Bonjour,
Nous avons fait pour l'aller
931 depuis
Egilsstadir, puis F910 jusque
Askja en prenant à droite avant le barrage
- C'est assez long car une bonne partie de la piste n'est pas très bonne, mais très joli. (Cf. Ci-dessous un extrait de mon carnet de voyage.) Regarde le carnet de Pierre77N, il avait pris un autre chemin, plus roulant, je crois, qui garde la plus belle partie. Ce serait à refaire je crois que c'est ce que je ferais.
Pour le retour, F88. Très jolie.
Dimanche 1er Août : en route vers
Askja Aujourd’hui nous rejoignons l’
Askja par les « terres du centre » Nous avons eu en effet la chance d’obtenir quatre places dans le refuge situé au pied du volcan. 93, 931, F910, tel est notre programme.
En chemin, une petite halte pour aller jusqu’à Litlanesfoss. Les enfants commencent à se lasser des cascades : « Mais pourquoi faut-il toujours marcher pour aller voir des cascades ? Après tout, ce n’est jamais que de l’eau ! ». Une variante sera plus tard : « Des cascades, c’est bon : on en a vues pour toute notre vie. » Comme la journée est chargée, nous n’allons pas jusqu’à Hengifoss par crainte de manquer de temps. Jolies vues sur le lac Lögurinn aussi.
Juste après la cascade, la route grimpe sur le plateau de Flótsdalsheiði. Nous sommes seuls au monde. Dans un premier temps, nous avons pour nous une grande belle route goudronnée puisque c’est celle qui conduit au barrage de Kárahnjúkar. Après cela se
corse. Sur ma carte, les routes sont classées en rouge, marron et jaune. Les rouges sont celles qui sont goudronnées : typiquement la n°1 qui fait le tour de l’île avec quelques petites exceptions. Les marron sont en terre battue mais généralement d’assez bonne qualité. Elles peuvent être bien roulantes. Les jaunes sont les autres, celles qui secouent dans tous les sens et demandent une attention soutenue de la part du conducteur. Il y a encore les jaune pointillé, mais celles-là nous ne les avons pas empruntées. Et bien, avis aux futurs voyageurs : la F910, marron sur la carte, vaut bien (jusqu’à ce qu’elle redescende dans la vallée de Jökla) une jaune ; par contre dans la vallée pas de problème, cela roule.
A un moment, nous apercevons un joli lac sur notre droite. Joli lac certes, mais d’après ma carte, il n’est pas censé y avoir de lac. Quelques minutes supplémentaires finissent de nous persuader qu’ayant manqué l’embranchement, nous sommes maintenant sur la F907. Demi-tour donc. Comme si on n’avait pas assez de route comme cela.
Magnifiques paysages de cendres noirs et de pierres ponces. Quelques arrêts pour prendre des photos et aussi toucher les choses du doigt. Les pierres ponces sont vraiment très friables et on peut les broyer à mains nues.
En chemin, quelques gués à traverser. A l’un d’entre eux, nous n’avons pas du prendre le bon tracé car l’eau est montée assez haut et cela a senti l’eau dans la voiture.
Des traversées avec pont aussi : le tumulte des flots donne le vertige (au sens propre).
A un moment, la voiture s’arrête d’un coup. « On a percé le réservoir ! » s’écrie mon tendre et cher. Zut, zut et rezut ! Rapide bilan dans ma tête : d’autres voitures devraient passer et pouvoir nous emmener au refuge ; nous ne mourrons donc pas de froid cette nuit au milieu de nul part. Par contre, pour la voiture ce n’est pas gagné. On regarde en arrière : pas de trace d’essence ! Bizarre. Par acquis de conscience, le conducteur essaye de faire redémarrer la voiture... qui redémarre. Bon, nous ne sommes qu’à moitié rassurés mais au moins nous pouvons continuer. Nous comprendrons le phénomène plus tard lorsqu’il se reproduira : avec les secousses, le genou droit du conducteur- qui est grand - a heurté la clef et coupé le contact. Pas vraiment rassurant mais on sait ce que c’est.
Dans les champs de lave, la piste devient franchement mauvaise et il faut rouler au pas pour ne pas toucher avec le bas de caisse. Rien d’insurmontable mais nous avançons vraiment lentement. Le contournement de l’Upptyppingar n’en finit pas, à tel point que nous nous demandons si, dans le dédale de faux départ de pistes, nous n’avons pas à nouveau manqué l’embranchement de la F910. Mais non, c’est juste très long.
A l’arrivée au refuge, tout le monde est bien content d’être enfin à bon port. Heureusement qu’il a fait beau tout le temps, parce que la même chose sous la pluie...Si c’était à refaire, je ne suis pas sure que nous repasserions par le même chemin. En tous cas, je crois que nous éviterions le plateau de Flótsdalsheiði.