Voici ce qui nous est arrivé le 21 juillet 2005: forts de toutes les informations récoltées sur les sites et dans les guides, nous arrivons à la frontière à Koh Khong (
Thailande-
Cambodge par le sud), à pied, avec nos dollars. Refus catégorique des douaniers qui exigent un paiement en baths (1100), nous n'en avions plus en suffisance. Un Cambodgien se présente et propose de nous avancer l'argent puis d'aller à la banque à Koh Khong. Bien obligés d'accepter puisque nous étions déjà sortis de
Thailande. En fait de banque, il s'agissait d'une échoppe sur le marché qui échangeait l'argent à un taux usuraires. Nous allons nous "réfugier" dans un café fréquenté par des "Européens" qui nous ont donné pour seule aide la consigne de négocier discrètement pour nous sortir des griffes de ce qui semblait être une filière de "prise en charge" des touristes. Dont coût: 80 $ et la désagréable sensation d'être déstabilisés faute d'informations suffisantes. Pour couronner cette belle entrée au
Cambodge, pas de bateau pour aller à
Sihanoukville pendant trois jours, on recevait l'information au compte-goutte de la part des Européens du crû (par exemple, on savait tard le soir ou le matin qu'il n'y aurait pas de bateau alors qu'il aurait suffit de nous dire: "allez voir là si le bateau est arrivé et s'il repartira demain"). Il nous a fallu plusieurs jours pour nous remettre de cette désagréable sensation d'être traité comme des "vaches à traire" par tous. A vrai dire, elle a persisté pendant tout le voyage au
Cambodge, au
Laos et en
Thailande, avec des hauts et des bas, sans vouloir mettre tout le monde dans le même sac. Le
Vietnam nous avait laissé une meilleure impression...