Samedi 16 juillet : j'ai prévu d'emprunter la Lamar Valley à l'aube mais il est déjà plus de 8h lorsque nous nous engageons dans la vallée. Nous avons la chance de pouvoir observer un ours qui se gratte le dos avec une branche (il me fait penser à Baloo, dans le
Disney Le Livre de la Jungle !). Plus loin, un troupeau de bisons traverse un plan d'eau (à certains endroits, on ne voit plus que leur tête et le haut du dos... ça nage un bison ?). Petit déjeuner à Cooke City avant d'emprunter la
Beartooth highway jusqu'à Vista Point et ensuite la Chief Joseph highway jusque
Cody. La route serpente au milieu de forêts, de lacs et offre de supers panoramas sur les sommets enneigés et les vallées. Malheureusement, elle est très empruntée ce samedi car un rallye est organisé sur les deux routes au départ de Red Lodge et il nous est parfois impossible de nous arrêter aux points de vue tant les parkings sont bondés de ces engins tonitruants ! Les motards sont néanmoins bien sympathiques, l'un d'entre eux ayant absolument tenu à nous photographier Jean-Luc et moi sur sa Harley.
L'après-midi est déjà bien avancée lorsque nous arrivons à
Cody. Nous déjeunons au Mc Do où Jean-Luc est assuré d'avoir une connexion internet (inexistante dans le
parc de Yellowstone), ce qui lui permet de lire ses mails et surtout de faire le point sur les dépenses (car si séjourner à l'intérieur des parcs est bien pratique, c'est aussi très onéreux !). Les enfants et moi patientons en arpentant les allées d'une grande surface où je reste pantoise devant un pantalon XXXL (enfin je crois) dans lequel nous pourrions aisément nous mettre tous les trois. Petit arrêt à l'hôtel Irma pour vérifier si ma réservation de table pour ce soir a bien été notée (j'avais téléphoné voici plusieurs mois). Je réserve aussi des sièges pour le spectacle de rue "gunfighters" qui a lieu chaque soir en face de l'hôtel. Direction ensuite le K3 Guest Ranch B&B. Ce sympathique ranch au milieu des champs accueille ses hôtes dans des chambres très originales. Le propriétaire, Jerry, nous fait découvrir son domaine et ponctue la visite de nombreuses anecdotes. J'ai réservé le "Sheepherder's Wagon", qui date de 1897 et a été aménagé pour accueillir confortablement deux personnes (il y a même l'air conditionné !). Les enfants dorment quant à eux dans une sorte de "cabine tente". Les sanitaires se trouvent dans un petit bâtiment annexe.
Il est presque 17h lorsque nous repartons vers le centre ville et nous avons juste le temps de nous installer pour le spectacle de rue. William
Cody en personne nous accueille (la ressemblance est parfaite) et commence par remercier tous les commerçants du coin, poursuit en vendant quelques affiches... S'ensuit l'hymne américain : le drapeau, la main sur le cœur, tout le monde debout... le patriotisme des Américains est touchant. Et enfin le spectacle ! Que dire ? Quelques décors, de jolis costumes, un scénario basique (il y a les gentils et les méchants) et des acteurs pas très bons. Bref, on en a fait l'expérience mais ce n'était vraiment pas terrible ! Nous terminons la soirée au restaurant de l'hôtel Irma (le
buffalo rib eye est excellent) où nous pouvons contempler le magnifique bar en merisier qui a été offert par la reine Victoria à Willam
Cody.
Dimanche 17 juillet : nous avons trèèès bien dormi dans notre vieux wagon. Après un petit déjeuner barbecue bien sympathique en compagnie de tous les résidents (le petit déjeuner de Jerry est une institution !), nous repartons vers
Cody pour visiter le Old Trail Town, reconstitution d'une ville de pionniers avec d'authentiques maisons de l'époque. Site très sympa et visite vraiment intéressante. Nous quittons
Cody vers 11h (heureusement que nous avons déjà visité le musée depuis
Yellowstone !). A Lovell, nous prenons la direction du Bighorn Canyon. Petite baignade à Horseshoe Bend pour Catherine (mais nous ne nous attardons pas car c'est infesté de moustiques) et poursuite jusqu'à Devil Canyon Overlook où le spectacle est grandiose. Nous poursuivons la route jusqu'à son terme (Barry's Landing) et avons la chance de pouvoir observer un troupeau de mustangs. Nous faisons demi-tour (pas d'autre choix), mais sommes ravis d'avoir pu admirer ce magnifique canyon.
Nous traversons à présent la Bighorn National Forest et j'ai prévu un détour par la Medecine Mountain, pour visiter la "Medicine Wheel" (grand cercle de pierres aménagé par les Amérindiens pour y organiser leurs rites, comme la danse du soleil). Mais à Burgess Junction, je me rends compte que nous sommes trop loin... il est déjà tard et la réserve d'essence ne nous permet pas de faire le chemin inverse. Je m'en veux terriblement car j'avais beaucoup lu à ce sujet et j'avais très envie de visiter cet endroit sacré.
Dernière ligne droite pour notre étape du jour, à savoir Hardin, en vue de la visite demain de
Little Bighorn Battlefield. J'ai de nouveau réservé un B&B : une maison de style victorien qui est un véritable musée tant les propriétaires ont accumulé des objets d'origine diverse avec lesquels ils ont décoré toutes les pièces de la maison (c'est vrai que c'est un peu chargé). Mais j'ai adoré ! La maison, le jardin, nos chambres, les deux chiens et les deux chats (dont l'un s'était invité à l'intérieur de notre lit et a attaqué le pied de Jean-Luc quand il a voulu se coucher – il a vite été éjecté de la chambre mais j'ai bien ri !) et la charmante Marcianna... qui nous a servi le meilleur petit déjeuner de notre séjour !
Lundi 18 juillet :
Little Bighorn Battlefield ! Arrivée sur le site où a eu lieu en 1876 une des plus grandes batailles entre les Indiens et l'armée américaine, qui s'est soldée par la défaite du général Custer. Visite d'un cimetière qui n'a rien à voir avec la bataille de Little Bighorn (tombes de soldats qui ont perdu la vie lors des guerres auxquelles ont pris part les
USA) et du champ de bataille (des pierres tombales marquent chaque emplacement des soldats et Indiens tués). Intéressant musée qui propose régulièrement un film retraçant les étapes de la bataille (possibilité d'écouter aussi un ranger mais il faut bien maîtriser l'anglais pour tout comprendre !).
Nous empruntons ensuite la route 212 à travers le
Montana : les plaines à perte de vue et l'immensité du ciel, ce qui explique pourquoi on dénomme cet état Big Sky.
Arrivée au pittoresque petit village de Hulett, où les bâtiments semblent d'un autre âge. Après un check in rapide au Best Western, nous prenons la route de
Devils Tower, immense colonne basaltique qui se démarque d'un ciel bleu intense. Nous empruntons la "petite" boucle qui en fait le tour et qui permet d'observer le gigantesque rocher sous tous les angles. Au retour, nous nous amusons à observer les adorables chiens de prairie.
Très bon repas au Ponderosa Cafe : une vraie surprise dans ce bled !
Mardi 19 juillet : premier arrêt à Belle Fourche, qui est le centre géographique des
Etats-Unis. Nous traversons ensuite le Spearfish Canyon avant de rallier
Deadwood, ville de la ruée vers l'or. La rue principale a conservé ses vieux bâtiments du début du siècle. Nous nous restaurons au célèbre Old Style N° 10 où fut tué le Grand Bill Hickok (l'emplacement du vrai saloon se trouve en fait ailleurs mais on fait comme si...). Visite du musée Adams qui retrace l'histoire des pionniers, coup d'œil au Franklin Hotel qui conserve une salle à manger de 1903 et au casino-restaurant de Kevin Costner où on peut voir dans des vitrines les costumes de ses films. Avant de reprendre la route, nous nous rendons au cimetière du Mont Moriah où reposent Calamity Jane et Wild Bill Hickok côte à côte.
Nous prenons ensuite la direction des
Badlands qui est un des endroits les plus pauvres de l'
Amérique du nord. Nous nous arrêtons à Wall et nous nous précipitons dans le centre commercial pour échapper à la chaleur qui est ici accablante. J'avais prévu quelques randonnées en cette fin d'après-midi mais le reste de la troupe n'est pas enthousiaste. Nous déambulons donc dans cet immense complexe (le plus grand drugstore du monde ?). On peut y trouver de tout : outre les restaurants et boutiques de fringues, bottes, chapeaux, il y a aussi une librairie, une pharmacie "musée", la reconstitution d'une rue avec vieilles enseignes et statues de personnages, une galerie de vieilles photos, un espace pour les enfants avec un lapin géant... il y même une chapelle des voyageurs ! Le musée Wounded Knee que j'aurais aimé visiter est malheureusement déjà fermé.
L'étape de ce soir est le Circle View Guest Ranch B&B qui est idéalement situé en haut d'une butte juste à proximité de l'entrée du parc. Nous déposons nos bagages dans notre coquette chambre avant de filer au Cedar Pass Lodge Restaurant qui ferme à 20h. Nous y arrivons à 20h05 et on nous signale gentiment que c'est trop tard (les Indiens sont très pointilleux sur l'heure). Nous trouvons un bar restaurant un peu sordide ; Jean-Luc et Nicolas tentent un hamburger, Catherine et moi nous contentons d'un coca... Quelques clients au bar regardent la télé... c'est l'Amérique profonde !
Mercredi 20 juillet : je me lève à 5h30 pour voir le soleil se lever sur les
Badlands, en compagnie unique du chien de la maison. Après un très bon petit déjeuner avec les autres résidents, nous prenons congé de Phil et Amy et de leurs trois bambins pour partir explorer le désert des
Badlands. Il fait heureusement moins chaud que la veille et nous débutons la journée par quelques petites randonnées (Notch, Doore et Windows) qui nous donnent un bon aperçu de la géologie. Nous empruntons ensuite le petit trail Cliff Shelf Nature avant de rejoindre le Ben Reifel visitor center. Des promenades plus longues sont possibles mais la chaleur est de nouveau très présente. Après un taco chez les Indiens qui nous ont refusé la veille (on n'est pas rancuniers et... il n'y a pas grand-chose dans le coin), nous nous engageons sur la route scénique avec des arrêts fréquents aux divers points de vue. Nous empruntons ensuite la Sage Creek Rim Road jusqu'à sa jonction avec la route 44 à Scenic. Il est trop tard pour rejoindre la Stronghold Unit, partie ouest des
Badlands et nous poursuivons la route vers notre prochaine étape, le Sylvan Lake.
J'ai réservé les deux prochaines nuits au Sylvan Lake Lodge. Sitôt déposés les bagages, nous filons au
Crazy Horse Memorial, qui est la réponse indienne au
Mont Rushmore. Nous commençons par visionner un petit film sur l'origine du projet, son sculpteur, les travaux,... Ceux-ci devraient encore durer une centaine d'années vu qu'ils se poursuivent sans aucune aide de l'état. Le chantier est autofinancé par les visiteurs du musée, musée dont j'ai sous-estimé l'intérêt et auquel je regrette de ne pas pouvoir consacrer plus de temps (expositions, ateliers où on peut voir des artistes indiens travailler, peintures, sculptures, démonstrations de danses,...). Nous assistons au spectacle de sons et lumières sur le
Crazy Horse Memorial : vraiment très beau !
Jeudi 21 juillet : nous commençons la journée par une agréable promenade autour du Sylvan Lake. Le temps est radieux, le lac et son environnement sont idylliques. Nous nous engageons alors sur la route des Needles, qui serpente à travers un paysage de hautes aiguilles de granite (certains "pics" sont très impressionnants) et rejoignons ensuite l'Iron Mountain Road qui nous conduit au
Mont Rushmore.
Très vite, on aperçoit les têtes de George
Washington, Thomas Jefferson, Teddy Roosevelt et Abraham
Lincoln. On a beau les avoir vus de nombreuses fois (en photos ou dans les films La mort aux trousses ou plus récemment Benjamin Gates), apprécier ou pas ce projet mégalomane et ce travail titanesque et coûteux (990.000 $ !) financé presque totalement par le gouvernement, il faut reconnaître que "ça en jette !". Musée intéressant avec audiovisuel, présentation des quatre présidents qui ont été "choisis", histoire de l'Amérique,... : nous nous laissons finalement prendre au jeu et parcourons ce musée avec beaucoup d'intérêt. Nous empruntons ensuite le sentier (Presidential Tail) qui permet de s'approcher davantage des sculptures.
Nous nous dirigeons à présent vers le sud en direction de Jewel Cave. J'avais souhaité réserver le "scenic Tour" mais les réservations ne sont acceptées que sept jours à l'avance (car il s'agit d'un monument national) et nous ne sommes parvenus à les atteindre par téléphone que ce jour : une seule visite est encore possible : la visite "découverte". Sur la route, nous nous arrêtons au national museum of woodcarving, musée qui – avais-je lu – expose des miniatures et des copies grandeur nature en bois des personnages de Walt
Disney (je rappelle que ma fille est une passionnée de l'univers de
Disney... et moi aussi !). Et ben non, si elles sont bien dues à un des premiers animateurs de Disneyland, on n'y verra pas de personnages
Disney. Les reproductions de personnes, animaux, scénettes que l'on peut animer à notre passage sont néanmoins très bien réalisées et la visite est sympathique.
La courte visite de la "grotte des joyaux" nous a juste mis "l'eau à la bouche". Nous empruntons un ascenseur qui nous amène dans une immense grotte où on peut apercevoir des formations de cristaux. Et c'est la seule salle que nous visitons ! Notre guide n'est pas avare de détails et d'anecdotes tant sur la grotte que sur son parcours professionnel. C'est intéressant... mais un peu court. Néanmoins, nous sommes frigorifiés malgré nos polars et sommes contents de retrouver la chaleur à la sortie.
Nous rejoignons la Wildlife Loop Road en espérant voir quelques animaux en cette fin de journée : nous croisons juste quelques biches et apercevons au loin un troupeau de bisons. Mais il est déjà tard et je m'assure que le restaurant du Sylvan Lake maintient bien notre réservation si nous arrivons vers 21h. Pas de chance, le restaurant aura déjà fermé ses portes. Nous nous arrêtons donc au premier hôtel restaurant sur la route, le State Game Lodge, où nous mangeons un excellent filet mignon de bison (un grand coup de bol car j'avais déjà mon mari et les enfants qui me reprochaient d'avoir voulu de nouveau en faire trop et craignaient n'avoir rien à se mettre sous la dent !).
Vendredi 22 juillet : c'est aujourd'hui une grosse étape de 500 km pour rejoindre
Cheyenne. Mais nous l'agrémentons de deux intéressantes visites. Premier arrêt à Mammouth Site, qui abrite une importante concentration d'os appartenant à une cinquantaine de mammouths enterrés là depuis 26.000 ans (les animaux - jeunes pour la plupart - se sont fait piéger en allant boire dans un petit lac en forme de cuvette d'où ils ne pouvaient plus remonter). Le site n'est pas très grand mais est très intéressant ; on y voit des personnes – bénévoles pour la plupart – poursuivre les recherches.
La deuxième étape est la visite du Fort
Laramie qui est un ensemble de baraquements militaires situés sur une plaine. A l'origine comptoir de fourrures, racheté ensuite par l'armée pour protéger les émigrants des Indiens, il fut également un relais du Pony Express. Abandonné depuis 1890, il est depuis lors aménagé en musée. Il est composé à la fois de ruines d'anciennes bâtisses et de bâtiments restaurés avec meubles et objets d'époque. Visite agréable et intéressante : on est transporté dans le temps.
Dernière ligne droite vers
Cheyenne où j'ai réservé les deux prochaines nuits. Cette petite ville du
Wyoming accueille chaque année durant la dernière semaine de juillet les Frontier Days, immense fête qui rassemble les cow boys de tous les environs.
Agréable repas au restaurant Hathaway's du Little America Hotel (très chic !) avant une bonne nuit au
Cheyenne Days Inn.
Samedi 23 juillet : le programme de la journée est chargé. Dès 9h30, nous sommes en place pour la grande parade. Nous assistons avec curiosité à un défilé de personnalités, fanfares, majorettes, cavaliers, chariots, diligences et automobiles anciennes, avec conducteurs et passagers en costumes d'époque,... Cette parade, même si elle est un peu longue (il est près de 11h lorsqu'elle s'achève), est très plaisante et nous sommes de nouveau saisis, admiratifs et même émus devant le patriotisme des Américains (le passage des représentants de l'ordre, des militaires,... recueille à chaque fois une salve d'applaudissements de la part des spectateurs).
Courte visite du centre ville et déjeuner rapide avant de se rendre au rodéo. Nous y parvenons en retard car nous avons sous-estimé la distance pour arriver sur le site. Nous prenons possession des places réservées depuis la
Belgique et nous installons au milieu d'une foule en effervescence. Il me faut un certain temps pour y comprendre quelque chose. J'ai des difficultés à m'associer au plaisir du public qui acclame le cow boy victorieux... alors que je plains la souffrance visible de l'animal (je me surprends à applaudir lorsque celui-ci a le dernier mot). Les épreuves se succèdent jusqu'à 16h : capture d'un animal au lasso, monte à cru de taureaux ou de chevaux sauvages, mise à terre d'un bouvillon en le tenant par les cornes,...). Si j'admets que certaines épreuves m'ont amusée, je ne pouvais m'empêcher de plaindre le cheval ou le taureau que l'on oblige par la douleur à lancer des ruades. Aurais-je réservé les places si je m'étais intéressée plus tôt au "pourquoi du comment" ? Honnêtement, je ne sais pas... Tout folklore est intéressant et source de richesse pour la région où on le pratique mais le rodéo ne doit-il pas être critiqué au même titre que la corrida ? Certes, le but n'est pas une mise à mort de l'animal... mais des accidents surviennent (toutes les bêtes que j'ai vues se sont heureusement relevées) et il est incontestable que des animaux souffrent au cours de certaines épreuves.
Visite du Old West Museum et du village indien où nous assistons à un spectacle de danse indiennes. De magnifiques costumes, de belles danses, des chants qui me touchent beaucoup : un très beau moment !
Chaque soir des Frontier Days, des orchestres de musique country jouent dans l'arène. J'ai donc réservé pour le spectacle de ce soir : nous assisterons au show de Jason Aldean. Lorsque nous pénétrons dans le stade, un "groupe militaire" termine une prestation, ovationné par les nombreux spectateurs déjà présents. Nous assistons ensuite à une première partie de qualité. Vient alors "le chanteur" qui entonne des airs de country ! Il chante bien, les airs sont entraînants mais... il ne ressemble pas du tout au Jason Aldean dont j'ai vu les photos sur internet. OK, on est loin et même sur les écrans géants, on ne le voit pas très bien mais... il a l'air d'avoir pris 10 kg et 10 ans ! Jean-Luc me dit qu'on a déjà eu une première partie et que vu l'heure (le concert commençait à 20h et il est déjà plus de 21h), ce ne peut être que lui... Bref, on écoute avec plaisir les chansons qui défilent... et après une bonne demi-heure, Jason nous annonce la venue imminente de... Jason !!! C'était donc bien une deuxième "première partie". Le vrai Jason Aldean apparaît sous une foule en délire (il semble qu'il soit une star là-bas car plus une seule place n'est à vendre) et nous assistons à un très beau concert, dans une ambiance digne d'un Forest National (pour ceux qui connaissent !).
Il est bien tard lorsque la soirée se termine et nous rentrons fourbus à l'hôtel.
Dimanche 24 juillet : après un passage chez Wrangler (pour l'achat de bottes et de jeans) et un coup d'œil au Capitole, nous prenons la direction d'Estes Park que nous atteignons en milieu de journée. Comme il y a trois semaines exactement, la circulation est intense. Nous enfilons un hamburger au Mc Do avant de prendre la direction de Bear Lake.
Nous entamons la promenade des trois lacs : Nymph, Dream et Emerald : très agréable randonnée, même s'il y a un peu trop de monde... Nous avons la chance de rencontrer une famille de cerfs et de pouvoir admirer un gros spécimen de très très près (mais un ranger veille car même si l'animal semble très paisible et pose docilement pour la photo, le ranger nous rappelle qu'il peut être imprévisible et très dangereux).
J'avais repéré d'autres randonnées mais les enfants ont eux repéré la piscine de l'hôtel (le Best Western Silver Saddle) et ont envie d'en profiter avant la soirée. J'ai réservé le dîner au Twin Owls Steakhouse que nous rejoignons après un court arrêt au magnifique Stanley Hotel. Le restaurant est situé dans un très beau cadre (Black canyon) ; sa construction tout en rondins et sa cheminée de pierre me rappellent avec nostalgie le Old Faithfull Inn. Le service est très "classe" et le repas est excellent : une très bonne adresse !
Lundi 25 juillet : direction
Denver pour notre dernière journée de vacances. Nous passons par Golden et la tombe de Buffalo Bill : sans grand intérêt. Passage à l'hôtel réservé près de l'aéroport pour y déposer tous les bagages qu'il faudra réorganiser ce soir (gros boulot en perspective !).
Nous nous garons près de la 16th Street Mall et empruntons l'axe piéton entre LoDo et Civic Center (tantôt à pieds tantôt en bus – les bus électriques sont gratuits). Visite intéressante du Capitole, modèle réduit de celui de
Washington. Nous flânons sur Larimer Square (une des plus vieilles rues de
Denver), rejoignons le quartier de LoDo (Lower
Downtown). Avec plus de temps, j'aurais aimé me rendre au musée Nature & Science mais j'ai promis à ma fille une visite au Cherry Creek Shopping Center où l'on peut trouver une boutique Abercrombie. Quelques achats plus tard et quelques dollars en moins, nous nous dirigeons vers notre dernière étape gastronomique : le Buckhorn Exchange.
Ce restaurant est le plus vieux de
Denver et le premier à avoir reçu une licence pour l'alcool. C'est un vrai musée avec de nombreux trophées d'animaux, de photos, d'armes anciennes. C'est aussi une expérience culinaire car on peut y trouver des mets peu courants. Nous testons les oysters (qui ne sont pas des huitres !) et de la queue d'alligator (j'aurais bien tenté le serpent à sonnettes mais il n'y en avait plus) : je reconnais que l'un comme l'autre n'ont que très peu de goût (il vaut peut-être mieux !) puisque frits et accompagnés de sauces diverses. La viande (bison ou bœuf) est succulente mais le repas est le plus onéreux de nos vacances (j'avais d'ailleurs lu dans un guide qu'étant donné le prix du steak de bison pratiqué dans ce restaurant, il valait peut-être mieux le chasser soi-même !). Mais c'est notre dernier repas et je voulais qu'il soit "spécial". Il l'était !
Retour à l'hôtel et tandis que les hommes vont reconduire la voiture chez Hertz, les femmes organisent les bagages. Pas de balance pour contrôler le poids des valises mais j'ai un vague pressentiment qui m'empêchera de passer une bonne nuit (enfin, ce qu'il en reste).
Mardi 26 juillet : retour en
Belgique. La navette de l'hôtel nous conduit à l'aéroport et nous procédons à l'enregistrement des bagages qui, comme je le craignais, pose problème : trois bagages sur quatre en "surpoids". Nous pouvons rectifier le tir et, en retirant tantôt une paire de chaussures de randonnées dans l'une, tantôt deux jeans dans l'autre,... pour les ajouter dans les bagages de cabine (je devrais dire entasser car ceux-ci sont bien remplis aussi), tous les bagages sont acceptés sans taxes. Ouf ! Promis, l'année prochaine, je prends moins. Le vol
Denver/
Chicago décolle à 9h25 et nous devons patienter plus de quatre heures à l'aéroport de
Chicago pour embarquer vers
Bruxelles. Nous repartons des souvenirs plein la tête et en espérant (surtout moi) revenir très prochainement dans l'
ouest américain.