Coucou
Ça fleure bon les vacances et il me faudra bientôt partir en voyage, du coup, je suis motivée pour terminer celui-là.
Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui.
En quittant
Ait ben Haddou nous dépassons Ait Fars et longeons l'oued ounila pour traverser le village Tamakouchte. En quittant le village, nous rencontrons des travaux sur la route, signalés par des pierres sur la partie fraichement réparée.
Je me demande pourquoi en
France, on dépense de l'argent à mettre des panneaux de signalisation, attention travaux,.... feu clignotant,...... juste quelques roches sur la route et voilà!!! Il me semble que de surcroît, les roches sont moins chères, (enfin, je crois!!!!

) et surtout on en trouve plein dans le coin..... En
France aussi, je crois....

Nous croiserons quelques temps plus tard les ouvriers entrain de se restaurer, tous ensemble, en cercle en plein soleil, au milieu des travaux.
La route poursuit ses détours autour des montagnes dans un paysage désertique qui nous semble maintenant familier. Quelques pylônes rappellent que les humains ne sont jamais très loin, surtout au
Maroc. Par rapport aux immenses étendues complètement désertes que nous avons traversées dans les Andes, ici, au
Maroc, il y a du monde partout.
Ces nombreux tours et détours nous mènent au au village d'Assaka et ses kasbahs en ruine. En fait, ce ne sont pas seulement des kasbahs que nous découvrons mais tout un ensemble de grottes creusées à même la montagne, qui ont autrefois été habitées.
Mais cette fois-ci, malgré nos fouilles minutieuses, nous n'y découvrirons que des oiseaux qui occupent les lieux. Pas de nomades. Je reste vraiment admirative quant à la capacité humaine de s'adapter à son environnement et sa capacité à en tirer profit. Pourquoi faut-il qu'en devenant soi-disant plus développé, il passe son temps à détruire cet environnement?

Dans certaines parties de la
kasbah, il reste encore des habitants. Nous assistons incrédules à la scène de vie, d'une maman entrain de baigner sa petite fille, avec juste une toile bleue en plastique pour se protéger de l'eau et aucune paroi pour séparer la douche, de la vue des passants extérieurs. Evidement je ne mettrai aucun gros plans pris depuis la route. Je précise que je n'ai pas de téléobjectif, et là c'est le plan tel qu'on voit la scène de la rue où nous circulons en voiture!!!
Nous dépassons Maarouf et rencontrons de nouveau 2 bottes d'herbes ambulantes qui se dépêchent de se mettre à l'abri des regards quand elles nous entendent arriver. Finalement, la forme des bottes est d'une infinie variété, et cette fois-ci, je découvre les outils qu'elles utilisent: une hache est emmailloté dans la botte.
Nous assistons encore au lavage des vêtements dans la rivière.... puis découvrons des paysages de terres rouges, vertes, ocres,.... Des travaux sont en cours, et cette terre écorchée vive est encore plus belle, elle nous laisse admirer ses entrailles.
Le mariage des différents coloris provoque de nombreux arrêts photos.
Décidément, je retrouve des éléments qui me rappellent les hauts plateaux andins.
Nous roulons maintenant sur la terre que des engins sont entrain d'aplanir pour constituer la nouvelle route.
Nous finissons par arriver à
Télouet, et visitons l'auberge qui non seulement propose des chambres que le gérant nous fait visiter mais aussi un restaurant et des toilettes tout à fait bienvenues. Pour les chambres, ce sera pour une autre fois, mais pour les toilettes et le restaurant, nous sommes intéressés.
Pour changer, nous allons continuer sur la thématique marocaine: du tajine!!! C'est bizarre, comme au bout d'un moment, à part la rare fois où nous avons eu une omelette comme repas, ou encore une salade marocaine, tout le reste ça a été des déclinaisons de tajine, tajine avec semoule (ils appellent ça couscous!! Mais bon... c'est un tajine déguisé!!! Hein, mais chut....!!!), tajine avec agneau, tajine au bœuf, tajine à la mode de...., bref au bout d'un moment, je rêvais d'un steak frites!!!!
Comme le gérant de l'auberge, fort sympathique et prévenant, comme partout où nous sommes passés, poursuit la discussion, il nous demande si nous connaissons la
kasbah du Glaoui. J'avais vaguement lu ça quelque part, aussi, je lui répond vaguement.
Et là, il entame les négociations. Vous voulez un guide pour visiter?
C'est combien pour la visite guidée?
Comme vous voulez?
Ah? Et un ordre d'idée de combien on pourrait vouloir?
Comme vous voulez.... (c'est suivi de gestes très vagues dont je n'ai pas réussi à déchiffrer un ordre de grandeur). Je vais vous présenter votre guide, et vous pourrez aller visiter la
kasbah pendant que votre déjeûner sera préparé.
Voilà à quoi ressemble la
kasbah de loin. Pas très glamour, hein?
Je n'ai pas une envie folichonne de la visiter, mais bon, vu qu'on a raté la visite de l'intérieure de celle d'
Ait ben Haddou, allons y donc pour celle-là.
Et on peut y aller en voiture?
Oh, c'est tout près, dit notre guide (habillé en djellaba évidement) et il nous indique que nous pouvons y aller à pied. Je ne sais pas pourquoi je fais confiance à l'estimation des locaux!!!!! Chez moi, tout près c'est à 5mn de marche.... La-bas, c'est à 1/2h de marche!!! On n'a vraiment pas les mêmes références.

Nous finissons par longer un champs de ruines. Puis après avoir traversé un village, nous finissons par arriver près des boutiques de tapis entre autre, qui sont à l'entrée de la porte d'accès.
Tu vas voir Jeff, ce sera le passage obligé au retour, tu verras!!!!! Notre guide nous précède le long des murs très hauts.
Pas très loin sont garés des camping cars. Celui-ci nous laisse béat d'admiration. Avec un truc comme ça, je veux bien circuler de façon nomade sur les routes du monde!!!
Nous payons notre quote part pour accéder à l'intérieur. Et bien, c'est étrange, mais la plupart des motifs et des sculptures, ou des détails sont quand mêmes bien conservés. C'est joli, mais je ne suis pas fan d'architecture, donc je vous laisse découvrir, comme des grands et vous dit à plus tard. Il est plus d'1h du matin. Je vais dormir.