Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou Toth · 4 mars 2015 à 12:50 · 64 photos 127 messages · 26 participants · 22 541 affichages | | | | À: Toth · 16 février 2019 à 15:30 Re: Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou Message 121 de 127 · Page 7 de 7 · 607 affichages · Partager On ne pourra pas dire :"pas de chance!"car c'est habituel... On a eu grand soleil à Songpan, c'est à peu près tout; voyage intéressant quand même, mes photos ont donné envie à des gens d'aller, alors....  | | | À: Toth · 8 novembre 2019 à 11:20 Re: Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou Message 122 de 127 · Page 7 de 7 · 510 affichages · Partager Bonjour, j envisage un voyage de 3 semaines. J hesite entre le sichuan et le yunnan avec le ghuizou. Nous recherchons de beaux paysages, le contact avec les minorités, etre proche des locaux, pas trop de touristes... est ce que votre circuit a correspondu a cette attente. Pouvez vous me conseiller ? Avez vous des bons plans? Merci pour votre reponse. Cordialement Corinne lapierre | | | À: Cestpasnous · 9 novembre 2019 à 10:50 Re: Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou Message 123 de 127 · Page 7 de 7 · 483 affichages · Partager Bonjour Corine,
N'oublies pas que j'ai fait ce voyage en 2015, il y a 4 ans. Les choses évoluant très vite je peux pas dire si mon voyage, en terme de monde et d'accessibilité, reste le même. Sinon, oui mon voyage a correspondu parfaitement à mes attentes.
Je ne suis jamais allé dans le Yunnan, je ne peux donc pas comparer. Ton choix devrait aussi dépendre de la période de voyage, par exemple, il me semble que Aout-Septembre il pleut beaucoup au Yunnan. | | | À: Cestpasnous · 13 novembre 2019 à 19:53 Re: Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou Message 124 de 127 · Page 7 de 7 · 444 affichages · Partager Le Yunnan est plus touristique (touristes chinois surtout), les beaux paysages sont partout...Au Sichuan ce sont plutôt vers les régions tibétaines. En octobre il y pleut encore... il fait toujours gris et brumeux au Sichuan de toutes façons, il y a un proverbe chinois qui dit quelque chose comme : le chien aboie quand il voit le soleil comme quand il voit un étranger ! | | | À: Toth · 14 novembre 2019 à 5:48 Re: Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou Message 125 de 127 · Page 7 de 7 · 431 affichages · Partager Salut Louis,
Je découvre seulement maintenant ton splendide carnet. Suis-je intéressée par un voyage en Chine? Non Il est vrai qu'au travers de mes lectures de carnets comme le tien, je découvre qu'il y a des paysages vraiment sympas la-bas. Mais j'avoue qu'une remarque que tu as faite m'a particulièrement interpelée:
Comme durant tout notre voyage on était les seul occidentaux et plus spécifiquement dans ce coin, les seuls touristes, donc on ne passait pas vraiment inaperçu. Durant cet événement religieux en permanence des yeux étaient braqués sur nous, j'ai donc, par respect, préféré faire profil bas pour prendre des photos. Ça me gêne toujours un peu d'être intrusif dans ce genre d'environnement.
Et là, je me dis, que si c'est déjà le cas, d'être observé comme des bizareries, pour toi et tes amis qui êtes blancs, je n'ose même pas imaginer ce que ça pourrait être pour mon mari et moi qui sommes noirs!!!! Nous avons eu ce genre de sentiment au Zanskar, l'an dernier, en plein centre de Padum: nous étions au centre de tous les regards. Un moine est même venu demander à faire une photo avec mon mari.
Par contre, je n'ai pas compris ton paragraphe sur la peur. Est-ce un sentiment que tu as ressenti à cause du regard insistant des gens autour de toi?
"En voyage, il y a ainsi des moments où [la peur] survient, et le pain qu’on mâchait reste en travers de la gorge. Lorsqu’on est trop fatigué, ou seul depuis trop longtemps, ou dans l’instant de dispersion qui succède à une poussée de lyrisme, elle vous tombe dessus au détour d’un chemin comme une douche glacée. [...] Quand cela demeure, on renonce alors à rentrer dans cette rue, dans cette mosquée, ou à prendre cette photo. Le lendemain, on se le reproche romantiquement et bien à tort. La moitié au moins de ces malaises sont – on le comprend plus tard – une levée de l’instinct contre un danger sérieux. Il ne faut pas se moquer de ce avertissements. [...] Il y a plusieurs endroits où de grands braillards, lyriques, le cœur sur la main, ignorants comme des bornes, ont voulu à toute force se risquer, et ont cessé de donner de leurs nouvelles.
"Nicolas Bouvier, L’usage du monde, 1963, PBP/Voyageurs, 2001, p.107-108
En tout cas, merci d'avoir pris la peine de faire ce carnet. | | | À: Diamina · 15 novembre 2019 à 10:56 Re: Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou Message 126 de 127 · Page 7 de 7 · 400 affichages · Partager Par contre, je n'ai pas compris ton paragraphe sur la peur. Est-ce un sentiment que tu as ressenti à cause du regard insistant des gens autour de toi?
"En voyage, il y a ainsi des moments où [la peur] survient, et le pain qu’on mâchait reste en travers de la gorge. Lorsqu’on est trop fatigué, ou seul depuis trop longtemps, ou dans l’instant de dispersion qui succède à une poussée de lyrisme, elle vous tombe dessus au détour d’un chemin comme une douche glacée. [...] Quand cela demeure, on renonce alors à rentrer dans cette rue, dans cette mosquée, ou à prendre cette photo. Le lendemain, on se le reproche romantiquement et bien à tort. La moitié au moins de ces malaises sont – on le comprend plus tard – une levée de l’instinct contre un danger sérieux. Il ne faut pas se moquer de ce avertissements. [...] Il y a plusieurs endroits où de grands braillards, lyriques, le cœur sur la main, ignorants comme des bornes, ont voulu à toute force se risquer, et ont cessé de donner de leurs nouvelles.
"Nicolas Bouvier, L’usage du monde, 1963, PBP/Voyageurs, 2001, p.107-108
En tout cas, merci d'avoir pris la peine de faire ce carnet.
Bonjour Diamina, Tu marques là un bon point, cette citation n'est peut-être pas la meilleure choisie. Je l'ai mise toute seule dans un post isolé, c'était juste pour citer Nicolas Bouvier que j'aime bien et cette citation en particulier qui rappelle qu'en voyage on est peut-être un peu plus vulnérable, donc une attention constante est préférable. Egalement, l'instinct est quelque chose à écouter, ça n'a rien de mystérieux, c'est le cerveau qui reçoit des informations rapidement, trop rapidement et en grands nombres pour être rationaliser et qui donc envoie juste un message de conclusion : "attention" ou pas. Pour répondre directement à ta question, non je n'ai pas du tout ressenti de peur dans ce voyage, juste le sentiment de ne pas coller avec le décor. Ce n'est pas forcement un sentiment désagréable, un peu lourd si trop répétitif, mais bien souvent dans d'autres voyages ça m'a ouvert des portes et des discussions très agréables. Tout dépend de ses objectifs de voyages. | | | À: Toth · 15 novembre 2019 à 11:10 Re: Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou Message 127 de 127 · Page 7 de 7 · 396 affichages · Partager Bonjour Louis,
Egalement, l'instinct est quelque chose à écouter, ça n'a rien de mystérieux, c'est le cerveau qui reçoit des informations rapidement, trop rapidement et en grands nombres pour être rationaliser et qui donc envoie juste un message de conclusion : "attention" ou pas. Pour répondre directement à ta question, non je n'ai pas du tout ressenti de peur dans ce voyage, juste le sentiment de ne pas coller avec le décor. Ce n'est pas forcement un sentiment désagréable, un peu lourd si trop répétitif, mais bien souvent dans d'autres voyages ça m'a ouvert des portes et des discussions très agréables. Tout dépend de ses objectifs de voyages
Figure-toi qu'en Bolivie, mon mari et moi, nous nous sommes retrouvés, à Tupiza, au milieu d'une fête locale, où des gens de la région du lac Titicaca célébraient la déesse Pachamama. Plusieurs d'entre eux nous ont attrapés pour célébrer avec eux, nous faisant danser, puis nous offrant à chacun de nous un verre d'une boisson fortement alcoolisée. Automatiquement, dans ma tête, mille sonnettes d'alarme se sont mises à tinter, et j'ai refusé catégoriquement d'avaler le breuvage, trouvant la parade ultime devant leur insistance, d'offrir mon verre à la Pachamama et en déposant mon verre à côté de la statue. Bien m'en a pris, car mon mari, qui lui a bu son verre, a passé sa nuit à rendre ses tripes!!!
C'est pour ça que cette citation a eu une forte résonance en moi. Mon instinct me rend service très souvent.
Quant au sentiment de ne pas coller dans le décor.... Bah c'est tout le temps le cas!!! On s'y habitue! 
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