Salut
tortuegeante,
J´ai enfin lu (!)
les pintades à Téhéran, et ce sur les bons conseils d´
Esvessya.
Je ressors ravie et amusée de cette lecture.
Les pintades de la capitale iranienne ne rentrent pas si vite et automatiquement au poulailler que l´on pourrait l´imaginer en Occident....
Le poulailler, c´est le cocon familial traditionnel et le carcan religieux.
Ce bouquin, rédigé sous forme de chroniques et émaillé de mille anecdotes, bons conseils pratiques, références bibliographiques et autres, s´avère très agréable et drôle à la lecture et surtout fort utile pour ceux et celle qui ont un voyage en
Iran en gestation.
Dephine Minoui tord le cou à bon nombre de clichés. L´
Iran n´est pas qu´austérité dictée par les mollahs. C´est avant tout la terre d´une population raffinée et subtile, nourrie aux contradictions, tiraillée entre tradition et soif de modernité.
Pour le plaisir et pour finir, deux lignes extraites du livre :
«
Avant la révolution, on buvait dans la rue et on priait à la maison. Aujourd´hui, c´est le contraire. » La plaisanterie entendue mille et une fois à Téhéran, offre un bon résumé de la liberté qui prévaut derrière les murs d´une ville dominée par les tabous et la religion.