En effet
gros ajustements à porter sur les prix. Pas uniforme sur tous les postes, notamment en raison de prix quasi administrés sur le carburant (donc effet drastique sur les prix de transport). Idéalement, récupérer des retours d'expérience récents sur VF ou ailleurs.
J'ai l'expérience d'avoir voyagé en
Iran en 2007 et en 2010 avec le
Lonely Planet de 2005, sans trop de souci (sauf à
Mashad où j'avais galéré pour trouver un hébergement bon marché, mais c'était aussi ma première journée en
Iran, donc sans expérience).
Comme partout, il y a des changements dans la réalité, mais :
- cela ne touche pas la
présentation culturelle des sites (même si certains sites ne se voient pas reconnus le statut d'être inscrits au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO), rarement aussi les horaires d'ouverture,
- les
plans de ville restent d'actualité, en dépit de changements limités.
- certains
hôtels disparaissent, mais les quartiers à hôtels économiques restent les mêmes. Il suffit donc de se balader dans le quartier pour détecter les enseignes de "mosaferkhuneh" (auberges économiques).
- les
restaurants changent, mais c'est très rarement ce que le Lonely Planet fait de mieux, hormis pour la clientèle anglo-saxonne souhaitant retrouver ses habitudes alimentaires. Idéalement, se faire inviter pour découvrir la cuisine familiale, sans rapport avec ce que proposent les kebabis ou la plupart des hôtels touristiques (les pizzas, c'est plus simple pour eux, faits à la demande, pas comme la cuisine iranienne qui exige une longue préparation).
- les
distances kilométriques sont inchangées (hors exceptions comme
Tabriz -> Ourumiyeh depuis l'achèvement du pont/digue sur le lac), les autocars mettent un temps similaire, peu de variations dans les horaires.
- certaines places ou avenues sont rebaptisées, mais les habitants du cru maintiennent l'ancienne appellation (par ex. à
Qazvin, place Sabz Meidan devenue Azadi Meidan avec la Révolution).
- les coffeenet se multiplient, donc les références du Lonely Planet restent rarement optimales. Le plus simple, c'est de demander l'aide de jeunes (ils parlent anglais et sont "Internet ready").
Comme toujours, en cas de souci, il y a toujours un iranien à proximité qui s'empressera de vous aider ou de trouver quelqu'un qui peut aider. Hormis les chauffeurs de taxi ou savari, mais cela, c'est un fait immuable partout dans le monde (Roissy et Orly en sont de bons exemples pour les non français

).
Par contre, je recommande de veiller à certains points :
- certaines gares routières ou arrêts de savaris sont déplacés, par ex. nouvelles gares routières à
Yazd et à Khoy. Donc à
VALIDER à l'avance auprès de contacts sous peine de manquer le départ

- apparition de nouveaux sites d'intérêt (possible de les repérer sur le site officiel de l'ITTO.org), éventuellement par substitution (cf. à
Shiraz, Hamam-e Vakil, ancienne chaikhaneh (~café) devenu musée du tapis).
- les séismes, fréquents et violents, peuvent dramatiquement toucher certains sites;
Bam en est malheureusement un triste exemple. Je ne sais ce qu'il en a été récemment pour les sites aux environs de
Tabriz.
Se méfier tout de même qu'une nouvelle édition du Lonely Planet n'est
pas toujours en progrès sur l'ancienne. Ainsi, j'ai découvert en mars dernier que le LP
Inde du Nord 2011 avait moins de cartes de ville que l'édition 2007 (et certains sites à l'écart n'étaient même plus référencés). Alors que les cartes sont de mon point de vue la force du Lonely Planet, avec les informations logistiques (transports, hébergements).
A noter que si on lit bien l'anglais,
le Lonely Planet en anglais est toujours plus aisé à utiliser qu'un Lonely Planet en français. En regard des plans de ville, le Lonely Planet présente une liste de sites positionnés sur ce plan. Ces sites sont référencés par ordre alphabétique, mais pour la seule version anglaise. En français, c'est une bête traduction sans remise en ordre, donc résultat aléatoire, un peu casse-tête quand la liste est longue (cf.
Téhéran).
Enfin, la traduction française est loin d'être irréprochable. Comme dans tous les LP, "bus" est traduit par bus (alors qu'il s'agit la plupart du temps d'autocar), "river" est traduit par rivière (alors qu'il s'agit d'un fleuve). Grossières erreurs indignes d'un guide de la qualité du Lonely Planet.
Une de ces grossières erreurs de traduction m'a a posteriori bien fait rigoler. A
Tabriz, le plan du Lonely Planet 2005 signalait une "salle municipale", ce qui ne m'attirait guère, d'autant qu'il n'y avait aucun texte de présentation. Pourtant, un vieil enseignant croisé insistait pour que j'y aille. Et effectivement, il y a plusieurs musées, dont celui sur les tapis, très impressionnants par leur taille. Ce sont les musées de Shahrdari, ce qui se traduit proprement en anglais par Town Hall, c'est-à-dire Hôtel de Ville. D'ici à en faire une salle municipale...

. Traduction automatique ou élève de 6ème ? En tout cas, très mauvaise relecture.
Le plus important, c'est que l'iranien de la rue reste toujours aussi accueillant et prévenant vis à vis de l'étranger, quel que soit son origine. Pour l'instant, pas de limite de validité !
Très bon voyage à l'initiateur de ce post.
Fabrice