Madère, entre déception et enchantement Lol64 · 9 juin 2015 à 22:12 · 87 photos 97 messages · 25 participants · 36 208 affichages | | | | À: Lol64 · 14 juin 2015 à 10:03 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 41 de 97 · Page 3 de 5 · 4 325 affichages · Partager Merci beaucoup pour votre réponse. Effectivement, cela peut être un bon compromis  .
Réponse à notre retour vers le 20 juillet  . Bonne journée | | | À: Lol64 · 14 juin 2015 à 18:37 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 42 de 97 · Page 3 de 5 · 4 266 affichages · Partager Bonjour Que de souvenirs! Si jolie cette rando faite nous aussi au départ du parking de Pico Das Pedras! Mais dans le dernier virage avant la cascade voulant ranger l'appareil photo, je me suis accrochée à l'un des poteaux supportant les fils d'acier protégeant du vide et patatras le poteau s'est détaché et je me suis retrouvée entre la levada et le vide, je ne sais pas comment j'ai réussi à me remettre à 4 pattes sur le bord de la lévada bref c'est en tremblant que je suis allée au bout et on a bien pris le temps de piqueniquer avant de faire1/2 tour et donc pas question de continuer sur la 2ème partie! Je suis donc ravie d'en voir les photos car cette levada était absolument magnifique mais il faut être vigilant!!! 
C'est vrai que la partie bord de mer au dessous de Samana est absolument magnifique surtout que vous l'avez fait comme nous (après la Caldeira Verde) en fin d'après midi éclairée par le soleil! Vraiment c'est un grand plaisir de vous lire et on se régale avec vos belles photos! Merci pour votre partage et vivement la suite! | | | À: Muriel18 · 14 juin 2015 à 22:43 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 43 de 97 · Page 3 de 5 · 4 246 affichages · Partager j'ai l'impression que finalement, le temps était plus ensoleillé au tout début Mai
C'est bien possible. A chaque fois que nous étions sous le soleil, les nuages n'étaient pas bien loin et lorsque nous étions dans la brume, nous retrouvions le beau temps quelques kilomètres plus loin  !
Nous non plus, on ne l'a pas trouvée!.
Voilà qui me rassure  . Sur le coup, je n'étais pas très fière de ma préparation. En général, je note tout très précisément et là justement...  Enfin, on a trouvé c'est l'essentiel et vous aussi  ! | | | À: Marimijean · 14 juin 2015 à 22:57 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 44 de 97 · Page 3 de 5 · 4 240 affichages · Partager Bonsoir,
Eh bien, voilà un souvenir qui n'est pas prêt de s'effacer ! Quelle frayeur  ! C'est vrai que les chemins sont bien entretenus mais le terrain reste scabreux avec tout un tas d'impondérables... Un simple faux-pas, anodin ailleurs peut prendre ici une tournure très désagréable.
Je me souviens avoir frémi en croisant une famille d'anglais (fort sympathiques par ailleurs) sur une portion de sentier assez exposé. Les 2 garçons (j'aurais dit 6 et 8 ans) caracolaient devant avec l'insouciance de l'enfance tandis que les parents suivaient derrière avec le petit dernier sur le dos, en porte-bébé. Un instant, j'ai imaginé le dérapage, juste un pied qui glisse, le déséquilibre de la charge, l'enfant à peine maintenu... J'ai du mal à dire qu'il faut dans ce cas s'abstenir... si on réfléchit trop, on ne fait plus rien et beaucoup se blessent plus ou moins gravement sur leur chemin quotidien ! Une chose est sûre : vigilance et attention, je suis d'accord ! Ce serait trop bête de mal finir une si belle balade. Je continue tout de suite mon récit dans un registre très différent... A bientôt | | | À: Lol64 · 14 juin 2015 à 23:12 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 45 de 97 · Page 3 de 5 · 4 232 affichages · Partager 5ème jour : FUNCHAL. Bon, mettons les choses au point, je ne suis pas très ville et pas du tout musée. Ceci étant dit, je ne pouvais pas ignorer Funchal dans notre découverte de Madère. J'ai donc mis en place un petit circuit qui nous a permis de découvrir ce que j'ai pensé (après étude) être l'essentiel de cette ville. Aucune visite en intérieur, c'est un choix assumé, d'ailleurs, il faisait bien trop beau !
Pour ceux que ça intéresse, voici notre parcours tel qu'il était prévu. La navette nous ayant déposé en L (départ du téléphérique), nous avons fait en réalité L->J->K->L sur une petite matinée puis nous sommes allés à Monte par le téléphérique puis au jardin botanique avec le second téléphérique (hors carte). Enfin, nous sommes redescendus à pied vers I et avons fait le parcours en sens inverse jusque A en fin d'après-midi et retour dans la zone hôtelière.
Départ de la zone hôtelière en bus. Nous avons abandonné l'idée de prendre la voiture. La circulation y est parfois compliquée et il faut en plus se garer. Notre hôtel proposait des navettes gratuites mais les bus de ville passent aussi dans la zone du Lido donc aucun soucis de ce côté. Nous démarrons de Jardim do Almirante Reis, direction le marché qu'il vaut mieux voir, semble-t-il, le matin. J'étais un peu sceptique sur ce haut-lieu du tourisme, j'avais tort. Il est à la hauteur de sa réputation. C'est un festival de couleurs, d'odeurs, de bruits. Ca grouille comme une nasse à peine sortie de l'eau. On s'y bouscule, on s'y émerveille devant les étals bariolés et ordonnés. Je m'étais laissée dire que les vendeurs y étaient parfois agressifs. je n'en ai pas rencontrés. Présents certes, avec un bagout inépuisable incontestablement mais avec un sourire et trois mots de portugais : merci, pardon, plus tard, j'ai toujours reçu en retour un mot ou un geste aimable. Pourtant, nous n'avons rien acheté.
En sortant du marché, direction la vieille ville. Allons droit au but, c'est le quartier de Madère que j'ai préféré. La rue Santa Maria a un cachet un peu bobo mais incomparable avec ses portes peintes. les petites places, jusqu'au fort St Jacques sont charmantes. C'est un plaisir de se promener dans les ruelles pavées, de découvrir une église, la mer dans une trouée soudaine où s'invite un buisson fleuri.
Nous prenons ensuite le téléphérique direction Monte. Mouais. La vue est jolie, l'église aussi, les rues alentours tout autant et on y respire un air bien plus frais qu'en bord de mer. Les carreiros sont là avec leur panier d'osier, au chômage pour l'instant. Je ne suis pas convaincue, je n'arrive pas à adhérer à l'ambiance, trop de touristes, comme ailleurs bien sûr mais là, j'ai l'impression qu'il n'y a pas grand chose derrière, juste des touristes et des gens dont la seule raison d'être semble être d'attendre les touristes. Pas de visite aux jardins du Monte, il faut bien faire des choix. Direction le second téléphérique (oui, je sais aujourd'hui nous nous la jouons en mode paresseux) et le jardin botanique.
Le jardin botanique, c'est beau, c'est grand, c'est plein de plantes, il y a même un petit café-self tout mignon et très raisonnable quant aux prix. Disons qu'il ne m'a pas époustouflée, c'est un jardin botanique classique, sans fantaisie, servi par le climat de l'île et les diverses importations, au fil des ans, de plantes exotiques. J'ai tout de même bien apprécié la zone des cactus, impressionnante en taille et en variété et celle des palmiers. Coup de gueule par contre pour les oiseaux, situés tout en bas du jardin et enfermés, pour bon nombre, dans de petites cages nues et exigües. Je ne suis pas spécialement adepte de la défense de tout ce qui porte poil ou plumes mais là, c'est à la limite de l'acceptable. Dommage aussi qu'il n'y ait pas plus d'indications, on navigue à vue dans ces jardins sans toujours savoir où on est et ce qui nous entoure.
Sortie du jardin par la porte basse (nous étions entrés par celle du haut, on fait alors la visite en descendant au lieu de monter) et agression en règle par un chauffeur de taxi TRES désagréable (je le soupçonne de nous avoir copieusement insulté mais comme je n'ai rien compris... je lui laisse le bénéfice du doute). Il n'a pas aimé que nous préférions descendre à pied ! La course était proposée pour 10€ et nous n'avons mis que 20' à rejoindre la place de l'hôtel de ville ! Encore une descente et une sacrée ! Sans trottoir ni zone piétonne, un peu dangereuse quand même quand on voit à quelle vitesse les voitures dévalent la pente. La pente, impressionnante, il faut de bons genoux pour descendre (ou de bons freins selon votre mode de déplacement) et un souffle de sportif pour la gravir d'une traite. Les Madériens semblent avoir adopté le principe que le plus court chemin d'un point A à un point B est... la ligne droite et ce quelque soit le dénivelé entre les deux. Cela donne quelques parcours piquants, notamment en voiture, où l'on se surprend, lors des montées, à se pencher intuitivement vers l'avant pour ne pas que les roues antérieures du véhicule se soulèvent (véridique) mais au moins, on évite les virages en épingle.
Retour donc à une partie de la ville plus récente avec l'hôtel de ville et sa place pavée de basalte et de marbre, le palais st Laurent, le théâtre, les jardin municipaux, la cathédrale. Jolis, vite faits (les distances ne sont pas très grandes) mais à mon avis moins typique que la vieille ville. Le Parc St Catherine, décevant mais en travaux. Puis retour vers la zone hôtelière en une petite demi-heure, faisable mais sans aucun charme. Mieux vaut reprendre un bus, ça va plus vite, c'est moins fatigant et on ne loupe pas grand chose.
Nous poursuivrons ensuite par la fameuse promenade publique du front de mer que je n'ai pas trouvé plus fameuse que ça à moins d'être adepte de restaurants, cafés, commerces à perte de vue.
Voilà pour Funchal. Vue superficielle certes, mais c'était suffisant pour nous. La ville est petite, on la parcourt aisément en une journée. Nous n'avons pas vu de nombreux quartiers comme les hauts de Sao Pedro mais nous avons préféré donner la priorité à la nature et aux balades.
A suivre... (courage, il ne reste plus que 2 jours  ) | | | À: Lol64 · 15 juin 2015 à 7:48 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 46 de 97 · Page 3 de 5 · 4 217 affichages · Partager Merci pour cette visite de Funchal (sous le soleil  ...avec lequel tout parait tout de même plus joli!).
Muriel | | | À: Lol64 · 16 juin 2015 à 10:31 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 47 de 97 · Page 3 de 5 · 4 158 affichages · Partager Très chouette de vivre ton voyage....surtout quand on y est allé aussi. Nous y étions en avril juste avant la fête des fleurs...Et je vois qu'on ressent à peu près tous la même chose...Belle île et très contrastée aussi bien par les paysages que par la météo..." Ta "pointe saint Laurent et "la notre" sous le soleil est bien différentes mais les photos sont magnifiques aussi... Le débarquement des touristes nous a bien fait rire....Nous logions sur la côte du soleil à Calheta (Calhau Grande) que je ne peux que conseiller.... Merci ! | | | À: Muriel18 · 16 juin 2015 à 12:14 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 48 de 97 · Page 3 de 5 · 4 144 affichages · Partager Bonjour Muriel, sûr que sous le soleil, n'importe quel endroit miteux prend des reflets séduisants ou alors, c'est nous qui avons le cerveau qui plane un peu  . Perso, un peu de lumière et je me sens bien tandis que sous la grisaille, la morosité l'emporte souvent  .
Trêve de plaisanterie, je suis retournée sur ton blog ( Funchal pour vous était plutôt dans la grisaille  ) et je le trouve vraiment très chouette. De jolies photos et une navigation simple et sympa (contrairement à d'autres).
Bonne journée Laure | | | À: Senga2771 · 16 juin 2015 à 12:23 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 49 de 97 · Page 3 de 5 · 4 138 affichages · Partager Bonjour Agnès et merci pour ton commentaire  .
je vois qu'on ressent à peu près tous la même chose
C'est bien possible et ce serait logique après tout pourtant, avant mon voyage, je n'avais lu que des commentaires dithyrambiques, tout est beau, l'île est magnifique. Aucune restriction. Alors quand moi je reviens "entre déception et enchantement"  , je me demande si je suis trop difficile ou si par hasard, les autres voyageurs n'auraient pas tout dit  ou tout au moins omis de mentionner quelques points négatifs... 
Nous y étions en avril juste avant la fête des fleurs
Eh bien, je suis en train de me demander si avril ne serait pas mieux que mai... En effet, courant avril, la floraison printanière est à son paroxysme tandis qu'en mai, certaines fleurs sont déjà fanées tandis que celles plus estivales ne sont pas encore là. A réfléchir...
Nous logions sur la côte du soleil à Calheta (Calhau Grande) que je ne peux que conseiller
Oui, je pense vraiment que Funchal n'est pas le meilleur endroit pour séjourner, en tout cas de manière prolongée.
Bonne journée Laure | | | À: Lol64 · 16 juin 2015 à 12:38 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 50 de 97 · Page 3 de 5 · 4 135 affichages · Partager 6ème et avant-dernier jour (déjà !) : une journée qui normalement devait être consacrée à la côte sud. Cependant, j'aimerais essayer de garder un peu de temps et tenter de faire la balade des 25 Fontes dans l'après-midi, en espérant qu'ainsi, il y ait moins de monde sur cette rando qui s'avère être la plus populaire de l'île.
Nous partons donc tôt vers l'ouest, premier arrêt, PONTA DO SOL, un tout petit village qui dort encore (il est tôt et nous sommes dimanche) et qui dégage le subtile parfum d'une autre époque. Sous ses guirlandes de fête, avec ses façades colorées de bord de mer et son église tout de blanc revêtue, elle ressemble à une princesse endormie dans la tanière d'un dragon. En effet, de chaque côté de la modeste anse qui borde l'océan, se dressent de sombres parois de roche, à la fois protectrices et menaçantes et sur leurs flancs les plus accueillants, les bananiers partent à l'assaut de la pente. Petite balade dans les ruelles, courte marche sur la jetée où quelques pêcheurs somnolent dans le fracas du ressac et nous reprenons notre route. J'aurais aimé, je crois, passer une nuit dans un de ces hôtels discrets qui bordent la mer, laisser filer la soirée dans le murmure des vagues, le regard porté par l'écume blanche des crêtes ondoyantes. A Ponta do Sol, le temps ne s'écoule pas tout-à-fait comme ailleurs.
Notre deuxième arrêt sera pour JARDIM DO MAR, un village piétonnier par lequel est passé un vent de rénovation très étudié. Nous nous sommes perdus dans ses venelles qui attaquent courageusement l'escarpement du terrain, entre des murets de pierres mêlés d'une végétation foisonnante, sous la treille d'une vigne basse, l'imposante silhouette de régimes de bananes encore vertes, rencontrant ici un homme au visage tanné par le soleil, courbé sur une étroite bande de terre qui surplombe le vide, là un chat indolent ou encore une chèvre prise au piège d'un modeste lopin d'herbes folles. Il reste encore, ça et là, entre les maisons trop neuves et les B&B sophistiqués, les murs en ruines d'une bicoque envahie par les ronces qui laissent entrevoir une autre époque, un autre monde, plus rude sans aucun doute que celui des touristes qui traînent leurs godillots et leurs valises sur les pavés irréguliers. Tout en bas, une coquette promenade borde la mer mais les hautes falaises sombres, là encore, empêchent toute perspective. Ici, au regard, ne s'offrent que l'eau à perte de vue, des cailloux sombres et de gros blocs de béton comme une plage futuriste un peu déconcertante.
Retour à la route avec l'ER223, trois étoiles au guide évasion qui la décrit à grand renfort de superlatifs. J'avais fini par la craindre, sans nul doute nous allions nous et notre voiture nous fracasser dans l'océan. C'est une jolie route de montagne avec quelques lacets serrés et de beaux points de vue, rien d'affolant ni même d'inquiétant quand on s'y aventure au rythme fort modéré du chasseur d'images. La menace la plus réelle est sans doute les morceaux de roche qui se détachent de la montagne en surplomb. Ce n'est donc pas du tout le bon endroit pour piqueniquer !
A force de rouler vers l'ouest, nous approchons de PONTA DA PARGO et nous retrouvons les nuages, la brume et enfin, la pluie. Le vent fort nous autorisera quelques éclaircies, juste pour la photo. La campagne est très verte (on comprend vite pourquoi) un peu désolée, inhospitalière, parsemée de panneaux à vendre et de maisons à l'abandon. Des terres que l'on imagine impitoyables avec leurs habitants, malmenées par les éléments et tout au bout le phare, un phare comme il en existe tant avec, tout en bas, l'éternel combat de la roche et de l'eau.
Marre du basalte trop noir, du vent trop fort, de la pluie trop froide. On file plein nord à travers la forêt puis vers l'Est par la route du plateau et Paul da Serra. Marre de rouler, on veut marcher. Je ne pense qu'aux 25 Fontes et à la cascade do Risco. La route s'élève, toujours dans le brouillard mais le ciel bleu semble tout proche. On continue. Arrivés sur le parking de Rabaçal, il fait 9°, il pleut, il y a du vent mais peut-être qu'en bas, protégé par la laurisylva... on y croit, on y va. Nos chaussures sont imperméables, c'est le moment de tester l'étanchéité des vestes ! Pas question d'attendre la navette par ce temps. D'ailleurs, y a-t-il une navette ? On est dimanche et sur le panneau de départ, rien n'est indiqué. Bien entendu nous sommes les seuls à prendre le départ de la rando même si plusieurs voitures sont garées sur la parking. 30' de descente rude sous la flotte. Les propriétaires des voitures, on les croisera en train de remonter (il n'y a donc pas de navette), dégoulinants et hagards. Tant pis, on continue. On fera toute la balade dans les mêmes conditions et on ne sera pas du tout ennuyé par la foule !
J'ai beaucoup aimé la cascade do Risco qui, dans ces conditions particulières prenait un air surnaturel. J'aurais aimé poursuivre le chemin que l'on devine plus loin mais il est fermé par une grille. J'ai beaucoup aimé aussi l'arrivée sur les 25 sources mais le chemin qui y conduit n'est pas très folichon. Certes, nous n'avions que peu de possibilité de vue mais je l'ai trouvé un tantinet monotone et puis, après une première partie facile, on longe la levada sur un étroit sentier de pierre très irrégulier souvent situé 40 à 60cm du sol. Aucun risque de vertige ou de chute mortelle évidemment mais un danger non négligeable de blessure en cas de dérapage. De plus, on est constamment obligé de regarder ses pieds ce qui à la longue est pesant. La rando 25 Fontes & Risco sera donc en dernière position dans notre classement de la semaine même en faisant abstraction des mauvaises conditions météo. Retour au parking par la route, 40' de remontée (on s'en serait bien passé) et devinez quoi ? La navette, vide, nous double, que dis-je, nous nargue à 2 reprises avant de disparaître. Il semblerait qu'elle ne s'arrête pas en dehors des points définis ou alors, nous étions trop mouillés à son goût. Grrrr !
Retour sur Funchal par une petite route qui descend plein sud vers la côte. L'ER110 est toujours fermée après Bica da Cana. Images d'apocalypse, la forêt a été balayée par le feu, certains arbres se sont écroulés, ont glissé, menacent la route de leur silhouette fantomatique. Et sous les averses, la terre, que plus rien ne retient, coule comme l'eau emportant caillasse et branchages. On slalome lentement dans une terre de désolation. Le croirez-vous si je vous dis qu'arrivés à Funchal, le soleil brille et il fait plus de 20°. Et pourtant, nous n'avons pas mis plus d'une heure à rentrer. Ce soir, nous mangerons en terrasse. C'est aussi cela, Madère, un paradoxe météorologique.
A bientôt (pour ceux qui ne sont pas encore lassés   ) pour le dernier jour et le bilan... | | | À: Lol64 · 16 juin 2015 à 18:04 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 51 de 97 · Page 3 de 5 · 4 111 affichages · Partager Bonjour Eh bien c'est un joli reportage sur Funchal. Vos photos du marché sont superbes et nous rappellent de très bons souvenirs! bien sur c'est dommage de ne pas avoir pu voir le jardin de Monte, car nous l'avons bien apprécié. D'un autre côté cela vous a permis le survol en téléphérique ce que nous avons trouvé très intéressant! Nous avons bien aimé Funchal mais nous étions dans le centre et y sommes restés 4 jours donc on a eu le temps de parcourir ses petites ruelles! Pour notre part nous avons fait les 25 fontes, aussi sous la pluie, et étions bien contents de remonter avec la navette  car en plus, malgré la pluie, il y avait beaucoup de monde! (et même en sandalettes!  )J'apprécie vos belles photos! Pour la côte Sud ce qui est désorientant ce sont ces énormes blocs de bétons tout le long du littoral Il n'y a pas que chez nous que la mer monte!!! Encore merci de nous faire partager votre ressenti! | | | À: Marimijean · 17 juin 2015 à 22:54 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 52 de 97 · Page 3 de 5 · 4 066 affichages · Partager Bonsoir,
Pour notre part nous avons fait les 25 fontes, aussi sous la pluie, et étions bien contents de remonter avec la navette  car en plus, malgré la pluie, il y avait beaucoup de monde!
J'avoue que j'aurais été bien contente de remonter en navette également mais au moins, nous étions seuls ! Il faut dire que lorsque nous avons commencé la balade, l'après-midi était déjà bien avancé. De retour sur le parking, notre voiture était toute seule.
ces énormes blocs de bétons tout le long du littoral
C'est vrai que leur esthétisme est discutable   . Nous avons d'ailleurs pu constater l'attrait prononcé des entrepreneurs locaux pour le béton ou alors, c'est une question de coût mais sûrement pas une motivation esthétique.
Allez, je termine mon récit ce soir. Je crois que j'ai été bien assez bavarde comme ça  ! | | | À: Lol64 · 17 juin 2015 à 23:04 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 53 de 97 · Page 3 de 5 · 4 058 affichages · Partager 7ème jour : le dernier, notre avion décolle en fin d'après-midi. Nous en profitons pour voir quelques sites qui manquent à notre palmarès.
D'abord CAMARA DO LOBOS. Nous y avons trouvé tout ce qu'il y a dans les guides : les pêcheurs qui jouent aux cartes sur le trottoir, le vieux bateau échoué sur la grève avec ses poissons qui sèchent et les autres, plus neufs, colorés, qui flottent mollement dans l'anse, le mirador où plane l'ombre de Churchill et de ses pinceaux, la grand place et son église, les boutiques et leurs chinoiseries pour touristes. Tout ce qu'il y a dans les guides, donc, mais rien de plus. La "chambre des loups" aurait-elle perdu son âme en côtoyant de trop près Funchal et ses lumières ?
Ensuite CABO GIRAO. Nous ne pouvions pas partir s'en y faire un tour et oui, ça vaut le coup d'œil. Pour la côte à perte de vue pour Funchal qui s'étend au loin comme une pieuvre géante, pour les jardins qui bordent la rive, dessinant, vus d'en haut d'étranges et élégantes courbes telles les lignes de Nazca, le mystère en moins. Le plancher de verre, surtout du folklore, on voit bien mieux en se penchant un peu au-dessus de la rambarde !
Enfin et pour finir, détour par RIBEIRO FRIO où nous ferons la balade de Balcoes. Elle est dans les nuages mais cette fois-ci pas de pluie. Et bien on ira quand même et on ne verra... RIEN. Mais la balade est sympa et nous avons pris un peu d'air frais avant de sauter dans notre avion, retour à la case départ et prêts pour d'autres aventures
Je vous avais bien dit qu'on n'y voyait rien !
BILAN : Madère, entre déception et enchantement, pourquoi ce titre ?
J'ai A-DO-RÉ les balades/randos, la variété des paysages, l'organisation des sentiers. C'est définitivement une île à aborder au rythme de la marche. En voiture, on se retrouve un tout petit peu trop vite au même point.
Rappel de notre classement rando :
n°1 Pic Arieiro vers Achada do Teixeira via Pico Ruivon°2 Caldeirao Verde & Inferno à partir de la Casa da Queimadas n°3 Bica da Cana & Pinaculo n°4 la pointe de Sao Lourenço n°5 les 25 Fontes et la cascade do Risco
J'ai moins aimé les zones côtières, un peu trop rudes à mon goût, si austères parfois, la météo capricieuse qui dicte sa loi plus qu'ailleurs encore. Les villages m'ont souvent laissée de marbre. On y sent une vie agricole pas si lointaine, un peu endormie, un peu désuète.
Je n'ai pas aimé les faubourgs de Funchal qui colonisent en conquérants le moindre espace exploitable. Dans toute l'île, j'ai regretté la touristification à l'extrême au mépris des espaces naturels, les falaises cimentées à la va vite pour éviter les chutes de pierre, les ponts et tunnels à outrance, la domestication des cours d'eau à grands coups de murs de ciment qui coulent plus vite que les torrents. Madère va trop vite dans sa quête de visiteurs, elle y laisse des morceaux de son âme.
Enfin, et au risque de faire rugir dans les chaumières, je ne suis pas d'accord avec ce nom (très vendeur) d'île des fleurs. Oui, il y a beaucoup d'espèces, oui, il y a beaucoup de fleurs, loin de moi l'idée de le nier mais ni plus, ni moins que dans d'autres endroits. En tout cas, ce n'est pas ça qui m'a frappée. Je trouve par contre son nom d'origine fort bien choisi : Madeira, en portugais, île boisée. On aurait pu dire île verte car c'est cela qui domine, le vert, des dizaines, des centaines de nuances de vert. Du vert prolifique, du vert qui comble les abîmes, qui coule des flancs des montagnes, qui s'accroche à la roche, suit à la trace les rivières, les levadas, part à l'assaut des sentiers.
Aux marcheurs, je dirais oui, allez, courez à Madère, c'est une île exceptionnelle. A ceux qui ne veulent ou ne peuvent randonner, aux contemplatifs, je conseillerais plutôt les îles de la Méditerranée que je trouve personnellement plus coquettes et plus faciles d'abord. Ce n'est que mon avis bien sûr, un avis parmi tant d'autres, jeté au forum (et non à l'eau) pour que chacun en fasse ce que bon lui semble.
Merci à vous tous qui m'avez suivie, pris le temps de mettre un commentaire, de partager vos propres souvenirs. Chaque intervention de votre part a été pour moi un encouragement et un réel plaisir. Et surtout, les vacances et l'été approchant à grands pas : Bons futurs voyages à tous !
Pour finir en beauté, la pointe St Laurent vue du ciel...
Adeus ! Até jà ! | | | À: Lol64 · 18 juin 2015 à 7:41 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 54 de 97 · Page 3 de 5 · 4 046 affichages · Partager Merci Laure pour ce carnet.
Je ne rajouterai rien à ton bilan... car je suis à 100% d'accord avec toi (sauf pour l'ordre des randos mais on n'a pas fait tout à fait les mêmes et je mets en n°1 Sao Lourenço...mais on a eu du soleil et moins de monde qu' à caldeiro verde...).
Muriel | | | À: Lol64 · 18 juin 2015 à 21:36 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 55 de 97 · Page 3 de 5 · 4 015 affichages · Partager Bonjour J'ai beaucoup apprécié ce retour à Madère à travers votre récit et vos photos! Moi aussi je suis rentrée avec une impression de quelque chose de ratée! Mais avec le recul (un an déjà) et avec votre carnet je l'ai revu différemment! Merci à vous! Je pense que cette île est en pleine transformation accueil des gros paquebots à touristes et quai nouveau re béton!!! Alors que beaucoup de lévadas sont laissées plus ou moins à l'abandon! On ne peut s'empêcher de penser qu'au lieu de bétonner ils devraient remettre en état ces belles lévadas ! Toutefois je crains (et c'est compréhensible) que les jeunes ne pourront pas vivre comme les anciens et cultiver les terrasses et entretenir les lévadas à l'accès si difficile, cela ne se fera plus où moins! Par contre nous avons trouvé une île très fleurie mais avec beaucoup de forêts incendiées! Alors vous avez bien fait de faire ce magnifique carnet et inciter les lecteurs à y aller le plus vite possible! Bons projets de futures vacances! | | | À: Muriel18 · 22 juin 2015 à 15:40 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 56 de 97 · Page 3 de 5 · 3 948 affichages · Partager Bonjour Muriel,
Et merci de m'avoir accompagnée jusqu'au bout dans ce voyage "à posteriori".
Je vois que nos sentiments vis à vis de cette belle île de Madère se rejoignent, même si mon classement rando est différent du tien  . Le soleil, le froid, la fatigue... il y a tellement de facteurs qui rentrent en ligne de compte et puis nous sommes tous différents dans les faits comme dans nos attentes et je trouve que c'est notre plus grande richesse ! D'où l'intérêt de ces retours d'expérience glanés ça et là. Et si les voyages ouvrent l'esprit, je trouve que les carnets de voyage y contribuent aussi beaucoup mais un carnet ou un projet ne sont-ils pas déjà (toujours) un voyage...  
Bons projets de voyages à toi et à bientôt, peut-être, sur un autre carnet ou un blog  Laure | | | À: Marimijean · 22 juin 2015 à 15:54 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 57 de 97 · Page 3 de 5 · 3 942 affichages · Partager Merci Marimichelle,
J'ai beaucoup apprécié vos remarques et anecdotes personnelles. Un échange, pour peu qu'il concerne des personnes à l'esprit ouvert, est tellement plus riche qu'un long monologue.
Je suis personnellement rentrée avec l'impression d'avoir découvert des lieux formidables (d'où l'enchantement) mais avec, également, la sensation que Madère n'était pas celle que l'on m'avait "vendue" (d'où la déception). Vous voyez, mon titre n'était pas qu'un effet de style  !
Oui, l'île est en transformation, liée par des contraintes naturelles terribles, encore un peu engluée dans le passé (une île, je trouve, évolue bien moins vite qu'une région continentale) mais résolument tournée vers l'avenir. Elle ne peut plus vivre uniquement de l'agriculture mais elle doit vivre ! Boostée par certaines subventions de l'UE, elle a fait des choix sur lesquels beaucoup, aujourd'hui, s'interrogent... Loin de moi l'idée de dire s'ils sont bons ou mauvais. Mais je n'ai pu m'empêcher, à mon retour, d'imaginer la Corse (pourtant plus de 10 fois plus grande) striée de viaducs, trouée de multiples tunnels, parée de béton dans ses vallées les plus intimes comme on l'a fait à Madère et j'ai frémi à la terrible image née de mon imagination  .
Je suis comme vous, je pense qu'il faut faire AVEC ce que la nature propose et pas CONTRE mais c'est parfois difficile, souvent plus cher et moins pratique. Demain nous dira sans doute ce que l'avenir nous réserve à Madère...
Et je terminerai (parce qu'il faut bien terminer  ) en vous souhaitant pour votre propre avenir, de très beaux voyages... Laure | | | À: Lol64 · 28 juin 2015 à 8:08 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 58 de 97 · Page 3 de 5 · 3 868 affichages · Partager Coucou 
Bon, je commençais à me dire, ne voyant plus de nouveaux messages apparaître dans mes discussions suivies concernant ton carnet, qu’il y avait quelque chose de louche  . Ben non, en fait, le carnet est fini  !
J’en étais resté à la superbe balade du 2ème jour, celle où tu as vaincu  (tes appréhensions, les réticences de Monsieur, celles des allemands), aux déceptions / enchantements du 3ème jour, au poste forestier de Fanal et ta description magique du brouillard qui avance (je m’y voyais engloutie aussi)
Et puis j’ai décroché de VF qqs temps histoire de boucler mon RB (ouf, il m’a bien fait transpirer celui là) et voilà que j'ai loupé la fin  .
Alors, en ce petit matin dominical, je déguste, je déguste....
Je vois que le 4ème jour a été vraiment réussi, que vous n’avez pas hésité à braver l’enfer et que vous en avez bien été récompensés !
Moi aussi, je suis plus (et de plus en plus d'ailleurs) nature que ville mais, comme toi, je trouve dommage de ne pas consacrer un peu de temps dans un voyage à une ville sympathique, surtout quand on y loge. J’ai bien rigolé en t’imaginant te pencher pour compenser la pente  .
Le 6ème jour, j’ai beaucoup apprécié Ponta do sol, et suis, une fois de plus, tombée sous le charme de ton écriture (pas que là hein, mais j'ai vraiment adoré la retranscription concernant les 2 villages).
Moi aussi je trouve qu’une rando réussie c’est non seulement son but, mais aussi le chemin qui nous y conduit et je comprends parfaitement ta déception pour les 25 fontes.
En conclusion, un grand merci  pour ce carnet, servi à la fois par des superbes photos et ton écriture qui m’emporte à chaque voyage.
Avant que tu n’en parles, ça n’était pas une destination que j’envisageais mais maintenant... qui sait...
Laure | | | À: Lol64 · 28 juin 2015 à 15:38 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 59 de 97 · Page 3 de 5 · 3 838 affichages · Partager Bonjour Laure,
J'ai enfin pu finir ton carnet... Un grand merci : du rêve et de belles photos. 
Grâce à ton reportage, je confirme que Madère sera bien au programme ; quand, est la question car les contraintes pro viennent d'évoluer pour les 2-3 ans qui arrivent... Initialement prévu pour 2016... 
Au plaisir de te relire ; le prochain carnet devrait être pour moi courant Août ( Ecosse en juillet).
A très bientôt et encore merci. JF | | | À: JeffPrX · 30 juin 2015 à 19:15 Re: Madère, entre déception et enchantement Message 60 de 97 · Page 3 de 5 · 3 787 affichages · Partager Bonjour,
Madère sera bien au programme ; quand, est la question car les contraintes pro viennent d'évoluer pour les 2-3 ans qui arrivent...
Eh oui, nous en sommes tous là, quand, comment bien plus souvent que où...  
le prochain carnet devrait être pour moi courant Août ( Ecosse en juillet)
Je le guetterai et en attendant, bonnes vacances à toute la famille. Pour nous, ce sera quelques jours à Londres fin juillet.
A bientôt donc et merci à toi ! Laure | Carnets similaires sur Madère: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 6 475 visiteurs en ligne depuis une heure! |