Oman, aux confins des sables et de l'horizon Fabhyène · 2 septembre 2026 à 12:39 · 185 photos 63 messages · 12 participants · 1 941 affichages | | | | À: Fabhyène · 4 septembre 2026 à 13:45 · Modifié le 7 sep. 2026 à 12:19 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 21 de 63 · Page 2 de 4 · 613 affichages · Partager Le Wadi Tiwi
Le wadi Tiwi, long de 36 km, a la particularité d'être habité, sur sa dernière portion de 10 km avant la côte. Habité, cela veut dire que plusieurs villages sont installés en hauteur (par rapport au cours d'eau) et que les habitants continuent à cultiver de somptueux jardins en espalier, avec distribution d'eau via le falaj communautaire. Une route surplombe donc le wadi, et relie les villages à la côte. J'avais bien lu que le 4X4 est indispensable à partir d'un certain niveau, aussi nous nous sommes dit que nous verrions sur place, la présence de village habités nous apportant un peu de réassurance... Nous suivons sans encombre la route route jusqu'au village d'Harat Bidah. Au delà, la piste devient très raide et tortueuse, certes le temps est sec et nous pourrions tenter, mais nous ne le sentons pas... il y a là un parking où nous voyons de nombreuses voitures et des chauffeurs, qui attendent le client, manifestement. Je discute avec Ahmed, il propose de nous conduire jusqu'au village de Mibam à 7 km de là, puis de nous accompagner à pied jusqu'à la cascade au fond du wadi. Je négocie un prix qui me semble raisonnable (ne me demandez pas combien, je n'ai pas noté), et nous voici partis!
Voici quelques belles vues plongeantes, tandis que nous suivons la route escarpée, qui grimpe dans la montagne et nous permet d'apprécier le canyon dans son ensemble. Nous traversons deux villages aux hautes maisons en brique de terre, la route est très étroite... et croiser des véhicules est compliqué sur certaines portions!
Une fois garés à Mibam, Ahmed nous guide le long du falaj, dans les beaux jardins de palmiers dattiers (et quelques bananiers).
Des escaliers nous conduisent jusqu'au fond du Wadi, où une cascade se jette dans une superbe vasque.
Une balade très agréable! Une fois notre voiture récupérée, nous partons pour Sur, où nous restons 2 nuits. La piscine de l'hôtel Best Western est la bienvenue! | | | À: Fabhyène · 5 septembre 2026 à 17:51 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 22 de 63 · Page 2 de 4 · 573 affichages · Partager Sûr ( Sour)
C'est une tranquille cité de bord de mer dont nous avons beaucoup apprécié l'ambiance. Assez peu de touristes y séjournent, il y a peu d'hôtels ou de chambres d'hôte; en préparant notre voyage, j'en avais cherché sur la corniche mais mes recherches avaient été infructueuses, d'où le choix du best western pas très dépaysant mais, comme toujours avec cette chaîne, agréable et propre, et ici d'un prix très raisonnable.
La topographie de Sûr est particulière: La ville s'étire sur le front de mer mais aussi sur le pourtour d'une grande lagune, située à l'arrière du front de mer. Le souk, animé le soir, est orienté sur les besoins locaux, pas les souvenirs ou autres articles que recherchent les touristes: ici, beaucoup de tailleurs, des bijoux dans le style recherché par les omanais, des kumas, etc... En fin de journée, les plages se remplissent de familles et d'enfants qui jouent au foot. La balade est aussi très agréable autour du phare, de l'autre côté du pont qui enjambe le bras de mer qui relie la plage à la lagune. Le quartier présente quelques belles maisons traditionnelles, enduites de chaux, comme le reste du front de mer qui est éclatant.
Pour un diner avec des produits de la mer grillés (y compris des langoustes à un prix très bas), nous recommandons le Sahari Restaurant, avec vue sur la lagune. Se poser sur la terrasse et regarder le soleil se coucher est un must!
A noter que Sûr pourrait néanmoins changer de visage au cours des années à venir, ca construit à tout va tout autour de la ville. | | | À: Fabhyène · 5 septembre 2026 à 18:17 · Modifié le 11 sep. 2026 à 20:43 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 23 de 63 · Page 2 de 4 · 567 affichages · Partager Le Wadi Shab est un enchantement.
Il est aussi très visité, et souvent placé en n°1 dans les visites à faire à Oman, donc je vous conseille d'y aller de bon matin, pour embarquer dès que les petits bateaux auront pris du service (pour démarrer, on franchit l'embouchure du wadi en bateau, mais le prix est très raisonnable, il faut bien faire marcher le tourisme, et le reste est gratuit là où dans d'autres pays on paierait un droit d'entrée beaucoup plus important). En venant tôt, vous pourrez profiter pleinement de la remontée du long canyon effilé (prévoir 45 mn de marche environ), puis de la partie immergée qu'on suit en nageant et en marchant (20 min environ, plus si vous en restez un peu vous baigner, comme nous), avant d'arriver à la grotte et sa cascade. Le Wadi s'élargit et se rétrécit à plusieurs reprises, à certains moments le sentier est au niveau du cours d'eau, à d'autres en surplomb. Les couleurs sont sublimes, de même que les reflets des roches dans l'eau dont la couleur va du turquoise à l'émeraude.
La photo ci-dessus est la dernière que nous ayons prise, on surplombe la partie immergée, avant que nous ne rangions tout dans le sac étanche. L'eau était délicieuse! Elle nous a paru fraîche au départ, mais nous venions de marcher d'un bon pas, elle devait faire 22/24° environ. On a barboté un petit moment, pour savourer cet environnement incroyable. En repartant, nous avons croisé tout au long du chemin un nombre croissant de de visiteurs... Si vous y allez, vous savez ce qu'il vous reste à faire C'est un endroit féérique! Conseils : Faites attention aux rochers hyper glissants, ayez des chaussures antidérapantes que vous garderez pour remonter le canyon sur la dernière portion, ou louez-en avant de prendre le bateau (il y a des loueurs de matériel). Et prévoyez un vrai sac étanche (on en trouve des petits à partir de 15/20 euros dans des magasins de sport et de randonnée en France) pour vos téléphones, clés, portefeuilles et papiers. Si vous le pouvez, évitez d'y aller un vendredi ou un samedi, c'est le week end dans les pays musulmans, et beaucoup de locaux viennent de Mascate sur la journée (le trajet est d'1h45 en voiture). | | | À: Fabhyène · 6 septembre 2026 à 9:29 · Modifié le 7 sep. 2026 à 10:54 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 24 de 63 · Page 2 de 4 · 537 affichages · Partager Bar Al HikmanNotre prochaine étape est à près de 4 heures de route de Sûr, par la côte. Bar Al Hikman est une péninsule sauvage, située face à l'ile de Massirah. Cet endroit est surnommé "les maldives omanaises".
Comment en suis-je arrivée à cet étape? J'avais lu que les iles Daymaniyat, un peu au nord de Mascate, étaient plutôt prises d'assaut. Vous l'aurez compris en me lisant, on n'aime vraiment pas la foule et ce qu'elle charrie de comportements excessifs, ou de bruit, de fiestas... quelqu'un de bien intentionné me dira que c'est aussi l'âge  ... En revanche, nous avions du temps, puisqu'au départ j'avais mis 3 jours de côté pour le désert, pensant trouver quelqu'un pour nous guider pour des randonnées à pied et du bivouac, comme on l'avait fait dans le Wadi Rum en Jordanie voici près de 15 ans. Or je n'ai pas trouvé ce que je voulais, on ne me proposait que du 4X4... ou du quad... ou du dromadaire... bref, j'ai réduit le désert à une nuit, et récupéré ce temps libéré pour descendre jusqu'à Bar Al Hikman et y rester deux nuits sur place, comme une retraite au calme!
Nous avons été infiniment heureux de ce choix.
Tout d'abord, une idée du trajet sur la page ci dessous. Avant d'attaquer la longue route assez déserte, on pourra s'arrêter à Al Ashkarah, grosse bourgade où l'on peut photographier le port et ses bateaux traditionnels, faire le plein et se ravitailler (et retirer de l'argent pour payer en cash ensuite).
Il y a plusieurs stations service sur la route, mais attention à ne pas s'exposer à ce qu'une d'elle soit fermée, vous connaissez la musique. La route est assez monotone: la mer à gauche, les dunes de sable à droite, pendant des km et des km... Sur toute une partie de la route, de très très longues plages, avec plein d'accès. On s'est arrêté, la plage de sable jaune était sans fin. Malheureusement, des centaines, que dis-je des milliers de déchets plastiques, rejetés par la mer. Un omanais nous a expliqué que très majoritairement ces déchets provenaient des gros bateaux de pêche sillonnant le très poissonneux golfe d' Oman. Ces bateaux viennent en majorité d' Inde et du Bengladesh, et le personnel à bord rejette tous ses détritus à la mer. Les omanais sont furieux. Mais ils ont réussi dernièrement à user de diplomatie pour que se mette en place dans ces pays un contrôle rigoureux des pastiques embarqués (bouteilles, bidons, caisses en polystyrène) et la vérification des mêmes quantités au retour (sous peine d'amendes très dissuasives). On croise les doigts pour que ce soit efficace.
Plus loin, la route s'éloigne un peu de la mer. Il y a semble-t-il quelques villages cachés sur la côte, mais pour nous inatteignables sans 4X4 car dans les sables.
On arrive enfin au meeting point, une station service au milieu de nulle part, où on laissera notre voiture. Taha est déjà là. C'est un grand gaillard, tout sourire, à la peau burinée par le soleil et le vent, hyper chaleureux. Il nous explique que même si nous avions eu un 4X4 il serait au moins venu nous chercher pour faire convoi jusqu'au camp, parce que toute la péninsule est trompeuse: on a l'impression que le sol est dur, mais d'un endroit à l'autre ce sont de véritables sables mouvants. Il ne compte pas les personnes qui ont voulu se risquer seul ("moi je sais, moi je sais") et qui l'appellent en détresse, sans savoir où ils sont... quelquefois il n'arrive à les retrouver que de nuit, grâce à leurs phares allumés!
A 35 km de la station, en traversant ce désert blanc, le camp est une petite merveille.
"Beach moments camp": seul au bord d'une très grande plage de sable blanc, 5 "chambres" seulement. Les chambres sont de grandes tentes très confortables, vrai lit, petit salon, sanitaires privatifs à 10 mètres à l'arrière de la chambre, avec WC douche et lavabo. Une grande tente sert de salle commune, pour le petit déj et le diner, venir chercher un peu d'électricité ou de wifi si nécessaire, passer la soirée. Le séjour n'est pas donné mais c'est avec diner compris, et l'un des diners est un somptueux barbecue avec un monceau de langoustes, de crabes bleus et de coquilles saint jacques que Taha a pêchés lui même. Un FESTIN.
On est tout seul, le hasard fait que le camp était plein la semaine passée et qu'il se remplira à nouveau dans 3 jours... on kiffe. Nos seuls compagnons sont les petits crabes-fantômes, qui s'échappent à la vitesse de l'éclair quand on s'approche. Ils creusent le sable mouillé et se cachent, ne laissant passer que leurs petit yeux. Il faut savoir qu'ici, outre un lieu adapté au farniente, c'est aussi un paradis de la pêche et du snorkeling, ainsi que du windsurf, car il y a toujours du vent, et l'été cela s'accentue. On aperçoit au loin le relief de l'ile de Massirah. Si nous revenions, nous rajouterions une étape supplémentaire de 2 ou 3 jours pour naviguer autour de l'ile et y passer une ou deux nuits, j'avais vu des propositions de ce type.
Avant de nous coucher, nous avons admiré la voûte céleste et ses millions d'étoiles. Un peu plus tard, la pleine lune s'est levée. Au milieu de la nuit, lorsque je me suis réveillée et suis sortie pour rejoindre nos sanitaires, j'ai crû vivre un rêve éveillé: le sable blanc, sous les rayons de lune, brillait comme du vif argent... Le lendemain, c'est une journée "off". Le matin, Taha nous emmène nous balader dans un endroit de la péninsule où il y a un peu plus de monde, une grande guest-house sympathique où on s'arrête prendre un café.
Au retour, on passe par un camp voisin du sien, celui de son grand frère. Organisation similaire, mais davantage sur les rochers (idéal pour ceux qui veulent pêcher).
On passe le reste de la journée à farnienter, aller jusqu'au bout de l'immense plage, lire, écouter de la musique, se baigner (l'eau est a 26° environ).
Le lendemain Taha nous raccompagne à la station service. La parenthèse enchantée se referme!
Le plein, et puis on repart pour remonter la route descendue 2 jours plus tôt. Direction les Wahiba sands !!! | | | À: Fabhyène · 7 septembre 2026 à 18:36 · Modifié le 11 sep. 2026 à 20:47 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 25 de 63 · Page 2 de 4 · 465 affichages · Partager Vers les sables infinis
Nous remontons d'abord la longue route côtière jusque Al Ashkarah, et là nous bifurquons vers l'intérieur des terres, quittant le littoral et son camaïeu de bleus pour les bruns du Djebel Akbar et les orangés des Wahiba Sands. Je ne savais pas, à ce stade, combien il me faudrait rajouter le vert dans cette palette, tant les oasis viennent régulièrement rajouter une vie inattendue dans ces paysages arides et minéraux.
Nous avons rendez-vous à 15h à Bidiyah, pour qu'on vienne nous chercher pour une nuit dans le désert. Cela nous laisse le temps de nous arrêter à Jalan Bani Buali, où nous voulons notamment voir la mosquée Al Hamouda, appelée aussi Mosquée des dômes.
Elle est hélas inaccessible, en travaux, et entourée de palissades.
Ca n'est pas grave, nous avons pu visiter le fort Jalan Bu Ali (appelé aussi Hamouda), qui est un fort partiellement en ruines (ou partiellement restauré), datant du 18ème siècle. Il se parcourt librement, et sa beauté délabrée laisse toute sa place à l'imagination...
(précision: ne pas confondre avec le fort Jalan Bani Bu Hassan, à 10km de là, qui, lui, serait tellement rénové qu'il aurait l'air tout neuf).
A Bidiyah, il y a déjà quelques 4X4 qui attendent au meeting point, pour faire convoi jusqu'au camp. J'espère que nous n'allons pas tous au même endroit, j'avais réservé un petit camp... Nous laissons à nouveau notre voiture, pour nous faire véhiculer. Mon mari et moi nous nous disons que nous ne serions pas allés loin même avec un 4X4, quand on voit plusieurs des 4X4 du convoi s'ensabler ou ne pas parvenir à monter une pente, vite secourus et remis dans le droit chemin. Mais avec les conseils avisés de nos convoyeurs, les conducteurs et conductrices s'améliorent très vite !
Le convoi se sépare, nous arrivons dans un camp minuscule, 3 tentes-chambres seulement, un tente salle commune. Le camp est sur une sorte de corniche, d'un coté nous sommes en surplomb d'un wadi complètement à sec, qui se poursuit par une étendue sans fin de dunes qui semblent plus basses que l'endroit où on se tient, de l'autre nous nous trouvons au pied de 2 belles dunes... Qu'est ce qui se cache derrière ? Mystère!
Nous sommes accueillis avec les traditionnelles dattes, et un petit omani café. Là je suis un peu déçue, j'avais réservé une balade à pied pour le lendemain matin et on me dit que l'activité est annulée. On nous propose du 4X4 à la place, ce sera non pour nous.
La déception passe vite (j'ai appris à lâcher prise sur ce sur quoi je n'ai pas prise), nous décidons de profiter au maximum de cet environnement extraordinaire. Nous grimpons sur les dunes qui surplombent le camp et de là-haut, vers l'ouest, nous voyons un ocean de dunes, impressionnantes. C'est hypnotique. Nous longeons la crête, puis nous installons pour nous plonger dans la contemplation, tandis que le soleil commence à descendre. Pour ceux qui ont la référence, on s'attendrait presque à voir surgir un gigantesque ver du désert, cornaqué par Paul Muad'dib.
Précision: la planche de dessins ci-dessous se regarde depuis la droite vers la gauche, puisque c'est ainsi que se déplie mon carnet.
Le vent se lève, nous nous enturbannons pour nous protéger. Le temps semble s'arrêter, seule la courbe du soleil nous rappelle qu'il n'en est rien. Je me remémore les dunes géantes de Sossusvlei, en Namibie.
Le soleil disparaît, lLa température chute, et nous redescendons attendre le diner dans notre vaste tente, dont le sol est recouvert de tapis moelleux.
Le diner sera agréable, nous sommes deux couples cette nuit là. Nous papotons en anglais, car ce sont des maltais établis en Angleterre depuis plus de 30 ans. Je découvre avec eux que le maltais est une langue très particulière, aux racines arabes, la seule langue sémitique d'Europe, issue d'un dialecte arabe sicilien médiéval. J'adore apprendre des choses de ce type!
Le lendemain, je me lève très tôt pour aller voir le soleil se lever, là haut sur "ma" dune.
Les dunes, hier jaunes oranges, se teintent de rose.
Après un bon petit déjeuner, nous allons nous poser tranquillement, nos tablettes de lecture à la main. De minutes en minutes, alors que le soleil monte dans le ciel, les couleurs changent et les ombres redessinent sans cesse le paysage.
En milieu de matinée, un jeune omanais vient nous chercher pour nous ramener à Bidiyah. En chemin, il nous fait écouter à tue-tête un remix de Papaoutai, de Stromae, qui tourne en boucle sur toutes les plateformes depuis une semaine. Il veut à tout prix comprendre les paroles, alors je les lui traduis, et puis je lui raconte l'histoire de Stomae, et le sens que je crois avoir compris à cette chanson.
Nous voici à Bidiyah, nous retrouvons notre voiture et reprenons la route, direction Nizwa. | | | À: Fabhyène · 7 septembre 2026 à 18:56 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 26 de 63 · Page 2 de 4 · 458 affichages · Partager Nizwa, via Ibra
De Bidiyah à Nizwa, en passant par Ibra, un peu moins de 200 km, soit 2h30 de route.
Nous avons décidé de passer par Ibra pour visiter la vieille ville. En flânant entre ces grandes maisons abandonnées, la plupart en ruine, j'essaie de m'imaginer ce qu'a été ce quartier, lorsqu'il était plein de vie. Je vois des enfants courir partout, en riant en éclat, et des femmes aux tenues colorées rentrer du marché matinal avant de se pencher sur des marmites. D'autres se rendre à la rivière laver leur linge...
C'est maintenant le silence qui règne.
Après cette promenade mélancolique, nous sommes allés du côté du souk, mais c'est l'heure creuse, alors, après un déjeuner rapide dans un restaurant indo-pakistanais, nous reprenons la route pour Nizwa, haut lieu touristique puisque beaucoup de personnes y séjournent pour rayonner dans les environs.
Nous allons avoir le temps d'explorer "la zone" autour de Nizwa, car nous restons en tout 5 nuits dans les parages, 2 nuits à Nizwa, puis 1 nuit dans le Djebel Shams, puis 2 nuits à Misfat El Abriyyin. Oui c'est beaucoup, mais pas trop à nos yeux.
Pour nos deux premières nuits, nous logeons au coeur de la vieille ville (Alaqur view inn), à deux pas des souks. L'endroit est charmant, très animé. Les touristes sont nombreux, mais le soir beaucoup de familles et de jeunes omanais viennent également s'y promener; il faut dire que l'agglomération de Nizwa est très grande, c'est la deuxième ville du pays. Une des activités préférées des familles est la balade sur les remparts, au début de la nuit.
Les souks sont très agréables, avec de très belles boutiques. Au milieu, une halle est dédiée aux dattes, de différentes provenances, à différents prix (certaines sont considérées comme des grands crûs). Dans le bâtiment faisant face à la halle aux dattes, on trouve toutes sortes de produits culinaires, des épices, des monceaux de halwa... Le comptoir de Halwa le plus fréquenté est celui de Al Gatheeb, très réputé. La halwa omanaise est très spéciale. Elle ne ressemble pas à du nougat, elle ressemble plus à une gelée épaisse, très parfumée, tirant sur la pâte de fruits. Celle aux figues est un délice !
Nous longeons les boutiques de tailleurs... Yves craque pour une disdasha couleur prune, on lui prend ses mesures dans l'arrière boutique et on lui confectionnera dans un temps record!
Demain, nous irons visiter les forts de Balha et de Jibreen.
| | | À: Fabhyène · 8 septembre 2026 à 9:20 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 27 de 63 · Page 2 de 4 · 437 affichages · Partager Je suis avec toujours autant de plaisir entre récit agréable à lire, photos et magnifiques dessins 
Nous avions fait le circuit dans l'autre sens (en raison du jour de marché aux chèvres à Nizwa). J'ai hâte de (re)voir Misfat et de découvrir si le village a changé (de nombreux projets d'aménagement d'anciennes maisons en maisons d'hôtes étaient en cours en 2020). | | | À: Muriel18 · 8 septembre 2026 à 12:04 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 28 de 63 · Page 2 de 4 · 430 affichages · Partager Je suis avec toujours autant de plaisir entre récit agréable à lire, photos et magnifiques dessins 
Nous avions fait le circuit dans l'autre sens (en raison du jour de marché aux chèvres à Nizwa). J'ai hâte de (re)voir Misfat et de découvrir si le village a changé (de nombreux projets d'aménagement d'anciennes maisons en maisons d'hôtes étaient en cours en 2020).
Coucou, tu seras déçue car je n'ai presque pas pris de photos du village de Misfat (pas assez de recul), tu ne pourras pas faire un "avant /après". Je me suis centrée sur les jardins et notamment la délicieuse balade le long du falaj. Mais j'ai eu la même impression que toi (donc les travaux n'ont pas dû avancer beaucoup entre 2020 et 2026): il y avait des chantiers sur les maisons de la partie haute du village, le bas avait été en partie renové légèrement et en partie laissé intact, avec encore quelques maisons en ruine, et nous nous sommes demandé comment le village évoluerait dans les années à venir. | | | À: Fabhyène · 9 septembre 2026 à 21:38 · Modifié le 9 sep. 2026 à 22:50 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 29 de 63 · Page 2 de 4 · 394 affichages · Partager Le fort de Bahla
Mais avant le fort de Bahla, un petit temps d'arrêt sur les merveilleuses oasis qui entourent villes et village dans cette partie du pays.
C'est absolument fascinant. La page ci-dessous est dédiée au système du Falaj, manifestation du génie humain lorsqu'on ne mobilise pas notre cerveau et nos mains pour inventer et produire des armes... Pour ceux dont les yeux ne permettront pas de déchiffrer mon écriture, le Falaj (pluriel Aflaj) est un système d'irrigation millénaire, qui consiste à acheminer l'eau d'une source souterraine, d'une nappe phréatique ou d'un wadi, à l'acheminer puis à la distribuer de la manière la plus équitable possible. Dans l'oasis, l'eau circule dans des petits canaux, et les détenteurs des parcelles disposent de créneaux de temps pendant lesquels ils peuvent irriguer leur terrain".
Voici un poème d'Ibn Khafaja:
On en compterait 3000 actifs dans le pays. Dans la cas de nappes souterraines, les tunnels qui ont été creusés à la main voici 1500 ans font plusieurs km et peuvent descendre jusque 120 mètres de profondeur. La source est forcément en hauteur par rapport à l'oasis desservie, car c'est une pente douce qui délivre l'eau (pas de système de pompage). Le fort de Bahla est lui-même entouré d'une grande oasis, qu'on admire depuis les remparts. Il se situe à une grosse demie-heure de Nizwa.
Il est gigantesque !
Il a été érigé entre le XIIème et le XVème siècle, et est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Si ses soubassements sont en pierre, le reste du fort est en brique d'adobe (argile mélangée à de la paille et cuite au soleil). Il a été en partie rénové, mais en lui laissant un caractère ancien, contrairement à d'autres forts dont la rénovation ressemble davantage à une reconstruction (exemple : Nizwa). C'est un véritable dédale constitué de multiples niveaux, escaliers, salles, et ses terrasses permettent de voir l'oasis qui l'entoure.
Après cette belle visite, allons visiter le fort voisin de Jibreen ! | | | À: Fabhyène · 9 septembre 2026 à 21:53 · Modifié le 9 sep. 2026 à 22:51 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 30 de 63 · Page 2 de 4 · 391 affichages · Partager Jibreen
Le fort de Jibreen est à 10 minutes de Bahla. En fait, il s'agit plutôt d'un palais résidentiel fortifié, situé lui aussi au coeur d'une palmeraie.
De l'extérieur, rien ne le distingue d'un autre fort, mais une fois qu'on entre dans la partie centrale, on tombe sous le charme. C'est une petite merveille!
Il date du 17ème siècle, et a été rénové dans les années 80. Ses aménagements intérieurs sont splendides : plafonds peints, niches, détails en stuc, balcons, fenêtres avec moucharabiehs, escaliers... Il y a aussi une très belle collection de coffres anciens.
Après ces deux belles visites, nous rentrons à Nizwa, pour une douce soirée.
Demain, c'est le Djebel Shams qui nous attend, encore une étape riche de promesses ! | | | À: Fabhyène · 9 septembre 2026 à 23:08 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 31 de 63 · Page 2 de 4 · 373 affichages · Partager encore une étape riche de promesses !
C'est tout à fait ce que je me dis en attendant tes dessins  Il me faut trois fois plus de temps pour en examiner les détails que pour lire tes textes ! L'ensemble est bien agréable... | | | À: Fabhyène · 10 septembre 2026 à 18:47 · Modifié le 15 sep. 2026 à 13:03 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 32 de 63 · Page 2 de 4 · 328 affichages · Partager Merci @kate 
Bon je sais que je vous ai promis d'arriver au Djebel Shams et au Wadi Ghul, mais un peu de patience! Partant de Nizwa, nous avons du temps, et nous en profitons pour visiter encore deux villages abandonnés (ou quasi abandonné pour le deuxième). Vous allez peut-être me dire que vous en avez marre des villages abandonnés... mais pas moi, et c'est moi la cheffe de cette expédition! Que voulez-vous, leur mélancolie et leur atmosphère me transpercent, les ruines ont quelque chose de très visuel, et de plus j'ai toujours aimé les traces du temps... sur les gens aussi d'ailleurs (ah, les rides de Sean Connery dans Highlander...), ce qui fait que moi-même je ne suis pas trop traumatisée de vieillir. Voici la page qui leur est consacrée:
Nous nous rendons donc d'abord sur le site de l'ancien village de Tanuf. Tanuf, c'est une eau de source célèbre, elle provient d'un wadi, et juste à l'avant du wadi se trouvait un village, qui a été bombardé en 1957 par l'aviation anglaise. Pourquoi? Parce ce que c'était un village de rebelles, dans le cadre de la Guerre du Djebel Akhdar (1954/1959) où des factions rebelles s'opposaient au pouvoir central du Sultan (situé à Mascate), le Sultan étant lui protégé par ses amis anglais, les rebelles étant eux inféodés à un Iman basé dans la région de Nizwa et financé en sous-main par l'Arabie Saoudite et l' Egypte. La population ayant été prévenue, il n'y a heureusement pas eu de victime. La guerre a pris fin 2 ans plus tard avec la fuite de l'imam en l'Arabie Saoudite.
Si vous avez du temps, vous pouvez aller explorer le wadi à pieds (il est juste à l'arrière du village), j'ai lu qu'on pouvait s'y baigner.
Le deuxième village, c'est le vieux quartier d' Al Hamra, qui ressemble à la vieille ville d' Ibra, à ceci près qu'il est encore habité dans sa périphérie, mais je crains que cela ne soit pour peu de temps. On voit que certaines demeures ont été désertées récemment, fermées par un cadenas et entretenues. Quelques unes (très rares) semblent faire l'objet de rénovation, mais l'ambiance est assez fantomatique, même si elle est aussi touchante, notamment avec ces magnifiques portes délabrées.
Après ces deux visites, nous nous rapprochons de l'oasis d' Al Hamra pour pique niquer en bordure de palmeraie, puis nous y promener en suivant le falaj.
Et là, nous tombons sur un superbe bar-lounge (sans alcool, bien sûr), en plein milieu des champs verdoyants et des palmiers dattiers. La terrasse est superbe, et j'y ai bu le meilleur moka glacé de ma vie (et j'ai quelques heures de vol). C'est un endroit DELICIEUX (Saaf cafe, Al Hamra). A suivre (ça vient): le Djebel Shams / le Wadi Ghul | | | À: Fabhyène · 10 septembre 2026 à 19:38 · Modifié le 11 sep. 2026 à 12:38 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 33 de 63 · Page 2 de 4 · 320 affichages · Partager Bon, d'abord un petit point de situation, parce que sur internet certains noms se superposent et il est parfois difficile de s'y retrouver. Il faut d'ailleurs que je corrige mon carnet papier dans lequel j'ai inversé deux noms !Les Monts Ajar désignent la chaîne de montagnes qui barre le nord du sultanat d'Oman; elle a une forme de serpette (oui je suis un peu jardinière à mes heures ), partant des environs de Sûr pour monter jusqu'au détroit d'Ormuz. Le Dejbel Akhdar est la partie centrale (et la plus élevée) de cette chaîne, au dessus de Nizwa. Le point culminant du Djebel Akhdar est le Djebel Shams, qui dépasse 3000 mètres, et à ses pieds s'enroule le Wadi Ghul, appelé aussi Grand canyon d'Oman ou encore Grand canyon d'Arabie. Sur une portion du Wadi Ghul un chemin de randonnée très célèbre, le Sentier du balcon ou Balcony walk permet de longer le précipice et offre de vues à couper le souffle.Le célèbre "Diana's view point", auquel nous ne sommes pas allés, se trouve aussi dans le Djebel Akhdar, à environ 60 km à vol d'oiseau du Djebel Shams, sur un plateau situé à 2000 mètres d'altitude, le plateau de Sayq.Je vous livre les 2 pages consacrées au Djebel Shams et au Wadi Ghul:
Nous sommes donc dans l'oasis d' Al Hamra en train de siroter nos mokas glacés. Nous avons RDV à 15h non loin de là pour monter dans un 4X4 qui nous conduira sur les flancs du djebel Shams, pour la nuit. En fait, j'avais lu que la route était très escarpée et qu'un 4X4 était recommandé. Bon au final la route est tout en travaux, mais si vous y allez prochainement, ce sera du billard et sans problème pour tout type de véhicule (cela voudra dire qu'il y aura plus de monde, ceci dit). Nous voici donc partis en 4X4, on fait un stop quelques km après Al Hamra pour admirer un superbe panorama sur le vieux village de Ghul, qui se confond avec la montagne à laquelle il est accroché.
Puis on monte, on dépasse notre hôtel pour aller admirer le point de vue sur le Wadi Ghul, quelques km plus loin. C'est impressionnant, comme tous les canyons géants, l'à-pic est de 1000 mètres!
On retourne à l'hôtel (Djebel Shams Sama Heights resort), un grand complexe, bien organisé, qui me rappelle les hôtels historiques des parcs nationaux du Canada et du Sud- Canada (oui je viens de signer le décret débaptisant les Etats-Unis). Nous avons réservé un chalet, spacieux et confortable, avec une belle terrasse. On s'entend avec notre conducteur pour qu'il vienne nous chercher tôt demain, pour arriver au sentier du balcon avant qu'il n'y ait trop de visiteurs, c'est l'intérêt de loger ici. Au dessus de notre chalet, un petit sentier permet de grimper la colline rocheuse pour aller admirer le coucher de soleil sur les montagnes. Il y a une gentille petite chèvre...
Le lendemain, nous partons tôt pour le village d'Al Khitaym, à 15 minutes en voiture de l'hôtel. C'est le point de départ du Balcony walk, qui a été l'une de nos balades favorites. Imaginez un sentier longeant l'à-pic du Wadi Ghul (euh oui ça n'est pas pour les personnes souffrant vraiment de vertige). Le sentier est facile et bien entretenu, à part deux ou 3 endroits nécessitant un peu plus d'attention, il a peu de dénivelé. Des points de vue sont aménagés, qui permettent de se poser pour savourer ce spectacle incroyable. Des petites chèvres nous suivent, des fois qu'on aurait un bout de pain... Au total, on se sera baladé environ deux heures (aller / retour), il nous aurait fallu un bon tiers temps en plus pour aller jusqu'au bout, à notre rythme. Sur notre chemin du retour, nous avons croisé de plus en plus de monde. Là encore, vous savez ce qu'il vous reste à faire! Voici quelques photos, et comme je n'ai pas voulu être avare et que les posts sont limités à 10 photos, vous aurez un deuxième post exclusivement photographique.
suite des photos dans le prochain post... | | | À: Fabhyène · 10 septembre 2026 à 19:39 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 34 de 63 · Page 2 de 4 · 319 affichages · Partager Wadi Ghul, suite des photos:
De retour au parking, notre chauffeur nous attend avec un petit omani café... et des dattes. Nous redescendons à Al Hamra. Avant de nous diriger vers Misfat Al Abriyyin, notre prochaine étape (qui est à une demie heure de là...), nous retournons déguster un moka glacé dans notre bar au milieu de l'oasis | | | À: Fabhyène · 11 septembre 2026 à 8:44 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 35 de 63 · Page 2 de 4 · 280 affichages · Partager
Les biquettes omanaises sont toujours aussi belles! 
Nous sommes allées au wadi Tanuf derrière les ruines... pas une seule goutte d'eau  (cette année là, beaucoup de wadis étaient à sec) | | | À: Muriel18 · 11 septembre 2026 à 12:04 · Modifié le 11 sep. 2026 à 12:19 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 36 de 63 · Page 2 de 4 · 264 affichages · Partager ![]()
Les biquettes omanaises sont toujours aussi belles! 
Oui, adorables. Celle-ci m'a suivie pendant que je me promenais seule sur la colline. Elle s'est laissée caresser, sans que je n'aie de nourriture à lui donner, et j'ai bien cru qu'elle allait entrer dans le chalet  . J'aime particulièrement les chèvres, ma maman en avait quelques unes pour faire du fromage, et elle en avait aussi une petite, de race naine, qui était très mignonne. Elle était toute blanche mais sinon elle ressemblait beaucoup à celle-ci. Je crois que si ma petite maman avait eu à choisir une réincarnation... alors, qui sait? | | | À: Fabhyène · 12 septembre 2026 à 10:53 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 37 de 63 · Page 2 de 4 · 208 affichages · Partager Nouvelle parenthèse enchantée: Misfat Al Abriyyin
Vous l'avez compris si vous m'avez lue depuis le début, mon mari et moi sommes un peu adeptes du "slow-travel", dans le sens où même si nous sommes dans un pays nouveau où il y a plein de choses à découvrir, nous aimons aussi nous la couler douce à certains moments... Il lit, je dessine... je lis, il écoute du jazz... il dort, j'écoute de l'opéra... on se balade, on boit un coup et on se pose pour regarde les paysages et les gens!
Misfat Al Abriyyin est un très beau village montagneux, perché à une altitude de 700 / 1000 mètres. Ses vieilles maisons, ses multiples terrasses et ses escaliers, ses jardins splendides et le murmure incessant de l'eau qui court dans le falaj ont fait sa renommée. Dans mon carnet, je n'ai pas représenté le village mais les jardins qui l'entourent. En y marchant, on voit à certains moments un magnifique et profond panorama, encadré par les palmiers dattiers et la végétation luxuriante.
On y accède depuis Al Hamra par une courte route escarpée, et on se gare à l'extérieur du village. Présent dans tous les guides et facilement accessible par la route, il est forcément fréquenté, principalement l'après-midi jusque 17heures; après, il ne reste que les habitants et les quelques résidents, et cela redevient un havre de paix!
Cela fait des mois que j'ai réservé deux nuits dans la célèbre Old Misfat house. Elle occupe plusieurs maisons tout en bas, tout en bas du village, en empruntant un escalier, puis un autre, puis encore un autre... On a laissé nos valises dans la voiture, on a juste pris un sac léger pour 2 nuits. Nous avons une grande chambre avec une terrasse qui donne juste au dessus de la palmeraie et d'un sentier menant tout au fond du vallon. Des chaises longues, les oiseaux qui chantent... la sieste nous appelle, avant que nous n'allions parcourir le village.
@Muriel, je mets + de photos que je ne l'avais prévu initialement, tu m'as dit que tu étais curieuse de voir si cela avait changé... Mais comme je te le disais je n'ai pas pris beaucoup de photos du village, le recul est insuffisant.
La journée du lendemain sera délicieuse.
Le matin, une très jolie balade en remontant le cours du falaj nous emmène assez loin dans le wadi. L'après midi, après la sieste, c'est à l'opposé que nous marcherons, cette fois ci en descendant dans la palmeraie, jusqu'au fond du ravin. Comme j'ai atteint le quota de 10 photos, je vous poste le reste tout de suite ! | | | À: Fabhyène · 12 septembre 2026 à 11:01 · Modifié le 12 sep. 2026 à 11:20 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 38 de 63 · Page 2 de 4 · 207 affichages · Partager Misfat Al Abriyyin, la suite en photos !
En remontant le cours du falaj...
Un feu d'artifices végétal !
Ci-dessous, depuis le fond du vallon. Des escaliers permettent de remonter de l'autre côté, jusqu'à un village plus récent dont vous apercevez les maisons sur la crête. De là haut on a ensuite la vue sur Misfat Al Abriyyin.
Précision: Seule cette toute dernière photo, destinée à vous donner une vue d'ensemble, n'est pas de nous, je l'ai récupérée sur internet et je crédite donc Experience Oman.
A suivre: encore un village abandonné puis les tombes d'Al Ayn... et avec tout cela on s'approchera tout doucement de la fin de ce carnet de voyage !!! | | | À: Fabhyène · 12 septembre 2026 à 17:48 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 39 de 63 · Page 2 de 4 · 175 affichages · Partager Merci d'avoir pensé à moi  Le (vieux) village n'a pas l'air d'avoir beaucoup changé.. Nous logions un peu plus haut (al Misfah hospitality inn) et de ce fait, pas d'escaliers à monter, on pouvait se garer pas loin  . On avait également beaucoup apprécié la petite rando en boucle qui descend dans le vallon. | | | À: Fabhyène · 14 septembre 2026 à 11:36 · Modifié le 14 sep. 2026 à 18:39 Re: Oman, aux confins des sables et de l'horizon Message 40 de 63 · Page 2 de 4 · 139 affichages · Partager Vers Ibri, en passant par Al Ayn
Explication sur l'étape qui vient :Nous aimons beaucoup l'archéologie... j'ai déjà utilisé l'image qui suit dans un carnet de voyage, mais elle nous qualifie vraiment : vous nous lâchez dans n'importe quel site archéologique et nous sommes comme des chiens dans un magasin de saucisses, la truffe en l'air, la langue pendante... Donc en préparant notre voyage j'avais repéré un site qui, pour nous, méritait un détour. Il s'agit du site d'Al Ayn, avec ses tombes en ruche vieilles de 5000 ans, vestiges de la civilisation de Magan (ou Makkan).Alors oui, il y a d'autres sites plus près de Nizwa, mais celui-là est exceptionnel, par le nombre de tombes, par leur état exceptionnel et par son environnement. Alors oui, on aurait pu faire l'aller retour depuis Nizwa (2h30 à 3h de route au total aller retour), mais pourquoi ne pas en profiter pour pousser jusqu'à la ville d'Ibri (ne pas confondre avec Ibra). Cette dernière est qualifiée de "dernière ville avant le grand vide" qu'est l'immense désert qui est à cheval sur Oman, le Yemen et l'Arabie Saoudite.Et puis en passant une nuit à Ibri on pourra ensuite prendre une route qui nous emmènera à travers l'oasis de Rustaq pour regagner Mascate, et là on boucle la boucle... banco!
Nous voici donc quittant Misfat Al Abbriyyin pour nous diriger vers Ibri, avec un petit crochet pour visiter le site d'Al-Ayn.
En chemin, on s'arrête d'abord à Al Ghafat pour aller visiter son quartier historique abandonné, au milieu de la palmeraie.
Personnellement, c'est la vieille ville que j'ai trouvé la plus belle de celles que nous avons vues, peut-être du fait du château en ruines. Les maisons sont immenses, on accède encore à des escaliers et des terrasses.
Puis nous prenons la grande route qui relie Nizwa à Ibri. Les reliefs changent, les couleurs de roche également, on voit par moment du rose et du pourpre. C'est saisissant !
La suite au prochain post! | Carnets similaires sur l'Oman: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Photo postée par le membre Fabhyène. Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 990 visiteurs en ligne depuis une heure! |