Un « Road trip » à la découverte de quelques aspects du rêve américain. Rêve de plages et de stations balnéaires de stars comme à Palm Beach, rêve et souvenirs de conquête spatiale à Cap Canaveral, puis visites de phares à l'image de celui de la pittoresque Sainte Augustine, la plus ancienne ville des États-Unis. Ce sont là quelques unes de nos étapes le long de cette côte de Floride, je les évoque ici (texte et photos) dans ce récit itinérant. Cela vous tente ? Alors montez à bord et maintenant, en route !
On the road... en direction du « North ».
Nous venons juste de quitter
Miami et ses inévitables embouteillages, mais dans nos têtes ce sont encore toutes les images de cette trépidante métropole qui se bousculent... comme
South Beach avec son immense plage et ses célèbres postes de secours à la déco unique.
On n'oublie pas non plus, le charmant
quartier Art Déco et ses façades typiques ou encore le
skyline de Downtown et ses buildings scintillants de mille lumières sur fond de soleil couchant...
Un dernier embranchement et le trafic se fait plus fluide et avouons-le moins stressant. Nous roulons maintenant tranquillement sur la route A1a qui longe au plus près le littoral.
Après à peine quelques kilomètres de voies rapides... embouteillées, voici que j'éprouve déjà l'envie d'une première pause.
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L'appel de la plage se fait sentir. Faisons halte pour retrouver une atmosphère paisible sans voitures ni poids-lourds... pour oublier tous ces véhicules qui vous doublent, tantôt sur la gauche puis une autre fois, sur la droite ! C'est ainsi sur les voies rapides des
States !
Haulover fait partie des plus belles plages du nord de
Miami. Avec son immense ruban de
sable clair au bord d'une eau cristalline, un tel décor a de quoi vous attirer.
Le parking est lui aussi immense, mais heureusement vide à cette heure, comme également la plage, on ne s'en plaindra pas.
Seuls les oiseaux marins sont en nombre, un côté nature qui est plus agréable à contempler qu'un banal alignement de parasols.
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Un périple itinérant le long d'une côte s'avère toujours une succession d'arrêts.
A présent, c'est à
Hollywood que nous arrivons, pas la cité du cinéma de la côte Ouest mais
Hollywood in
Florida,
of course !Une
station balnéaire avec ses (hautes) résidences de tourisme et son front de mer très animé. Là, s'y promènent une foule de vacanciers : à vélo, en rollers ou tout simplement à pied, une glace ou un smartphone à la main. Ou bien même avec les deux objets aux mains... dans ce cas, ils est recommandé de ne pas être trop distrait au risque de porter à la bouche le portable à la place de l'
icecream. Ce serait dommage, car la saveur ne doit pas être la même !
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A près de 50 kilomètres au nord de
Miami, notre route nous mène à
Fort Lauderdale, la «
Venise » américaine.
Bon, la comparaison est un peu (beaucoup !) exagérée mais avec son dédale de canaux et de petits ponts, c'est vrai que l'ensemble de cette ville d'eau a un faux air de la Sérénissime... sans les palais ni les gondoles.
En empruntant les rues, ponts après ponts, on enjambe une longue série de canaux. La vision se répète à l'infinie : villas de luxe sagement alignées au bord de pontons privés où sont accostés des bateaux de plaisance, des jet ski ou des kayaks de mer.
On dénombre tant d'embarcations de plaisance à
Fort Lauderdale que la marina a du être agrandie... imaginez, il en faut de l'espace pour parquer plus de 40 000 bateaux !
Mais c'est sans aucun doute la vision aérienne des lieux qui traduit le mieux l'aspect de cet
urbanisme mi-urbain, mi-aquatique. N'ayant pas survolé cette ville ni utilisé un quelconque drone pour immortaliser l'aspect graphique de ces quartiers, je ne résiste pas à compléter ma photo prise au ras des canaux par une vue empruntée à notre cher Google Earth. Voilà en effet ce que cela donne vu d'en-haut, entre quadrillage et courbes, digues et quais puis entre eau et bandes de terre ponctuées de toitures colorées.
Et le Fort ? me direz-vous (enfin peut-être !). Il fait partie de l'histoire locale. Il a été construit en 1838 sous les ordres d'un Major appelé William Lauderdale d'où le nom attribué à l'agglomération.
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Un saut de puce (géante!) nous conduit au nord de la ville, précisément à
Pompano Beach.
Ce n'est pas un hasard, car à l'extrémité de la baie a été érigé un
phare. J'ai toujours bien aimé les phares, ils ont souvent fière allure avec leur colonne effilée. Et avec mon regard d'amateur de photos, j'apprécie ces paysages de bord de mer où un phare vient compléter la composition photographique.
Et puis de nuit, j'aime aussi admirer les faisceaux de ces lanternes qui balayent sur 360° la nuit sombre, sans oublier les éclats lumineux qui par intermittence semblent vous faire un clin d’œil.
Colonne blanche et sommet noir, le phare de Pompano s'élève à 41 mètres de hauteur au dessus de la mer. Sa structure est originale avec ces armatures métalliques qui l'entourent non, ce ne sont pas des échafaudages, la construction est bien achevée et ce depuis l'année 1906.
De Pompano Beach, je garde le souvenir de cette mer agitée par le vent du large et de ces vagues venant lécher le rivage de sable en se transformant en une tapis d'écume. Mais avec une température de l'eau d'environ 23/24°C, l'eau de baignade était « bonne » comme l'on dit. Un vrai jacuzzi naturel au parfum particulièrement iodé.
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Kilomètre 112.
Palm Beach island se profile à l'horizon. Ici, on quitte les grands ensemble d'immeubles et le tourisme balnéaire de masse.
Palm beach dont le nom sonne comme le titre d'une série télévisée américaine est un lieu pour privilégiés. D'ailleurs, beaucoup de grandes familles influentes et fortunées des
Etats-Unis y possèdent de
luxueuses villas. Citons, les Kennedy, Pullitzer, Rockfeller ou même un certain Donald Trump... L'actuel hôte de la Maison Blanche y passe paraît-il la plupart de ses week-ends sur ce point on peut être d'accord avec lui, les lieux et le climat ont certainement beaucoup plus de charme que ceux de Washinton !
Palm Beach island, c'est une île côtière toute en longueur elle s'étire sur une dizaine de kilomètres face à l'océan Atlantique et dans sa partie la plus large, elle ne mesure qu'environ un petit kilomètre.
Il est agréable de la sillonner tout en admirant les somptueuses villas dont les styles architecturaux sont assez variés. On passe de demeures méditerranéennes, voire à la décoration orientale, aux belles habitations coloniales dans le style de celles des îles Caraïbes...
Suivons South Ocean Boulevard puis North Ocean Bd, le regard hésitant entre la contemplation de l'Atlantique et la vue de toutes ces résidences particulièrement cossues.
Pour les villas n'ayant pas un accès direct à la plage, c'est à dire celles séparées de la plage par la route, leurs propriétaires ont trouvé la parade. Juste en face de leur demeure et donnant directement sur le sable, ils possèdent des terrains privés avec gazon, palmiers et abri, enfin de coquette maisonnette de plage... un vrai privilège !
En ce mois de mars, nous sommes hors saison de vacances et on ne peut pas dire qu'il y ait foule dans les rues de l'île de Palm Beach. On croise çà et là quelques cabriolets ou autres voitures de luxe mais en fait, ce sont bien plus les véhicules d'ouvriers d'entretien qui sont les plus nombreux : jardiniers, piscinistes.
A Palm Beach, les résidents permanents sont plutôt discrets, on est ici entre-soi dans sa propriété... bien à l'abri des regards curieux.
Il ne faut que quelques minutes pour arriver à l'
extrémité nord de l'île. Et là, comme à peu près partout dans cette localité, il n'y a pas de possibilité de parking, juste une place de retournement. Aussi, l'arrêt ne durera que le temps de la photo: un bras de mer qui sépare Palm Beach island de l'
île Singer, on l'aperçoit en face.
Quant à la
plage de Palm... beach, Il n'y a finalement que quelques accès publics, et puis, c'est peut être l'endroit le moins bien entretenu de l'île... enfin lors de notre passage. En effet, un inesthétique cordon d'algues jonchait le sable le long du rivage.
Mais question beauté de l'eau et de l'horizon marin, rien à dire, le panorama est de rêve !
A Palm Beach, les
tons verts font concurrence à la riche palette des bleus du ciel et de la mer.
Le vert est celui de la végétation des jardins et surtout celui des gazons et des
green de golf, très nombreux dans toute l'agglomération comme d'ailleurs dans toute la
Floride. Nous n'avons pas vu le golf particulier du Président Trump mais plutôt celui du Breakers Golf Course.
Beau
green, n'est-ce pas ? Joliment orné sur l'ensemble du parcours par d'élégants palmiers.
Justement, à propos de palmiers et de cocotiers, la légende raconte que de nombreux palmiers ont poussé sur cette île suite au naufrage d'un navire espagnol chargé de noix de coco, c'était vers la fin du XIXe siècle. Ce serait ainsi la raison du nom attribué à ces lieux... Palm Beach.
A deux pas du terrain de golf du Breakers, plus précisément juste en face, se trouve le principal monument historique de Palm Beach. Il s'agit de la splendide demeure du milliardaire
Henry Morrison Flagler (1830-1913). Il l'a fait construire en 1902 afin de l'offrir à son épouse. Joli, le « petit » cadeau !
Cette maison, enfin ce palace, possède un intérieur somptueusement décoré. Transformée en musée, l'ancienne demeure historique est ouverte à la visite.
Mais au fait, qui était donc ce fameux Flaglerqui de toute évidence avait les moyens...
C'était un homme d'affaires ayant particulièrement réussi dans l'immobilier et les chemins de fer, on lui doit en grande partie le développement touristique de la riviera floridienne.
Il est aussi à l'origine de la construction en 1880 du premier grand hôtel de ce qui devait devenir une des stations balnéaires des plus huppées des
USA.
Attenante à l'Hôtel Royal Palm Beach (500 chambres), Flagler avait souhaité édifié une chapelle, la
Royal Poincina chapel (1897). La voici avec sa façade actuelle, toute coquette avec ses murs gris qui s'harmonisent de belle façon avec la teinte des bougainvillées de la haie encadrant son petit parvis.
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On the road again... ou plutôt sur la route qui passe un pont surplombant la lagune de l'Indian River.
Nous sommes à
Melbourne Beach, une station balnéaire paisible qui longe l'océan.
Mais ce nom de
Melbourne a-t-il une relation avec celui de la ville australienne du même nom ? Renseignement pris... la réponse est oui. En effet, ce nom vient d'un Anglais, un certain John Hector, qui a vécu une bonne partie de sa vie en
Australie avant de s'établir dans ce coin de
Floride.
Un coup d’œil et une photo (évidemment!) de la longue plage locale. Elle est bordée de
petites dunes côtières recouvertes de végétation, elles s'étendent à perte de vue.
Et certain de longer cette côte, bandana aux couleurs du pays sur la tête, chevauchant avec plaisir une grosse cylindrée... une balade au grand air sur des kilomètres baignés d'air iodé soufflé par la brise océane.
D'autres en profitent autrement, en survolant le littoral, à l'image de ces
pélicans qui prennent la direction du nord.
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