J'ai passé pàs mal de temps dans le Guizhou.
Il ya les "sentiers battus", où les touristes blancs sont rares, où les droits d'entrèe pour voir un pont, une vieille ville ou une rizière, sont excessifs et ridicules. Mais bon, tu choisis, tu paies, tu fais le tour à pied, ou tu passes.
Il y a la campagne, où il n'y a pas un touriste, ni bridé ni blanc-bec, incroyable, avec les femmes en costume traditionnel, un accueil plus que chaleureux malgré la barrière de la langue et malgré les cours de mandarin que j'avais suivis à
Yangshuo... Une immersion totale, où j'ai oublié le temps.
Mais c'est sûr, faut aimer! Faut aimer la solitude, l'inconfort des transports et leur existence mystérieuse pour moi, la précarité parfois de la chambre où tu dors, sans parler des toilettes. Faut aimer les regards étonnés, les femmes édentées aux sourires joueurs et malicieux. Faut aimer le risque de se trouver bloquer un soir qlq part et être dans un bled où il n'y a pas d'hotels pour blancs, ou pas d'hotels du tout.
Oui, j'ai adoré, mais honnêtement, je n'y retournerai pas seule. Pas pour l'insucurité que je n'ai jamais sentie, mais pour parfois ce sentiment d'être si seule, si loin, si perdue, si loin de mes repairs habituels, que jamais personne ne m'aurait retrouvée s'il m'était arrivé qlq chose.
Oui, très fort, très beau.