Bonjour,
J'attendais d'autres avis, mais ne voyant pas d'autres réponses, je me lance :
Q1 : "Se laver" est une notion récente apportée par les touristes. Les femmes se lavaient les mains en faisant la vaisselle ou pour enlever la terre en revenant des champs. On ne se lavait surtout pas la figure, qu'on enduisait de beurre recouvert de cendres pour éviter les crevasses et les brûlures du soleil.
Alors, la douche chaude....!

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Mais n'aie pas peur. A moins d'aller dans les villages les plus isolés du
Zanskar, on trouve des gueshouses (rebaptisées homestays) avec une petite pièce carrée nue et peu éclairée où l'on peut se doucher. L'eau chaude est plus rare et plus chère, sauf pour un seau d'eau posé au soleil !
Pour les ruisseaux, il faut se renseigner car l'eau peut servir à un village en aval, et dans ce cas on ne la pollue pas. On utilise l'eau d'un canal d'irrigation qui finit sa vie dans un champ.
Q2 : Je n'ai jamais fait laver mes vêtements par quelqu'un d'autre, sauf dans une laverie à
Leh. Sinon, même réponse que Q1 : demander où ?
Q3 : Je n'ai pas de réponse. On en trouve rarement, mais ça existe. On s'en aperçoit seulement au milieu de la nuit, il n'y a aucun signe annonciateur.
Pour tout éviter, le mieux est de dormir dehors.
Dans les villages, on dort souvent sur le toit plat des maisons, mais jamais un hôte ne saurait dormir dehors. Sinon, honte à eux devant tous les voisins !
Il reste la solution de s'enfermer dans son sac à viande, à condition d'en avoir un,
ou de ne pas utiliser la literie et de dormir à même le sol. Je mets ma couverture de survie pour protéger mon duvet dans ce cas.
Les cafards sont très rares : je n'ai eu à les combattre que deux fois en 24 séjours.
Dans la même collection, il y a aussi les punaises, que l'on peut voir écrasées sur le mur par nos prédécesseurs.
Q4 : Ça fait bien 5 ans que ne suis pas repassé là. La cabane-restaurant est à une heure avant la traversée du torrent au pied du col et n'a pas dû changer de place. Si le Lonely annonce en même temps une "tente-dortoir" en 2011, pas de tente à monter ni à démonter et ça fait gagner du temps pour la longue étape du lendemain. Quand j'y suis passé, il n'y avait rien à vendre, seulement le plat unique du repas. Depuis, il doit y avoir biscuits et boissons, comme partout. De quoi tenir jusqu'à Photoksar, ou au moins jusqu'à la prochaine tente au pied du col sur l'autre versant.
Je ne sais pas quand s'arrête le service en septembre. Petit à petit, la fermeture recule. Je sais qu'à Nimaling, dernière étape de la Markha au pied du Konmaru La, les tentes-restaurants-dortoirs restent maintenant jusqu'au 15 octobre. Au pied du Sengge La, ça n'ira pas jusque là, car plus personne n'y passe en octobre : le risque de se retrouver coincé au
Zanskar par la neige devient trop grand.
Si personne ne peut confirmer la présence d'une tente début septembre, il te restera à faire pile ou face avec une roupie !

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