Quarante ans après, retour en Sardaigne sur les traces de mon passé Blue439 · 5 novembre 2017 à 23:07 · 66 photos 69 messages · 15 participants · 9 914 affichages | | | | À: Blue439 · 20 novembre 2017 à 23:53 Re: Quarante ans après, retour en Sardaigne sur les traces de mon passé Message 61 de 69 · Page 4 de 4 · 929 affichages · Partager Bonjour,
Permettez-moi de reprendre au vol vos sables d'Is Aruttas (au sens figuré bien sûr).
En fait, j'étais resté focalisé sur la genèse du récit et la poésie qui s'en dégage (bravo) et n'avais pas noté ce détail : avec quoi ce sable de quartz se trouve t-il en mélange ? Avec un sable calcaire ? C'est du moins ce que j'ai supposé, à moins que le brillant soit le fait d'une richesse particulière en micas ? (c'est juste que cela m'intrigue).
Et puis, merci pour les images. | | | À: Jparpour2bon · 21 novembre 2017 à 1:06 Re: Quarante ans après, retour en Sardaigne sur les traces de mon passé Message 62 de 69 · Page 4 de 4 · 925 affichages · Partager Ce sable n'est pas vraiment du sable. Ce sont de petits grains de quartz (et dans une moindre mesures d'autres roches) arrachés par l'érosion marine et éolienne à l'île de Mal di Ventre (sic) située au large de cette plage. Image attachée: | | | À: Jparpour2bon · 21 novembre 2017 à 9:44 Re: Quarante ans après, retour en Sardaigne sur les traces de mon passé Message 63 de 69 · Page 4 de 4 · 916 affichages · Partager Bonjour,
Permettez-moi de reprendre au vol vos sables d'Is Aruttas (au sens figuré bien sûr).
En fait, j'étais resté focalisé sur la genèse du récit et la poésie qui s'en dégage (bravo) et n'avais pas noté ce détail : avec quoi ce sable de quartz se trouve t-il en mélange ? Avec un sable calcaire ? C'est du moins ce que j'ai supposé, à moins que le brillant soit le fait d'une richesse particulière en micas ? (c'est juste que cela m'intrigue).
Et puis, merci pour les images.
Merci à toi pour tes gentils mots.
Notre ami Elcoprino, qui a visiblement une affection toute particulière pour le sujet du sable de la plage d'Is Aruttas  , a donné la réponse. Il n'y a certes pas que des grains de quartz sur cette plage, mais ils s'y trouvent en majorité, et bien qu'ils aient été polis par l'érosion et non taillés à facettes, ils reflètent la lumière du soleil de manière bien plus éclatante qu'un sable ordinaire.
Je ne pense pas qu'il y ait particulière surabondance de micas, mais je ne suis pas géologue... | | | À: Blue439 · 21 novembre 2017 à 12:51 Re: Quarante ans après, retour en Sardaigne sur les traces de mon passé Message 64 de 69 · Page 4 de 4 · 905 affichages · Partager Je ne dirais pas que j'ai une affection particulière pour la plage d'Is Aruttas (ni pour les plages en général, car je m'y ennuie très vite), mais je voulais simplement préciser que ce sable qui n'en est pas un n'est pas davantage mélangé avec du sable ordinaire. On pourrait plutôt le comparer à des micro-galets  Petites précisions futiles si vous voulez, mais quand on s'est intéressé un tant soit peu à la géologie... | | | À: Blue439 · 21 novembre 2017 à 21:24 Re: Quarante ans après, retour en Sardaigne sur les traces de mon passé Message 65 de 69 · Page 4 de 4 · 885 affichages · Partager Bonjour,
Merci à vous deux pour ces explications. C'est dans les plus petites choses qu'on découvre les plus grandes merveilles avait écrit l'entomologiste William C. Hewitson. On pourrait aussi le penser à propos du sable qu'Elcoprino vient de nous rapporter. Je pense aussi qu'il s'agit principalement, pour ne pas dire exclusivement de quartz, usés par les éléments. Bien à vous. | | | À: Blue439 · 22 novembre 2017 à 13:01 Re: Quarante ans après, retour en Sardaigne sur les traces de mon passé Message 66 de 69 · Page 4 de 4 · 873 affichages · Partager La petite route de campagne qui passe devant la merveilleuse église de San Giorgio in Sinis s'achève quelques kilomètres plus loin au bout de la péninsule qui forme le cap San Marco. Sur le côté protégé de cette péninsule, orienté vers l'intérieur du vaste golfe d' Oristano qui échancre profondément la côte ouest de la Sardaigne, se trouvent les ruines de la cité et du port phéniciens de Tharros, idéalement abrité des vents dominants et des vagues venues du large.
Les Phéniciens, on le sait, étaient d'excellents marins.
De cette cité portuaire, devenue romaine à l'issue des guerres puniques, il ne reste pas grand-chose, mais le site est grandiose et mérite cependant d'être visité, si vous êtes dans la région.
53. La plage du cap San Marco, sur la façade exposée (ouest) de la péninsule. La plage, hors saison, est fréquentée par les pêcheurs. Au fond, une tour génoise en ruines.
54. La rue principale de la ville. [Je suis contraint de passer maintenant en caractères non italiques pour la suite de la légende. Ça fait neuneu, je sais, mais VF l'exige, car dans sa grande sagesse (déjà soulignée), VF estime qu'il y a "trop d'italiques"... Ce sont tous des Béotiens là-dedans, mais comme c'est leur site, il faut bien en passer par leurs diktäts —notez que je ne mets pas non plus ce mot en italiques, contrairement aux bons usages de la typographie, et ce pour la même raison...  ] Marcher sur les énormes blocs basaltiques assemblés par les Phéniciens et foulés par eux, puis par les Romains, puis encore par tant d'autres peuples au fil des millénaires, est une émotion rare... surtout quand on a le site pour soi seul, comme ce fut mon cas!
55. Les deux colonnes du temple de Baal, emblématiques du site de Tharros. J'aimerais pouvoir dire que ces colonnes ont survécu. Hélas! comme le reste, elles ont été détruites, puis érigées de nouveau à l'époque moderne à partir des pierres récupérées aux alentours:
| | | À: Blue439 · 23 novembre 2017 à 11:29 Re: Quarante ans après, retour en Sardaigne sur les traces de mon passé Message 67 de 69 · Page 4 de 4 · 843 affichages · Partager Et pour clore ce petit voyage en Sardaigne, qui bien sûr laisse inexplorés nombre d'autres lieux magnifiques, qui justifieront un ou plusieurs autres voyages, je vous propose une seconde église, tout à fait unique en son genre, à telle enseigne que je n'ai jamais rencontré sa pareille, non pas sur le plan architectural (même si celle-ci est remarquable), mais sur le plan conceptuel.
En effet, la basilique de San Gavino à Porto Torres (ex-cathédrale puisque cette ville fut le siège d'un évêché pendant presque un millénaire, entre 489 et 1441, avant son transfert à Sassari) présente la très originale particularité d'avoir deux chevets, et aucune façade...!
Très ancienne, puisque bâtie à la fin du XIe siècle (mais rappelons qu'à cette date, San Giorgio in Sinis, vue précédemment, avait déjà près de 500 ans...), elle possède donc une construction très symétrique, qui lui donne ce caractère unique, indépendamment de sa splendide et sobre architecture romane.
56. Le chevet sud-ouest...
57.... et son jumeau, vers le nord-est:
58. On entre dans la basilique par un portail qu'ailleurs on appellerait “latéral”, et qui se trouve au milieu du côté sud de la nef:
59. L'intérieur de la nef, qui comprend deux bas-côtés. C'est un édifice fort large et audacieux pour l'époque:
J'espère que vous avez passé un moment agréable à découvrir ou redécouvrir quelques uns des sites les plus remarquables que j'ai pu visiter au cours de ce bref séjour en Sardaigne en avril 2015. Merci à celles et à ceux qui ont parcouru ce carnet, et doublement merci à celles et ceux qui ont pris un moment pour laisser un commentaire. | | | À: Blue439 · 24 novembre 2017 à 10:17 Re: Quarante ans après, retour en Sardaigne sur les traces de mon passé Message 68 de 69 · Page 4 de 4 · 814 affichages · Partager Celle-là, je voulais aussi la visiter, mais le jour de mon passage, c'était l'enterrement d'un personnage local apparemment bien connu, à voir la foule qui se pressait aux abords. Ce sera pour une autre fois. | | | À: Blue439 · 22 juillet 2018 à 11:04 Re: Quarante ans après, retour en Sardaigne sur les traces de mon passé Message 69 de 69 · Page 4 de 4 · 558 affichages · Partager La petite route de campagne qui passe devant la merveilleuse église de San Giorgio in Sinis s'achève quelques kilomètres plus loin au bout de la péninsule qui forme le cap San Marco. Sur le côté protégé de cette péninsule, orienté vers l'intérieur du vaste golfe d' Oristano qui échancre profondément la côte ouest de la Sardaigne, se trouvent les ruines de la cité et du port phéniciens de Tharros, idéalement abrité des vents dominants et des vagues venues du large. Les Phéniciens, on le sait, étaient d'excellents marins.
Le choix d'un cap en péninsule pour établir la cité n'était en effet pas anodin : il permettait aux navires d’accoster en toute sécurité tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, en fonction des vents. Le site de Nora, à Pula, non loin de Cagliari, est assez similaire à cet égard. | Carnets similaires sur l'Italie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 658 visiteurs en ligne depuis une heure! |