Maroc, quatre médinas pour un enchantement Kate · 22 octobre 2026 à 14:07 · 18 photos 18 messages · 7 participants · 414 affichages | | | | 22 octobre 2026 à 14:07 Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 1 de 18 · 414 affichages · Partager Bonjour à tous, toutes 
On ne se demande plus pourquoi Tanger a influencé autant d’artistes, écrivains, peintres, musiciens... La "Perle du Nord" sera la première étape d’un périple de 12 jours qui passera par Rabat, Fès et Meknès.
Plus de 15 fois au Maroc et je ne connaissais pas Tanger! Un vol au départ de Carcassonne à 55€ A/R a fini de me convaincre et nous voilà atterrissant 2h plus tard.
Quatre médinas à quatre mains pour un enchantement qui reste intact. Une fois encore Richard et moi allons croiser nos regards sur un carnet et vous les faire partager, lui par les mots, moi par les images.
| | | À: Kate · 22 octobre 2026 à 14:17 · Modifié le 22 oct. 2026 à 20:35 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 2 de 18 · 409 affichages · Partager Tanger...
Arrivée au soir tombant à l’aéroport Ibn Battuta. Kate qui ne s'est pas encore échauffée pour d'éventuelles négociations, préfère opter pour un taxi « officiel ».
Après avoir roulé rapidement le long des grandes artères de la périphérie, le taxi se perd un peu dans le lacis de ruelles assez étroites du centre-ville. Nous lui donnons l’adresse de notre hébergement, mais sans GPS, il semble un peu perdu. Comme nous ?
Heureusement Kate lui indique le numéro téléphone de notre hôte. Il appelle. Deux, trois coups de fils plus tard, quelques détours, et nous arrivons enfin au pied d’un grand escalier où nous attend une jeune fille voilée. « Salam Aleikoum, marhaba ». Très souriante et dans un français impeccable elle nous apprend que, sa mère n’étant pas disponible, c’est elle qui est chargée de nous accueillir. Elle nous mène en quelques pas à l’entrée d’une petite maison située juste en contre-bas d’une grande mosquée dont j’aperçois le minaret coloré. Je souris. Réveil certain au tout petit matin. Mais nous avons l’habitude, et apprécions tous les deux ces chants psalmodiés qui s’élèvent du fond de la nuit. Ils sont pour nous un des sons du Maroc... Visite rapide des lieux. L’appartement est petit, mais propre et bien équipé.
Après avoir échangé un bon moment avec notre jeune hôtesse et obtenu une foule de renseignements utiles pour notre séjour, nous décidons de faire nos premiers pas dans la ville. Comme toujours dans les cités marocaines l’ambiance est très animée. Beaucoup de monde dans ce secteur et notamment la rue d’Italie qui remonte vers la place du Grand Socco. Mais nous ignorons tout pour le moment de ces noms. Il nous faut prendre nos repères, nous approprier peu à peu l’espace urbain. Et si nous commençons à bien connaitre le Maroc (15 voyages pour Kate, 3 pour moi. Un score de rugby !), l’arrivée dans une ville étrangère la nuit après un trajet rapide en avion, est toujours un moment particulier, où le voyageur à cette étrange impression de flottement. Un peu perdu entre rêve et réalité...
Kate aperçoit une minuscule gargote, à l’aspect défraichi donnant sur la rue. Il est tard déjà, pas question de faire la fine bouche. « Salam Aleikoum». Nous passons commande et nous installons à l’intérieur. Le jeune homme nous sert un généreux assortiment de légumes grillés tout à fait délicieux et deux grands verres de thé à la menthe. Nous voilà pleinement revigorés, mais il est temps de rentrer. Demain Tanger étalera ses blancheurs. | | | À: RichardXI · 22 octobre 2026 à 14:25 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 3 de 18 · 401 affichages · Partager Le réveil de Richard sonne, je râle car j’ai passé la moitié de la nuit dans la salle de bain, pliée en 2 en maudissant le destin. J’ai bien sûr accusé de suite le boui boui cra cra mais j’ai appris le lendemain que plusieurs personnes de notre famille étaient malades à la suite d’une fête ayant eu lieu 2 jours plus tôt. J’ai la rage au ventre (c’est le cas de le dire) car je ne suis JAMAIS malade. L’infection me tiendra compagnie pendant plusieurs jours  Richard, organise donc notre journée, je suis trop nase pour réfléchir ! (tu organiseras d'ailleurs les suivantes  )
| | | À: Kate · 22 octobre 2026 à 19:18 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 4 de 18 · 363 affichages · Partager Il n'y aura donc pas que les villes comme point commun à nos deux voyages... | | | À: Attila · 22 octobre 2026 à 20:33 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 5 de 18 · 343 affichages · Partager Il n'y aura donc pas que les villes comme point commun à nos deux voyages... 
On s'est comprises | | | À: Kate · 23 octobre 2026 à 6:59 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 6 de 18 · 320 affichages · Partager Super ! Un nouveau carnet de Kate et Richard... un régal pour les yeux avec les photos de Kate et un plaisir à lire la prose de Richard 😊 Entre ce carnet et celui d'Agnès, je n'aurai qu'à piocher pour mon prochain séjour au Maroc 😏 | | | À: Rouquine38 · 24 octobre 2026 à 14:58 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 7 de 18 · 252 affichages · Partager Entre ce carnet et celui d'Agnès, je n'aurai qu'à piocher pour mon prochain séjour au Maroc 😏
Bonjour Isabelle et merci pour ton passage. D'après ce que me dit Kate, tu auras ainsi sur certains points des visions différentes, ce qui te permettra d'enrichir tes choix 
Première journée : montées et descentes dans la ville blanche
La montée vers la kasbah, la puissante forteresse édifiée au XVIIe par le sultan Moulay Ismael, s’avère pentue, rude aux jambes. C’est la fameuse grimpette propre à tant de villes méditerranéennes. Mais passée la porte « Bab al-kasbah » nous débouchons sur une charmante place ceinte de maisons aux façades blanches, aux portes et volets de bois badigeonnés de bleu. Légèrement en contrebas, un petit café étale ses guéridons et ses chaises à l‘ombre d’un grand arbre. Premier arrêt idéal pour une pause après... 1/4 d’heure de marche. Rien ne presse après tout, c’est le bon endroit pour s’imprégner de l’atmosphère paisible du lieu et peaufiner un peu le programme de la journée.
Alors que j’ai le nez plongé dans le Routard, un européen d’âge mûr élégamment vêtu, nous interpelle en nous souhaitant la bienvenue. La conversation s’engage et il nous indique qu’aujourd’hui mardi la plupart des musées sont fermés. Il nous livre ensuite quelques pans de sa vie ici à Tanger qu’il habite depuis une vingtaine d’années. Un entrepreneur bourlingueur, dorénavant « retraité-expat », qui a choisi Tanger pour sa douceur de vivre, dans ce quartier pimpant de la Kasbah que j’ai perçu au premier coup d’œil, très nettement gentrifié. Ses copains et copines seniors arrivent à leur tour pour s’attabler. Nous les laissons à leur paisible matinée.
Au bout de la grande place nous pénétrons dans le Bordj En-Naam, le fort militaire qui surveillait la côte. Je ne suis pas un grand fan d’architecture militaire, mais l’ensemble parfaitement restauré est impressionnant. En ce début de matinée nous sommes absolument seuls et nous avançons tranquillement sur l’immense esplanade, les yeux levés vers cet ensemble de tours et de remparts qui se détachent sur le bleu très pur du ciel. Mais en prenant à main gauche mon regard tombe sur un bleu plus profond et sur un vaste horizon barré au loin d’une ligne sombre. J’appelle Kate, qui traîne toujours derrière, accaparée par une conversation avec son Canon. « Viens voir ! Gibraltar, la Méditerranée, l’ Espagne ! ». La vue est saisissante. Nous restons là un moment en silence, nos visages fouettés par le vent du large, chacun enfermé dans sa rêverie. Dans la mienne, des mots se promènent : voyage, conquête, migrations, espoir...
Un peu grisés, nous quittons le bordj, mais je me rends compte en sortant que la cour d’entrée abrite un musée consacré à Ibn Battuta, le grand voyageur tangérois du XIVe siècle. Et il est ouvert. J’hésite un peu à proposer une visite à Kate. Mais il fait si beau et nous avons tellement envie de continuer notre promenade que nous y renonçons.
Descente en pente douce pour sortir de la Kasbah. Une porte et nous pénétrons maintenant dans la médina. Petit lacis de ruelles étroites, enchevêtrement de maisons blanches et bleues plutôt bien entretenues, placettes arborées et fleuries, et des échappées par endroit vers des escaliers qui montent ou descendent. On se croirait en Espagne, au Portugal ou en Grèce. Cette médina, surtout dans sa partie supérieure a été largement restaurée. Moins exotique, moins authentique que celle vibrionnante de Fès. Mais tellement agréable à parcourir.
Nous débouchons sur la place du Petit Socco. Quel curieux nom. Il s’agit en fait de la déformation par l’Espagnol du mot arabe souk. C’est le cœur historique de la vieille médina. La place n’est pas très grande à vrai dire. Ceinte de cafés en terrasse, d’immeubles aux balcons de fer forgé, elle évoque davantage par son allure une place européenne, espagnole, que spécifiquement marocaine.
Après un déjeuner rapide dans un snack nous remontons la rue Siaghine la grande artère commerçante qui mène au Grand Socco. Là encore, et c’est une surprise pour nous, l’ambiance n’est pas exactement celle d’une médina marocaine telle qu’on se l’imagine. Plutôt un mélange, une fusion entre échoppes d’artisanat, bazars débordant de marchandises en tout genre, magasins de luxe. Le tout dans un melting-pot de style architectural où voisinent les minarets des mosquées, les balcons de fer forgé et la façade blanche de l’église espagnole de l’immaculée Conception...
| | | À: RichardXI · 25 octobre 2026 à 11:30 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 8 de 18 · 212 affichages · Partager Bonjour à vous
Quel bonheur de baguenauder en se délectant de la prose fluide de Monsieur et des instants de vie, saisis au vol, par Madame. Nul besoin de prendre un avion, "on y est".... Grands merci à vous deux. | | | À: Calaf · 25 octobre 2026 à 12:30 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 9 de 18 · 202 affichages · Partager Quel bonheur de baguenauder en se délectant de la prose fluide de Monsieur et des instants de vie, saisis au vol, par Madame. Nul besoin de prendre un avion, "on y est".... Grands merci à vous deux.
Merci pour ton message. Nous sommes ravis de partager avec toi cet "enchantement" 
Au sortir de la médina, nous débouchons sur la place du Grand Socco, très animée et encombrée de voitures, qu’il nous a fallu traverser « à la marocaine ». En voyage il faut savoir adopter les comportements locaux. Et nous continuons ensuite notre grimpette vers des quartiers plus modernes de la ville en direction de l’Institut français de Tanger. Situé dans les bâtiments magnifiquement restaurés de l’ancien Consulat général de France il marque une nouvelle forme de la présence française au Maroc, dans le domaine culturel cette fois-ci. Médiathèque, espaces de cours et de travail et au premier étage une salle somptueuse bâtie dans un style néo-andalou, inondée de clarté. Le parc paysager qui entoure l’édifice sert de lieu d’exposition à des résidences d’artistes. Au moment de notre venue, le bassin devant la façade était parsemé de jarres en terre cuite de différentes formes, tantôt brutes, tantôt décorées de lignes ou d’aplats bleutés, flottant à la surface de l’eau. Un régal pour la photographe qui a dégainé son Canon afin de capturer les images de ces « Jarres amoureuses », c’était le titre de l’Expo.
Notre flânerie se poursuit vers « l’Esplanade des Paresseux », officiellement place du 10 avril 1947. Un belvédère qui offre une magnifique vue sur la ville, la baie et le rocher de Gibraltar. Plus qu’un paseo c’est davantage un lieu de contemplation, de repos ou de palabres. De repos pour nous. Nous nous asseyons un long moment pour soulager nos jambes un peu raides en ce milieu d’après-midi. A mes côtés, un vieux monsieur élégamment habillé mais dans un costume un peu élimé, tient dans sa main un tract électoral. Je sais qu’il y a des élections législatives au Maroc et je lui demande s’il va aller voter. Il répond à ma question par une autre question, « vous êtes français ? Marhaba ! ».
La conversation s’engage. Il nous apprend qu’il a longtemps vécu et travaillé en France, à Paris. Il sort alors de son portefeuille une photo le montrant dans les rues de la capitale. Cheveux noirs, belle moustache, silhouette longiligne. La classe ! Puis comme le font souvent les vieilles personnes fières et sûres de leur âge, il me demande « quel âge vous me donnez ? » J’observe son visage à peine ridé, ses mains fines et lisses. 70, 75 ? 90 ! Non, ce n’est pas possible, vous exagérez. Il me montre sa carte d’identité avec la date de naissance. Je fais, je refais le calcul...Oui, c’est exact. Kate et moi en restons sidérés. Il nous donne alors des leçons d’hygiène de vie, fait quelques allusions à sa vie amoureuse en France, évoque Casablanca où vivent ses enfants, et finit par nous donner une adresse à Casa, « si vous y passez ». La conversation part un peu dans tous les sens... Avant de partir je lui demande son prénom. Farid.
Beslama sidi Farid. Peut-être que dans 10 ans, si nous retournons à Tanger, serez-vous encore là...
| | | À: RichardXI · 25 octobre 2026 à 12:56 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 10 de 18 · 193 affichages · Partager Avant de rentrer, Kate veut trouver la rue Malaga, du nom du film éponyme de Maryam Touzani tourné à Tanger même. En fouinant sur nos portables nous apprenons que l’essentiel des scènes a été tourné en fait rue d’Italie. Et on comprend pourquoi. S’il existe à Tanger un lieu où cette ambiance hispano-marocaine peut encore être perçue, c’est bien dans cette grande rue rectiligne qui jouxte la médina. Avec ses grandes façades d’immeubles bicolores blanc et jaune couleur tarte au citron - la spécialité tangéroise - ses balcons fleuris. Ses marchands des quatre saisons. Et tout en bas de l’artère son cinéma de 1913, l’Alcazar joliment restauré qui fait face au vieux café « colón ».
Pour le dîner nous dégotons un restaurant niché dans une petite rue, « chez Cheik Ibrahim ». L’établissement est facile à trouver car le patron, astucieux, a étalé son adresse au pochoir dans toutes les rues du quartier ! Je commande un couscous, le meilleur que je mangerai durant le séjour. Kate, toujours barbouillée, se contente d’une harira. Celle-ci traditionnellement accompagnée d’un œuf dur, de dattes, et de chebakia.... qui resteront sur la table. Le patron très aimable, qui nous avait pris pour des Espagnols, nous explique qu’à Tanger les commerçants comprennent mieux cette langue que le français. Puis la conversation s’engage sur les parlers arabes et afin de faciliter notre intégration il nous enseigne quelques rudiments de « darija » la langue populaire du Maroc.
Fin de la journée casse-pattes en tête à tête avec Tanger. Tesbah ala khir !
| | | À: RichardXI · 28 octobre 2026 à 8:13 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 11 de 18 · 128 affichages · Partager Bonjour à tous les deux
J'avais un peu délaissé VF pendant mon voyage en Afrique du Sud... j'embarque donc maintenant pour ce périple parallèle à celui d'Attila  . | | | À: Muriel18 · 28 octobre 2026 à 22:27 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 12 de 18 · 93 affichages · Partager Bonjour Muriel
Tu es la bienvenue, il reste pas mal de place ! A ton tour, tu nous raconteras peut-être l' Afrique du sud | | | À: Kate · 29 octobre 2026 à 7:53 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 13 de 18 · 79 affichages · Partager A ton tour, tu nous raconteras peut-être l' Afrique du sud 
L'embarquement est prévu pour très bientôt | | | À: Kate · 29 octobre 2026 à 12:44 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 14 de 18 · 63 affichages · Partager Hello ! Où je m’aperçois que j’ai commencé la lecture sans me signaler  Toujours un régal de suivre ces carnets à quatre mains, surtout quand le titre augure de bons moments... Enchantons nous donc ! | | | À: Montagnard74 · 29 octobre 2026 à 14:01 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 15 de 18 · 54 affichages · Partager Richard me dit: "Ah tu as vu c'est sympa, on a une nouvelle intervention sur notre carnet ! Là, c'est Montagnard, tu lui réponds ?".
Voilà, c'est fait 
...................... Et le temps passe... et Richard écrit, réfléchi, écrit... Il souhaite que ce soit nickel. Si c'était moi, le carnet aurait été expédié en 3 jours | | | À: Kate · 29 octobre 2026 à 15:37 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 16 de 18 · 41 affichages · Partager Si c'était moi, le carnet aurait été expédié en 3 jours 
Si c’était toi, on aurait fait le chemin d’Assise en mobylette, non ? | | | À: Muriel18 · 29 octobre 2026 à 15:39 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 17 de 18 · 39 affichages · Partager A ton tour, tu nous raconteras peut-être l' Afrique du sud 
L'embarquement est prévu pour très bientôt 
Y’aura du vomi ? Ça semble la règle en ce moment dans les carnets  Ok, je sors | | | À: Montagnard74 · 29 octobre 2026 à 16:34 Re: Maroc, quatre médinas pour un enchantement Message 18 de 18 · 32 affichages · Partager Mais pas du tout ! Pas de problèmes gastriques en Afrique du Sud | Carnets similaires sur le Maroc: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 310 visiteurs en ligne depuis une heure! |