| Il est grand temps de rallumer les étoiles! Asia7 · 4 août 2020 à 14:07 · 13 photos 86 messages · 9 participants · 7 139 affichages | | | | À: Tytynoir31 · 11 août 2020 à 7:35 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 41 de 86 · Page 3 de 5 · 685 affichages · Partager Bonjour,
J'ai recopié votre conte "chien/chat" sur le post "contes et légendes du Vietnam" pour regrouper ces derniers permettant ainsi une vue d'ensemble à ceux que çà intéresse. voyageforum.com/...082;live=1;#10335082
Bonne journée. | | | À: Larsay · 11 août 2020 à 9:24 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 42 de 86 · Page 3 de 5 · 682 affichages · Partager Le zodiaque vietnamien (extrait de mon livre)
Comme la plupart des élèments de la culture vietnamienne, c’est une copie conforme du zodiaque chinois, et aussi complexe (le plus célèbre traité chinois d’astrologie, traduit en vietnamien sous le titre Sô ly than van, compte 53 volumes). Chaque année est symbolisée par un signe représentant un animal. Il existe 12 signes, listés dans un ordre immuable : le rat, le bœuf, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon. Deux des animaux du zodiaque chinois, le bœuf et le lapin, étant rares au Vietnam, les Viet les ont remplacés respectivement par le buffle et le chat.
Trois légendes chinoises expliquent l'ordre dans lequel sont placés ces animaux. La première légende raconte que le porc a persuadé l’empereur de Jadede le nommer juge de la valeur relative des autres animaux. Le tigre et le dragon étant enragés d’être placés après le rat et le buffle, le singe apaisa le tigre en dessinant le caractère « Roi » sur son front, qu’il porte toujours en tant que roi des animaux terrestres, et le coq, qui portait alors des cornes, les offrit comme couronne au dragon, qui devint le roi des animaux aquatiques. Mécontent, le chat défia le dragon à la course et s’enfonça dans un bois dans lequel le dragon se prit par les cornes. Il en blâmât le coq qui, vexé, demanda la restitution de ses cornes. Le dragon lui répondit qu’il les lui rendrait chaque matin si le soleil se levait à l’ouest, ce qui explique que le coq supplie tous les matins le soleil de se lever ce côté-là. Le chat courrait très vite en partie parce que le chien lui avait suggéré de se couper la queue. Il ne lui en fut pas reconnaissant ; furieux, le chien le mordit et se retrouva avant-dernier en punition. Quant au cochon, après que les dissensions soient terminées, il rapporta la liste à l’Empereur, mais celui-ci, qui avait entendu parler des disputes, le punit de son manque d’autorité en le plaçant dernier.
La deuxième légende débute comme la première, mais veut que Bouddha ayant convoqué les animaux avant de rejoindre le Nirvana, seuls 12 se présentent. Pour les remercier, Bouddha leur promet de donner un de leur nom à chaque année, dans l’ordre de leur arrivée. Le buffle, plus accoutumé à marcher dans les rizières, aurait dû arriver le premier, mais le malin rat a grimpé sur son dos et sauté en arrivant et c’est pourquoi il est arrivé le premier.
La troisième légende raconte que l’empereur de Jade ait annoncé vouloir une garde prétorienne de 12 animaux. Et ce fut une belle bagarre ! Le chat demanda au rat de présenter sa candidature, mais le rat oublia et le chat devient son ennemi mortel. L’éléphant ne put se présenter à cause de la souris qui le chassa en s’introduisant dans sa trompe. Le rat sauta sur le dos du buffle pour arriver devant. Le tigre et le dragon refusèrent de passer après le rat et le buffle à moins qu’ils ne soient nommés respectivement roi des Montagnes et roi des Mers. Le chat n’étant pas d’accord a fait une course avec le dragon et est passé devant. Le chien en était si courroucé qu’il a mordu le chat. Il a été puni par l’empereur en étant placé avant-dernier.
Le signe de naissance de chaque année est établi dans un tableau, le dernier chiffre de l’année déterminant son ying ou son yang. Comme les signes du zodiaque occidental, chaque signe du zodiaque vietnamien donne ses caractères à la personne née sous ce signe. Par exemple, les personnes nées sous le signe du Tigre, animal puissant, intelligent et envoûtant, sont des meneuses et des battantes à qui rien ne résiste, tandis que celles nées sous le signe du Chat sont très intelligentes, travailleuses, patientes, déterminées, chanceuses et opportunistes, et réussissent tout ce qu’elles entreprennent.
(Pour info, pas dans mon livre, car expliqué avant) :
La mythologie chinoise est un mélange de traditions très anciennes et variées, et d’une infinie complexité vu les innombrables dieux, déesses et membres de la hiérarchie inférieure. Parmi ses plus grands personnages est une grande figure du taoïsme, l’empereur de Jade (chinois Yu Huang shang di – « Empereur de Jade de la hauteur suprême du Ciel », le jade étant un symbole d’amour et de vertu. Tout d’abord « Prince de la pure Félicité et des majestueuses Lumières du Ciel » (à sa naissance, il irradie une vive lumière qui illumine l’Univers), ou Yu Di, « Père du Ciel ». Il devient l’Immortel d’Or au bout de 1750 éons (226 millions d’années), puis, 100 millions d’année plus tard, l’empereur de Jade, souverain de toutes les déités du Ciel. Il ne s’adresse aux humains que par l’intermédiaire de la bureaucratie céleste, cette dernière divisée en quatre « départements » par les Quatre Majestés (Siyu), chargé chacun d’une des quatre domaines de l’Univers. Il régit les autres dieux en concurrence avec Tiangong, le Seigneur du Ciel, dieu beaucoup plus ancien qu’il finit par supplanter. Le nom « Empereur de Jade » n’apparait qu’au VIIe siècle, sous les Tang, qui ont simplement ajouté le mot « jade » au nom de la divinité suprême chinoise appelée « L’Empereur jaune ». | | | À: Asia7 · 11 août 2020 à 22:51 · Modifié le 12 août 2020 à 5:23 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 43 de 86 · Page 3 de 5 · 659 affichages · Partager Le zodiaque vietnamien * Dans l'astrologie les signes d'animaux sont affectés par année (tronc terrestre) auquel est associé un élément du système quinaire (bois, feu, terre, métal et eau) Mais les animaux et éléments affectés par année ne sont pas les seuls signes à prendre en compte, En fait, il y a aussi des signes d'animaux affectés par mois « animaux intérieurs », par jour « vrais animaux », jours pour certains marché ethniques, et par heures « animaux secrets ». Dans la culture vietnamienne, les signes sont attachés à des créneaux horaires, par tranches de deux heures : de 23h00 à 01h00, le rat, le plus actif - Alerte, combatif - sociable et persuasif de 01h00 à 03h00, le buffle rumine - volontaire et persévérant de 03h00 à 05h00, le tigre rôde - Ambitieux et courageux de 05h00 à 07h00, le chat (le lièvre chez les chinois) se lève - Joie de vivre de 07h00 à 09h00, le dragon répand la pluie - Qualités royales le serpent devient vif entre 09h00 et 11h00 - Grâce et beauté de 11h00 à 13h00, le cheval céleste traverse le Ciel - Intègre et philanthrope de 13h00 à 15h00, les herbes broutées par la chèvre repoussent - Sensible et créative le singe s'ébat de 15h00 à 17h00 – Le plus intelligent entre 17h00 et 19h00, les volailles (le coq) rentrent au poulailler - Matinal (çà on le sait!!), organisé et efficace le chien commence sa veille entre 19h00 et 21h00 - Loyal, franc et honnête enfin, entre 21h00 et 23h00, le cochon fait de la graisse en dormant, - Fait pour le bonheur Aussi, une personne peut être née l'année du cheval, élément bois, le mois du singe, le jour du dragon à l'heure du chat..! belle collection de vertus,
Les marchésOn ne pourrait imaginer un voyage au Vietnam sans y inclure les marchés, un des aspects culturels de ce pays,
Les marchés flottants, marchés nocturnes, marchés ethniques, marchés traditionnels dans les grandes villes, dans les ruelles ou à flanc de montagne, ils sont partout!
Marchés Flottants du delta du MékongCe sont souvent pour les plus gros des marchés au gros, c’est là que les producteurs livrent leurs marchandise, chaque gros bateau aura un chargement spécifique allant de la pastèque à l’ananas en passant par la noix de coco à divers fruits et légumes selon les saisons, Une perche au bout de laquelle sera attaché l’article indiquera à l’acheteur ce qui est proposé, Les acheteurs, ce sont des marchants eux aussi, ils viennent s’approvisionner ici pour pouvoir revendre sur les marchés des villes et villages alentours, Pour les principaux : CAI BE le plus proche de sigon CAI RANGprès de Can Tho dure jusqu’à midi LONG XUYEN Peu visité, et moins animé que les autres, reste assez authentiqueP PHONG DIEN proche de celui de Cai Rang et oeut se faire à la suite PHUNG HIEP au sud de Can ThoNGA NAM marché nocture, démarre à 3h TRÀ ÔN se compose de 2 partie, l’une sur berge et l’autre sur l’eau CHAU DOC, marché flottant à la pastèque et à la noix de coco Les marchés flottants itinérants du fleuve rouge. les barges descendent du nord, lao cai (à la frontière chinoise) jusqu'à Hanoï et font des stops en chemin de deux heures environ pour vendre en cours de route...
Marchés nocturnes touristiquesA Hoi An sur l’île Hội An cho (rue) dem, c’est plus une foire dédiée aux touristes qu’un marché typique, vous y trouverez cependant quelques beaux articles comme les lanternes, à voir au cours d’une promenade nocturne, mais sans plus à mon goût, Idem pour celui de Ha Noi dans le vieux quartier du Vendredi au dimanche de 19h00 à 23h00 Toutes les babioles y sont, t-shirts bon marché, artisanat, accessoires, chaussures, lunettes de soleil et souvenirs pour touristes, ainsi que quelques stands de nourriture, la curiosité étant d’y voir les nombreux vietnamiens déambuler en famille, Il en va ainsi dans presque toutes les grandes villes touristiques, dont : Ha Long, Nha Trang, Da Lat, Phan Thiet, Ben Thanh ( Saigon), Phu Quoc, Tay Do ( Can Tho dans le delta) etc
Marchés nocturnes typiquesDans le delta celui à la bougie de Nga Nam qui débute à 3h et se termine vers 8h Pour les autres villes, ce sont, comme les marchés au gros du delta, des plateformes d’approvisionnement (un peu notre Rungis), il faut être prudent quand l’on s’y rend, ne pas tenter le diable avec sacs à main, appareils photos, etc, et mieux être à plusieurs, A Ha Noï, les marché aux fleurs, dans le village horticole de Tay Tuu (20 km de Ha Noi) et celui de Quang Ba, ils battent le plein de 2h à 4h du matin
Marchés spécifiquesCelui au poisson sur les bords de la rivière de Thu Bon à Hoi An alors que le soleil n’est pas encore présent, on assiste à un défilé de pêcheurs venant livrer ce qu’ils ont récolté pendant la nuit, Celui au poissons sur la plage de Sam Son à l’arrivée des bateaux! Une vraie curiosité, Celui au buffle de Can Cau, Le Cho gioi (marché aux puces) qui est unique à Hanoï, dit aussi marché aux voleurs, débute rue Hué, On y vend tout ce qui a attrait aux 2 roues et autres véhicules ainsi que du matériels électriques, mécanique, des pompes à eau, c’est à l’infini On le dit aux voleurs parce que la provenance des articles n’est pas toujours très claire, notamment ceux des véhicules (rétroviseurs jantes, etc), une réelle curiosité très peu connue des touristes, Le marché aux oiseaux de Thuan Kieu à SaigonListe non exhaustive, chaque coin du Vietnam aura sont marché,
Les marchés ethniques, sûrement les plus spectaculaires de tous, les plus dépaysants aussi, lieu de rencontre des ethnies, Les minorités s’y rendent pour acheter, vendre et retrouver leurs voisins, en faisant parfois des heures de marche du haut de la montagne pour y venir et en repartir, Vous y trouverez de la nourriture bien sur, mais aussi des vêtements, des outils agraires, des semences, de la médecine, des animaux vivants, buffles, cochons, poules, chiens, et quelques animaux de forêt, de l’alcool de riz, de maïs, des instruments de musique, des objets de culte, des cheveux, etc Certains marchés ethniques auront leurs jours en fonction des signes « vrais animaux »* du zodiaque, Marchés ethniques qui suivent le zodiaque: Marché de Sung Trai, jour du buffle et de la chèvre, marché de lung Phin, jour du tigre et du singe, etc Marché de Kau Vai aux dates fixes les: 2/7/12/22/27 de chaque mois quelque soit le jour et aussi un marché annuel, traditionnel, celui de l'amour, (on vient y chercher l’âme sœur) le 27 mars de l'année lunaire, Autres marchés à décalé, tout les 6 jours par exemple, on dit alors qu’ils sont à décalé puisque le jours change systématiquement en reculant d’un jour Marchés hebdomadaires Souvent ouverts le samedi (Can Co) ou le dimanche (Bac Ha), d'autres ont un jour fixe de la semaine comme Co Ly le mardi, Xin Man le vendredi etc
Les marchés « couverts » ou halles, dans chaque ville et village Pour ceux de quartier, des villages, c’est là que les vietnamiens viennent s’approvisionner chaque jour, le matin et le soir, en denrées fraîches (fruits, légumes, viandes, poissons et autre victuailles) qui seront cuisinés pour les repas quotidiens, Certains seront très grands et très connus des touristes, Ben Thanh à Saigon, Dong Ba à Hué, Han à Danang, Dong Xuan à Hanoî, Cholon, Bình Tây, le marché chinois de Saigon etc
Les petits marchés de campagne, souvent en bord de route, avec seulement quelques étales et peu de chalands, on y trouve cependant le nécessaire à la confection d'un repas et à l'entretien de la maison ou du jardin tout comme sur ceux des ethnies! | | | À: Asia7 · 12 août 2020 à 9:04 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 44 de 86 · Page 3 de 5 · 646 affichages · Partager Le marché ethnique hebdomadaire le plus extraordinaire que j'ai vu, c'est celui de Bao Lac entre Ha Giang ou Méo Vac et Cao Bang, avec une multitude d'ethnies et des costumes incroyables (photos). Il est tous les 5 jours LUNAIRES 5, 10 15, etc. Images attachées: | | | À: Tytynoir31 · 12 août 2020 à 11:09 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 45 de 86 · Page 3 de 5 · 638 affichages · Partager SI vous allez à Nha Trang: Le Rocher de la mère et de l’enfant:Il était une fois, deux époux qui venaient de se fixer dans la haute région d’une de ces provinces méridionales. Ils avaient un garçon de 5 ans. Comme les gens du lieu. Ils cultivaient la terre, élevaient la volaille et les cochons et allaient a la chasse. Grace aux richesses léguées par leurs parents, ils menaient une vie aisée. Un jour, le mari reçut la visite d’un ancien ami. Ce fut pour tous les 2 une joie de se revoir. Le nouveau venu dit « Je savais que vous étiez installes ici. Comme je suis de passage, j’en ai profité pour faire un saut chez vous afin de vous offrir cette paire d’oies ». Le maître de maison demanda : « Il y a des siècles que je ne vous ai vu. Que faisiez-vous donc ? ». « Je voulais acquérir l’immortalité. Depuis 5 ans, je menais une vie d’anachorète *. Maintenant, je dois me rendre dans les montagnes ». * Moine se retirant de la société des hommes pour vivre en ermite, par opposition au cénobite, qui vit en communauté. (Le berceau de l'anachorétisme se situe dans le désert de Thébaïde en Haute-Égypte.)« Que ferez-vous dans les montagnes ? » « J’y cherche le santal. Lorsque vous accomplissez un vœu, il faut brûler du santal. Son parfum transmettra votre vœu jusqu’au palais Tam Thanh ou les immortels vous exauceront » Le maître de maison reprit : « Comment arrivez-vous à découvrir le Santal dans l’immensité des bois ? » « Ce n’est pas complique. Mettez dans votre bouche une de ces granules. » Et il sortit de son sac un petit paquet de soie rouge écarlate dans lequel se trouvaient plusieurs petits grains. Il dit : « Ce sont des granules au pouvoir magique. Il m’a fallu plusieurs années pour les fabriquer. Si vous les gardez dans votre bouche, vous pourrez passer tout une année dans la forêt sans avoir besoin de manger. Ils vous préserveront de tous les dangers. Et même les fées viendront vous aider à trouver le Santal. Alors tous vos vœux seront exauces et vous deviendrez immortel. » Pendant que le visiteur vantait les pouvoirs surnaturels de ses granules, une lueur de convoitise brillait dans les yeux du maitre de maison. Celui-ci jetait des regards furtifs sur le petit paquet de soie rouge en se disant : « Je serais bien content de posséder ces grains qui me rendrait immortel. Il chercha à retenir son hôte chez lui. Un matin qu’ils jouaient aux échecs, le maître de maison prit une pièce et dit : « Ces échecs sont un précieux héritage de mes parents. Ils sont en ivoire. Mais toutes les autres ne valent pas ce pion qui est en Emeraude. Il est d’une grande pureté et brille même dans les ténèbres. L’hôte prit le pion, le mania longuement entre ses doigts et dut reconnaître que c’était un objet rare. Il pensa : « Si je pouvais l’avoir pour en faire présent a mon maître. » Pendant la partie d’échecs. Nos 2 joueurs ne pensaient qu’au moyen d’entrer en possession, l’un des granules et l’autre du pion en Emeraude. Vint le jour du départ de l’hôte. La maîtresse de maison prépara un bon repas pour le régaler. Lorsqu’elle eut terminé, elle appela son mari qui disparut dans la cuisine. Il en ressortit bientôt avec un plateau garni de victuailles et d’une bouteille d’alcool. Entre-temps, le charmant hôte subtilisa le pion qu’il cacha dans la manche de sa veste. Mais le voleur ne s’attendait pas à être vole. Apres avoir bien mange, il s’écroula dans un canapé. Voyant que le breuvage avait produit son effet, le maître de maison fouilla dans le sac, prit le paquet de soie écarlate et se hâta de quitter la maison sans même prévenir sa femme. Lorsque l’hôte reprit ses sens, il ne retrouva point ses granules magiques ni son ami. Il s’enquit auprès de la maîtresse de maison qui ne sut que répondre. Tristement, il se remit en route, résolu à récupérer son bien. Il chercha partout, franchissant une montagne, puis une autre sans que le traître ami donnât signe de vie. Un jour, il grimpa sur une haute crête, fit un faux pas et bascula dans un ravin. La pièce d’échec en émeraude fut projetée sur le sol et se transforma en un bloc rocheux ; lui-même en un arbre dont les racines venaient enserrer le rocher pour le protéger. Mais revenons au maître de maison qui, après avoir fait main basse sur les granules magiques partit à la recherche du précieux Santal. Suivant les instructions de son ami, il les mit un a un dans sa bouche, se fraya un passage à travers d’épais buissons, pénétra dans les forêts les plus profondes, franchit monts et vallées. Ses efforts furent vains. Découragé, il voulut rentrer, mais il ne reconnut plus le chemin. Le paquet de granules commençait à se vider. Il ne savait pas que lorsqu’il l’aurait épuisé, il serait transformé en fauve. Déjà son corps se couvrait de poils. Et le jour fatal arriva : il se métamorphosa en un tigre au pelage cendre. A la maison, sa femme et son enfant pleuraient sa disparition. Les flots de larmes qu’ils déversaient sur le sol y creusaient un petit canal. A la longue, la mère, l’enfant, les animaux de la basse-cour et domestiques furent mues en pierre. Le tigre cendre parvint finalement à trouver le chemin du retour. De loin, il aperçut la silhouette de sa femme, de son enfant, de son chien, de ses poules. En quelques bonds, il se trouva devant eux. Mais lorsqu'il vit que tous étaient de pierre, il rugit de douleur et bondit vers la brousse qui se referma sur lui. Il existe aujourd’hui au district de Khanh Duong, Province Khanh Hoa, au centre Vietnam connue pour sa station balnéaire de Nha Trang, un rocher qui prend la forme de deux êtres humains, l’un de plus grande taille que l’autre, on l’appelle le Rocher de la mère et de l’enfant. Tout autour, on voit d’autres rochers de la forme d’un chien, d’une poule, d’un mortier, d’un balai, d’une trousse de couture, etc... Il y a encore un bloc de pierre de forme carrée sur lequel sont dispose de petits galets. On suppose que ce soit l’échiquier auquel il manque le pion. Tout près de la coule le ruisseau des fées, Aux eaux intarissable car il est alimente par les larmes de la mère et l’enfant. Dans le ruisseau s’ébat une paire d’oies. Ce sont les petites oies que le visiteur avait offert à son hôte. Celles-ci n’ont pas été métamorphosées en pierre parce qu’elles n’appartenaient pas à la maison. Plus loin vers le Nord, on trouve le mont Tinh Son, dans la province de Phu Yen, un bloc de pierre surnomme Le Pion. Les gens du lieu vous diront que c’est le vestige de la pièce d’échecs volée. Tout près se dresse un arbre séculaire qui enserre de ses racines la pierre. Cet arbre représente le visiteur qui a volé le pion en Emeraude. | | | À: Larsay · 12 août 2020 à 14:57 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 46 de 86 · Page 3 de 5 · 627 affichages · Partager Bonjour,
En effet, les yao Lantien (Kim mun Lantien sha) y sont en grand nombre! Pour ceux qui ne savent pas, il est question ici des femmes en bleu avec la coiffe et la couronne en argent massif.... Il faut quand même dire à nos amis voyageurs que la probabilité de rencontrer une telle concentration de Yao et qui plus est en costume traditionnel, couronne céleste incluse, ne se produit pas à chaque marché.... Il devait y avoir une raison spécifique pour que toutes ces femmes soient ainsi parées ce jour là, la connaissez vous?
C'est un beau marché mais il n'est surement pas le seul à faire vibrer...j'en ai vu de très beaux tout au long de la frontière de l'ouest à l'est, c'est parfois aussi une question de circonstance, de hasard et de grande chance comme pour vous ce jour là. | | | À: Asia7 · 13 août 2020 à 8:50 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 47 de 86 · Page 3 de 5 · 609 affichages · Partager J'ai vu le marché de Bao Lac deux fois et, à chaque fois, il y avait de nombreuses femmes avec cette coiffe invraisembable. La 2e fois, j'ai ensuite continué sur la route qui traverse le bourg, pour aller au village de Michalak, et elles marchaient au bord de la route pour rentrer dans leurs villages, qui sont donc de ce côté-là | | | À: Larsay · 13 août 2020 à 9:28 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 48 de 86 · Page 3 de 5 · 602 affichages · Partager Sans vouloir vous contrarier vous décrivez sur ce forum une visite à Bao Lac
"Deuxième déception, la plus grande, avec le marché hebdomadaire (je rappelle qu’il est tous les 5 jours LUNAIRES 5, 10, 15, etc.). J’étais retourné à Bao Lac pour ça et, contrairement aux 2 fois précédentes, pas de h’mongs avec des costumes extraordinaires, pas de dao lin mien (Dao lan Tien) avec leur coiffe unique faite d’un chignon et d’un long ruban blanc posé sur deux baguettes ; quelques lolos et hmong en costume de tous les jours, point final".
Comme quoi ce n'est pas systématique. 
Oui, ils sont bien aussi de ce côté là et aussi dans les Provinces de Bắc Kạn, Ha Giang et Lao Cai en plus grand nombre plus ils seront proches de la frontière chinoise. | | | À: Tytynoir31 · 14 août 2020 à 7:42 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 49 de 86 · Page 3 de 5 · 590 affichages · Partager Song Hoang du côté de Co Loa à 18 km au nord-est de Hanoi, première capitale du Vietnam, Le temple de l’épouse TruongIl était une fois une femme du nom de Thi Thiet, au village de Nam Xuong. Elle était belle et de grande vertu. Son mari Truong Sinh était originaire du même village. De caractère ombrageux, celui-ci surveillait avec un soin jaloux sa femme qui pourtant avait une bonne conduite. Leur vie conjugale était sans histoire, jusqu’au jour ou éclate la guerre a la frontière du pays. L’homme fut recruté alors que sa femme allait avoir un bébé. Le jour de son départ, le mari recommanda a la femme de veiller sur sa mère et de bien élever leur enfant. Une dizaine de jour plus tard, ThiThiet mit au monde un garçon qu’elle nomma Dzan. L’enfant grandissait rapidement, mais sa grand-mère que l’absence de son fils Truong Sinh affectait, tomba malade. Malgré les soins de sa bru, elle succomba. Plusieurs automnes passèrent. La femme attendait patiemment le retour de son mari. Le jour, elle devait vaquer aux travaux des champs et n’avait le temps de s’occuper de son fils que le soir. Lorsque l’enfant pleurnichait, elle lui montrait sa propre ombre qui se dessinait sur le mur et disait : « Sois sage. Regarde, voilà papa qui rentre. » Et chaque soir, avant d’aller se coucher, l’enfant demandait à voir l’ombre qu’il prenait pour son père. La guerre pris fin, la paix fut rétablie, les mobilises revinrent dans leur foyer. Parmi eux Truong Sinh. Apres des années de séparation, les retrouvailles furent touchantes. Truong Sinh déplorât la mort de sa mère, mais se réjouit à la vue de son enfant. Le petit Dzan avait alors trois ans et commençait à balbutier ses premiers mots. Il se laissait porter dans les bras de son père mais ne semblait pas le reconnaitre. Un jour, Truong Sinh se rendit sur la tombe de sa mère. Il emmena avec lui son enfant. Lorsque celui-ci se trouva seul avec son père qu’il prenait pour un étranger, il se mit à crier. Son père essaya de le calmer : « Ne pleure pas, mon garçon. Papa t’achètera beaucoup de bonbons. » A quoi l’enfant protesta : « Non, vous n’êtes pas mon père. Vous ne lui ressemblez pas. Papa ne rentre que le soir. » Truong Sinh sentit son cœur se serrer, il le questionna vivement : « Qui est ton papa ? Parle ! » « Papa vient tous les soirs à la maison. Quand maman s’asseyait, il se mettait à ses cotes, quand elle se levait, il la suivait. Il ne s’occupait pas de moi. » Les paroles innocentes de l’enfant firent croire a Truong Sinh que sa femme l’avait trompé. Torture par la jalousie, il marmonna entre ses dents : « Infidèle femme ! Tu profites de la mort de ma mère et mon absence pour recevoir des males dans ma maison. » Tuong Sinh n’avait pas rapporté qu’il s’agissait de paroles sorties de la bouche du petit Dzan. Sa femme cria son innocence : « Que mon mari ne me soupçonne pas de l’avoir trahi ! Pendant ces trois années de séparation je vous suis restes toujours fidèle. » Ses explications ne firent qu’irriter le mari jaloux qui en vint aux coups. Des voisins accoururent. En vain, ils cherchèrent à la justifier. Le mari jaloux ne voulait pas les croire. La mort dans l’âme, la femme serra son enfant dans ses bras et fondit en larmes. Profitant d’un moment d’absence de son mari, elle courut a l’embouchure du fleuve Hoang et se précipita dans l’eau. Lorsque Trunog Sinh apprit la nouvelle, il se hâta vers le fleuve, mais le courant rapide avait emporté sa femme. Le soir vint. Les ténèbres s’épaississaient autour de l’enfant qui se mit à pleurer. Troung prit une lampe et l’alluma. Aussitôt, le petit Dzan s’écriât : « Voilà papa qui arrive ! « Ou est-il ? » L’enfant désigna l’ombre de son père sur le mur en criant : « Le voilà ! Le voilà ! »Truong Sinh comprit son erreur. Sa jalousie lui avait fait commettre une injustice irréparable. Chaque soir, il se rendait sur la berge du fleuve, son enfant dans les bras, pour déplorer la perte de sa femme. Il se promit de rester fidèle à sa mémoire. Plus tard, un temple fut érigé à l’embouchure du fleuve Hoang. C’est le temple de l’épouse Truong
( je ne garantis pas qu’il existe toujours) | | | À: Tytynoir31 · 14 août 2020 à 9:20 · Modifié le 14 août 2020 à 9:50 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 50 de 86 · Page 3 de 5 · 585 affichages · Partager Plus tard, un temple fut érigé à l’embouchure du fleuve Hoang. C’est le temple de l’épouse Truong
Qui ne se trouve pas du tout à Co Loa proche de l'ancienne citadelle mais à Ba Vu goo.gl/maps/5Qhi7u5eEaftP4Z96
Voici l’histoire de la famille Vu descendante de Mme Doang Thuong - Vu Thi Thiet hovuvovietnam.com/...tc_304_309_1440.html | | | À: Tytynoir31 · 17 août 2020 à 7:39 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 51 de 86 · Page 3 de 5 · 545 affichages · Partager Hanoï et le lac de l’épée restituéeL’histoire remonte à l’époque des Ming. La domination chinoise pesait lourdement sur le Vietnam. La population accablée d’impôts haïssait l’occupant. Dans le Than Hoa, district de Lam Son, des patriotes, avides de liberté, se soulevèrent. Mais les forces étaient par trop inégales et ils allaient de défaite en défaite. C’est alors que Long Quan, roi de l’empire des eaux décida d’intervenir. A cette époque vivait au Thanh Hoa un pécheur nomme Le Than. Une nuit, ou il relevait son filet il le sentit beaucoup plus lourd que de coutume. « Un gros poisson » pensa-t-il tout heureux. Mais ce n’était qu’une barre de fer qu’il rejeta a l’eau. Un peu plus tard, comme il levait à nouveau le filet, il y trouva la même barre de fer. Et ainsi 3 fois de suite. Surpris, il regarda de plus près cet objet insolite. -Oh ! Oh ! C’est une épée, s’écria-t-il A quelque temps de là, il rejoignit les volontaires de Lam Son. Un jour le commandant en chef Le Loi et quelques hommes de troupe entrèrent chez Than. La cabane était obscure, même en plein jour mais dans un coin brillait l’épée. Etonne, Le Loi s’en saisit et l’examinant, vit grave sur le métal ces mots : »Par la volonté du ciel. Cependant personne n’y attacha grande importance. Or, peu de temps après, Le Loi et ses lieutenants durent battre en retraite. Traversant une forêt, il aperçut soudain une étrange lumière au faite d’un banian. Grimpant aussitôt a l’arbre, il vit qu’elle provenait d’une poignée d’épée incrustée de Jade. C’est alors qu’il se souvint de l’épée vue chez Than. Le jour suivant, retrouvant le jeune pécheur, il lui fit part de sa découverte. Miracle! La poignée s’adaptait parfaitement à l’épée. -Mon prince, c’est le ciel qui vous l’envoie, s’écria Than. Nous jurons de vous suivre et de sacrifier notre vie pour l’indépendance de la Patrie. Des lors, l’épée sacrée aux mains de Le Loi décupla l’ardeur des soldats et fit merveille. Bientôt, tout le pays fut libéré. Un an après avoir chassé les Ming, Le Loi devenu roi, se promenait sur le lac de Ta Vong au cœur de la capitale, quand la barque royale vit soudain surgir des eaux une tortue d’or. -Je vous prie, dit-elle, de bien vouloir rendre à mon maitre Long Quan. Empereur du Royaume des Eaux, l’épée sacrée qu’il vous a confiée. Debout sur la barque, Le Loi sentit frémir l’épée qu’il portait toujours à la ceinture. Il la saisit et la jeta dans l’eau. La Tortue d’or l’avala et plongea. Pendant longtemps une clarté fulgurante sillonna la surface du lac. C’est de ce jour que le lac de Ta Vong a pris le nom de « Lac de l’épée » ou plus exactement « Lac de l’épée restituée » | | | À: Asia7 · 19 août 2020 à 15:40 · Modifié le 19 août 2020 à 16:43 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 52 de 86 · Page 3 de 5 · 517 affichages · Partager Les cheveux
Lorsqu’une Thai Noir se marie, elle porte un chignon très élevé appelé «tang câu», qu’elle gardera jusqu’à la fin de sa vie conjugale. Mais avant de pouvoir arborer ce fameux chignon qui fait d’elle une femme mariée aux yeux de la communauté, elle doit faire l’objet d’une cérémonie pour le moins originale. Pas question que la femme se fasse elle-même son chignon! Non, cet acte spirituel est confié à deux représentantes de sa belle-famille qui répondent à des critères précis. Au jour choisi conjointement par les familles de la mariée et du marié, ces deux dames viennent peigner, faire le chignon et recommander à la fille la bonne conduite que l’autre famille attend d’elle. La tradition Thai Noir veut que chaque fois que les femmes se peignent, elles ramassent les cheveux qui tombent pour constituer ces mèches qui seront utilisées lors de la cérémonie de création du «chignon de noces». Car selon la tradition, plus le chignon est gros et élevé, plus la mariée sera belle Mais... il y a des exceptions. Certaines femmes Thai Noir ne portent pas de chignon au moment de leur mariage ni après, dans ce cas, une autre cérémonie aura lieu. La famille du mari devra offrir à la mariée deux mèches de cheveux, une broche, deux bracelets, une paire de boucles d’oreille en argent, un rouleau de brocatelle, une ceinture en brocatelle verte, un miroir, un peigne...etc La femme Thai Noir gardera son chignon jusqu’à la fin de sa vie ou à la disparition de son mari, suite à laquelle elle sera obligée de renoncer au chignon élevé. La veuve se fera alors une queue de cheval, comme les jeunes filles.
Le port du casque étant obligatoire, les femmes Thai portaient le casque (quand elles le portaient,) par dessus le chignon, l’attache étant «bricolée» pour pouvoir tenir au mieux, En 2015 un casque de moto pour les femmes de l’ethnie Thai a été conçu par une entreprise vietnamienne, il leur permet maintenant de loger leur gros chignon dans un compartiment spécial à son sommet, un peu comme si elle avaient un bol sur la tête,
Les femmes Doa se coiffent de diverses façons : cheveux longs enroulés autour de la tête comme chez les Dao rouges, cheveux partagés par une raie au milieu de la tête et relevés en chignon sur la nuque comme les Doa à pantalon blanc, cheveux coupés courts et enduits de cire d'abeilles comme chez les Dao aux sapèques. Les Dao rouges se rasent les sourcils et le haut du crâne d’une oreille à l’autre La légende veut qu'une femme ait un jour empoisonné sa belle-mère à l'aide de l'un de ses cheveux. Depuis, pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise, toutes les femmes de cette ethnie se rasent. Les femmes yao (Dao au Vietnam) ne se coupent les cheveux qu’une fois dans leur vie, à l'âge de 18 ans. Elles coiffent leurs cheveux en les remontant sur leur tête et en ajoutant parfois à leur coiffure des cheveux déjà coupés ou tombés, qu'elles ont reçus en héritage de leur mère et de leur grand-mère. Depuis l'Antiquité, les femmes Yao (Dao), ainsi que les princesses impériales de Chine, ont utilisé l'eau dans laquelle elles cuisent le riz pour se laver les cheveux. Pour elles, leurs cheveux longs et brillants sont leur bien le plus précieux, çà symbolise la longévité, la prospérité, la richesse et la chance.
La recetteAprès avoir rincé le riz (1/2 tasse) pour éliminer les impuretés faites le bouillir (2 tasses d’eau) pendant 15 minutes, en remuant de temps en temps. Égouttez l’eau de cuisson dans un récipient et gardez la à température ambiante pendant un jour au moins, pour que l’eau devienne légèrement acide et commence à fermenter. Ensuite, versez l’eau de riz dans une casserole, faites bouillir pendant 10 minutes, puis laissez refroidir C’est prêt à l’emploi, utilisez cette eau comme un shampoing (ou comme masque après un léger lavage au shampoing habituel), Massez délicatement votre cuir chevelu, laissez poser au moins 20mm puis rincez bien soigneusement. Vous pouvez jouter quelques gouttes d’huile essentielle de lavande ou de romarin pour parfumer.
Les HmongsHmong blanc : rasée sur les côtés, touffe de cheveu au sommet et turban Hmong vert : cheveux longs sur les épaules, chignon après le mariage Hmong noir : cheveux longs avec turbans Hmong rouge : cheveux longs et houppes rouges Hmong fleur : cheveux longs avec postiches, foulards rouges ou verts
Les hmong noirs de Sapa ont une coiffe simple, cylindre de tissu uni, roulé sur une armature, laissant libre vers le haut la chevelure repliée en natte agrafée d'une épingle, Les fillettes ont les cheveux libres sur les épaules, les hommes ont des allures de curés de campagne  avec leurs cheveux coupés au bol qu’ils coiffent parfois d’un béret traditionnel, brodé ou celui hérité des français,
Les Ha NhiLes jeunes femmes lient leurs cheveux naturels à des perruques (en crin de cheval ou en coton) pour composer une longue chevelure, nattée en trois brins qui sont ramenés sur les côtés et derrière la tête. La chevelure joue un rôle important dans la vie des femmes Hà Nhi. Elles ne quittent jamais leur chevelure malgré son poids. Pour l’embellir, elles le couvrent d’un turban carré brodé de motifs aux angles.
La femme vietnamienneCe qui donne son élégance à la femme vietnamienne, c’est, sans nul doute, sa chevelure ! L’Histoire nous dit que sous l’influence du confucianisme, les Vietnamiens n’avaient pas le droit de se couper les cheveux. Si les hommes ont perdu l’habitude de les rouler en chignon sur la nuque pour adopter des coupes plus courtes, les femmes perpétuent encore un peu la tradition des cheveux longs.
Les jeunes filles et les femmes du Nord enroulaient leurs cheveux dans une bande de velours marron, puis disposaient le tout autour de la tête, A Ha Noi, on voit encore de vielles personnes coiffées ainsi et dans les villes touristiques lors de représentations de Théâtres ou de chants traditionnels, les artistes ont aussi cette coiffe, mais la femme moderne l’a abandonnée, Les femmes du Centre et du Sud se faisaient un chignon sur la nuque Pour la plupart, les femmes modernes, les jeunes filles, ont sacrifié au sacro-saint « modernisme »leur chevelure  On coupe, on frise et on teint.. L’effet est rarement heureux... virant du brun au roux.. et, quand il est question comme chez certains, d’oser le blond (surtout vu chez les garçons qui arborent des crêtes décolorées) 
Commerce du cheveuxLes cheveux faisaient au Vietnam, avant la Révolution de 1945, l’objet d’un petit commerce assez florissant. Les femmes qui avaient des cheveux clairsemés achetaient au marché de Dông Xuân ( Hanoï) des faux chignons et des cheveux pour rembourrer leur coiffure. Les femmes du village de Triêu Khúc à Hà Dông, en banlieue de Hanoï, se spécialisaient dans le commerce de cheveux: elles allaient de village en village troquer du sucre de riz germé contre des cheveux, leurs clients étaient des enfants auxquels les mères donnaient des amas de cheveux qui tombaient quand elles se peignaient
« Les commerçants chinois sont venus dans notre village acheter des cheveux pour produire des perruques à destination des marchés occidentaux » Depuis quelques années, les débouchés se sont encore élargis avec des clients venus de Corée du Sud et de Thaïlande. Des centaines de milliers de tonnes de cheveux sont vendus chaque année à l'étranger A 40 km de Hanoï le village de An Binh - Bac Ninh s’est aussi spécialisé dans ce commerce lucratif, Aujourd’hui il est assez fréquent de voir sur les marchés ethniques des ventes de cheveux...ce ne sont plus les cheveux tombés qui sont commercialisés mais bien ceux que coupent les femmes, à leur grande désespoir, pour pouvoir faire face à leur pauvreté, | | | À: Tytynoir31 · 25 août 2020 à 11:51 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 53 de 86 · Page 3 de 5 · 465 affichages · Partager (1/2) La citadelle de l’escargot et l’arbalète magiqueSong Hoang du côté de Co Loa à 18 km au nord-est de Hanoi, première capitale du Vietnam, Le Roi An Duong, ayant conquis le Van Lang, donna au pays le nom de « Au Lac ». Il établit sa capitale a Phong Khe et décida d’y élever une citadelle imprenable. La terre de la colline était, dit-on, « dure comme la pierre ». Les travailleurs s’acharnaient. Le roi et ses notables qui inspectaient les travaux se montraient satisfaits : cette forteresse résisterait aux pires typhons et aux plus terribles envahisseurs. Elle résista si bien que, peu de jours après, les murs s’effondrèrent mystérieusement comme un château de cartes. Le roi se rendit sur les lieux. La population interrogée disait qu’elle avait entendu des voix, des bruits souterrains, mais que, morte de peur, elle n’avait rien vu car elle n’osait même pas regarder ! Le roi ordonna de reprendre les travaux et d’achever coute que coute la construction. Les travailleurs reprirent leur tâche avec un effort redouble. Mais une seconde fois, les murailles tombèrent. Puis une troisième. Et les gens entendaient toujours mais n’osaient aller voir. Cette fois le roi s’adressa au ciel en faisant le tour de la citadelle détruite. Il vit venir à lui un vieillard qui lui dit : « Demain matin, rendez-vous sur la berge du fleuve. Un ambassadeur vous apportera un message qui vous permettra de construire votre citadelle. » Sur ces mots, le vieillard disparut. Le lendemain à l’aube, le roi se rendit sur les bords du fleuve. Quand le brouillard se dissipa, il vit de l’est nager vers lui une grande tortue d’or qui se présenta comme le génie Kim Quy (Tortue d’Or). Porte au palais sur un plateau d’or, le génie révéla au roi le secret de l’effondrement de la citadelle : « Au mont That Dieu vit un coq blanc vieux de centaines d’années dont l’esprit malfaisant peut prendre diverses formes. Les âmes errantes qui n’ont pu se fondre dans le grand Tout de l’Harmonie universelle et qui hante les cavernes et les grottes viennent le trouver par les nuits claires. C’est l’Eprit démoniaque du coq blanc qui les a jusqu’ici incites à détruire la citadelle. « Mais comment retrouver ce coq blanc ? -Il a été lie par le sort à la fille du propriétaire d’une auberge construite au pied du Mont That Dieu. C’est pourquoi son esprit maléfique prend souvent la forme d’un voyageur. Nous avons des chances de le retrouver là-bas » Le roi écouta le génie. Il dépêcha de nombreux soldats qui organisèrent une embuscade dans la forêt puis il se déguisa en voyageur ainsi que le génie. Le propriétaire de l’auberge refusa d’abord de les loger mais, devant leur insistance, il s’inclina. Pendant la nuit, des pas sourds se firent entendre, suivis de coups dans le mur et d’appel à la fille. Mais le génie les menaça et les pas s’éloignèrent. A l’approche du matin, sur les conseils du génie, le roi donna l’ordre à ses soldats d’attaquer. Les flèches sifflèrent. On entendit partout des cris de douleur. Puis les plaintes s’espacèrent. Au lever du soleil, les soldats du roi exhumèrent de nombreux ossements humains, les brûlèrent et dispersèrent les cendres dans les ruisseaux. Le roi et le génie retournèrent alors à l’auberge et exigèrent du propriétaire que le coq blanc fut sacrifie au Ciel. Mais à peine eut-il la gorge tranchée que la fille du propriétaire tomba raide morte et qu’au même moment, un oiseau s’envola par la fenêtre. Le génie l’abattit, détruisant ainsi l’esprit du démon. Plus rien, n’empêcha des lors la citadelle d’être construite. Large de mille Truong, avec desaussi épaisses que hautes, elle reçut le nom de Citadelle de L’Escargot. | | | À: Tytynoir31 · 25 août 2020 à 13:14 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 54 de 86 · Page 3 de 5 · 461 affichages · Partager Song Hoang du côté de Co Loa à 18 km au nord-est de Hanoi, première capitale du Vietnam,
En fait, le nom de la citadelle est: Thành Cổ Loa (citadelle Co Loa), elle se trouv ait au bord du fleuve Hoang (song Hoang signifiant fleuve jaune en vietnamien) Aujourd'hui, le fleuve Jaune à Co Loa n'est qu'un tronçon du fleuve qui a été rempli et rénové en canal d'irrigation.
Si la citadelle se dit aujourd'hui de l'escargot et porte aussi le nom de : thành ốc, (citadelle de l'escargot)c'est du à sa construction en spirale | | | À: Asia7 · 25 août 2020 à 13:33 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 55 de 86 · Page 3 de 5 · 457 affichages · Partager Merci de ces précisions Bonne soirée | | | À: Tytynoir31 · 25 août 2020 à 13:45 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 56 de 86 · Page 3 de 5 · 452 affichages · Partager Le voyageur (passionné d'histoire  ) qui visite cet endroit devra bien faire la distinction... La première Citadelle de Co Loa érigée au IIIème siècle avant Jésus Christ sous le règne de Thuc An Duong, fondateur de la dynastie légendaire des Thuc, Co Loa est la plus ancienne citadelle du Vietnam. Ce village ancestral constitue l’ancienne capitale du royaume d’Au Lac, ancien nom du Vietnam. Actuellement, quelques parties ont été bétonnées pour servir de routes et de base à des logements résidentiels. La spirale intérieure a perdu sa forme d’origine, elle n’est plus visible que par quelques monticules. Les murs du milieu et ceux extérieurs conservent leur forme, bien qu’ils ne soient pas aussi hauts qu’autrefois: 1 à 3 m au lieu de 7-8 m auparavant. Les fossés, un des témoins de grande valeur du site, ont été largement dénaturés. Certains, remblayés, servent à la construction de logements ou à la culture du riz, d’autres à l’élevage de poissons, altérant ainsi leur forme d’origine. Récemment, le Comité populaire de Hanoï a aussi approuvé le plan de gestion, de préservation et de valorisation du site national spécial de Cô Loa pour la période 2018-2020, dans le but, notamment, de restaurer les murs de la citadelle. Sous la dynastie Ngô, une autre citadelle fut érigée entre 939 et 944. Pour la seconde fois, Co Loa fut ancienne capitale royale. Au XVIIe siècle, la dynastie des Lê voulut rendre justice à la mémoire du roi Thuc An Duong et fit construire un temple à l’emplacement de son ancien palais. | | | À: Asia7 · 25 août 2020 à 13:58 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 57 de 86 · Page 3 de 5 · 450 affichages · Partager Le problème est que je n'ai pas du tout la même histoire, et la mienne est dans les livres d'histoire du Vietnam. la voilà (extrait de mon livre)!
Le prince chinois Thuc Phan rallie certains chefs Âu Viêt et s’empare du royaume viêt du Van Lang. Sous le nom d’An Duong, il fonde en 257 av. J.-C. le royaume d’Âu Lac . Il installe sa capitale à Phong Khé, à 18 kilomètres à l’est de Hanoï, et y construit une citadelle entourée de trois grandes murailles concentriques en terre et briques d’énormes proportions : 12 kilomètres de long, la plus longue faisant 8 kilomètres de circonférence, 5 mètres de haut, 20-30 mètres d’épaisseur à la base, 6-10 au sommet, avec des tours de 12 mètres percées de portes (on en trouve encore quelques traces), le tout couvrant 600 hectares entourés de haies de bambous et de douves. A cause de la forme en spirale des murailles, le roi donne au centre le nom de Loa Than (Capitale en spirale), que le peuple baptise plus tard Cô Loa (Vieille spirale). Les dimensions de Cô Loa ainsi que le grand nombre d’artefacts en bronze que les archéologues ont retrouvé (pointes de flèches, socs de charrue, outils araires et un des plus grands tambours du Nord) indiquent une population importante, une agriculture florissante et une véritable industrie, donc une solide administration.
La légende de Cô Loa raconte que le sort s’acharne contre An Duong, dont les murailles s’écroulent dès qu’elles sont édifiées. C’est alors que la divinité de la rivière locale lui envoie une tortue d’or qui le conseille sur la construction de ces murs. Elle lui donne également une griffe magique, qu’il attache à son arbalète. La légende précise que, grâce à la griffe, chaque flèche de l’arbalète peut tuer 10 000 ennemis, 10 000 étant chez les Asiatiques un chiffre symbolique signifiant une grande quantité, voire l’infini. En 218 av. J.-C., l’insatiable empereur chinois Qin Shi Huang Di envahit le royaume d’An Vuong La conquête se fait non sans peine, les Viêt utilisant déjà la tactique de la guérilla et de la terre brûlée. Une armée chinoise est détruite par une attaque de nuit et son général tué. L’empereur doit envoyer des renforts sous le commandement du général Zhao Tuo (Triêu Đàou Triêu Vu Đé en vietnamien). La légende raconte que, pour s’emparer de Cô Loa, l’empereur Qin commence par y envoyer le fils de Zhao Tuo demander la main de la fille d’An Duong, la princesse My Chau, qu’il obtient. Rappelons que, lors de la construction des murailles de la capitale, une tortue d’or a donné au roi une arbalète dont la gâchette est une de ses griffes, ce qui rend l’arme magique ; My Chau s’empare ou aide son mari à s’emparer de la griffe et la capitale tombe aux mains des Chinois ; le roi s’enfuie avec sa fille en croupe et appelle la tortue à son secours : « Génie de la tortue d’or, viens à mon secours » ; « L’ennemi est derrière toi, sur la croupe de ton cheval », répond la tortue. Le roi poignarde sa fille ; l’apprenant, son mari se jette dans un puit. | | | À: Larsay · 25 août 2020 à 14:18 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 58 de 86 · Page 3 de 5 · 444 affichages · Partager Je n'ai rien écrit sur l'histoire de la citadelle! Cependant, moi non plus je ne connais pas la même histoire... Mais là c'est une légende que rapporte votre ami...
Après, ce que disent les livres d'histoires vietnamiens  ..dans certains cas vous savez comme moi que l'on y écrit parfois et parfois souvent ce qui arrange...  et ce surtout quand ils sont destinés à l'enseignement... | | | À: Larsay · 25 août 2020 à 14:33 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 59 de 86 · Page 3 de 5 · 442 affichages · Partager Il ne faut pas confondre les légendes et la vérité historique Pour ma part je préfère les légendes très instructives sur les mentalités. Mais dans l ensemble peu de différences. Bonne soirée | | | À: Asia7 · 26 août 2020 à 9:05 Re: Il est grand temps de rallumer les étoiles! Message 60 de 86 · Page 3 de 5 · 425 affichages · Partager Les livres d'Histoire du Vietnam que je lis depuis plus de 2 ans pour écrire mon livre ne sont pas tous écrits par de Vietnamiens (il y en a écrit par des grands historiens comme Nguyên Thê Anh, qui en a écrit de nombreux dont une remarquable Histoire du Vietnam, publié par les Editions sociales!), j'ai toujours recoupé avec des livres écrits par des sommités françaises comme Philippe Papin de l'EFEO (superbe Histoire de Hanoi et Vitenam, parcours d'une nation aux Editions Belin) ET anglo-saxons, Pierre Brocheux, Charles Fourniau, etc.. C'est également celle relatée dans Wikipedia sous le titre Co Loa Citadel. Tous ces textes relatent la légende de Co Loa comme je l'ai écrite, avec la tortue d'or, l'arbalète magique, le mariage de la fille avec un Chinois, sa trahison et sa mort des mains de son père et le suicide de son mari dans un puits, donc pas tout à fait la légende de notre ami Tytynoir. C'est sans importance, j'ai juste pensé que relater une autre version, apparement plus fréquente, serait une bonne chose | Carnets similaires sur le Vietnam: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 986 visiteurs en ligne depuis une heure! |