Voyages...
Petit récit allégorique et réflexions concernant un certain membre intitulé :
« L’esbroufe, le coup de menton, le tortiscolis et... »
Pour ceux qui... ne le liront pas.
Vol à destination de... jamais arrivé. Au cours de manœuvres pourtant prétendues très assurées, le vol « Moi à destination de Moi » a percuté le sol sous l'effet d'un coup de vent, ou peut-être d'une brise imprévue prise sous un angle d'attaque inhabituel...
Les signaux au tableau de bord, le pilote ne savait pas les lire, ils n'étaient pas formulés selon son mode de formatage.
Après, pour comprendre, oui... on a les boîtes noires supposées garder la trace du crash du bel oiseau.
Il arrive que les contenus formatés des enregistreurs de vol (déjà parfois perturbés par un bug au départ...) aient été de plus lourdement altérés dans la chute.
L'on tente alors - procédure tout à fait classique et même parfois autorisée - de réécrire le déroulement du vol, simulation cela s'appelle. Ou simulacre ?
Et si le reliquat de données encore exploitables ne suffit pas, qu'à cela ne tienne. Au besoin, on refera l'histoire. On utilisera par exemple la « routine câblée » du mimétisme et de l’inversion systématique de phrases empruntées à ses « interlocuteurs » (aubaine ! ça évite d’être original). Et surtout le « Je » l’ai dit, donc c’est vrai!
Et plus c'est gros, mieux ça passe auprès du public généreux qui, normal, n'a pas envie de chercher à reconstituer l'itinéraire du voyage!
Les accessoires pour tronquer la réalité ? Vocabulaire "technique" grandiloquent, emploi de termes passe-partout que l'on balance sans les comprendre, ça fait l'affaire (et on espère que ça pourra crédibiliser).
Et puis, pour se gonfler un peu plus, on « crée » soi-même des formules « originales » comme : «
Je ne tire pas sur une ambulance » (merci Françoise Giroud).
C’est ça aussi parfois (hélas !) les voyages en forum (sorry, en avion) : des vols qui tombent, qui se posent mal comme l’oiseau sur une branche sèche et se retrouvent « sur le plat », éclaboussant l'environnement. Le pilote interrogé est alors contraint, pour tenter de se justifier et pour donner le change, d’avoir recours à ce qu’il lui reste de ressources figées dans un formatage mental foireux, c’est-à-dire, entre autres, l’esbroufe, le coup de menton et... l’insulte!
Labruyère, où est-tu ?
Bizarre, d’habitude cela ne se passe pas comme ça !
Les forums... c'est pourtant beau (surtout sans insultes) quand y reste !