Bonjour Ciboulette.
Ouh la la ! Il n'y a qu'un roi au
Maroc, le campement avait été rebaptisé "le Bédouin" il y a longtemps. Luc et son épouse avait vendu à un autre Luc, Belge aussi, marié avec une Berbère. Si c'est à vendre, ils ne sont pas restés longtemps. Il y a des investissements à faire, fort BouJerif est aussi à vendre mais la somme est conséquente, c'est vrai que c'est une autre dimension.
Le Bédouin, il faut y vivre, je n'ai jamais trouvé le coin très accueillant. A fort Boujerif, Guy savait recevoir les clients, je n'y suis pas repassé depuis que son successeur a repris.
Vous parliez de quoi déjà ? Ah oui, le festival, ça dévie.......Je n'ai jamais participé à un tel rassemblement. Mes seules soirées musicales était entre gens du village à
Merzouga, chez Assan dit "le décapsuleur", mais c'était avant, avant que l'auberge s'agrandisse pour devenir un luxueux palace au pied des dunes, avec piscine alors que des femmes vont encore à la source pour chercher l'eau. Les jeunes à l'époque, c'est vrai, chauffé par quelques coups de
Bordeaux, jouaient jusqu'à en faire saigner les doigts. Nous, nous utilisions les ustenciles de cuisine pour accompagner, souvent on se levait pour danser. Pareil à l'auberge au bord du lac à
Imilchil. Par la suite, les jeunes n'ont plus été admis dans les auberges pour ne pas déranger les clients. Pour ceux qui veulent un peu de folklore, on commande un groupe moyennant rétribution. Et oui, les choses : évoluent ou changent ? Moi même, trente années plus tard, est ce que j'éprouverais les mêmes émotions ? Dans les même conditions et la même ambiance, sans doute.