Dès l'embarquement, le voyage commence.
Certains vols sont destinés aux touristes, d'autres plutôt aux locaux et à leurs familles.
C'est le cas de ce
Lyon-
Rabat où nous nous sentons bien seuls comme vacanciers.
Quel contraste avec le vol décollant de la porte d'à côté à destination de la mer rouge !
Je ne sais pas pourquoi cette ville n'attire pas plus de voyageurs.
Pas encore ciblée par les influenceurs ?
Qu'importe, les horaires sont parfaits, le prix au goût de mon portefeuille et je ne connais pas la ville !
Nous atterrissons à l'heure dans le modeste aéroport de la capitale du
Maroc et en sortons à la vitesse de l'éclair malgré une valise à récupérer.
Il faut dire qu'il faudra plus de temps à la police aux frontières pour viser nos passeports qu'aux bagagistes pour assurer la livraison de nos précieux effets.
Nous nous dirigeons maintenant vers le bureau du loueur de voiture choisi.
Medloc et Yacout n'ont pas de guichets ici et la remise d'un de leur véhicule à
Rabat coûtait presqu'autant que la location dudit véhicule en lui-même...
Nous nous sommes donc rabattus sur une agence destinée à une clientèle locale et non à une clientèle de touristes : Aircar.
Les avis Google sont bons, croisons les doigts !
L'employée est sympathique et les formalités sont vite remplies.
Elle nous accompagne alors jusqu'à la Sandero réservée, une Dacia qui a un peu de vécu, ce que nous préférons personnellement aux voitures quasi neuves.
Une rayure de plus ou de moins, ça passe inaperçu !
Alors que sur une carrosserie impeccable...
Le réservoir est sur la réserve, il faudra le rendre ainsi.
C'est la politique habituelle de la maison.
Ok ! Ne traînons donc pas à faire le plein !
Nous quittons l'aéroport, prenons un premier rond-point et pouf, la roumaine ne veut plus rien savoir...
Arghhh, il n'y a plus un pet d'essence !
Nous appelons les numéros fournis, on nous promet une assistance rapide.
Un policier nous fait bientôt signe de circuler.
On ne peut pas, nous sommes à sec !
Il embauche aussitôt deux jardiniers pour pousser la voiture jusqu'à une allée moins fréquentée...
Les gars de l'agence arrivent et vérifient qu'il s'agit bien d'une panne d'essence.
Restez là, on revient dans 10 minutes avec ce qu'il faut !
C'est sûr qu'on ne risque pas de bouger...
Les 10 minutes se transforment en 20, voilà nos sauveurs revenus.
Un litre dans le réservoir et ça repart ?
Allez, mettons le turbo, nous avons quand même pas mal de kilomètres avant d'arriver à
Azrou, notre première étape !
Un plein complet et une bonne heure d'autoroute plus tard, nous voilà sur le réseau secondaire.
La nuit commence à tomber, il devient difficile de circuler.
Même si le parc automobile s'est grandement amélioré depuis mon dernier passage (les plus anciennes voitures ne sont plus des R12 mais plutôt des 309...), il n'en reste pas moins que piétons et animaux se servent de la chaussée au même titre que taxis, camions et conducteurs fous...
Nous sommes donc soulagés d'arriver enfin à bon port, une
ferme auberge
aux portes d'
Azrou !
Nous avions commandé par messagerie notre dîner, nous n'avons plus qu'à passer à table.
Premier tajine, premier thé à la menthe, première soirée d'abstinence...
Bon appétit !