je suis de
Ouagadougou, l'orphelinat que je peux te recommander se trouve à l'intérieure de la cathédrale de
Ouagadougou. le nom c'est HOME KISITO.
Voilà un article sur l'orphelinat :
at Home Kisito Plus de 3 000 vies sauvées en 75 ans
L’orphelinat Home Kisito a vu le jour en 1931 à l’initiative du Révérend Père Jean Louis Goarnisson de la Société des Pères blancs. A ses débuts il se présentait sous la forme d’une crèche familiale pour enfants ayant perdu prématurément, leurs mères victimes d’une épidémie de méningite. Aujourd’hui, cet orphelinat souffle ses 75 bougies, 75 ans d’existence pour le bonheur des tout-petits. Au petit matin de ce mercredi 22 novembre 2006, le petit nourrisson Ahmed dormait tranquillement dans sa couchette, aux bons soins de dame Henriette. Dans la chambre d’à côté, Daniel dandine dans son berceau sous le regard attentif d’une nurse. Dans la cour de l’orphelinat, tandis que certains enfants s’amusent dans le jardin, outre les pleurs et les cris, les tout-petits sont tenus par des nurses pour apprendre à marcher et prendre l’air. Ainsi va la vie des nourrissons au Home Kisito. Le Home Kisito, c’est un orphelinat fondé en 1931 à l’initiative du Révérend Père Jean Louis Goarnisson de la Société des Pères blancs, sous la forme d’une crèche familiale pour enfants ayant La Sœur Sébastienne Amouzougan, directrice de l’orphelinat Home Kisito.
perdu prématurément, leurs mères victimes d’une épidémie de méningite.
Un Centre qui répond des actes des autresAujourd’hui, l’orphelinat est administré par l’Association Kisito, une organisation confessionnelle et humanitaire créée par l’archidiocèse de
Ouagadougou. Il est structuré suivant un conseil d’administration, un bureau exécutif comprenant le président fondateur de l’Association, Mgr Jean Marie Untaani Compaoré, une directrice, la Sœur Sébastienne Amouzougan et un gestionnaire.
Pour gérer des victimes de méningites, le centre s’est retrouvé par la force des choses à gérer les problèmes de jeunes filles-mères qui ne tardent pas à jeter leur rejeton pour fuir les dures réalités de la vie.
C’est ainsi qu’il reçoit chaque année, entre 50 et 60 enfants de 0 à 2 ans. Cette année, le centre héberge 36 enfants. Pour les rendre heureux et leur apporter l’amour maternel nécessaire à leur plein épanouissement, le Home Kisito s’est structuré en quatre département. Le département Enfance recouvre quatre sections. La petite section regroupe les bébés de 0 à 4 mois, la moyenne section, de 4 mois à 1 an et la grande section, des bébés ayant plus d’un an. Au Home Kisito, le département Enfance, c’est le royaume des bambinos. Vingt deux nurses sont à leurs bons soins. Celles-là mêmes qu’ils appelleront «mamans» dès que la langue va se délier. Et pour cause ! Parce que dans leur existence, il y eut deux femmes. La première qui donna à chacun d’eux la vie, la seconde qui leur apprit comment vivre. La première qui créa en eux le besoin d’amour, la seconde qui fut là pour le combler. A ces bonnes femmes qui se dévouent Rendre l’enfant le plus heureux possible, c’est le combat de Home Kisito.
pour eux et à toutes les bonnes volontés, ils pourront dire : «je suis orphelin mais je suis heureux grâce à vous». Le deuxième département est celui de la santé. Il compte un médecin pédiatre et une sage-femme. Ce département a la charge du suivi-médical des bébés. Le troisième département est celui du placement et du suivi. Ce département est géré par des agents sociaux qui font un suivi psychologique des enfants et s’occupent de leur adoption. «Les enfants qui sont placés dans les familles d’accueil dans leur propre famille biologique», a précisé la Sœur directrice.
Un centre aux besoins financiers accrusLe quatrième département est celui de l’administration et des finances. Il est l’instance chargée de trouver les financements nécessaires au fonctionnement du Centre. Le Home Kisito fonctionne actuellement grâce à des dons ponctuels offerts par des partenaires européens et quelquefois nationaux. Et pourtant, les besoins ne manquent pas pour l’entretien des enfants : «Les besoins les plus courants sont le lait, le savon. Et pour cela, nous avons surtout besoin de finances pour que les enfants soient entretenus à long terme» a indiqué la Sœur directrice. Le gestionnaire du centre, M. Zorom précise qu’aujourd’hui, l’entretien d’un enfant par jour est de l’ordre de 3 100 F CFA, ce qui revient à 93 000 F CFA le mois. Quand on sait alors qu’il ya au moins 36 enfants à prendre en charge, l’esprit n’est jamais au repos : Nous travaillons à feu continu. Nous avons toujours des soucis : est-ce qu’on pourra avoir du lait pour tous? Est-ce que les enfants seront bien soignés? Mais nous ne trouvons satisfaction que lorsque nous voyons le sourire sur les visages des enfants», déclare M. Zorom. Pour subvenir aux besoins, les responsables du Home Kisito ont initié des activités génératrices de revenus. Il s’agit du dépôt pharmaceutique qui permet d’alimenter la caisse et d’un dépôt de vente de tout ce qui est offert comme don mais qui ne sert pas aux enfants. Le souhait des responsables du Home Kisito, c’est de pouvoir compter sur des partenaires locaux : «nous souhaiterions surtout des partenariats locaux parce que nous avons des subventions qui viennent en particulier d’Europe et qui peuvent du jour au lendemain, prendre fin», a expliqué la Sœur directrice. Au Home Kisito, l’on ne désempare pas malgré les difficultés. C’est d’ailleurs l’espoir entretenu de toujours pouvoir survivre que ce centre a, aujourd’hui, 75 ans, anniversaire que les responsables du centre ont voulu placer sous le signe du bonheur des enfants. «Je suis orphelin mais je suis heureux grâce à vous» est le slogan retenu à cet effet. Il se veut un Les pensionnaires de la petite section aux bons soins des nurses.
hommage à toutes les bonnes volontés qui ont permis au Home Kisito d’accueillir jusque-là plus de 3 000 enfants. De ces 3 000 enfants, ceux qui peuvent raisonner vont certainement s’interroger et interroger la société burkinabè comme ce poète philippin qui épingla ces lignes sur la porte d’un orphelinat : «Il était une fois deux femmes qui ne s’étaient jamais rencontrées. L’une dont tu ne te souviens pas, l’autre que tu appelles «maman». Deux vies différentes, dans l’accomplissement d’une seule, la tienne. L’une fut ta bonne étoile, l’autre ton soleil. Et maintenant en pleurant, tu ne pose l’éternelle question : héritage naturel ou éducation, de qui suis-je le fruit?» Pour que cette question ne soit pas fréquente sur les lèvres de beaucoup d’adolescents, il ya lieu que la population prenne conscience que jeter un bébé dans la nature ne doit pas être un réflexe chez les jeunes filles mères en difficulté. Les enfants n’ont jamais demandé à venir au monde ; il appartient à chacun d’assumer ses responsabilités. Un enfant bien entretenu, encadré, bien nourri et entouré de l’affection nécessaire fera toujours la fierté de tous.
Ismaël BICABA Le Carmen Kisito pour gérer les jeunes filles-mères Face au nombre de plus en plus croissant d’enfants abandonnés, l’Association Kisito a songé à la création du Centre d’accueil et de réinsertion de la mère et de l’enfant (Carmen Kisito). Ce centre se veut un prolongement du Home Kisito en ce sens qu’il axe ses interventions sur les jeunes filles- mères en difficulté avec leur milieu d’origine. Le centre situé aux 1200 logements à
Ouagadougou accueille et suit toutes les jeunes filles en situation de détresse ou qui vivent un danger moral suite à des problèmes de grossesse ou des difficultés de garde d’enfants. Depuis janvier 2006, le Carmen Kisito a accueilli jusqu’aujourd’hui une quarantaine de jeunes filles-mères en difficulté. Huit (8) d’entre elles y sont toujours. Le Carmen Kisito suit également à l’extérieur du centre (dans la ville) environ soixante dix jeunes filles. Ses responsables mettent surtout l’accent sur la garde de l’enfant avec leur mère ou à défaut, son adoption par les parents de la maman.
I.B Ces adoptions à problèmes Pendant que j’étais au ministère de l’Action sociale, je m’occupais du service de l’enfance et nous recevions tout les cas d’abandon d’enfants. Nous travaillions alors en collaboration avec Home Kisito. Le premier cas pathétique que je vais exposer concerne une jeune fille déjà fiancée mais qui a piqué une grossesse d’un autre garçon. Elle avait alors honte que ses parents ou son entourage soit en eux au courant. De connivence avec sa maman, elle a remis l’enfant à Home Kisito après l’accouchement. Peu de temps après, sous pression de la famille, elle-même étant aussi psychologiquement atteinte, elle est repartie chercher son enfant. Ce dernier avait déjà été donné en adoption. Il y a eu un procès et l’on a été obligé de remettre l’enfant à sa maman. Le deuxième cas concerne un enfant qu’on a retrouvé dans une poubelle. L’enfant a été confié à une vieille dame qui l’a gardé. L’Action sociale l’a, par la suite inscrit à l’école jusqu’à ce qu’il aille au service militaire, et ensuite rentré dans la vie publique. C’est en ce moment que le jeune homme a demandé à sa nourrice la position de ses parents. La vieille dame était obligée de lui dire qu’elle n’a pas connu ses parents et qu’il lui avait été confié par Home Kisito pour adoption. Entre-temps, la vieille est décédée et le jeune homme a persisté dans la quête. Enfin de compte, il avait une dépression parce qu’il n’arrivait pas à remémorer son enfance. Il a même cédé à la mort après une crise mentale. Voici là, un cas déplorable dans l’adoption des enfants.
I.B