A
Pondy, environ 200 personnes parlent français, si l'on ne tient pas compte des touristes de passage.
Je ne tiens pas compte non plus des 1500 élèves du Lycée Français, car une fois le bac en poche, il n'ont d'autre perspective que de partir continuer leurs études en
France où ils feront leur vie.
Il y a les Français établis là (rentiers, businessmen, commerçants, restaurateurs, hôteliers), ou en service (curé, nonnes, profs, chercheurs, personnel consulaire, humanitaires...)
Il y a la minorité de Francopondichériens parlant la langue de
cette patrie qui ne les a pas vus naître.
Il y a l'ultraminorité de Pondichériens de nationalité indienne francophiles et francophones par goût. Une sorte d'
élite du bottin mondain local.
Il y a un certain nombre de personnes agées, qui ont commencé l'école au temps des Français, ont continué les études en français, et qui font souvent partie de la catégorie précédente.
Il y a quelques centaines d'Aurovilliens francophones, mais ils habitent à
Auroville, et
Auroville, malgré la proximité géographique, c'est
Auroville. Et ça se trouve au Tamil Nadu.
La langue française à
Pondy, avec tout le passé colonial, c'est une image de marque utile à la promotion de la ville. Un chief minister un peu trop nationaliste avait retiré les plaques de rues en français. Quand on a compris que ça contribuait à attirer les touristes, on les a remises, plus belles et nettes qu'avant...
Certains touristes indiens recherchent la
France quand ils visitent
Pondy, et sont déçus de ne pas trouver de Tours Eiffel dans les boutiques de souvenir...
A l'entrée de la ville, un panneau publicitaire résume tout ça en disant: "Il y a deux choses à voir à
Pondichéry: l'architecture française, et... Pizza Hut".
No comment.