Re-bonjour,
oooh, je constate, le membre Voyajou était plus vite que moi : en fait, je voulais cette fois recommander le livre de
Bill Bryson. Très recommandé, mais attention !, il fait rire aux larmes...
Autres suggestions, hm ?! Bon, je peux bien recommander les quelques romans mais dont le fond n’est pas forcément la
Grande-Bretagne. Je le tente pourtant :
Je ne sais pas s’il est approprié, à nos jours, de recommander de la littérature de l’ère victorienne, sinon je recommanderais sans hésiter Charles Dickens (
David Copperfield,
Oliver Twist) ou Sir Arthur Conan Doyle (
Sherlock Holmes). Mais bon, je vais laisser tomber et me limiter à la littérature moderne, en particulier à deux écrivain(e)s :
Tout d’abord,
Julian Barnes : J’ai lu son célèbre
Flaubert’s Parrot (en fr. :
Le Perroquet de Flaubert) et ce que j’ai aimé encore plus, c’est son roman biographique
The Noise of Time de 2016 (titre français :
Le Fracas du Temps), qui raconte la vie du compositeur Dmitri Schostakowitsch, un de mes dieux de la musique contemporaine. Dans ce livre, Barnes s’intéresse avant tout aux conditions de vie et de travail d’un artiste dans une dictature, dans ce cas la stalinienne, notamment pendant la Grande Terreur et la Révolution Culturelle entre 1936 et 1938/39, avec laquelle le réalisme socialiste a été définitivement imposé comme doctrine officielle de l’art. Un livre grandiose qui se lit comme un polar psychologique et qui est, à mon avis, d’une actualité effrayante : pensons aux hostilités désespérées contre la magnifique écrivaine Olga Tokarczuk en
Pologne, contre le pianiste András Schiff en
Hongrie orbanienne, contre l’arrestation d’Ali Weiwei en
Chine ou contre des journalistes critiques en
Turquie d’Erdogan, pour ne citer que quelques exemples...
Le deuxième nom que je voudrais souligner est celui de
A.L. Kennedy, une écrivaine écossaise. Je l’aime beaucoup, avant tout son roman
Paradise (en fr.
Paradis, quelle surprise !

), moins
Day (en fr.
Day). Le roman de Kennedy ne raconte pas de nouvelles légendes du "saint buveur" (à la Josef Roth, Hans Fallada ou Truman Capote) ni est une œuvre de conversion et de confession (à la Jack
London) mais décrit avec précision et sans relâche le monde de l’ivrogne Hannah Luckraft, âgée de 36 ans, et ne laisse pas de place au moindre espoir.
Paradise (humour noir à la Kennedy !) décrit un martyre qui exige beaucoup de la part du lecteur/lectrice. On a besoin de bons nerfs pour supporter tant de radicalité...
Les Britanniques, d’ailleurs, apprécient ce roman. C’est le! best-seller de A.L. Kennedy. Une grande écrivaine...
Hery