Merci Capcroisière pour la très belle photo de la vue superbe d'Ajaccio et pour m'avoir mis au courant de votre itinéraire
Au fait, sur quel bateau partez-vous?
Voici quelques commentaires au sujet de
Skagway.
Le nom de cette petite ville enclave de l’
Alaska,
Skagway, est un mot dérivé de « Skagua » qui signifie dans la langue des Tinglits « un endroit venteux, avec des bonnets blancs sur l'eau », très poétique comme image, n’est-ce pas ? La ville se situe à 140 km au nord-ouest de
Juneau, capitale de l'
Alaska.
Pour se rendre au Klondike, les chercheurs d’or qui passaient par le canal Lynn en
Alaska pouvaient choisir entre deux routes vers le cours supérieur du fleuve
Yukon : soit la piste Chilkoot, à partir de la ville de Dyea, soit la piste de White Pass, à partir de
Skagway.
Si la route de
Skagway avait l’avantage d’être plus courte, elle était par contre beaucoup pus risquée et on allait jusqu’à dire : « Malheur à qui choisissaient
Skagway ». A son époque d’apogée pourrait-on dire,
Skagway compte jusqu’à 80 saloons, bordels aussi nommés « maisons d’affection négociable !» etc... et tout ce qui vient avec, soit une manne de voleurs plus rusés les uns que les autres!
De nos jours, le White Pass &
Yukon Route Railroad, chemin de fer à voie étroite qui fait partie du passé minier de la région, est en opération uniquement pour l'industrie touristique et fonctionne pendant les mois d'été.
Parmi les excursions proposées, c’est sans hésitation aucune que nous avions choisi le «
Yukon Expedition and White Pass Railway », dans cette région la plus représentative de l’esprit d’aventure à l’américaine qui, jusqu’à un certain point, a fait rêver petits et grands au cours de leur vie... et continue même à les faire rêver de nos jours.
Au cours de cette excursion qui nous amènera au
Canada, nous avons fait l’aller jusqu’à Carcross au
Yukon par la route, en autocar, et avons fait le retour par le célèbre train du White Pass.
A l’aller, nous avons eu droit à quelques arrêts spectaculaires tout au long de la route pour admirer et photographier montagnes, chutes d’eau, etc. bref, tout ce qui fait la renommée et le charme de ce coin sauvage de pays.
Personnellement, deux arrêts m’ont particulièrement plu : celui nous permettant d’avoir une vue magnifique sur une petite île, nommée Bove Island, et celui au lac Emerald. Avec les couleurs automnales, c’était splendide!
Saviez-vous que dans la région se trouve le plus petit désert du monde? C’est le désert de Carcross, qui ne mesure que 2,6 km carrés. L’attrait de ce minuscule désert vient de ce que les dunes abritent une grande variété de plantes.
Pour le lunch, un long arrêt était prévu au Caribou Crossing Trading Post, là où, après avoir mangé nous avons eu quelque temps libre pour explorer les lieux.
Ici, il y a deux choses à ne pas manquer : les chiens de traîneaux et le « Wildlife Museum ».
J’ai appris que ces chiens sont des hyperactifs et qu’ils ont un énorme besoin d’exercices. Donc, lorsqu’ils nous voient arriver, ils reconnaissent en nous un « client potentiel », celui qui leur permettra de se libérer de cette énergie encombrante et leur façon d’attirer notre attention, eh bien, c’est l’aboiement qui n’a d’autre signification que « Venez faire un tour de traîneau! Nous sommes là! Nous voulons vous tirer! » etc.
Lorsqu’un groupe de croisiéristes a eu accès à leur enclos pour un tour de traîneau, les chiens de la meute choisie, les élus quoi!, sont devenus littéralement fous de joie! Ils sautaient, se dandinaient, se précipitaient vers l’attelage etc. Ils ne se sont vraiment calmés qu’une fois bel et bien tous attelés et prêts à partir... alors que plusieurs des chiens de la meute des « laissés-pour-compte », les malheureux, se sont mis à pleurer, l’un d’eux tel un loup hurlant vers le ciel! Je vous assure que nous avons eu droit à tout un spectacle! Je précise que les traîneaux dont je parle sont des traîneaux sur roues et non des traîneaux sur patins.
Nous sommes aussi allés voir le petit musée où, selon le guide, nous trouverions une exposition d’animaux sauvages qui ont marqué la vie du
Yukon. Je croyais y apercevoir quelques bêtes empaillées... mais, je me suis aperçue rapidement que j’avais sous-estimé ce musée. Il est formidable ce musée perdu dans le fin fond du
Yukon! Ça fait tout un choc de se retrouver en présence d’un mammouth, ours polaire, ours brun, caribou etc. On y retrouve tous ces géants de la nature sauvage du
Yukon jusqu’aux petits animaux comme les lièvres blancs ou la minuscule petite belette toute blanche! La présentation des animaux est très soignée et de toute beauté. Si jamais vous prenez cette excursion, ne manquez surtout pas d’y faire un tour... vous y passerez un moment fascinant!
Après cet arrêt, nous avons repris l’autocar qui nous a conduits dans la petite municipalité de Carcross, là nous avons pris le par le fameux petit train à voie étroite pour revenir à
Skagway. A dire vrai, on en fait le tour assez rapidement, mais la municipalité ne manque tout de même pas d’un certain intérêt.
Sachez que dans le magasin général, là où les « bébelles » de toutes sortes sont empilées du sol jusqu’au plafond, il paraît que c’est la loi du
Yukon qui prévaut! Ceci est bel et bien écrit en toutes lettres sur une petite affiche placardée sur un comptoir près de la porte d’entrée : « SHOPLIFTERS WILL BE SHOT... THIS IS THE LAW OF THE
YUKON AND WE DON’T CALL 911 ». Le plus amusant dans tout cela c’est la fin du texte « and we don’t call 911 »!... donc, si on vous tire dessus, tant pis pour vous, on vous laisse pourrir, ou mourir, sur place... peut-être, tout de même, après avoir récupéré la « bébelle » volée?! Si vous l’ignorez, en québécois, une bébelle est synonyme d’un objet quelconque, souvent un jouet d’ailleurs.
Le trajet de retour en train nous a permis d’admirer d’autres magnifiques paysages et ce, en dépit de la pluie qui s’était mise de la partie.
Je sais que certains croisiéristes louent effectivement une voiture pour aller au
Yukon mais j’ignore s’ils peuvent laisser celle-ci au
Yukon et revenir par le train.