Tout à fait, Cojo, mes félicitations, effectivement, ce n’était pas facile du tout!
Poète hongrois, Gyula Illyès, était l’ami de Louis Aragon et Paul Éluard. Écrivain révolutionnaire, son poème «Une phrase sur la tyrannie» (longtemps interdit!) est un cri de révolte, un coup de pied au cul de toutes les dictatures mondiales. Son texte est, et sera toujours d’actualité. Allez, encore quelques petites strophes, pour ceux que ça intéresse :
«Là où il a tyrannie
Tyrannie il y a
Pas seulement dans la sentence
Glacée du juge prononçant coupable
Il y a tyrannie
Pas seulement dans le garde-à-vous
Pas seulement dans les nouvelles
Chuchotées avec peur
À travers des portes
Furtivement entrouvertes
Car là où il y a tyrannie
Tout reste vain
Même le chant aussi fidèle qu’il soit
N’importe quel ouvrage
Car elle demeure
Depuis le commencement près de ton tombeau
Elle décrète qui tu étais
Se sert de tes cendres»