Un beau complexe hôtelier situé dans la
Palmeraie de Marrakech (= étendue désertique au milieu de nulle part) qui a vu le jour très récemment. Au prime abord, on est séduit dès l’arrivée par une enfilade de Riads (petites résidences abritant plusieurs chambres) que l’on découvre accompagné d’un serviable bagagiste.
Hélas, le charme de cet endroit pittoresque s’estompe vite. Même si l’allée desservant les Riads offre une jolie vue sur les sommets enneigés de l’
Atlas, il ne s’agit que d’un décor destiné à masquer tous les travers de cet hôtel inachevé que je qualifierais d’attrappe-touristes. Certes, on lit des avis plutôt élogieux sur les sites de voyage mais au lieu d’un 18/20 le Dar
Atlas présente mérite vraiment une note en deçà de la moyenne, voici pourquoi.
1) le restaurant ou plutôt les restaurants...
Vous apprécierez d’aller manger matin midi et soir dans une salle dite de restaurants qui s’apparente davantage à une cantine dont l’hygiène laisse à désirer. Le « all inclusive » amène une clientèle peu respectueuse des autres et toujours affamée. Le lieu est vaste et bruyant sans compter les courants d’air permanents. Prévoyez une petite laine si vous y allez en hiver. La nourriture est peu variée (couscous correct), même des plats basics comme des pâtes sont mauvais. Le petit déjeuner ne met pas non plus en appétit avec des viennoiseries et du pain congelés. Ensuite, il existe un restaurant marocain plus typique dans l’enceinte de l’hôtel mais les portes sont closes. Vous pourrez seulement admirer les tables dressées derrière une vitre lorsque vous flânerez dans l’hôtel à la recherche d’une occupation.
2) les chambres des riads
Les riads sont de belle facture architecturale. Il est vrai que la petite fontaine placée au milieu d’un patio a beaucoup de charme. Pourtant, les chambres ne sont pas toutes finies. Certains clients ont même été installés dans la poussière de travaux oubliés, avec odeurs de peinture à la clé. Les chambres sont agréables, confortables, mais peu insonorisées comme souvent au
Maroc. Méfiez-vous impérativement de celles situées en rez-de-chaussée dont la porte-fenêtre est laissée volontairement déverrouillée par les dames de ménage. Durant notre séjour, des clients se sont fait voler des affaires, or l’hôtel décline toute responsabilité à ce sujet. On comprend pourquoi. Par chance, nous étions logés en rez-de-chaussée et à cause du chien du directeur général de Marmara qui aboyait toute la nuit. Nous avons pu changer de chambre, aller en étage et éviter d’être dépouillé...
3) le personnel
Vous serez d’abord accueilli par un homme fort sympathique dont les yeux brillent quand vous réservez des excursions Marmara. Si vous optez pour des escapades par vos propres moyens, ne comptez pas sur l’affabilité de ce monsieur.
Quant à l’équipe d’animation, on a plus à faire à des ados en vacances à qui il faut répéter les choses. Animations top niveau, ou plutôt en dessous de la ceinture... Revoyez vos classiques : hymnes nationaux, musique de comédies, marques de voitures et musique des années 80. Ne pensez pas non plus faire de l’aquagym avec eux à moins que vous aimiez patauger dans la piscine. Côté activités sportives, on voit davantage les animateurs attablés au snack-bar... A vous de pratiquer tennis, ping-pong, pétanque, scrabble et autres moyennant une caution de 200 dirhams ! Eh oui, on paye pour tout au
Maroc.
Notre plus grand problème avec le personnel de l’hôtel était de les comprendre et de se faire comprendre... A vous de découvrir cet aspect-là assez déconcertant.
4) les navettes trop peu nombreuses par jour
Il faut prévoir 4€ aller-retour par personne pour se rendre à
Marrakech (1/2 h de route). Et le pot aux roses c’est qu’il reste encore 15 bonnes minutes de marche à pied pour rejoindre le centre. Personne ne le dit sur les sites de voyage. Préférez alors les taxis qui attendent le brave touriste à la sortie de l’hôtel et négociez le prix avant de partir.
5) les excursions de Marmara
Très chères pour la qualité de la prestation. Un guide nous parle tout le long du trajet ce qui occupe quand il y a de longues heures de route. A un moment donné, on vous déviera forcément de votre visite pour vous amener visiter une coopérative d’huile d’argan, une herboristerie, un commerce de bois de thuya sans que l’on vous demande votre avis. Ces détours durent bien une heure à chaque fois et écourte ainsi la visite que vous deviez faire réellement... Commissions et thé à la menthe en récompense pour le guide !
5) dirhams ou euros ?
C’est sans doute le point sur lequel les touristes ne sont pas vigilants. Les Marocains préfèrent largement les euros et vont jusqu’à affirmer que 10 dirhams correspondent à 1 euro. C’est archi faux !!! Voyez le cours de la devise en question avant de partir.
Le jour de notre départ, nous avons souhaité régler la note avec nos derniers dirhams et payer le reste en carte bancaire. D’abord, on vous dit à la réception que la machine ne marche pas alors qu’elle fonctionne très bien pour l’homme fort sympathique qui organise les excursions ! Une ½ heure après, elle remarche pour un minimum de 100 dirhams alors que nous en devions 70 ! On a des billets d’euros. Ils n’ont pas de monnaie soit disant et n’acceptent pas les centimes, etc. Bref, on se fâche car leur objectif est de nous faire payer plus cher avec notre devise (2€ = 26 dirhams et non 20 !)... Mais comme on nous a pris habilement nos papiers d’avion à l’arrivée et que le bus pour l’aéroport nous attend, nous capitulons fort agacé d’être encore les pigeons européens bon à payer !