Salut,
J'ai éffectué récemment une rando de 7jours le long de la falaise de biandagara (de Djiguibombo à Bamba) sans guide, armé d'une seule carte (1/200000e copie dispo aux archives IGN), et du mini topo-guide paru en février 07 dans "trekmag".
Je souhaiterais mettre fin à une rumeur persistente, entretenue par certains membres de ce forum ainsi que par l'ensemble des guides locaux (qui ne font eux que défendre leur business), qui prétend que la rando en pays dogon est totalement proscrite sans l'assistance d'un guide, professionnel ou non.
Ainsi il serait périlleux de s'y aventurer "sous peine de se perdre, de profanner des lieux interdits et sacrés, de mécontenter les otoctones ou même risquer une agression (???),..."
Tout cela est absoluement ridicule puisque les dogons, qui parlent souvent un peu le francais (les jeunes se démerdant même plutôt bien), se feront un plaisir de vous accueillir royalement, ou de vous aiguiller sur le bon chemin lorsque vous doutez. Quelques portions de failles sont même balisés!
Les lieux sacrés sont finalement peu nombreux, on les repère facilement le long du chemin par des signes tels que: un alignement de pierre ou une branche plantée verticalement dans le sol, qui marquent un passage interdit, tout comme l'ensemble des vestiges Tellems dont il ne faut pas s'approcher. Par contre il est éffectivement indispensable de visiter les villages accompagné, par des gamins ou de véritables guides, afin de ne pas commettre d'impairs.
Quand à l'insécurité, on ne déplore à ce jour aucune agréssion de toubabs dans cette région.
Certes je ne suis peut-être pas devenu un spécialiste de la cosmogonie dogon, mais j'encourage celles et ceux qui considère la rando comme un moyen privilégié de voyager, tout comme les touristes qui optent pour la présence d'un guide à leurs coté, de ne plus hésiter à se lancer dans ce voyage extraordinaire.
alex