Bonjour Marinesan,
Chios et Lesvos sont sur la même ligne maritime au départ du Pirée. Traditionnellement, les voyageurs commencent par Lesvos (arrivée à 7h du matin, pile-poil pour le petit-déjeuner avant le bus à 8h30 pour Plomari ou Molyvos). Le trajet en ferry Lesvos-
Chios dure 2h et permet de rejoindre son lieu de location en taxi.
Depuis cette année, les tours operators (Thomas Cook par ex.) ont arrêté les vols charter directs vers les deux iles. L'accès depuis la
France se fait donc avec une escale à
Athènes.
Le ferry coûte, en classe économique, 19€ pour 10h de voyage sur Hellenic seaways. Blue star ferries devrait afficher ses tarifs fin mars en les alignant sur son concurrent.
Ikaria est sur la ligne
le Pirée-
Fourni-
Samos avec une liaison pour
Chios deux fois par semaine.
Toutes ces iles appartiennent à la périphérie (=région) de l'Egée du Nord et sont considérées comme des Kokkinia Nisia, c'est à dire des iles "rouges" et de gauche.
Depuis 2015, la crise des migrants qui affecte les iles de Lesvos,
Chios,
Samos,
Kos et Léros a rencontré l'autre crise, la vraie, qui appauvrit le pays depuis depuis 2008.
Le tourisme traditionnel dit des 3 S (Sea, S.. & S..) disparait pour une autre forme, théorisée par l'Université de l'Egée que les Grecs appellent le slow-tourism et nous tourisme durable, responsable...
Donc pas de grands hôtels all-inclusive avec plage privée et buffet type Faliraki à
Rhodes ou
Hersonissos en Crête, ni d'autoroutes genre "red beach-
thira-oia" ou "
Mykonos, sa petite
Venise, son pélican et Super paradise".
Faute d'avantages comparatifs, les Egéennes du Nord mettent en place une offre touristique très variée à l'intérieur des iles:
-à Lesvos: tourisme naturel: sentiers de randonnées balisés, "birdwatching" et scientifique: Géopark, forêt pétrifiée et musée de Sigri, tourisme culturel et gastronomique: musée, monastères, visite des huileries, des fabriques d'ouzo, des coopératives agricoles, tourisme thermal avec de petits spas en plein air sur l'ile. Et bien sur activités balnéaires dans toutes les petites stations de l'ile: plage, excursions en bateau, sports aquatiques...
-a
Chios: l'ile est plus agricole: tout le sud produit de la Masticha (résine d'arbres scarifiés récoltée en automne): villages médiévaux tous différents, un musée tout neuf à Pyrgi. Le nord et le centre de l'ile sont secs, minéraux avec de beaux villages en pierre (Avgonyma et Volissos) et un monastère prestigieux: la Néa Moni.
Mais un quart de l'ile a été ravagé par les incendies en 2012 et 2016. Les plantations d'arbres à mastic ont été en partie ravagées et l'ile accélère a diversification: agrumes du Kambos, pâtes alimentaires bio, nougat de
Chios aux amandes et bien sur le chewing-gum ELMA à la masticha.
-à
Ikaria: très montagneuse, sans agglomération, l'ile attire pour ses randonnées, son farniente et son authenticité. Sans véhicule, il est dur de s'y déplacer.
Loin d'
Athènes,
Chios et Lesvos ont développé des relations intenses avec la
Turquie depuis 1999 (date du début de la "diplomatie du tremblement de terre"): la majeure partie des touristes sont Turcs, les Grecs vont acheter tous leurs biens de consommation à
Izmir ou Cesmé et le marché d'
Ayvalik le jeudi reste un must pour trouver une tablette ou un tee-shirt avec un crocodile.
Les guides papier donnent beaucoup d'adresses d'hébergement: pour une "room for let" standard (un lit pour deux avec kitchenette et douche) compter 30€ à Lesvos ou
Ikaria, 40-45 à
Chios, plus chère car beaucoup de Gréco-américains y reviennent en vacances.
Evitez, dans tous les cas, Booking ou airb&b qui surfacturent les prestations. Avec 70°/ de touristes en moins en 2016, il y a des chambres libres partout.
Vous serez reçu avec un excellent accueil, sans arnaques sur les locations ou dans les tavernes. On mange beaucoup de mets excellents et originaux (compter au retour 3kg en plus).
Pour approfondir la périphérie a un site web en anglais qui reprend toutes ces informations:
theotheregean.com
En restant à votre disposition.
Cordialement.