Chère Tiziana, je t'en prie, ne voyage pas par excès; voyager par excès porte un nom: ça s'appelle du tourisme!
Je suppose que si tu communiques sur ce forum c'est que tu n'envisages pas tes voyages de cette façon sinon tu irais directement sur les sites des voyagistes bien connus.
Pour ma part et toujours selon cette philosophie, je considère que ton périple n'est pas vraiment réalisable sauf à vouloir entrer au livre des records...
Les points de ralliement de ton quadrilatère (
Buenos-aires-
Iguazu-
Salta-
Mendoza-
Buenos-Aires) développent déjà plus de 5000 kms, et tu voudrais réaliser tout cela en 15 jours (comptr tenu du temps passé à
Buenos Aires à l'arrivée comme au retour).
Si tu considères qu'une fois sur les sites il te reste quelque chose comme 2 à 3 000 kms d'expés (1200 à 1500 sur
Salta, 1200 à.... sur
Mendoza et je ne compte même pas
Iguazu puisque tu ne ferais que les chutes...) cela nous donne un total de 7500 kms en 15 jours soit un coefficient pondéré de 500 kms par jour en transport routier!!!
Si tu retiens une vitesse moyenne de 70 kms/h cela donne 7 heures de transport par jour!
Les professionnels des expés sérieux s'engagent à une moyenne de l'ordre de 250 à 300 kms par jour!!!
Alors bien sûr tu vas me dire:" Oui mais les grands trajets on les fait d'une seule traite", d'accord mais si tu réfléchis bien ça revient au même: tu perds plus ou moins (et plutôt plus que moins) 4 jours!Parce que figure-toi que lorsque l'on sort d'un voyage sans escale de 20 heures on n'embarque pas dans la foulée pour une expé de 600 bornes; on s'installe, on souffle, on cherche, on choisit, on se lave, etc, etc...
Par ailleurs et même si ce n'est pas la saison idéale, la région du Nord-Ouest te permet des boucles "relativement" compactes alors que le Cuyo si tu veux en profiter, t'oblige à des boucles beaucoup plus longues, je peux te le préciser si ça t'intéresse.
N'oublie jamais qu'en
Argentine le but des voyages n'est jamais les villes mais les paysages qu'il y a autour; le problème c'est que cet "autour" est toujours diablement loin (à l'échelle européenne).
Par conséquent, à mon sens, il te faut élaguer et sacrifier ce qu'Hergé appelle à juste titre un "Fanion".
Nous savons que c'est difficile et frustrant mais il faut s'y résoudre sinon on risque le gros couac épuisant et vain.
Amicalement.