Oman, aux confins des sables et de l'horizon Fabhyène · 2 septembre 2026 à 12:39 · 40 photos 21 messages · 10 participants · 277 affichages | | | | 2 septembre 2026 à 12:39 Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 1 de 21 · Page 1 de 2 · 256 affichages · Partager
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’ Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main... J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle...
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos. Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose. J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi. Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris. Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers. Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer! | | | À: Fabhyène · 2 septembre 2026 à 12:55 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 2 de 21 · Page 1 de 2 · 248 affichages · Partager Bonjour Fabienne
Je vais suivre ce carnet avec plaisir et attention Oman était le choix numéro 1 de mon prochain voyage. Hélas, la tension dans les pays très proches géographiquement nous a dissuadés. Nous avons envie de partir l'esprit totalement libre et notre préférence est allée au Sri Lanka. Quand cette foutue guerre se calmera, nous n'hésiterons plus.
A quelle date êtes-vous partis et comment avez-vous "géré" la situation ? | | | À: Kate · 2 septembre 2026 à 13:10 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 3 de 21 · Page 1 de 2 · 242 affichages · Partager Bonjour Fabienne
Je vais suivre ce carnet avec plaisir et attention Oman était le choix numéro 1 de mon prochain voyage. Hélas, la tension dans les pays très proches géographiquement nous a dissuadés. Nous avons envie de partir l'esprit totalement libre et notre préférence est allée au Sri Lanka. Quand cette foutue guerre se calmera, nous n'hésiterons plus.
A quelle date êtes-vous partis et comment avez-vous "géré" la situation ?
Bonjour Kate, Nous y sommes allés début 2026, du 30 janvier au 16 février. Soit peu de temps avant qu'un vieillard surpuissant ne décide que balancer des bombes serait une solution rapide pour renverser une dictature. Mais cela s'est produit juste après notre retour, sachant que le fait que nous ayons des vols directs oman air Paris / Mascate nous aurait préservés des soucis qu'ont rencontré les personnes présentes dans les autres pays du golfe.
J'espère moi aussi que cela se terminera bientôt, les peuples saignent et le pouvoir dictatorial islamiste iranien apparaît pour l'instant toujours plus fort. Une chappe de plomb s'est abattue sur les minces espoirs d'un renouvellement démocratique.
Pour en revenir au sultanat d' Oman, c'est un pays que nous avions dans nos projets depuis 15 ans, et nous avons été enchantés. | | | À: Fabhyène · 2 septembre 2026 à 14:35 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 4 de 21 · Page 1 de 2 · 220 affichages · Partager Que vos dessins sont beaux ! Superbe carnet en perspective ! | | | À: Fabhyène · 2 septembre 2026 à 14:56 · Modifié le 2 sep. 2026 à 21:44 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 5 de 21 · Page 1 de 2 · 218 affichages · Partager D’abord, regardons la carte:
La période : du 29 janvier (arrivée le 30) au 15 février, soit 16 nuits sur place. Période idéale en termes de climat (entre 25 et 30° le jour, des nuits fraîches autour de 15/20°). Logistique : Vol via Oman Air, direct Paris Mascate. Location d’une voiture de type SUV (j’y reviens plus bas). E-sim achetée à l'avance (Holafly). Hôtels/ lodges réservés via booking, pour certains repérés dans des guides ou blogs. Premier change fait à l’aéroport, puis retrait dans des ATM. Itinéraire préparé par mes soins, sur base de guides de voyage papiers et de blogs. Du grand classique, premier séjour. O n aurait pu faire plus dans le même temps mais, voyez-vous, nous aimons de plus en plus prendre notre temps. Dans ce monde où tout s’accélère, c’est un luxe ultime. Voir moins, peut-être, mais mieux, en gardant des temps de respiration pour sentir l’air du temps, regarder passer les gens et renvoyer des sourires, en buvant un « omani café » et en mangeant des dattes ou une part de halwa, un livre à la main. Alors, SUV ou 4X4 ? Je ne veux surtout pas lancer un match, je vais juste expliquer notre choix en fonction de nos goûts et de nos talents et expériences limités en conduite hasardeuse. Alors je sais qu’il y a parmi vous des amoureux du 4X4 et de la liberté qu’il procure... Mais pour ce qui nous concerne, mon mari et moi, nous ne sommes pas du tout habitués à la conduite off road ou « chemins défoncés ». Et ça ne nous fait pas non plus vibrer plus que ça (chacun ses goûts et ses émotions). J’ai donc regardé minutieusement les choses, en croisant carte routière et sites internet (et en prenant en compte le climat en février) : la majeure partie des sites où nous voulions aller et des routes que nous devions emprunter nécessitent une bonne voiture, pas trop basse de caisse, mais pas nécessairement un 4X4. J’ai travaillé le parcours en conséquence, en éliminant une destination et en trouvant une alternative à 2 routes vraiment aventureuses, en plein massif montagneux. Pour le reste, nous savions pouvoir nous organiser pour qu’on vienne nous chercher pour les derniers km ou pour faire appel à un conducteur avec 4X4 pour aller à des endroits précis. Nous avons donc opté pour un SUV, pour le confort sur des routes un peu dégradées, et pour nous, compte tenu de nos envies, ça s’est avéré un très bon choix, et économique au final, même en comptant le recours à plusieurs reprises à des conduites en 4X4. Nous avons tout de même suivi de très belles routes isolées, dans des paysages somptueux, même si j’ai conscience qu’une partie du Djebel Akbar s’est dérobé à nous... A mes yeux, il garde ainsi une part de son mystère.
Mais pendant qu'on papote, ca y est, notre avion s'est posé au sol. Les formalités s'enchaînent correctement, on récupère sans encombre nos bagages, on fait un premier change et on récupère notre voiture. On branche notre e-sim (on tâtonne un peu, c'est la première fois, mais après ça n'est que du bonheur). On commence donc notre découverte par Mascate, la capitale. Nous y avons passé 2 nuits à l'arrivée, et 2 nuits à la fin de notre séjour. C'est une ville accueillante, avec des facettes très différentes: une partie moderne, avec de très beaux bâtiments, des mosquées magnifiques, un opéra superbe, des centres commerciaux, etc.... Des parties anciennes, notamment la vieille ville de Mutrah, son souk, son marché aux poissons, sa corniche, la route côtière qui mène au palais royal, les forteresses accrochées aux rochers... Un beau patchwork. Après avoir posé nos valises dans notre premier hôtel, en bord de mer, nous avons filé vers Mutrah.
Qu'il est agréable de flâner sur la corniche, sous une légère brise marine. Les deux yachts du Sultan ont jeté l'ancre dans la baie. On s'installe à une terrasse pour prendre un jus de fruits, et là on découvre la passion des omanais pour les jus et les smoothies... il y a un choix incroyable! On admire les façades des maisons de marchands, dont certaines datent du 18ème siècle, avec leurs balcons en bois sculpté, iconiques.
Puis on s'engouffre dans le souk; en cette fin d'après midi, il est encore calme. C'est un peu galvaudé comme expression, mais d'un coup on a toute la magie de l'orient sous les yeux, les étoffes brodées de sequins, les parures, les lanternes, les boites en bois sculpté, les flacons précieux et les parfums capiteux... Après le souk, on rejoint pas trop tard un bon restaurant situé en face au marché aux poissons (Bait Al Luban). Très recommandé et recommandable, réservation nécessaire.
Le lendemain matin, on visite la sublime Grande Mosquée. Un éblouissement.
Yves en a profité pour tester la disdasha (de location, monsieur n'avait pas pensé à prendre un pantalon long). Voici quelques photos de la grande mosquée pour compléter le dessin:
On s'arrête ensuite visiter l'opera royal, dont le marbre se transforme en miroir.
L'après-midi, nous retournons vers Mutrah, pour suivre la corniche puis continuer la route côtière jusqu'au palais royal. Le littoral est émaillé de forts accrochés aux falaises,
on s'arrête visiter le fort de Al Mirani
et sur ce je vais en terminer avec ce post puisque j'en ai atteint mon quota de 10 images! | | | À: VoyageForum · 2 septembre 2026 à 21:06 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 6 de 21 · Page 1 de 2 · 182 affichages · Partager Merci pour l'encouragement, Voyage Forum! | | | À: Fabhyène · 2 septembre 2026 à 21:11 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 7 de 21 · Page 1 de 2 · 180 affichages · Partager Merci Fabienne  Tu écris bien, tes dessins sont magnifiques et tes photos complètent bien le reste. Toujours fan de tes carnets ! | | | À: Fabhyène · 2 septembre 2026 à 21:42 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 8 de 21 · Page 1 de 2 · 178 affichages · Partager De Mascate à Wadi Al Arbeieen
Un petit saut tôt le matin jusque Mutrah, pour visiter la marché aux poissons et acheter de quoi pique-niquer avant de prendre la route. Ne pas oublier un pack d'eau et puis, pour parer à tout coup de mou, un paquet de dattes. Puis direction Bandar Al Khairan, à environ 40 km de Mutrah (environ 45 minutes de route).
C'est un spot assez connu pour le snorkeling, de nombreux petits bateaux y viennent depuis Mascate, mais c'est aussi, sur les hauteurs, un très beau lieu de balade. Depuis le parking du View point, un chemin de randonnée permet de marcher en surplomb des petites baies rocheuses aux eaux turquoises, voire de descendre jusqu'à une plage. Les couleurs des roches sont superbes, et changent selon la luminosité.
Compter a minima 1h30 de balade, et bien sûr davantage si vous voulez descendre sur une plage, vous y baigner et pourquoi pas y pique-niquer.
Maintenant, direction Wadi Al Arbeieen, à environ 100 km / 2 heures de route, où nous passerons la nuit. En partant de Bandar Al Khairan, avant de rejoindre la route 17, nous empruntons sur 35 km une route secondaire déserte (route 92, je crois), qui nous a fait traverser des paysages magnifiques, montagneux. On a l'impression de renouer avec l'Ouest américain!
si ce n'est la faune : pas une voiture en vue, mais de nombreux animaux, petits ânes, jolies chèvres, et même quelques dromadaires !
Bref, c'est en bonne compagnie que nous pique-niquons.
C'est vers 15h que nous arrivons à l'hôtel, en ayant suivi les conseils reçus la veille par mail, qui nous ont fait passer "par derrière", et non par la route du wadi. Nous emprunterons celle-ci en partant demain, renseignements pris elle est suffisamment praticable pour nous, il n'y a pas eu d'orage récemment. L'hôtel est au milieu de nulle part, parfaitement intégré dans l'environnement, et le site est superbe. Juste en face, une grande piscine naturelle s'est formée. C'est avec délice que nous allons nous prélasser dans une eau qui m'a parue si douce au toucher... comment dire ? Comme une caresse.
Après une longue baignade, il ne nous reste plus qu'à profiter de la terrasse, sous les arbres, charmés par le chant des oiseaux. | | | À: Holigirl · 2 septembre 2026 à 21:59 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 9 de 21 · Page 1 de 2 · 175 affichages · Partager Merci Pascale, heureuse de te recroiser par ici | | | À: Fabhyène · 3 septembre 2026 à 7:57 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 10 de 21 · Page 1 de 2 · 154 affichages · Partager Une grande finesse de style et de traits (toujours :-) pour offrir une contrée qui semble si accueillante, si paisible. Une contrée désormais fragilisée, menacée par des alentours incertains et la folie de quelques uns. | | | À: Fabhyène · 3 septembre 2026 à 8:04 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 11 de 21 · Page 1 de 2 · 149 affichages · Partager Bonjour Fabienne
Je retrouve avec grand plaisir une destination qui m'avait beaucoup plu... et bien sûr tes magnifiques illustrations qui vont tellement bien avec. Tes photos de Bandar al Khairan me font encore plus regretter de ne l'avoir vu que sous un ciel tout gris | | | À: Fabhyène · 3 septembre 2026 à 9:44 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 12 de 21 · Page 1 de 2 · 139 affichages · Partager Bonjour Fabienne,
Superbe début de carnet. Grande finesse de la langue et superbes dessins ! J'attends la suite avec impatience
Larri | | | À: Larri · 3 septembre 2026 à 12:24 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 13 de 21 · Page 1 de 2 · 121 affichages · Partager Bonjour Fabienne, Superbe début de carnet. Grande finesse de la langue et superbes dessins ! J'attends la suite avec impatience Larri
Merci Larri, bienvenue ! | | | À: Kola · 3 septembre 2026 à 12:33 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 14 de 21 · Page 1 de 2 · 116 affichages · Partager Une grande finesse de style et de traits (toujours :-) pour offrir une contrée qui semble si accueillante, si paisible. Une contrée désormais fragilisée, menacée par des alentours incertains et la folie de quelques uns.
Merci Kola Oui. Oman est un des rares éléments de stabilité et de modération dans le secteur, j'espère que ce pays pourra continuer à jouer ce rôle, lui qui ne jette pas d'huile sur le feu. | | | À: Muriel18 · 3 septembre 2026 à 12:36 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 15 de 21 · Page 1 de 2 · 113 affichages · Partager Bonjour Fabienne Je retrouve avec grand plaisir une destination qui m'avait beaucoup plu... et bien sûr tes magnifiques illustrations qui vont tellement bien avec. Tes photos de Bandar al Khairan me font encore plus regretter de ne l'avoir vu que sous un ciel tout gris 
Bonjour Muriel, merci et heureuse de te retrouver ! Si je te permets de retrouver de bons souvenirs, tant mieux ! | | | À: Fabhyène · 3 septembre 2026 à 18:04 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 16 de 21 · Page 1 de 2 · 91 affichages · Partager Moi aussi j'ai pris place dans le SUV et je me réjouis de pouvoir à nouveau lire tes textes et admirer tes dessins. | | | À: Fabhyène · 3 septembre 2026 à 21:46 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 17 de 21 · Page 1 de 2 · 62 affichages · Partager Bonjour Fabienne,
Quelle plaisir de te voir de retour avec tes dessins.
mais, voyez-vous, nous aimons de plus en plus prendre notre temps. Dans ce monde où tout s’accélère, c’est un luxe ultime.
Nous aussi :). Cela soit être l’âge qui veut cela. ;)
Vivement la suite | | | À: Fabhyène · 3 septembre 2026 à 21:56 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 18 de 21 · Page 1 de 2 · 59 affichages · Partager Je me régale. | | | À: Fabhyène · 3 septembre 2026 à 22:50 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 19 de 21 · Page 1 de 2 · 45 affichages · Partager Wadi Al Arbeieen
D'abord, une belle soirée... Sur la grande terrasse, un copieux buffet est dressé. Les plats sont savoureux, certains typiquement omanais, d'autres plutôt népalais, car une partie de l'équipe vient du Népal, comme beaucoup de saisonniers. Une fois tous les convives rassasiés, un feu est allumé au milieu de la terrasse, dans un trou prévu à cet effet. Des coussins en cercle, et c'est parti pour une veillée au coin du feu. La lune se lève un peu plus tard, donnant des reflets d'argent à l'écorce des arbres... Il est dit que notre hôte, certains soirs, joue de la musique; pas ce soir, mais alors qu'il se tient debout devant les flammes, je crois voir un Djinn tout juste échappé de sa lampe magique.
Voici un poème d'Ibn Khafaja, que j'ai juste un peu retouché:
Le lendemain, après un petit déjeuner aussi généreux que le diner de la veille, nous prenons la voiture pour remonter jusqu'aux cascades voisines. La route est sublime dans la lumière du petit matin. Les cultures, les petits canaux acheminant l'eau du wadi dans les champs, les roseaux qui s'agitent sous un petit vent léger, tandis que leurs plumets luisent au soleil. Les rochers qui se reflètent dans l'eau...
Nous reprenons la voiture, repassons devant l'hôtel pour suivre la route du wadi jusqu'à son embouchure sur la côte. Effectivement, s'il y avait eu des orages les jours précédents, nous n'aurions pas pu prendre cette jolie route, mais là tout va bien, les ornières ne sont pas trop grandes et les gués suffisamment bas! Nous rejoignons sans encombre la grande route côtière (17) qui doit nous conduire jusque Sûr. Un petit stop au gouffre de Bimmah (Bimmah Sinkhole), curiosité géologique causée par l'effondrement d'une caverne souterraine. En arabe, il est appelé "l'étoile filante", car une légende locale dit qu'il a été creusé par la chute d'une étoile. Il est relié par le sous sol à la mer voisine.
Avant d'atteindre Sûr, il y a deux endroits très fortement recommandés: le Wadi Shab et le Wadi Tiwi. Comme nous savons qu'il est préférable de venir au Wadi Shab tôt le matin, nous décidons de nous arrêter aujourd'hui au Wadi Tiwi. Nous reviendrons demain matin visiter le Wadi Shab, si j'ai prévu de passer deux nuits à Sûr c'est justement pour nous donner de la souplesse dans les visites ! Prochain post: Wadi Tiwi. | | | À: Lescs · 3 septembre 2026 à 22:54 · Modifié le 3 sep. 2026 à 23:27 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 20 de 21 · Page 1 de 2 · 44 affichages · Partager et merci à Lescs, Bluequark et Gaura qui nous ont rejoints ! Lescs, moi aussi je me régale à me replonger encore une fois dans ce voyage si ressourçant. | Carnets similaires sur l'Oman: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 340 visiteurs en ligne depuis une heure! |