Le long de la côte ouest de Floride Jemaflor · 12 mai 2018 à 15:14 · 131 photos 34 messages · 11 participants · 7 948 affichages | | | | 12 mai 2018 à 15:14 · Modifié le 12 mai 2018 à 15:34 Le long de la côte ouest de Floride Message 1 de 34 · Page 1 de 2 · 6 513 affichages · Partager Du sable blanc et des plages immenses, of course ! Un charmant chapelet d'îles côtières, yes ! Un bain en compagnie de lamantins dans leur milieu naturel, very funny ! Puis un zeste d'histoire et de culture avec une flânerie dans le quartier rouge de Tampa et la visite du musée Salvador Dali, interesting ! Sans oublier le spectacle quotidien de sunset, so romantic !Voilà une partie du programme de ce récit d'un road trip le long de la côte ouest de la Floride, let's go...
Sarasota et son sable plus blanc que blanc
Après plus de quatre heures d'autoroutes depuis Miami et ses interminables lignes droites si monotones à travers la Floride de l'intérieur, nous voici en vue de la côte ouest. Une fois l'agglomération de Sarasota traversée, les eaux bleu marine du Golfe du Mexique sont là, juste au bout de ce sentier.
Sur cette longue plage de Siesta Key, c'est principalement le sable que l'on remarque. Un sable d'une blancheur étincelante sous le soleil, il crisse sous les pieds en imitant le son des pas dans la neige... avec ici la chaleur en plus ! et puis, il y a la finesse incomparable de ses grains. Laisser filer une poignée de ce sable corallien entre ses doigts est un des plaisirs de l'endroit, si fin qu'il semble couler comme de l'eau. Ce toucher unique et presque sensuel s'avère on ne peut plus agréable... seulement, il faut quand même avouer que cette poussière de sable a la fâcheuse tendance à voler au moindre souffle de la brise de mer. Alors, une multitude de grains minuscules s'invitent sur votre serviette, vraiment agaçant ! Pourtant, vous étiez en train de rêvasser paisiblement sous le soleil...
Baie de Tampa, d'une rive à l'autre par l'impressionnant Sunshine Skyway Bridge
Certes, ils sont nombreux les ponts reliant le chapelet formé par toutes les îles côtières de ce littoral mais celui qui enjambe l'embouchure de la Baie de Tampa est assurément le plus impressionnant. Lors de sa construction en 1987, il était même le plus grand pont de tout l'hémisphère nord. Le Sunshine Skyway Bridge est long, en effet, 8860 mètres et de plus particulièrement haut : il s'élève à plus de 73 mètres au-dessus des flots de ce bras de mer. Pour l'observer dans son ensemble, Il faut le voir depuis la berge sud avant de le parcourir en voiture. Quelle belle allure avec ses haubans et sa légère courbe !
Des haubans de couleur jaune afin d'imiter les rayons du généreux soleil de Floride, le bien nommé S unshine state. Les câbles jaunes défilent sous nos yeux à mesure que l'on parcoure son tablier... et nous voilà sur la rive nord de cette grande baie, une véritable mer intérieure la ville de Tampa étant située au fond de la baie à une quarantaine de kilomètres à vol d'oiseaux.
Tarpon Springs, un port grec en Floride
Une première étape ou plutôt escale puisque Tarpon Springs est en fait un port à l'atmosphère singulièrement originale... ici, tout ou presque évoque la Grèce ! Le village est paré de blanc et de bleu.
D'ailleurs au bord du quai est amarré un bateau de pêche arborant le drapeau grec, les couleurs des USA étant reléguées en seconde position.
Mais d'où vient la présence de cette communauté grecque au pays de l'oncle Sam ? On peut en avoir un aperçu en regardant attentivement ce même bateau : des éponges sont accrochées comme sur un étendoir.
A partir des années 1880, des plongeurs du Dodécanèse sont venus en nombre apporter leur savoir faire en matière de pêche à l'éponge. Des dizaines ou plutôt des centaines de grecs ont ainsi écumé les fonds marins tout le long de cette côte de Floride, particulièrement riche en éponges. Une véritable industrie à l'époque, Tarpon Springs était alors une vraie capitale de l'éponge. On parle de la présence de plus d'une centaine de bateaux spécialisés dans cette activité. La prolifération d'algues rouges dans les années 45 a mis à mal cette manne comme également l'apparition sur le marché d'éponges synthétiques.
Actuellement, c'est aux visiteurs que les éponges naturelles sont proposées. Les boutiques ne manquent dans le secteur du port. Des fameuses éponges qui se présentent en de multiples formats et tailles : dans ce panier à droite (photo), si vous croyez voir là des baguettes de pain, sachez qu'il s'agit encore d'éponges !
N'est-il pas joliment décoré ce vélo avec ses guirlandes d'éponges brunes ?
Pour se restaurer, on a le choix à Tarpon Springs, près de 25 adresses proposent de la cuisine grecque : Chez Yannis, au Mykonos.... Parthenon, Costas ou Hellas ? Finalement c'est là que nous entrerons. Le décor mêle une atmosphère de vraie taverna avec une décor un peu kitsch à l'américaine, lumières, couleurs, miroirs... Au menu du repas ? Ce sera pour moi une moussaka, histoire de rester dans la « Greek attitude ! ».
Au fait, avant l'arrivée depuis la Grèce de ses cueilleurs d'éponges, les habitations des lieux étaient plutôt sous influence architecturale victorienne. Le style de quelques imposantes constructions en témoignent, elles sont principalement situées dans un havre de paix, entre parc arboré et étendue d'eau calme.
Quant à l'église de Tarpon Springs, pardon c'est une cathédrale ! elle ne passe pas inaperçue avec son haut dôme et son style architectural néo-byzantin (édifiée en 1907 puis remaniée en 1943). A l'intérieur, l'autel est en marbre... grec ! Concernant la religion, cet édifice Saint-Nicholas est bien sûr de confession grecque orthodoxe. Tarpon Springs est bien le village le plus grec de Floride.
Crystal River, le pays des « manatees »
C'est une rivière large et paisible qui coule, méandre après méandre, lentement parmi un paysage de marécages jusqu'à la mer. Depuis ce rivage, le point de vue élevé permet d'observer une large étendue de ces eaux claires et limpides, on n'a pas nommé cette rivière « Crystal » pour rien. Nous sommes au sommet d'un escalier qui permet d'accéder à un des six tumulus que compte ce Parc archéologique de Crystal River.
En effet, ont été découverts ici les vestiges de très anciennes présences humaines, celles d'Amérindiens de la période précolombienne... une présence humaine ayant disparu bien avant l'arrivée sur ces terres des conquistadors espagnols.
Au passage, signalons que ce parc arboré est un lieu plaisant pour la balade, les arbres y sont hauts et fiers et aussi comme décorés par des guirlandes avec des branches, à « barbe de vieillard «... en fait, c'est une profusion de tillandsia, une plante épiphyte qui pousse sur les branches dans les régions chaudes et humides.
Une rivière tranquille, des vestiges archéologiques et une nature préservée... intéressant, mais à Crystal River, il y a bien plus captivant à voir et pour cela il ne faut hésiter à se mouiller un peu. Car Crystal River est surtout une capitale pour l'observation d'un animal original qui aujourd'hui se fait de plus en plus rare : le lamantin (manatee).
Des lamantins, dans cette bourgade isolée, on en voit (en représentation) un peu partout. Ici, une boîte aux lettres, là, une affiche où un spécimen hilarant nous conseille de prendre la vie avec le sourire ! Ces gros mammifères aquatiques herbivores parfois surnommés « vaches de mer » (400 à 500 kilos et 3 mètres de long en moyenne) vivent dans les eaux littorales peu profondes, les marais et les embouchures des fleuves... exactement ce que l'on trouve ici à Crystal River. Pas étonnant donc qu'ils viennent passer la saison (Novembre à Mars) dans ce secteur, un grand espace naturel où ils sont bien entendu protégés.
Et le must à Crystal River est d'observer les lamantins, presque les yeux dans les yeux, en s'immergeant ou en nageant à leur côté, c'est donc la grande attraction locale.
Souvenir d'un matin en compagnie de lamantins. Au bord de cette petite baie du Hunter Springs Park, ils sont une dizaine qui barbotent tranquillement juste là, tout proche du rivage. Super ! La chance est avec nous en ce début de matinée, alors vite à l'eau équipé d'un masque tuba... pourvu qu'ils ne prennent pas le large !
Ce bain et surtout cette vision, on l'attendait avec impatience, d'ailleurs nous sommes venus jusqu'ici pour vivre un tel moment... côtoyer les lamantins dans leur milieu naturel.
Et pourtant, on ne pas dire que ces animaux soient dotés de charmantes silhouettes : un aspect pataud, un corps particulièrement grassouillet, deux petites nageoires... certes, ils ont à leur avantage une grande nageoire caudale qui pourrait les faire prendre (un instant) pour une quelconque sirène des abysses. Ajoutons d'autres caractéristiques, comme de petits yeux et une grosse lèvre supérieure flasque et hérissée de poils épais. A bien les observer de près, on peut constater que leurs dos sont par endroits couverts d'algues parasites et de quelques gros poils, comme des piques... Bon, ce ne sont pas des raisons suffisantes pour qu'ils ne nous soient pas sympathiques. Pas du tout ! Au contraire... On se prendrait presque de compassion pour ces animaux si mal dotés par Dame Nature.
Nos voisins lamantins sont paisibles à souhait, à aucun moment on ne constate de mouvement brusque d'agacement ni d'agressivité et ils se laissent observer pendant de longues minutes, sous tous les angles, de quoi nous ravir.
Bien sûr, on doit à ces animaux le respect, donc observation et seulement observation ! Pas question de les toucher, de les caresser ou de trop longtemps les importuner, non, ce ne sont pas de gentils animaux de compagnie mais des animaux sauvages en liberté dans leur environnement naturel !
Les eaux ici sont si cristallines (Crystal River...le jeu de mot était tentant, n'est-ce pas ?) que je poursuis facilement l'observation et surtout prends des photos à travers l'eau, au sec, avec seulement les jambes immergées. L'effet des rayons de soleil donne depuis ce point de vue de drôles de zébrures à la peau des lamantins.
Maintenant une mère et son petit passent tout près de nous, des petits qui paraît-il pèsent tout de même près de 30 kilos à la naissance. Même si ici, la hauteur d'eau est peu importante, régulièrement, des lamantins sortent leur tête de l'eau afin de respirer et de souffler un peu, alors c'est un jet de gouttelettes qui fuse de leurs narines.
Un peu plus loin, le regard est attiré par quelques poissons volants. Des tarpons sautillants hors de l'eau par intermittence, comme s'ils en avaient assez que seuls les lamantins soient dignes d'intérêt pour les visiteurs/nageurs présents dans cette crique. C'est sûr, question vivacité, le contraste est saisissant par rapport à la lenteur des mouvements des lamantins, sans évoquer aussi le contraste de volume entre les deux espèces aquatiques !
La rencontre avec les lamantins va continuer mais dans un autre lieu, une réserve naturelle encore plus abritée et encore plus régulièrement fréquentée par les vedettes aquatiques locales mais également par de nombreux visiteurs.
Suite Floride Côte ouest...... message suivant --> | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Jemaflor · 12 mai 2018 à 15:33 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 2 de 34 · Page 1 de 2 · 6 501 affichages · Partager
Direction Three Sisters Spings, pour cela montons à bord de ce trolley c'est finalement le meilleur moyen de s'y rendre, il y a peu ou pas de parkings à proximité de l'aire de protection. Un passage en bois fait le tour des bassins où de nombreux lamantins sont rassemblés, toujours flegmatiques, comme d'habitude. Une membre d'une association de protection de ces mammifères aquatiques est en train de les répertorier, stylo et carnet aux mains. On dirait que les tranquilles lamantins se prêtent docilement au comptage, ils restent figés entre deux eaux, imperturbablement.
L'endroit est idéal pour l'observation même si ici il n'est pas question d'aller au bain avec ces fameux lamantins. Une splendide vision avec ce fond de sable clair donnant une clarté et une belle teinte bleutée à l'eau. A la sortie du chenal de ces bassins alimentés par des sources naturelles, il y a comme un embouteillage, des dizaines de lamantins sont là, presque pétrifiés, pas possible ce doit être l'heure de la sieste. A première vue, on pourrait croire faire face à des rochers sombres au fond de l'eau... mais non, en voilà un qui vient de bouger, juste un peu avant de s'immobiliser à nouveau.
Un des spécimens attire mon attention, sur son dos on aperçoit une grande cicatrice blanche... très probablement une ancienne blessure, serait-elle due à un coup d'hélice de bateaux ? Effectivement, cela arrive parfois paraît-il et c'est pour cette raison qu'il est bien recommandé aux plaisanciers (en bateaux ou en kayaks) naviguant sur les canaux de la Crystal River d'être particulièrement attentifs à ne pas blesser un de ces si sympathiques manatees.
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La fin de l'après-midi approche et quand on se trouve sur la côte ouest de Floride, il y a chaque jour un spectacle à ne pas rater : le coucher du soleil sur les eaux du Golfe du Mexique, pratiquement toujours un moment de contemplation qui enchante celles et ceux qui y assistent. Et comme le soleil brille plus de 360 jours par an sur cette côte, les jours de relâche sont plutôt rares.
Nous voici en quête d'un point de vue sur la mer. Le village de Crystal River est situé dans l'intérieur des terres à une dizaine de kilomètres du littoral. Une distance à parcourir avant d'atteindre le bord de l'eau, ici, à la plage de Fort Island Beach. Les baigneurs de l'après-midi sont déjà partis, sur le sable de cette anse, ce sont les oiseaux marins qui occupent le terrain, sagement placés face à l'ouest, attendent-ils eux aussi le coucher de soleil ?
Certains d'entre eux en profitent pour voler au ras de l'eau, histoire si possible de se remplir le gosier. Ce sont principalement des becs en ciseaux. Élégante et drôle espèce cousine des sternes. Élégante avec leur plumage blanc et noir et leurs bec et pattes rouges, drôle avec leur bec asymétrique : la mandibule inférieure est plus longue que la supérieure.
Ils « écopent » ainsi facilement l'eau du rivage tout en volant... et hop, les petits poissons ou minuscules crustacés sont bien dans le bec et le gosier !
Sous ces latitudes, la lumière décline rapidement et les rayons du soleil se mirent progressivement à la surface de l'eau alors que le ciel s'embrase. Une belle représentation, un vrai festival de teintes chaudes aux nuances changeantes à chaque instant. Splendide !
Le soleil tutoie maintenant l'horizon dans un camaïeu de jaune orangé... je guette l'apparition du fameux rayon vert qui apparaît (parfois) à la dernière lueur, juste avant que l'astre ne disparaisse sous l'horizon. Bon, pas de rayon vert visible, sans doute des conditions météo pas suffisamment favorables à cette apparition qui est la cerise sur le gâteau de l'observation d'un coucher de soleil. Ce sera pour un autre jour, qui sait ? En tout cas, le spectacle du sunset/coucher de soleil sera comme un « fil rouge » dans ce récit, son observation a été quotidienne... un fil rouge ou plutôt un fil jaune orangé plus que véritablement de teinte rouge !
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Quitter le pays des « manatees » vous fait traverser une étendue de forêt, une grande ligne droite sur des kilomètres avec des panneaux mettant en garde contre la présence d'animaux dans ce secteur. Loin de la bonhomie des lamantins, des ours plus agressifs hantent ces bois et risquent de traverser la voie... ah bon ?
Tiens, je ne me doutais pas que sous ce climat chaud vivaient des ours, mais si ! Des ours noir de Floride (Ursus americanus floridanus). Bien sûr, ils sont encore plus discrets que les lamantins, nous n'en apercevrons aucun.
Caladesi, l'île 100 % nature
Voilà un vrai territoire insulaire, aucune route ou pont ne permet d'accéder directement à Caladesi island. Seules quelques navettes maritimes permettent d'y aller apprécier sa nature encore préservée. Il y a bien sur place quelques guides naturalistes garant de la protection du site mais aucun vrai résident permanent, d'ailleurs on ne voit localement aucune construction en dur. La faune et la flore y règnent encore en maître. Aller faire un tour sur Caladesi permet donc d'avoir un aperçu de ce que devait être la Floride à l'origine aux temps des Amérindiens et donc bien avant l'arrivée des conquistadors et de l'essor du tourisme de masse !
Autour du ponton de bois d'où l'on embarque pour cette île sauvage, l' avifaune est bien présente, histoire de nous donner le ton de la balade nature qui nous attend. Pélicans, mouettes et cormorans se chauffent au soleil.
D'autres oiseaux sont déjà de retour de la pêche et s'apprête à passer « à table » ! A l'image de ce balbuzard pêcheur juché sur une branche, fier de son butin pris dans ses serres. Un pauvre poisson qui bouge encore... une scène de la dure loi de la nature et du pouvoir des prédateurs, c'est ainsi !
Quelques vingtaines de minutes de traversée sont nécessaires avant d'atteindre la côte intérieure de l'île, on longe puis on contourne la mangrove avant de mettre pied à terre. Une terre sablonneuse, évidemment.
A perte de vue, du sable blanc et une plage qui semble infinie... alors, une impression d'être seul au monde vous gagne. Ce ne sont pas les quelques visiteurs présents qui risquent de vous faire oublier ce sentiment. Il faut profiter de ce rivage isolé en le parcourant lentement respirant l'air marin à plein poumons. On y croise encore quelques oiseaux qui barbotent les pieds dans l'eau et on patauge dans des vaguelettes venant mourir sur le sable et sur les coquillages.
Marchons encore un peu plus loin... jusqu'à atteindre un drôle d'arbre : un arbre à coquillages ! Ici, il est de tradition que chaque randonneur accroche un coquillage aux branches de cet arbre qui fait face aux eaux du Golfe du Mexique. Une décoration marine, comme des fleurs ou plutôt des fruits... de mer, bien sûr ! Je ne déroge pas à la coutume en plaçant un coquillage supplémentaire à cet arbre si singulier.
Même si sur cette plage les promeneurs ne sont pas très nombreux, on constate que par endroits, Irma est passée par là. Irma ? pas une gentille visiteuse mais la terrible tempête ! En Effet, l'ouragan de septembre 2017 a touché violemment ces côtes. Des arbres morts ou des palmiers décapités en sont les témoignages.
Heureusement la végétation reprend vite ses droits et surtout, l'intérieur de l'île a bien résisté.
Suite Floride Côte ouest...... message suivant --> | | | À: Jemaflor · 12 mai 2018 à 15:54 · Modifié le 12 mai 2018 à 18:23 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 3 de 34 · Page 1 de 2 · 6 493 affichages · Partager Après le rivage, c'est maintenant à travers les sentiers de Caladesi island que nous partons nous balader.
Le chemin débute par une palmeraie. A mesure que l'on progresse le silence ambiant est troublé par de petits bruits, furtifs et intermittents... il proviennent des abords du passage parmi les feuilles et brindilles qui jonchent le sol. A mieux y regarder le temps de quelques pauses, on aperçoit çà et là, un lézard en tenue de camouflage, sa peau se confond parfaitement avec l'écorce de cette branche puis file soudainement un serpent... il marque un arrêt, le temps que je le prenne en photo !
Les nombreuses fleurs qui embellissent le parcours sont plus faciles à observer, elles sont figées dans le décor en y apportant quelques jolies touches de couleurs.
Peu à peu les palmiers laissent la place à des pins. Des aiguilles et des pommes de pins recouvrent le sol et forme un vrai tapis, il se dégage de cette pinède une douce odeur de résine. Pour un peu on aurait l'impression de se promener dans une forêt dont l'aspect m'est plus familier, à l'image des pinèdes de Gironde ou des Landes.
Nous arrivons à présent devant un des arbres (et tronc) parmi les plus remarquables de cette forêt, il est devenu un repère bien signalé aux randonneurs : l' arbre lyre.
Des palmiers, des pins et maintenant la mangrove. Nous avons pris la direction du rivage. Surprenante cette écume qui se forme à la surface de cette étendue d'eau brunâtre, elle me fait penser à quelques signes ou hiéroglyphes, en tout cas le graphisme est original.
Le héron solitaire, pieds dans l'eau près des palétuviers, ne semble pas se soucier de cet aspect bizarre sur l'eau, il doit y être habitué lui, dans ces eaux plutôt troubles, ce sont plus des poissons ou autres crustacés qui l'intéressent.
Après la randonnée et avant de quitter Caladesi, on retrouve avec plaisir la grande plage. Une plage qui a souvent été bien classée dans le top ten des « plus belles plages au monde ». On y est, autant en profiter sans retenue ! Le moment est propice à aller piquer une tête afin de se rafraîchir un peu. Allez, un « plouf » en guise de « clap » de fin... pour la visite de Caladesi, l'île nature par excellence, incontournable lors d'une découverte de cette région de Floride.
Honneymoon, l'île à la saveur plus salée et iodée que sucrée
Avant le puissant cyclone de 1921, les îles de Caladesi et d'Honneymoon ne faisaient qu'une. De nos jours, la passe créée à l'époque par les vagues tempétueuses fait le bonheur des plaisanciers qui l'empruntent, à la voile ou en kayak.
D'une île à l'autre, nous sommes maintenant sur la pointe sud d' Honneymoon island. Un long banc de sable dédié aux estivants et à leurs... gentils toutous. La réglementation est stricte aux States et en général bien respectée. Seules certaines plages sont autorisées pour y être accompagné par son animal de compagnie (et tenu en laisse). Comme sur cette plage, une parmi les Dog Beach.
Même si sur Honneymoom island la végétation et les arbres sont un peu moins présents que sur Caladesi, l'aspect des deux îles siamoises se ressemblent. Leur côte face à la mer forme une unique plage, presque sans discontinuité. En revanche, le contraste entre les deux îles vient de leur fréquentation bien différente. Comme la foule se presse sur la grande plage d'Honneymoon, on peut donc dire qu'Honneymoon island c'est Caladesi... avec les touristes et des voitures en plus ! L'explication à cela ? Honneymoon est reliée à la terre par un pont, CQFD.
Sur le sable de la plage principale, pas de dogs mais une frog ! Très réussie cette sculpture de sable, bravo, c'est plus esthétique qu'une série de gros pâtés alignés.
Honneymoon... la lune de miel, ok, mais avant le fameux voyage de noces, il faut célébrer le mariage et ici tout est prévu. Un mariage dans un décor paradisiaque entre plage et mer pour des souvenirs inoubliables est fin prêt, les invités et les mariés n'ont plus qu'à arriver.
Clearwater, destination et station... balnéaires
Changement d'atmosphère maintenant nous sommes au cœur d'un trafic automobile très dense. Tout au bout, sur une nouvelle île côtière, c'est la grande station balnéaire de Clearwater qui se profile à l'horizon.
Une belle plage le long de hauts immeubles et une promenade en front de mer où il est agréable de se balader... Une flânerie qui passe pour la plupart des visiteurs par la grande jetée, elle s'avance loin en surplomb de la mer.
Un air jazzy offert par un saxophoniste solitaire, des pêcheurs qui taquinent les poissons et des oiseaux marins qui les guettent au cas où il y aurait quelques poissons offerts, sans l'obligation de plonger. Tiens, voilà un élégant oiseau au plumage tout blanc qui prend le large, c'est peut être mon objectif qui l'a dérangé.
Sur cette jetée se masse les promeneurs, sans doute comme nous ils attendent la représentation de fin d'après-midi avec le traditionnel coucher de soleil sur l'horizon marin. Depuis le sable avec dans le cadrage la perspective de la jetée le point de vue doit être encore plus photogénique.
Le soleil se pose maintenant sur l'horizon en nous offrant ces derniers rayons qui dorent le panorama. Quelques instants auparavant l'astre avait joué à cache-cache avec les voiles de cette goélette, superbe !
Suite Floride Côte ouest...... message suivant --> | | | À: Jemaflor · 12 mai 2018 à 16:14 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 4 de 34 · Page 1 de 2 · 6 486 affichages · Partager Tampa et son quartier rouge
Notre itinéraire découverte se poursuit par un parcours qui va nous conduire sur une voie de traverse, une infidélité au littoral que l'on retrouva ensuite. Direction l'intérieur des terres avec une visite à Tampa, la principale agglomération de la région avec ses un million et demi d'habitants. La ville est située à une quarantaine de kilomètres de la côte, pour l'atteindre on ne délaisse pas pour autant les eaux puisque y accéder nous fait emprunter la Courtney Campbell Causeway. Une voie ou plutôt un pont qui surplombe longuement une partie des eaux de cette fameuse Tampa Bay.
A Tampa, les visiteurs peuvent découvrir un Parc aquatique et un Aquarium géant, un musée d'Art et près du port le quartier historique d' Ybor City ... Après les îles et les plages, passons à un aspect historique de la région, on se dirige directement vers Ybor City, le quartier rouge de Tampa.
Le terme rouge n'est pas ici en relation avec une orientation politique mais reflète la teinte dominante du quartier : rouge brique ! Complété accessoirement par le rouge des carrosseries de voitures, j'ai trouvé que cet instantané convenait parfaitement à la présentation.
Nous sommes sur la 7ème avenue, la principale artère du secteur où sont concentrés les témoignages du passé local, un passé qui tient en deux mots : Cubains et cigares. Dans les années 1880 la plupart de ces bâtiments étaient occupés par des ateliers de fabrication de cigares et tous les ouvriers étaient issus d'une importante immigration cubaine. Et Ybor ? C'est le nom de l'homme qui a débuté ici cette activé en ouvrant une première manufacture de tabac Vicente Martinez Ybor, lui, il était espagnol. Un tel passé historique explique l'indication apposée près de l'entrée de cette avenue, la Setima, donc une des 10 plus « Great Streets » d'Amérique.
Même si cette industrie du tabac a décliné après les années trente, on peut assister à la fabrication artisanale de cigares dans quelques établissements où les visiteurs sont les bienvenus. La gestuelle des ouvriers reste toujours identique, à la cubaine, où la dextérité et la rapidité du roulage, pliage, collage des feuilles de tabac surprend les non initiés.
Et pour les non fumeurs, une autre saveur est proposée aux curieux, celle du café cubain, l'original, avec lait et beaucoup de sucre. D'ailleurs dès l'entrée de l'établissement on vous en propose un échantillon dans un petit gobelet afin de vous décider à en commander davantage.
A quelques pas de l'avenue, le Parc et surtout une statue de José Marti (1853-1895) fait honneur à ce héros national cubain, écrivain et homme politique à l'origine de l'indépendance de l'île.
Avec ses façades de briques rouge, ses maisons à l'architecture coloniale et ses balcons en fer forgé, il règne dans cette rue une ambiance évoquant un peu la Louisiane et la Nouvelle Orléans. Enfin juste un peu. Des bars, des restaurants, de la musique, des boutiques et au final, beaucoup de monde défile dans ce quartier dynamique et animé... jusqu'aux grosses cylindrées aux chromes rutilants.
Ce quartier d'Ybor a donc connu des années fastes avec une importante immigration de Cubains mais d'autres communautés étrangères s'étaient également investies dans le commerce local comme des Espagnols et de nombreux Italiens comme en témoigne cet imposant bâtiment du siège de l' Italian Club.
Et pour terminer cette évocation d'Ybor le quartier cubain de Tampa, un dernier mot au sujet des coqs, un des symboles de Cuba... on en voit et encore plus on les entend un peu partout dans les rues, places et parcs de ce quartier... Cocorico et Viva Ybor !
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Retour vers la côte et Clearwater pour une seconde nuit dans la station. Et avant la nuit, il y a bien entendu l'incontournable rendez-vous avec le sunset quotidien. Une chaude lumière inonde les eaux lisses de la marina et ensuite côté mer, le ciel est en feu, le soleil tirant sa révérence entre deux palmiers.
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John's Pass Village et ses pêcheurs
A nouveau un pont, sur notre parcours littoral, il enjambe une passe qui sépare deux îles sœurs, Madeira Beach et Treasure Island. Deux îles qui longtemps n'en furent qu'une seule. La petite histoire relate qu'un fameux John Levique, pêcheur de tortues de son état, lors d'un retour d'une sortie en mer fut pris dans une puissante tempête. Le calme revenu, il chercha une ouverture entre les îles côtières afin d'accéder à un port... et par hasard, il tomba sur cette brèche qui n'existait pas avant le cyclone. C'était le 27 septembre 1848 et cette nouvelle passe fut baptisée du prénom de son découvreur, ce fut désormais la John's Pass.
Ici, nous sommes au sud de Madeira Beach, il y a donc un pont, une passe et surtout... un pittoresque village de pêcheurs, le lieu était donc idéal pour y établir un port de pêche, juste à côté de cet accès direct au Golfe du Mexique.
Un village où il fait bon se balader sur une promenade en bois qui serpente le long de sympathiques boutiques, de bars et de restaurants avec vue, sur le port et sur la baie évidemment. Et dans les assiettes, ce sont principalement des poissons et des fruits de mer qui sont proposés aux convives.
Et les pêcheurs ? Il en reste quelques uns bien sûr, d'ailleurs on peut les observer au bout du quai. Certains étant en train de débarquer les poissons fraîchement pêchés.
Les gestes sont précis et répétitifs, triage selon l'espèce et le gabarit, étiquetage pour la traçabilité et puis il y a une autre étape. Un homme couteau affûté à la main, extrait des branchies des poissons un petit élément de couleur blanchâtre : What is it ? Il nous en montre un, recueilli dans une petite boîte.
Renseignement pris, il s'agit d' otolithes... cela ne vous en apprend guère plus, je suppose. Ce sont en fait des concrétions calcaires qui contribuent à l'équilibre des poissons et aussi à celui de nous tous, car nous en possédons tous dans nos oreilles internes. Les prélever ainsi chez les poissons puis les analyser permet de révéler de multiples données concernant l'âge des poissons, l'état sanitaire de leur milieu environnemental... en quelques sorte, ce sont de vrais petits mouchards !
Soudain le pont levant s'ouvre libérant la passe aux bateaux et donc pendant quelques minutes ce sont les autos qui ne passent plus.
Suite Floride Côte ouest...... message suivant --> | | | À: Jemaflor · 12 mai 2018 à 16:35 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 5 de 34 · Page 1 de 2 · 6 481 affichages · Partager Saint Pete Beach, entre luxueuses villas et sunset de rêve
Sur la route en direction du sud, sur une île barrière (de corail), sur une plage... et aussi les pieds dans l'eau entre deux vagues. Souvenir photo d'un arrêt à Treasure Island Beach.C'était à quelques kilomètres avant d'atteindre notre étape à Saint Pete Beach, une ville qui s'étire de façon presque infinie le long d'un ruban de sable blanc. Un vrai décor de carte postale surtout à son extrémité sud, tout au bout se trouve l'ambiance insulaire et très paisible du quartier historique.
De belles villas et résidences, chics et décontractées où quelques couleurs vives contrastes avec les petits chemins de pierre, blancs comme le sable, tracés entre les maisons. Ici tout évoque l'ambiance des vacances balnéaires, farniente, déplacements en vélo et bains de mer... la plage est bien sûr à deux pas ou à deux tours de pédales.
A l'autre bout de la plage, c'est à dire à 6 ou 7 kilomètres de là, on retrouve l'urbanisme plus classique des fronts de mer de cette côte ouest floridienne. Un alignement d'hôtels et de résidences donnant sur la plage.
D'ici le point de vue est parfait pour assister au spectacle journalier, on commence à s'y habituer, à savoir, le fameux sunset. Pour l'équilibre et la composition de ma photo, j'ai apprécié ce soir-là la présence de ces deux amateurs de stand up paddle.
Saint Petersburg, pause culture au musée Dali
Laissons les plages pour une incursion culturelle en ville, histoire de ne pas seulement bronzer idiot.
Le Saint Pete du littoral devient ici Saint Petersburg. Un tel nom ne peut que m'évoquer quelques souvenirs de la capitale des tsars dans la lointaine Russie... mais ici, il y a bien de l'eau et des canaux mais pas de majestueuse Volga ni d'élégante Perspective Nevski ! Pas de Musée de l'Ermitage non plus mais une intéressante collection de tableaux, celle consacrée au surprenant artiste catalan Salvador Dali. En arrivant sur place, on commence par une découverte architecturale avant de contempler les tableaux du peintre.
Une architecture contemporaine (2011) pour ce musée, elle est faite de contrastes et d'harmonie : courbes et angles, verrières et murs blanchis resplendissant de lumière.
A l'extérieure, en guise de clin d’œil, trône une sculpture monumentale rappelant les célèbres moustaches de l'artiste.
Une fois entré, un hall particulièrement lumineux vous accueille avec au centre un imposant escalier en colimaçon.
Un musée Dali en Floride ? Certes, l'original artiste a vécu longtemps entre sa Catalogne et les États-Unis mais si une importante collection d’œuvres du maître est rassemblée en ce lieu, on le doit aux époux Morses. Des amateurs d'art pictural fascinés par le talent de Dali, lls ont fait don de leur riche collection permettant ainsi l'ouverture d'un musée Dali à Saint Petersburg dès l'année 1970. On voit sur cette photo les généreux donateurs en compagnie de l'artiste.
Dans ce récit, il n'est pas question de décrire en détail chaque œuvre, cependant je vais tout de même en citer deux.
Étonnant tableau à la double lecture. De près on voit Gala (l'épouse de Dali) contemplant la mer Méditerranée et de plus loin on devine la silhouette du visage du Président Abraham Lincoln. Mon collage photo tentant avec la petite vignette en bas à gauche de montrer cet aspect de tableau 2 en 1 !
Ce tableau de Dali évoque (entre autres...) son obsession d'un monde détruit par les armes nucléaires, on observe des missiles et aussi les fameuses « montres molles » comme celles d'un autre de ses plus célèbres tableaux (La persistance de la mémoire).
Ainsi en parcourant les salles du musée on entre dans l'univers étrange de Dali, le surréaliste. Et si certains ont taxé Salavador Dali d'être un artiste au bord de la folie, le maître avait son avis sur l'affirmation et de préciser : « L'unique différence entre un fou et moi, c'est que moi je ne suis pas fou ». L'argument est si simple qu'il a du mal a convaincre les plus dubitatifs !
Sans transition, un petit conseil pratique concernant ce musée Dali. Il est possible de se garer à proximité sur un parking gratuit (pendant 2 ou 3 heures), c'est suffisamment rare localement pour être signalé. C'est où ? dans le Demons Landing Park, juste à côté. Pour rejoindre le musée, une dizaine de minutes de marche sont nécessaire en logeant la marina et un canal.
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Bradenton, De Soto et le souvenir des conquistadors
Le périple, côté culture historique cette fois, se poursuit à Bradenton, une petite cité située juste à l'entrée de la baie de Tampa.
Un Mémorial a été érigé sur le rivage entre un parc arboré, la mangrove et l'eau, il évoque le passage en ces lieux des explorateurs espagnols durant l'année 1539. Les vaillants conquérants étaient sous le commandement de Hernando De Soto. Le parcours de l'illustre conquistador et de ses hommes est présenté ici sur des panneaux explicatifs, il y a même un petit musée retraçant le souvenirs de ces expéditions conquérantes débutées par la Floride en direction de ce Nouveau Monde. Ces territoires ont donc fait l'objet de combats sans merci avec les populations locales d'Amérindiens, même si le rapport de force, on l'imagine en voyant cette armada, s'est avéré en défaveur des autochtones...
Revenons au calme d'aujourd'hui et à la vue de la baie... au loin, comme posé sur l'horizon, on devine une nouvelle île côtière : Anna Maria Island, c'est notre étape du jour.
Suite (et fin) Floride Côte ouest...... message suivant --> | | | À: Jemaflor · 12 mai 2018 à 17:01 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 6 de 34 · Page 1 de 2 · 6 475 affichages · Partager Anna Maria island, so lovely
Voilà une île qui a tout pour séduire, assurément un lieu à ne pas rater sur la côte ouest de la Floride. Pour accéder à Anna Maria island, il faut emprunter un des deux ponts qui la relie au continent. Nous voici maintenant engagé sur le pont de la Manatee avenue, celui qui dessert le nord de cette île d'une douzaine de kilomètres de long. On est très vite sous le charme de l'atmosphère paisible des lieux entre immenses plages et coquettes villas.
Des maisons qui fleurent bon l'ambiance de vacances estivales on ne peut plus reposantes. Elles sont si pimpantes avec leurs murs colorés et leurs décorations bien pensées. Jolie n'est-ce pas ? cette couronne de coquillages ornant la porte du 8322 sur un fond bleu... celui du ciel et de la mer. La mer, justement elle est toute proche.
Au-delà de cette villa balnéaire et de sa majestueuse allée bordée de palmiers se situe la pointe nord de l'île, un banc de sable fin... sans fin, ourlé de petites dunes. L'allée est privée, bien entendu ! Mais sur la droite, il y a un sentier public qui mène à cette côte sauvage où la nature est reine. Aucun front de mer bétonné ni construction envahissante à l'horizon, non, non, seulement une étendue naturelle balayée par la douceur du bon air marin.
Un tel lieu donne l'envie de s'y balader en foulant ce sable qui crisse agréablement sous les pas. Le regard alors se perd au loin vers la mer mais est également attiré par les détails de la surface du cordon dunaire.
Là, les tiges végétales animées par le vent ont gravé des cercles presque parfaits, plus loin mon objectif photo est séduit par le graphisme de ce sol sablonneux avec ces ombres, celles de quelques tiges : soit des diagonales qui croisent les rides ondulantes du sable ou encore des boucles tout en rondeur.
A proximité, côté baie intérieure, on peut voir l' ancienne jetée de l'île. Un long ponton de bois construit en 1911. C'est en ce lieu qu'accostaient les bateaux en provenance du continent et que débarquaient les premiers résidents, à cette époque il n'y avait pas encore de pont, Anna Maria était encore une vraie île.
Un Pier historique qui est actuellement (03/18) en rénovation, victime de son grand âge et on l'imagine de tempêtes agressives qui l'ont mis à mal.
Toujours dans ce secteur de l'île, celui qui fait face au continent, une petite baie enclavé bordée de mangrove fait office de marinas privées... avec un labyrinthe de canaux. Idéal pour les résidents, ils bénéficient ainsi d'un accès direct à leurs embarcations et à l'eau, un privilège de plus parmi les nombreux que possède cette île de charme.
Il suffit de seulement quelques minutes pour gagner une nouvelle plage. Un sentier à travers la végétation et la mer s'offre à vous. Un long ruban de sable blanc borde les eaux bleues du Golfe du Mexique. Quelques estivants debout au bord de l'eau semblent scruter avec attention l'horizon marin... qu'observent-ils avec tant d'insistance ? Bien sûr, machinalement je me mets à faire comme eux en dirigeant mon regard vers la mer. Il y a là des pélicans planant en mode « rase vagues » et surtout on voit furtivement des ailerons qui émergent au ras de l'eau. N'imaginez pas des ailerons de requins... non, les plages d'Anna Maria ont bien trop de charme pour être gâchées par un tel danger !
Il s'agit là de sympathiques dauphins bondissants par instants, une dizaine avec même un petit. Ils font vraiment le show, apparaissant sur la droite puis un bref moment après, les voici où l'on ne les attendaient pas, tout à gauche ! A bien les observer, on constate qu'une alliance bien rodée les lie aux pélicans. L'intérêt est partagé, c'est la présence de poissons à gober qui les guide et pas le fait de se donner en spectacle pour les baigneurs. Tiens, voilà un dauphin qui vient pêcher tout au bord du rivage, une superbe scène.
D'une plage à l'autre... voici la plus fréquentée sans doute, Public Beach est située en bordure de la partie centrale de l'île, juste en face du pont principal d'accès à l'île. Très fréquentée certes, mais comme les autres elle s'étend sur des centaines de mètres, aussi chacun peut y trouver un espace de liberté pour y poser sa serviette et profiter ainsi de moments de farniente l'esprit libre...
Poursuivons notre découverte en cheminant sur la Gulf Drive, une route qui serpente tout le long des plages d'Anna Maria island. Au sud de l'île les coquettes villas individuelles laissent un peu de place à quelques résidences de vacances, à 2 ou 3 étages seulement, on reste bien loin du gigantisme de certains immeubles des fronts de mer des grandes stations balnéaires de la région... et c'est tant mieux !
Passée l'intersection qui mène au pont de Cortez road, une petite route bordée de bars, restaurants et de boutiques conduit à un traditionnel ponton en bois, il est dominé par une horloge.
Le lieu paraît particulièrement agréable avec cette vue sur la baie. Sur l'eau navigue un élégant bateau à aube encadré en fond par le pont Cortez et une petite marina. Quelques pêcheurs bien installés taquinent le poisson. L'un d'entre eux exhibe fièrement ses prises, de drôles de poissons zébrés.
Ici, sur les cartes des restaurants locaux, les poissons et les fruits de mer sont bien sûr à l'honneur, histoire de vous mettre l'eau (salée de mer) à la bouche ! Prenons place sur une terrasse à même le ponton, les menus et la situation y sont invitants. La dégustation d' oysters locales me tente. Les généreux mollusques sont proposés sous diverses préparations, j'opte pour la simplicité... des huîtres crues, comme je les apprécie habituellement.
En bouche, leur texture est charnue à souhait mais quant à leur saveur... presque inexistante ! Quelques gouttes de citron ne parviennent même pas à les rendre goûteuses. Rien à voir avec le goût iodé et salé des huîtres du Bassin d'Arcachon ou de Marennes Oléron (mais non, je ne fais pas de pub !). Un proche expatrié m'a expliqué par la suite qu'aux USA on rince souvent les huîtres à l'eau du robinet ! C'est bien ça, elles avaient une saveur de flotte... L'esprit toujours curieux, pendant le repas, j'ai jeté un coup d’œil discret aux tables voisines. Plusieurs convives avaient fait le choix d'huîtres... mais grillées ou frites. Et pour renforcer la saveur, ils les couvraient à l'américaine... avec du ketchup !
On ne saurait quitter la pittoresque Anna Maria island sans faire un dernier tour à la plage. Dans cette partie, c'est à la Coquina Beach où il fait bon se poser.
Une belle anse bordée d'un bois de filaos et sur le sable... je garde le souvenir d'un parterre de parasols multicolores, comme éclos à la faveur d'un chaud soleil de début d'après-midi.
Notre plaisante escapade sur cette côte ouest de la Floride s'achève en laissant à regret Anna Maria island, une île si charmante que l'on se dit en la quittant que l'on aimerait bien y revenir un jour afin d'en profiter un peu plus...
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A présent une longue route nous attend pour rejoindre Miami. Quant à la contemplation de notre presque quotidien coucher de soleil, ce sera pour un autre soir... Pas de problème car à Miami, les sunset y sont souvent splendides avec un astre solaire semblant se faufiler entre les immeubles, tout en mettant le feu au ciel.
Jean SM – Floride. USA – Mars 2018 | | | À: Jemaflor · 12 mai 2018 à 20:17 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 7 de 34 · Page 1 de 2 · 6 450 affichages · Partager Bonjour Jean, Super compte-rendu et très belles photos ! J'apprécie particulièrement celles des sunsets qui me rappellent de beaux souvenirs ! | | | À: Jemaflor · 12 mai 2018 à 23:09 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 8 de 34 · Page 1 de 2 · 6 428 affichages · Partager Hi, merci beacoup pour ce sympathique carnet émaillé de superbes photos. La côte Ouest de la Floride, Je retiens cette destitanation pour un futur Voyage et je vais me servir largement de ton carnet.
Bons Voyages | | | À: Peggy16 · 13 mai 2018 à 18:51 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 9 de 34 · Page 1 de 2 · 6 376 affichages · Partager Merci Peggy pour ce sympathique commentaire. En effet les "sunset" sur la mer sont à chaque fois un superbe spectacle à contempler sur la côte ouest... J'en profite pour ajouter une autre photo d'un coucher de soleil sur les eaux du Golfe du Mexique.
J'ai vu que tu as fait un intéressant récit de voyage sur VF à propos de ton périple en Floride... je prendrai le temps de le parcourir plus longuement prochainement. | | | À: Jaunesoleil · 13 mai 2018 à 18:57 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 10 de 34 · Page 1 de 2 · 6 375 affichages · Partager Merci Marciel pour cet avis.
Pour compléter mon récit qui ne parle que de la région du Golfe de Tampa et du pays des lamantins à Crystal Water... j'ajoute que plus au sud de cette côte, il y aussi à ne pas manquer les îles de Captiva et surtout de Sanibel, l'île des coquillages... j'avais beaucoup apprécier ces lieux lors d'un autre voyage il y a de cela quelques années.
Bonne découverte de la Floride si ton voyage se concrétise | | | À: Jemaflor · 13 mai 2018 à 19:08 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 11 de 34 · Page 1 de 2 · 6 371 affichages · Partager Chouette reportage ! un beau voyage virtuel avant de reprendre le boulot ! Magnifiques couchers de soleil, sur celui avec la goëlette | | | À: Jemaflor · 13 mai 2018 à 20:21 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 12 de 34 · Page 1 de 2 · 6 364 affichages · Partager Bonsoir Jean J’ai lu ton carnet d’une traite, hier soir : je l’ai ADORE !!! J’ en reviens, plus précisément de l’est et avons terminé par 5 jours de repos sur la côte du Golfe. J’ ai commencé mon carnet cet ap midi et je n’aurai, sur la Floride, que quelques photos bien moins sympa... Un grand bravo, bonne soirée ! | | | À: Pyrene64 · 17 mai 2018 à 8:43 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 13 de 34 · Page 1 de 2 · 6 261 affichages · Partager Chouette reportage ! un beau voyage virtuel avant de reprendre le boulot ! Magnifiques couchers de soleil, sur celui avec la goëlette 
Merci pour cette apréciation... en effet, c'est toujours un plaisir de voir et de prendre des photos d'un coucher de soleil en essayant à chaque fois de faire une photo qui intègre un détail qui rend plus original la vue du seul sunset. Là, il y avait donc ce voiier, j'en ai profité | | | À: Brigitte42 · 17 mai 2018 à 8:46 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 14 de 34 · Page 1 de 2 · 6 260 affichages · Partager Merci pour ce message enthousiaste ! On attend ton récit et tes photos... En ce qui me concerne, je prépare le récit d'une autre partie de ce périple en Floride avec un texte/photos sur Key West, l'île du bout de la Floride. | | | À: Jemaflor · 17 mai 2018 à 9:10 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 15 de 34 · Page 1 de 2 · 6 255 affichages · Partager Bonjour Jean, le carnet est en bonne voie : comme il comprend 3 parties ( Washington, Charleston ET la côte Oust de la Floride), il me faudra encore un peu de temps ! Voir : voyageforum.com/...en-floride-d8972748/
Je termine Washington et je commence les balades à Charleston aujourd'hui !
Comme nous avons visité la Floride par morceaux (un coin par an...), je mettrai des photos de K W, notamment de merveilleux couchers de soleil vus l'an passé, quand ton carnet sur le sujet sortira.
Bonne journée ! | | | À: Jemaflor · 17 mai 2018 à 9:39 · Modifié le 17 mai 2018 à 10:16 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 16 de 34 · Page 1 de 2 · 6 247 affichages · Partager Bonjour Jean,
Plus qu'un carnet de voyage : un véritable guide touristique !!! Superbe écriture et les photos sont magnifiques. Merci.
Cordialement, Caussat | | | À: Caussat · 19 mai 2018 à 11:33 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 17 de 34 · Page 1 de 2 · 6 173 affichages · Partager Bonjour Jean,
Plus qu'un carnet de voyage : un véritable guide touristique !!! Superbe écriture et les photos sont magnifiques. Merci.
Cordialement, Caussat
Merci beaucoup pour cette appréciation très sympathique. Cordialement.
jean | | | À: Jemaflor · 24 mai 2018 à 16:33 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 18 de 34 · Page 1 de 2 · 6 033 affichages · Partager Ah mais je ne peux que confirmer tout ce qui a été dit : ce carnet est top ! Il aborde des lieux parfois un peu trop rapidement (voir pas du tout) abordés dans d'autres récits, les textes sont détaillés et donnent beaucoup d'infos utiles et pratiques. Bref, c'est top ! Et mention spéciale aux photos de sunset à Clearwater ! Question : pour mon futur voyage, j'ai dû choisir (pour préparer mes étapes) entre une excursion en bateau à Caladesi ou Cayo Costa. J'ai opté pour cette dernière mais le prix est quand même super élevé, et tes photos de forêt à Caladesi sont tentantes (je croyais qu'il n'y avait que de des plages) et me font hésiter ! Connais tu Cayo Costa ? A choisir ? | | | À: Jemaflor · 26 mai 2018 à 2:25 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 19 de 34 · Page 1 de 2 · 5 942 affichages · Partager Superbe carnet. 
Ça me rappelle mes deux voyages en Floride (sur la côte sud-ouest également, et dans les Keys) en 2010 et 2013. Par deux fois, j'avais logé à Siesta Key, à 200 m de la mer. Quel coin magnifique... | | | À: Ally310 · 26 mai 2018 à 18:33 Re: Le long de la côte ouest de Floride Message 20 de 34 · Page 1 de 2 · 5 888 affichages · Partager Ah mais je ne peux que confirmer tout ce qui a été dit : ce carnet est top ! Il aborde des lieux parfois un peu trop rapidement (voir pas du tout) abordés dans d'autres récits, les textes sont détaillés et donnent beaucoup d'infos utiles et pratiques. Bref, c'est top ! Et mention spéciale aux photos de sunset à Clearwater ! Question : pour mon futur voyage, j'ai dû choisir (pour préparer mes étapes) entre une excursion en bateau à Caladesi ou Cayo Costa. J'ai opté pour cette dernière mais le prix est quand même super élevé, et tes photos de forêt à Caladesi sont tentantes (je croyais qu'il n'y avait que de des plages) et me font hésiter ! Connais tu Cayo Costa ? A choisir ?
Merci Aurélie pour ces compliments... Au sujet de Cayo Costa, je ne connais pas... aussi, je ne m'avancerais pas pour te conseiller entre cette île que tu évoques et Caladesi. Mais je confirme que Caladesi à un côté nature préservée très dépaysant et intéressant à visiter, des plages jusqu'à l'intérieur parmi la petite forêt du centre de l'île. Bon futur voyage en Floride. | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 636 visiteurs en ligne depuis une heure! |