Bonjour,
Mercredi, à
Bruxelles, les deux préposés du service consulaire m’ont refusé le multiple entrée au motif que je ne possédais aucun visa d’un pays limitrophe prouvant la nécessité d’en posséder un (pour revenir prendre le vol retour à Addis)
J’ai rappelé que l’ambassade de
Djibouti à BXL ne délivre de visa qu’avec les dates exactes d’entrée et de sortie du territoire et les preuves de toutes les réservations hôtelières. Etant indépendant, itinérant et hors structure, il est impossible de donner des dates exactes après avoir voyagé plusieurs semaines en
Ethiopie...et ne sais donc avoir le visa djiboutien à
Bruxelles.
Et quand j’ai rappelé que je ne sais avoir le « visa » somalilandais avant Addis, cela n’a rien changé du tout !
Que du contraire quand ils ont épluché mon passeport. Posséder, tout à la fois, les visas soudanais, yéménites et érythréens pose visiblement problèmes... J’ai eu droit à un véritable interrogatoire. Encore heureux qu’ils n’ont rien dis pour le libyen... Il n’est que de transit (et rien qu’en arabe) mais ça aurait encore pu plus plombé l’addition...
Bref, rétrospectivement, je m’en tire encore bien et ai obtenu un visa à simple entrée.
Maintenant, j’ai bien envie de tenter ceci. Arrivant le vendredi 29 octobre au matin, je vais filer au bureau du Somaliland et puis à l’ambassade de
Djibouti.
Pour le retour, en plus de pouvoir voler depuis Hargeisha sur Addis et l’obtenir à l’aéroport, il reste encore l’option de voler avec Dalloo sur
Nairobi et de revenir, tjrs en avion, à Addis par la suite. A Hargeisha, je vais quand même aller montrer ma tête à l’officine qui fait office de « pseudo » ambassade maintenant qu’elle est réouverte après l’attentat d’Al Shabab.
Si j’ai le visa djiboutien, je passe la frontière. Tente d’obtenir un nouveau visa et au pire, prends l’avion pour Addis et en obtient un à l’arrivée.
C’est un peu tordu mais je ne vois que cette solution.
Je suis très perplexe à l’idée de retourner à l’ambassade pour en obtenir un nouveau. Je n’ai pas la possibilité de courir à
Paris ou à
La Haye pour « contourner » BXL. Et en plus, pour quel(s) motif(s) ?
Le plus pestant c’est que le Somaliland est calme. Les élections présidentielles de juin se sont parfaitement déroulées et ce territoire, enclavé dans une poudrière, possède tous les attributs d’un quasi état. De nombreux anglais y vont de par des relations entre les deux « pays » qui sont au beau fixe depuis longtemps.
Ce territoire paye un peu pour un délit de sale voisinage !
Merci
Michel