Accaparer par les syndicats que je n 'emploi guère n'étant pas fonctionnaire ni salarié et ayant voyager dans bon nombres de pays
Comment s'appelle les anciens propriétaires d'esclaves ? | | | À: Astis1 · 27 avril 2011 à 21:09 Re: Guadeloupe, un peu de culture Kréyol...! Message 13 de 18 · 1 913 affichages · Partager Bonjour Astis1 
Quand je serai en Guadeloupe, etant "blanc", je serai un expat' metro'? ou autre chose?  (j'aimerai serieusement comprendre).
Merci d'avance pour ta reponse,
Excellente fin de journée,
Cordialement,
David. | | | La réponse est expat metro ! | | | À: Astis1 · 28 avril 2011 à 4:24 Re: Guadeloupe, un peu de culture Kréyol...! Message 15 de 18 · 1 897 affichages · Partager La réponse est expat metro ! 
Tout à fait, un expatrié venu de métropole tout simplement. Si tu veux comprendre ce qu'incombe ce statut, dis-toi que tout dépendra de toi et de l'attitude que tu adopteras | | | À: Astis1 · 28 avril 2011 à 10:32 Re: Guadeloupe, un peu de culture Kréyol...! Message 16 de 18 · 1 890 affichages · Partager Merci encore à tous les deux pour votre réponse 
J'essaierai de mettre en place une rencontre VF avec tous ceux qui m'ont aide (et d'autres) dans mes recherches 
En esperant pouvoir vous payer un verre en Guadeloupe, 
Excellente journée à vous,
Cordialement,
David. | | | N'hésitez surtout pas à réagir, sur le film comme sur le sujet, toutes vos réactions sont importantes pour moi.
Voici ma réaction à la suite du film. Il faut préciser que ma connaissance de la Guadeloupe était très limité. Bon, je connaissais l'île mais j'aurais eu de la difficulté à répondre à quel pays elle était lié. J'aurais opté pour la France ou l' Angleterre, mais j'avoue que je n'en savais rien. Il faut dire que ce n'est pas une destination très commune pour notre peuple québécois. Et les première image qui me venait à l'esprit était celle d'une autre île paradisiaque des caraïbes. J'aimerais bien y faire un tour un jour mais les probabilités sont plutôt minces. Je précise également que j'ai fait mes devoirs en regardant le documentaire La Guadeloupe, une colonie française?
En ce concerne le film, j'avoue que j'ai été impressionné par la qualité en général. J'imagine qu'il s'agit d'un film à petit budget qui ne peut rivaliser avec les blockbusters américains qu'on nous présente jour après jour. Malgré tout, les images sont superbes. Le déroulement n'a pas de temps mort et on écoute avec attention les dialogues qui semblent plus vrai que nature. Même si le contexte est très différent, je peux cependant comprendre le dilemme qui se pose avec la nouvelle génération. Sans emploi, donc sans avenir, le coté obscur (de la vie) devient la seule option qui s'offre à ces jeunes. Bref, un très beau film à voir et à découvrir. La fin m'a déçu légèrement, je voulais connaître la suite...
Pour le documentaire, j'avoue que cela m'a également fait réfléchir sur la situation de la Guadeloupe. Je me souviens vaguement de la grève d'il y a 2 ans je crois, mais le sujet n'a que très peu été relayé par les médias canadiens. J'ai connu une grande période d'activiste syndical, alors j'ai été souvent confronté à des histoires d'injustice. Le problème a été, et demeure présent dans ce monde. C'est triste, c'est dommage et cela n'a pas raison d'être. Les richesses sont tellement grandes que je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas un meilleur partage de tout cela. Encore là, un reportage intéressant qui nous présente une situation sans nécessairement prendre parti pour un ou l'autre.
Merci d'avoir partagé ces images et je souhaites de tout cœur une meilleure vie pour tous les Guadeloupéens.
| | | Bonjour AlainQC,
Merci beaucoup pour ton analyse ainsi que ta réaction très poussée et pertinente. J'apprécie également énormément le fait que tu ais pris le temps de t'intéresser et de te forger de manière impartiale et sans à priori un avis sur le sujet donné, c'est une preuve de grande ouverture d'esprit et c'est tout à ton honneur.
Evidemment, ce film étant un film tourné avec les moyens du bord, sans trop de sponsors ne rivalisera jamais avec les têtes d'affiches dont on nous placarde et vante les mérites tous les jours. Seulement, avec un soupçon d'ingéniosité, une parfaite connaissance du contexte socio economique et culturel et surtout un choix minutieux des acteurs, le réalisateur arrive à un résultat surprenant. D'autant plus qu'il s'agit de son premier film en tant que principal réalisateur. Une synopsis haletante, une diégèse qui nous tient en haleine et un jeu d'acteur travaillé... il n'en fallait pas plus pour obtenir un film qui tient la route. D'autant plus que les connaisseurs de la Guadeloupe y verront quelques subtilités glissées par le réalisateur par ci par là.
L'image que vous aviez de la Guadeloupe est simplement celle que l'on vous propose pour vous attirer vers cette dernière. Celles que je vous propose pour ma part sont celles qui relate la réalité au quotidien d'une jeunesse en mal d'identité et de reconnaisssance qui souffre. Certes, certains vous diront que la Guadeloupe fait parti des îles les plus riches des Caraibes mais la violence y est omniprésente et le chômage bat son plein. C'est également l'une des îles les plus inégalitaires des Caraibes passant en l'éspace de 3km d'une villa avec piscine débordement aux bidonvilles, maisons en taule... Seulement, c'est cela que l'état Français ignore. C'est cette jeunesse là (composée d'environ 15% d'immigrés certes, mais le 85 autres % sont Français, pourquoi est-ce que l'état Français agit comme s'ils n'éxistaient pas?). Au lieu de ça, il les bourre de modèles Américains, laissant s'implanter jour par jour des géants Américains sur l'île qui amènent une culture extérieure et travestie l'identité locale. Le fond du problème est là selon moi, sans identité, un peuple ne peut aller bien.
Que la fin du film vous ait déçu, c'est voulu. C'est une chute atypique. Atypique parce qu'elle rappelle le début et l'intitulé: "Ni chènn an pyé, Ni chènn an tèt'" (Avoir des chaînes aux pieds c'est avoir des chaînes dans la tête). L'image est là, lors du dénouement de l'histoire on voit le faciece du personnage fermé et marqué durant la majeur partie des scènes du film s'ouvrir subitement, réalisant beaucoup de choses, le bonheur est perceptible pour ce dernier, sa situation familiale est de nouveau saine, il a un appui sur lequel compter (son père qui a repris du poil de la bête) et n'est donc plus seul et livré à lui-même... Il a tout simplement perdu les chaînes qu'il avait dans la tête et accéssoirement aux pieds (l'un n'allant pas sans l'autre) c'est pourquoi il s'en va courir subitement. C'est l'étroit mariage du bonheur, de la liberté et de la stabilité familiale (trois facteurs nécessaires à l'épanouissement d'un jeune) que le réalisateur a voulu faire passer par cette course effrénée dans la nature. Il ne sait pas où il va, mais il est simplement heureux, enfin! Et n'a plus de chaînes aux pieds (amis qui le tiraient vers le bas). Bien évidemment, c'est une courte analyse du dénouement qui pourrait être beaucoup plus développée mais j'espère qu'elle vous donnera matière à réfléchir sur cette fin qui vous a laissé perplexe. Une fin typique aurait été la suivante: Le jeune retrouve sa famille, son père l'aide et le sauve des mains de la justice. Mais dans ce cas-là, l'idéologie du film en perdait tout son sens.
Le documentaire s'avère être interessant pour deux raisons: - Il est tourné par John-paul Lepers, journaliste décalé, marginal, mais très bon relayeur de l'information! - C'est le seul à ce jour à aller aussi profondément dans la recherche d'information. Auparavant, tous les non-dits réstaient tels quels et les reportages tournaient autour du pot, devenant fades, historiques et ennuyeux à mourir. Cependant, il faut tout de même relativiser vis-à-vis de ce reportage qui manque tout de même de recul vis-à-vis de cette situation et qui aurait pu être complété par des gens issus de milieux populaires par exemple, et qui surtout s'il avait été tourné plus tard aurait dressé un tout autre portrait du très controversé Eli Domota.
Je te remercie Alain, sincèrement pour ta réponse. Devoirs faits à la perféction: Un A + bien mérité ! 
Cordialement. | Discussions similaires sur la Guadeloupe: Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 6 855 visiteurs en ligne depuis une heure! |