Et je viens de lire que la "surcharge carburant" appliquée par de nombreuses compagnies, désormais inutile, avait été rebadgée "surcharge transporteur" par une célèbre compagnie.
Bonsoir,
Effectivement un nom de surcharge chasse l'autre ! La nouvelle petite dénommée date d'un peu plus d'un an et voici un extrait assez surréaliste de l'argumentaire AIR FRANCE en réponse à une question posée sur le sujet :
Certaines compagnies ont maintenu cette surcharge. D'autres l'ont astucieusement noyée dans une complexe «surcharge transporteur». C'est le cas d'Air France-KLM qui a supprimé sa surcharge carburant il y a deux ans et demi tout en l'incluant à d'autres variables: «Les tarifs d'Air France-KLM sont déterminés en fonction de plusieurs critères et les coûts des achats externes ne sont qu'un de ces facteurs. De plus, le coût du carburant que nous répercutons n'est pas uniquement lié au prix du brut mais également aux taux de change, à la marge de raffinage et aux performances des couvertures carburant», souligne la compagnie dans son argumentaire. Mais détailler le contenu de la récente «surcharge transporteur» est un casse-tête: «C'est une composante à part entière de notre stratégie de prix, et son montant peut dépendre de plusieurs facteurs: distance du voyage, cabine de transport, voyage en correspondance ainsi que notre stratégie pour maintenir notre compétitivité tarifaire. Cette composante évolue donc régulièrement selon les secteurs de notre réseau, à la hausse comme à la baisse...»
Sur l'autre point évoqué :
Qu'un incident survienne est une chose. Qu'une compagnie néglige sa relation clientèle en est une autre.
Les protections dont bénéficient les consommateurs européens (réglementation CEE 261/2004) n'existent pas en dehors du champ d'application propre (de la CEE 261/2004). En ce cas, ce sont alors les conventions de
VARSOVIE et
MONTREAL qui s'appliquent (beaucoup moins protectrices pour le passager).
Pour l'incident évoqué (parfaitement réel et relaté sur divers sites y compris ceux grand public) la compagnie, au titre de ces dernières conventions, a respecté ses obligations (acheminement des passagers à leur destination de
BANGKOK par envoi d'un appareil à
RANGOON) :
www.crash-aerien.news/...-airways-t32468.html
Si le vol
BOMBAY >
BANGKOK n'entre pas dans le champ d'application de la réglementation européenne) JET AIRWAYS n'était tenu à aucune autre obligation.
En l'espèce, pour déterminer si la réglementation européenne est opposable il faut savoir si le vol est considéré comme étant
PARIS >
SAIGON (destination finale aller) ou
BOMBAY >
BANGKOK. Je crois (de mémoire) que pour un retard la C.J.U.E avait pris la notion de destination finale.
JET AIRWAYS pourra aussi exposer qu'il s'agit de circonstance exceptionnelle (dépressurisation) même si il peut lui être répliqué techniquement que c'est un risque inhérent à tout vol opéré au dessus de 10 000 pieds !
A noter les associations de consommateurs Européennes essayent de faire évoluer la réglementation (CEE 261/2004) sur différents points (pour en élargir le champ d'application) mais cela ne semble pas " gagné " pour la révision attendue.
Je vous souhaite une excellente semaine.
Je vous souhaite une bonne soirée.