Recit : Nous sortons de l'hôtel à Jargeau, sous la tronche en biais de la tôlière.
Désolée chère madame, quand on est accueillit à 20 h 30 par un interphone, sans aucune présence humaine, normal de se comporter comme des chiens, on allait tout de même pas laisser Fanette seule dehors, elle qui a peur du noir et des voleurs.
La
Loire fait de même grise mine en charriant une eau noirâtre.
Cependant l'avancée est endorphinatoire, l'instant magique, "oh
Loire suspend ton vol ais-je envie de m'écrier dans cette contrée déserte".
Pas besoin de s'appeler
Albert Simon pour deviner que de gros orages ont du venir grossir ses eaux en amont, notamment du côté du
massif central.
Nous suivons donc la
Loire par le balisage
loire à vélo (euro vélo 6 n'apparait toujours pas). Il faut parfois s'aider un peu de la micheline carte, sortir des sentiers battus, et suivre quelques routes attenantes, ma foi tranquilles. Mais nous ne sommes pas à l'abri, d'ailleurs au détour d'une virage, une jeune conductrice manque de m'envoyer directement en enfer sans que j'ai eu le temps de voir le
château de Sully.
Mais encore une fois,
le coup passa Cyprès que mon chapeau tombit :
"Donne lui tout de même à boire dit mon père".
Nous fêterons ma survie à l'étape de
la charité sur Loire devant une bière monacale.
Parcours : Jargeau sully
gien cosne
la charité sur loire