TinkerNell · 13 février 2019 à 13:08 · 153 photos 60 messages · 11 participants · 6 439 affichages | | | | 13 février 2019 à 13:08 · Modifié le 19 fév. 2019 à 7:23 Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 1 de 60 · Page 1 de 3 · 4 251 affichages · Partager Avant proposAu retour de notre roadtrip USA 2016, qui nous a amené à traverser 5 Etats de San Francisco à Denver, nous nous sommes immédiatement mis à la recherche du procahin itinéraire sur les routes nord-américaines. Tout roadtripper qui se respecte connait cette sensation au retour d’un tel voyage et le besoin de se projeter sur un nouveau projet. Nous ne dérogeons pas à la règle ! Ce nouvel itinéraire a été très difficile à définir. Une seule chose était certaine, nous irions dans le nord-ouest des Etats Unis ! Mais pour le reste... Nous avons longtemps hésité : Washington + Oregon, côte pacifique nord de San Francisco à Seattle, One way Seattle Yellowstone en passant par Glacier... que de choix ! Et comme l’affirmait André Gide « choisir c’est renoncer » ! Après avoir tous mis dans le shaker (nos priorités à voir, le temps imparti, le budget), nous avons concocté un bel et bon cocktail Oregon : côte pacifique, monts volcaniques, déserts, roches et rivières ! Tous les ingrédients d’un roadtrip réussi pour nous ! Nous avons donc réalisé une boucle au départ de Portland du 10 au 26 août et je vous invite à suivre nos aventures dans ce carnet 😉
Cannon Beach
J1 : Notre arrivée à Portland ORCa y est, le grand jour du départ est arrivé ! Bien qu’ayant eu un peu de mal à m’endormir la veille au soir, je n’ai aucun mal à me lever à 3h45 ce vendredi matin ! Notre taxi G7 passe nous prendre à 5h00, comme prévu, pour nous déposer au terminal 1 de Roissy Charles de Gaulle. A cette heure-ci, personne sur la route et nous arrivons très rapidement à l’aéroport. Nous arrivons si tôt que le comptoir United Airline n’est pas encore ouvert. Aux alentours de 6h30, nous pouvons déposer nos valises. Notre enregistrement s’est fait la veille. Nous avons d’ailleurs opté pour un supplément au moment du check in en ligne afin d’être placés près des portes d’évacuation de l’avion et ainsi avoir un espace supplémentaire pour nos jambes, pouvoir nous lever sans gêner personne et nous déplacer en toute liberté.
En attendant l’embarquement, nous déambulons dans les Duty free et prenons notre petit déjeuner. Le 1er vol est un Paris/ San Francisco. Le départ est prévu « on time » et je tiens à saluer la parfaite organisation de la compagnie aérienne choisie. L’embarquement se fait rapidement et méthodiquement. Nous partons bel et bien à l’heure ! Bien installés, nous passons le vol entre visionnage de films, siestes et repas plutôt bof bof ! C’est à mon sens, le point faible de United. Les repas étaient vraiment mauvais. Nous arrivons à San Francisco à l’heure et filons à l’immigration. Nous avions prévu un temps d’escale conséquent afin d’anticiper tout retard du 1er vol ainsi que le temps de transit par les services américains d’immigration, contrôle de sécurité etc. Au final, nous avons passé l’immigration en même pas 10 minutes, récupéré nos bagages et repassé la sécurité dans la foulée. Cela nous aura pris maximum 1h ! Il ne nous reste plus qu’à nous relaxer en attendant notre second vol qui est lui aussi prévu « on time ». Une petite bière et des chips pour faire passer le temps. Puis nous trouvons un coin sympathique équipé de banquettes sur lesquelles nous pouvons nous allonger et de prises, pour recharger nos téléphones portables. Bien sûr, le wifi est simple d’accès et gratuit comme c’est souvent le cas aux US. Même plus besoin de donner une adresse mail bidon pour se connecter ! En 5 heures, nous avons encore le temps pour une petite collation. Un smoothie aux fruits et un scone cranberries feront très bien l’affaire ! Notre second vol, le San Francisco/ Portland est lui aussi à l’heure. Il se permettra même le luxe d’arriver à Portland en avance ! Après l’atterrissage, toutes les corvées administratives ayant été faites à San Francisco, nous pouvons très rapidement nous rendre chez Avis, chez qui nous avons loué un SUV catégorie « moyen ». Et nous héritons d’un Mitsubishi Outlander ! Pas la voiture du siècle ! Elle semble être en plastique. Mais bon, elle est spacieuse, haute et consomme peu. Cela nous suffit. Il est finalement plus tôt ce que nous avions prévu. Au lieu de nous rendre directement au motel, nous décidons donc de partir sur la rive de la Columbia River et d’y découvrir nos premières cascades. Nous quittons l’US84 et nous engageons sur la fameuse Historic Columbia Highway 30, qui est en ce mois d’août 2018, fermée entre Bridal Veil et Cascade lock (les réouvertures partielles sont en cours à l’heure où je tape ces quelques lignes). Nous arrivons sur le parking de Bridal Veil Falls, quasiment désert en cette fin de journée, puis nous nous engageons sur le petit trail qui nous mènera à la cascade. Cela nous fait un bien fou de nous dégourdir les pattes malgré la fatigue et le manque de sommeil (je n’arrive pas à dormir assise, donc en avion... on peut oublier). Le trail descend gentiment vers la petite rivière Bridal Veil Creek. Nous entendons le bruit de l’eau et celui de la route. Il est étonnant de se sentir en pleine nature mais en même temps être si près d’un grand axe routier comme l’US 84 ! Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à de si jolies falls. Bridal Veil vaut vraiment le déplacement. Et les lieux sont encore plus appréciables après 17h30 de voyage ! Nous ne souhaitons toujours pas nous nous rendre au motel et nous poursuivons nos découvertes avec Latourell Falls. Cette fois, nous nous contenterons de la contempler de loin et ne nous engagerons pas sur le trail permettant de la regarder d’en bas. Bien que très excités, la fatigue nous rattrape. A ce moment-là, nous nous disons que nous y reviendrons à la fin de notre séjour. Mais nous ne le ferons pas. Il commence à se faire tard et nous décidons d’arrêter là nos explorations. Nous décidons de continuer sur la l’US30 west en direction de Portland. En chemin, nous faisons tout de même halte à la Vista House, depuis laquelle nous allons assister à notre premier coucher de soleil en Oregon. Et quel coucher de soleil ! La vue sur les Gorges de la Columbia River est magnifique et les couleurs époustouflantes.
En revanche, nous sommes très surpris de la fréquentation des lieux et ne nous attardons pas près du bâtiment où des personnes peu recommandables se sont rassemblées. Nous restons et prenons des photos depuis le bord de la route où d’autres spectateurs beaucoup plus fréquentables se sont installés pour, tout comme nous, faire des photos. Le soleil vient de se coucher et il est grand temps que nous prenions nos quartiers au Viking Motel , au nord de Portland. Idéalement situé près de l’US 5, ce motel a un très bon rapport qualité/prix sans pour autant être transcendant. Son gros point faible : la climatisation est installée trop près du lit. Impossible de la faire tourner la nuit. Mais le nom déchire ! Nous nous installons pour 2 nuits dans ce petit motel. Avant de dormir, il ne faut pas oublier de se restaurer. Et ça tombe bien, il y a un petit restaurant mexicain à 2 blocs de là. Et Ô miracle, il a en plus la réputation de servir les meilleurs burritos de Portland ! Nous nous rendons donc à El Burrito Azteca à pieds. Il se trouve au milieu d’un quartier résidentiel, c’est assez déroutant. Mais au moins, immersion totale. Il n’y aura pas de touristes ici ! El Burrito Azteca tient ses promesses ! C’est copieux et bon : burritos et nachos ! L’ambiance est sympa. Passée une certaine heure le soir, c’est au bar que les plats sont servis. Rien à redire sur ce premier dîner. C’est totalement satisfaits et repus que nous rentrons à l’hôtel et nous mettons au lit après une bonne douche. Nous avons largement fait le tour du cadran et le marchand de sable ne se fait pas prier pour passer.
(merci de m'avoir lu  Pour l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...-portland/#more-6072 ) | | | À: TinkerNell · 14 février 2019 à 8:07 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 2 de 60 · Page 1 de 3 · 4 167 affichages · Partager Jour 2 : Evergreen museum & Japanese Garden
Jetlag oblige, nous nous réveillons super tôt en ce deuxième jour sur le sol américain. Mais cette fois-ci, nous ne quitterons pas notremotel vant 8h (souvenez-vous de notre balade matinale dans les rues de SF il y a deux ans). En effet, à notre programme du matin, la visite de Evergreen Aviation & Space Museum qui n'ouvre ses portes qu'à 9h et qui se trouve à environ 1h de route de notre lieu de résidence sur Portland.
Nous n’avons pas très faim à notre réveil. Nous nous contenterons donc d’un café. Enfin, si j’arrive à me servir de la petite cafetière de la chambre. Les filtres préremplis de café moulu me laissent perplexe. Comment savoir la quantité d’eau nécessaire à la dose de café proposée ? Ah, je vais en gâcher du café... Bref, je finis tant bien que mal à trouver un dosage à peu près correct.
A 8h nous décollons, direction McMinnville au sud de Portland. Dès que nous quittons la ville, nous nous apercevons que la région est très agricole. Les fermes se succèdent et nous essayons de repérer ce qu’elles font pousser. Ce sont des hectares et des hectares de petits arbres qui, nous le découvrirons un peu plus tard, sont des noisetiers ! On cultive aussi dans la région une variété spécifique de mûres, la Marionberry. Elle a la particularité d’être plus grosse et juteuse que la variété habituelle (on est aux USA oui ou non ? oui, donc il faut que ce soit plus gros !). Vous trouverez énormément de tartes, muffins etc à la Marionberry en Oregon. Et enfin, une autre culture du coin, le sapin... oui. Mais pas le sapin de noël. Le petit sapin arbuste pour faire de la clôture ou de la déco de jardin.
Evergreen Aviation & Space MuseumNous arrivons à l'Evergreen Museum avant l’ouverture. Mais à l’extérieur, plusieurs appareils (avions, navettes) sont exposés. Cela nous permet de passer le temps en attendant de pouvoir accéder à l’un des 3 hangars qui constituent le musée.
A 9h pile, les portes s’ouvrent. Il n’y a pas foule. Nous sommes juste derrière une famille américaine. Et il n’y a personne d’autre. Quand on voit la taille des hangars, on se dit qu’on ne se bousculera pas et que nous n’aurons pas à ruser pour faire des photos sans personne dessus.
Nous nous acquittons des $27 par personne et recevons un beau bracelet vert fluo qui nous permettra de déambuler d’un bâtiment à l’autre.
La visite peut commencer. On ne sait plus où donner de la tête, il y en a partout ! Vincent est comme un fou. On prend des tonnes de photos et nous profitons d’être quasiment seuls pour jouer comme des enfants. Entre les simulateurs, les cockpits dans lesquels ont peut s’installer, les photos de pin-up devant lesquelles je fais des selfies en reproduisant la pose (je profite, il n’y a personne pour se moquer).... Mais on apprend également beaucoup de choses sur les appareils, la technologie de l’époque, le développement de l’aviation civile, les batailles de la 1ere et 2nd guerre. On apprend de façon ludique.
C’est peut-être parce qu’il nous voyait nous amuser ou bien parce qu’il s’ennuyait parce qu’il n’y avait personne, qu’un des volontaires du musée est venu nous voir et a entamé la conversation. Au bout de quelques minutes, il nous propose de le suivre jusqu’à un vieil avion de ligne entouré d’un cordon de sécurité. Il nous fait passer le cordon de sécurité et nous fait le topo sur l’appareil. C’est le 1er avion de ligne commercial de United Airline (drôle de coïncidence). Il va nous le faire visiter. Il nous demande simplement de ne pas nous assoir sur les fauteuils. Nous sommes très excités et nous sentons privilégiés. Il demande même à Vincent de s’installer dans le cockpit ! C’était super ! Vincent était comme un enfant. Ca m’a fait tellement plaisir à voir ! Avant de nous dire au revoir, il nous parle d’un autre volontaire qui se trouve dans l’autre bâtiment d’exposition, celui consacré à l’espace. Il nous encourage à échanger avec lui, c’est un ancien ingénieur de la Nasa qui a travaillé sur les moteurs des fusées des missions Apollo. Reste à retrouver ce monsieur... Nous verrons bien.
Nous quittons le premier bâtiment et nous rendons au suivant sous une averse assez incroyable. J’avoue avoir une préférence pour tout ce qui concerne la conquête spatiale, même si j’ai trouvé la visite relative aux avions très intéressante. Le hangar a exactement la même configuration que le précédant mais là, ce sont des navettes, des fusées (oui oui des fusées !), des capsules, des buggys de l’espace, des drones ! Il y a aussi quelques avions d’un type particulier. Et toujours cet entertainment à l’américaine qui nous enseigne tout en nous amusant.
On ne peut pas s’empêcher de jouer devant la réplique de salle de contrôle de la Nasa en face de la grosse fusée "non, Houston, me dites pas qu'on a un problème !"
C’est à la fin de notre visite que nous avons croisé John. John, l’ingé de la Nasa. Le petit gars qui a bossé sur Apollo. Le petit gars est aujourd’hui un vieux monsieur qui a du mal à se déplacer. Mais un vieux monsieur qui a toujours l’étincelle dans les yeux lorsqu’il parle de son job. Et avec Vincent, il est tombé sur la bonne personne. S’en suit une conversation sur l’intelligence artificielle à laquelle je ne pige rien. Mais je suis très émue de les voir papoter. Et John a peut-être du mal à se déplacer mais le cerveau tourne toujours à plein régime. Il nous parle des programmes qu’il développe en hobby, des discutions qu’il a avec ses gendres sur divers sujets scientifiques. C’était vraiment un grand moment.
Nous faisons l’impasse sur le troisième bâtiment qui renferme un cinéma dans lequel est diffusé un film. Avec le décalage horaire, il vaut mieux éviter de se poser dans le noir.
Nous finissons notre visite à l’extérieur en faisant le tour de tous les appareils exposés. Le mauvais temps s’est enfin levé et le soleil fait de belles percées.
Nous retrouvons notre super Mitsubishi Outlander gris (au milieu de tout un tas de voitures grises) et reprenons la route pour Portland, où nous avons décidé de passer l’après-midi. On joue à où est Charlie ? Euh, la Mitsubishi ?
Nous quittons l’Evergreen Museum pleinement satisfaits et recommandons cette visite. Dans la voiture, Vincent me remerciera pour l’organisation de cette sortie et m’exprimera sa joie quant au fait que j’ai moi aussi, apprécié cette découverte bien qu’à la base je ne me passionne pas pour l’aviation.
Lunch timeEn route, la faim commence à se faire sentir. Ce n’est pas le cookie beurre de cacahuète acheté au café du musée qui nous fera tenir toute la journée. Nous quittons l’autoroute à Willsonville et nous engageons dans une zone commerciale comme les américains savent les faire. Nous nous arrêtons dans le premier parking venu pour consulter le choix des fast food dans la zone sur google. C’est un vrai labyrinthe. Et puis là, nous levons les yeux. Nous sommes garés devant le Black Bear Diner (c’est une chaine uniquement présente dans l’ouest des USA). Et la déco trappeur avec des petits ours en bois partout.. moi, ça me fait fondre ! On regarde tout de même les avis sur Google et Tripadvisor avant d’entrer. Ils ne sont pas mauvais. Allez, go Black Bear Diner ! Les plats proposés sont des classiques des diners. Nous prendrons des burgers (le mien accompagné de frites de patates douces) et deux grands Coca (on évite la bière le midi). On s’est régalé, le personnel était plutôt sympathique et l’addition très correcte. Et le décor ! J’adore !
Menu présenté comme un journal, sauce nounours : j'adore, j'adhère (mais je suis bon public) !
PortlandNous voilà en forme pour attaquer notre seconde partie de journée. Il nous faut tout d’abord passer par le magasin REI de Johnson St à Portland afin d’acheter le pass Oregon State Park. Ce pass coute $30 pour 12 mois et permet l’accès à tous les State parks de l’état. Il faut savoir qu’en Oregon, vous jonglerez entre les States Parks, les Recreations Area, les National Forest, les National Historic Monument et même les National Park avec Crater Lake. Autant vous dire, que même avec votre State Park pass, munissez-vous toujours de billets de $5 pour régler les fees qui pourraient vous être demandés. Les rangers veillent au grain et contrôlent régulièrement sur les parkings des différents sites si les fees ont bien été acquittés.
Nous laissons ensuite la voiture dans le parking du REI et nous rendons à pieds au Jardin Japonais. Nous traversons une zone résidentielle sans grand intérêt bien que quelques maisons attirent mon attention. Je vous avouerais que nous n’avons rien visiter de Portland et que de ce fait, je m’abstiendrai de donner mon avis sur la ville.
Nous débouchons sur une rue commerçante assez vivante, ce qui change du quartier résidentiel que nous venons de traverser. Les boutiques et bars ayant pignon sur rue semblent plus originaux les uns que les autres. Des boutiques de cupcakes, des boutiques pour animaux de compagnie, des boutiques de fringues de hippies... Et il y a un truc avec le lama en Oregon. Nous en verrons de nombreux élevages au cours de notre roadtrip.
Nous passons cette rue commerçante et arrivons au Washington Park que nous allons traverser. Ca grimpe un peu, nous empruntons le chemin en sous-bois plutôt que la route goudronnée. Nous remarquons à ce moment-là que la trottinette électrique a le vent en poupe à Portland. Et nous voyons défiler les utilisateurs à vive allure. Je trouve ça terriblement casse gueule et je préfère marcher !
Le parc débouche sur le jardin des roses (le International Rose Test Garden de son vrai nom). Vraiment un endroit à visiter. Je n’ai jamais vu de ma vie une roseraie avec autant de variétés différentes. C’est simplement magnifique. Je pourrais passer des heures à photographier ces fleurs. C’est dans le jardin des roses que nous aurons notre deuxième et dernière averse du voyage. Les gouttes d’eau stagnantes sur les pétales sont très photogéniques.
Le Japanese GardenBref, il ne faut pas non plus trop s’attarder dans la roseraie, notre but est le Jardin Japonais ! J’avais lu qu’il n’y avait pas de parking pour s’y garer. C’est faux. Il est entouré de place de parking. La seule condition est d’y arriver tôt afin qu’une des places soit disponible. Sinon, pour une visite l’après-midi (comme la nôtre), il vaut mieux se garer plus loin et y venir par un autre mode de transport.
Nous nous acquittons des $16.95 par personne demandé pour l’entrée (un peu cher, on ne va pas se mentir) et pénétrons dans ce lieu de zénitude.
Bon, nous sommes samedi après-midi, il y a un peu de monde. Côté zénitude, c’est mitigé ! Nous arrivons tout de même à nous isoler et profiter des lieux. Le jardin est magnifique, très bien entretenu, très bien agencé. Ce doit vraiment être très relaxant en semaine. Nous finissons la visite par une exposition de Bonzaï. L’art du Bonzaï est impressionnant.
Il est possible d’y faire une cérémonie du thé (et d’autres démonstrations culturelles Japonaises). La boutique offre un grand choix de tasses, théière, carillons et autres souvenirs qui ne sont pas donnés.
Nous quittons le Japanese Garden de Portland assez satisfait de notre visite. Maintenant, il nous faut retourner au REI où notre voiture est garée. Nous souhaitions prendre un Uber mais notre connexion internet nous plante sur cette colline qui abritent les jardins. Nous décidons donc de nous en remettre à nos jambes, qui elles, ne nous font jamais défaut !
*****
La voiture récupérée, nous décidons de faire quelques courses en prévision du début du roadtrip le lendemain matin. Nous cherchons le Whole Food le plus proche. Nous y achèterons de quoi faire des sandwichs, de l’eau, des snacks pour les randos et de quoi nous restaurer pour ce soir. J’avoue que les rayons Daily des supermarchés américains vendent du rêve. Bar à salades pour composer sa propre sa salade, stand de plats chauds... Je me prépare une énorme salade (le prix est en fonction de la boite choisie petit ou grand format et non pas en fonction des ingrédients) avec des crudités, du poulet et du fromage et Vincent se fera une box chaude avec des mac&cheese et des boulettes de boeuf. Nous passons, bien entendu par les frigos de bières fraîches et le choix est Cornélien !
Nous sommes équipés, nous pouvons rentrer au Viking Motel ! Nous mangerons sur notre lit devant « jokers » un show découvert il y a deux ans où 4 « potes » doivent relever des défis imposés par les autres en caméra cachée.
Nous ne faisons pas long feu ce soir-là. Et le lendemain, le roadtrip commence ! Nous quittons Portland pour l’ Oregon Coast !
Toutes les photos de la journée >> www.roadtrippin.fr/...t=18961&start=10 | | | À: TinkerNell · 14 février 2019 à 8:19 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 3 de 60 · Page 1 de 3 · 4 162 affichages · Partager J 'attends avec impatience des nouvelles de ce qui était mon pays d'adoption. Pleut il toujours autant? Vous avez sûrement admiré le beau Crater Lake. Avez vous été à des rodéos et des bals de cowboys dans l'est. Cher Oregon! | | | À: Zorba · 14 février 2019 à 8:24 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 4 de 60 · Page 1 de 3 · 4 160 affichages · Partager J 'attends avec impatience des nouvelles de ce qui était mon pays d'adoption. Pleut il toujours autant? Vous avez sûrement admiré le beau Crater Lake. Avez vous été à des rodéos et des bals de cowboys dans l'est. Cher Oregon!
La chance d'y avoir vécu !
Alors peu de pluie mais.... le fameux fog ! Et l'été dernier, malheureusement, les fumées des incendies de Californie  Mais ça n'aura pas gâché le voyage ! A suivre 
Pas de rodéo pour nous, mais beaucoup de randonnée et de lieux inconnus au bataillon. | | | À: TinkerNell · 14 février 2019 à 10:41 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 5 de 60 · Page 1 de 3 · 4 137 affichages · Partager Bonjour Nell,
Je suis allée voir votre blog qui est super. Je vais partir le 22 juillet pour Vancouver + île de Vancouver et ensuite nous allons descendre jusqu'à Bend, Portland...et faire une bonne partie de ce que vous avez visité dans votre tour d' Oregon. Ce WE, je vais découvrir vos articles et vos photos qui sont très sympas. De plus, peu de carnets sur cette partie là des States... Nous sommes aussi fans des Etats Unis, surtout moi. Depuis 2015 où nous avons fait un roadtrip en famille, nous y sommes retournés en 2017 avec le fabuleux Yellowstone, en 2018 avec ma fille en Floride, j'Adore 
Je vais vous suivre, c'est sûr.... | | | À: TinkerNell · 14 février 2019 à 15:31 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 6 de 60 · Page 1 de 3 · 4 106 affichages · Partager Je ne connais pas du tout l' Oregon donc vais suivre ce carnet avec attention. Merci | | | À: Jane15 · 15 février 2019 à 7:56 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 7 de 60 · Page 1 de 3 · 4 061 affichages · Partager Bonjour à tous et merci de suivre ce carnet !
Le forum ne me permet pas, pour le moment de poster, plus de 3 messages par jour  Vous me pardonnerez de ne pas répondre individuellement à chacun pour le moment. Je posterai la suite de notre roadtrip dans la journée ^^ | | | À: TinkerNell · 15 février 2019 à 15:38 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 8 de 60 · Page 1 de 3 · 4 029 affichages · Partager Jour 3 - Astoria
Alors là, j'avais annoncé la couleur en mode Gorgone. "Je te préviens, demain on se lève tôt, le Camp 18 ouvre à 8 h, on a une heure de route pour y aller, donc on quitte le motel à 7h au plus tard. Après on a encore 1h30 de route. On file direct voir les Goonies à Astoria. C'est non négociable !". Réponse "bah ouais ouais, y a pas de problème" sous entendu "Ouhla, je vais pas la ramener cette fois".
Comme prévu donc, nous quittons le Viking motel à 7h du mat' dans la joie et l'allégresse et aussi un peu sous le ciel gris. On écoute des vieux titres diffusés par Charlie FM 97.1. Rapidement, nous laissons Portland derrière nous et traversons les zones agricoles de la région. Au bout d'une heure de route, nous arrivons à Camp 18, un resto qui sert le petit déjeuner, conseillé par Joëlle, une amie roadtrippeuse. Là, je remercie Joëlle, parce que tout y est : le coin paumé, l'ambiance feutré (avec feu de cheminée), la déco trappeur et les nounours sculptés ! Et en plus, nous y avons bu un excellent café et mangé un bon petit déjeuner. La journée commence bien !
On ne s'attarde pas trop non plus, parce qu'on a quand même pas mal de chose à découvrir aujourd'hui. Autant vous dire, nous avons très peu suivi le roadbook ! C'était prévisible. De toute façon j'avais été bien trop ambitieuse sur les temps de visites et nous sommes du style à rester où nous nous sentons bien. Difficile pour nous de faire nos activités au pas de course. Ce qui n'aura pas été vu cette année, le sera la prochaine fois. Et pis c'est tout !
Donc on the road again, direction Astoria, petite ville à la frontière de l'Etat de Washington , dans l’estuaire de la Columbia River. Nous y arrivons par le Young Bay Bridge sur Take on me de Aha. Cette chanson (j'étais une fan de Aha !) met trop dans l'ambiance 80's. Exactement ce qu'il nous faut pour visiter Astoria. Pourquoi ? Non, vous savez forcément pourquoi si vous avez grandi dans les 80's ! Parce qu'Astoria c’est la ville de Mickey, Choco, Data & co. C'est la ville des Goonies !
Première étape à Astoria, nous arrêter au Visitor Center à l'entrée de la ville pour y acheter le pass " Oregon Coast". Pour $10, il vous donne droit pendant 5 jours de stationner sur tous les sites de la côte et croyez moi, ils sont nombreux. La liste est étourdissante.
Nous arrivons aux alentours de 9h45 sur le parking du Visitor Center. Il n'ouvre qu'à 10 h. Nous en profitons pour lire les documents affichés devant l'entrée. La couleur est annoncée. Les Goonies restent un gros fond de commerce pour la petite ville d'Astoria.
Quelques minutes après notre arrivée, une dame ouvre la porte et nous invite à entrer (il n'est pas encore 10h) pour que nous ne restions pas dehors, mais nous demande seulement de lui laisser le temps de se mettre en place. Nous acceptons d'entrer, un peu gêné, nous ne souhaitons surtout pas lui mettre la pression. C'est une dame d'un certain âge, très apprêtée, mise en pli sur cheveux blancs, maquillée. C’est une dame charmante et très aimable. Nous discutons avec elle, nous lui disons que nous venons de France et que nous voulons voir la maison des Goonies (je ne lui dis pas que j'ai déjà TOUT inscrit dans mon roadbook) et alors là ! J'imaginais les Astoriens (?) blasés qu'on ne parle que des Goonies lorsque l'on évoque leur ville. Mais que nenni ! C'est qu'ils en sont fiers ! Et là, elle nous sort une carte, nous surligne en jaune tout ce qu'il y à voir, elle nous explique tout et nous trace même l'itinéraire ! Elle nous explique également quel est le meilleur spot pour prendre la maison en photo puisque aujourd'hui la rue qui y mène est devenue privée.
Ensuite, elle nous conseille des arrêts sur le Pier 39 pour observer les lions de mer, un marché de produits locaux à voir absolument, nous explique le fonctionnement du trolley qui longe les quais. Il suffirait de tendre $1 pour que le conducteur s'arrête et vous laisse monter, même en dehors de la station (nous n'avons pas vérifié cette information). On en profite pour acheter des goodies Goonies : un jeu de carte et un badge. La gentille dame m'offrira un magnet, qui trône aujourd'hui sur mon frigo. Bref, si vous passez par Astoria, arrêtez-vous au Visitor Center.
Goonies
C'est blindés d'information que nous nous dirigeons vers notre 1er arrêt du Goonies tour : Astoria Jail. La ville est petite, nous y arrivons en moins de temps qu'il ne faut pour dire "Fratelli". Et là c'est magique, on perd 30 ans d'un coup. Nous sommes seuls sur le parking. La prison est là, elle n'a pas changé d'un pouce et il y a même le 4x4 des Fratelli garé devant. L'excitation est à son comble, on mitraille de photos, de videos. Je fais des boomerang à gogo pour ma story Instagram. Je suis survoltée.
La prison est aujourd'hui devenu un petit musée dédié aux films tournés à Astoria (donc principalement aux Goonies). Vince me propose d'y entrer. Je ne l'avais pas prévu au programme mais tant qu'on est là... et je n'avais pas imaginé qu'il pouvait y avoir du monde derrière la fenêtre donnant sur le parking. A priori, nous avons bien amusé les petits geeks qui gèrent le musée à gesticuler comme des gamins. Heureusement que le ridicule de tue pas !
L'entrée au musée n'est pas très chère ($6) et il se visite très rapidement. Son petit plus ? Son plateau de tournage où vous pourrez vous amuser à jouer les acteurs ou les réalisateurs. Nous nous sommes essayés au 7ème art en rejouant la scène de la salle de bain de Shinning. Le film vous est envoyé par mail 24h plus tard. Fou rire garanti !
En face de la prison, c'est la maison qui a servi de décor dans la scène d'intro durant la poursuite.
Nous décidons ensuite de nous rendre directement à la maison des Goonies. Cette maison est une vrai maison, habitée par de vrais gens. Leur vie était devenue un tel enfer avec les touristes qui débarquaient constamment devant chez eux qu'ils ont fait privatiser leur rue. Je ne les blâme pas. Nous avons suivi les indications de la dame du Visitor Centre et nous sommes garés à deux pas du bâtiments qui a servi d'école pour le tournage d'un flic à la maternelle ! Une pierre, deux coups !
La maison de Mickey et Brandon était en travaux et quasiment totalement bâchée. Celle de Data a légèrement changé de couleur. Si les propriétaire de ces maisons souhaitent protéger au mieux leur vie privée, les autres habitants du quartier sont plus enclin à jouer le jeu.
Sea Lions
Depuis les maisons, nous entendons le cris bien caractéristique des lions de mer. La dame nous avait prévenu. Elle les avait entendu ce matin depuis chez elle, elle savait qu'ils étaient là. Après notre séance photo et notre dédicace à @breizhadventures nous nous dirigeons vers le Pier 39 à quelques centaines de mettre de là. Nous nous garons dans le parking de l' hôtel Hampton Inn and Suites et nous rendons sur les lieux à pieds. Sur le Pier 39 il y a des restos et autres boutiques. Nous nous contentons de nous promener et prendre des photos.
Nous remarquons un autre quai au loin. Nous nous y rendons. Il y a d'autres lions de mer qui y lézardent. Deux d'entres eux attireront particulièrement notre attention. Ils sont isolés du groupe, l'un carrément sur le ponton, l'autre s’entraîne à la natation synchronisée. En tout cas, c'est l'impression qu'il donne. De temps en temps, celui dans l'eau va taquiner celui qui sieste sur le ponton. Nous nous promenons un bon moment dans le secteur avant de reprendre la voiture pour nous rendre à l'Astoria Column.
Astoria Column
Le pass Oregon Coast donne droit au stationnement sans s’acquitter des $5. Les personnes qui avaient loué notre véhicule avant nous y avait laissé, dans le par-soleil, leur coupon valable 1 an. Depuis le parking, vous avez déjà une très belle vue d'Astoria et du pont Megler. En montant dans la colonne de 38m de haut (164 marches), la vue sera encore plus spectaculaire ! Attention, c'est venteux là haut !
Nous grignoterons sur le parking (des airs de picnic y sont aménagées), les snacks que j'avais préparé le matin. Nous annulons notre réservation dans un bistrot sur les quais. Pour l'heure, nous préférons nous balader que de "perdre" au minimum 1h dans un restaurant, même si la vue sur le pont Megler était prometteuse. Sans aucun regret.
Astoria's streets
Nous reprenons la voiture pour nous garer à deux pas du marché dont nous avait parlé la dame du Visitor Center. Même si je n'ai pas eu de coup de foudre pour les stands exposés, j'ai apprécié l'ambiance et la convivialité qui y régnait.
Nous avons poursuivi notre chemin jusqu'au quai et nous les avons longé jusqu'à un autre lieu référence Goonies. Si le lieu de tournage a été détruit, le nouveau propriétaire surfe tout de même sur la vague et il a bien raison de ne pas s'en priver ! La scène, c'est celle où Choco assiste à la poursuite d'introduction dans une boutique et qu'il écrase son milkshake sur la baie vitrée. Ce lieu n'existe plus et a laissé place à un Bowling dans lequel un corner "Goonies" a été installé. Le jeu, c'est de mettre une pastille indiquant votre lieu de résidence sur la carte et de laisser un petit mot dans le livre d'or. Les cartes sont changés fréquemment, il y a trop de fans des Goonies dans le monde ! Sur ce, notre Goonies tour s'achève.
Nous prenons le temps de nous balader le long des quais.
Nous remarquons depuis notre arrivée à Portland que la micro brasserie est bien présente en Oregon. Astoria ne déroge pas à la règle. Nous décidons de faire une pause bière face à la Columbia. En plus, le soleil est de retour. la météo est capricieuse dans le coin. Autant profiter du moindre rayon ! Détente garantie !
Nous flânons dans les rues jusqu'à notre voiture , nous arrêtons prendre un cinnamon roll dans une pâtisserie. Puis, nous reprenons la route direction Wreck of the Peter Iredale, ce qu'il reste de navire de Peter Iredale échoué en 1906.
Fort Clatsop
Mais en chemin, nous décidons de nous arrêter à Fort Clatsop, qui se présente sur notre route (nous avons pris les routes secondaires au lieu de prendre un itinéraire plus rapide en quittant Astoria). Il n'est que 16h. Nous avons le temps, la luminosité déclinante ne rendra le Wreck que plus beau si nous y allons plus tard ! Il s'agit d'une des nombreuses Unit de Lewis & Clark National and State Historical Parks. Le fort est une reconstitution fidèle de ce qu'était le bâtiment pendant la célèbre expédition des deux hommes.
Par chance, nous allons assister à la dernière démonstration du Ranger du fusil utilisé à l'époque par Lewis & Clark durant leur périple du Missouri à l'Etat de Washington . La démo fût à la fois très instructive et drôle. Le Ranger a su raconter l'histoire de façon amusante.
Nous poursuivons ensuite notre visite sur le chemin de randonnée. Compte tenu de l'heure, nous n'y traînerons pas trop. Mais suffisamment pour voir Canoe Landing et nous imprégner du calme des lieux.
The Wreck of the Peter IredalePuis, nous repartons pour de bon, direction la plage ! Arrivé sur place, nous sommes pris d'un doute : le check-in se fait jusqu'à quelle heure à l' hôtel . Nous vérifions et hou la ! 19h. Il est déjà 18h. Nous sommes au minimum à 30 min de Seaside. On ne va pas trop traîner sur la plage. Bon suffisamment pour faire mes photos, je veux bien courir ensuite pour retourner à la voiture (c'est dur de courir dans le sable !). Une nouvelle pensée pour Joëlle qui rêve du couché de soleil sur cette plage.
Seaside
On est chaud, on ne traîne pas et nous arrivons au Tides by the Sea à Seaside à 18h50. Sur la porte, un mot disant qu'il est absent (sans blague) et de le contacter à tel numéro si nécessaire. J'avoue, ça m'énerve ! En plus, sur les heures d'ouverture est indiqué 20h (et non pas 19h comme sur notre résa). C'était bien la peine de courir dans le sable !
Bref, on fait le check-in et je demande à payer avec un autre carte bancaire que celle de la réservation. Là, on m'annonce que la première nuit a déjà été débitée. Je reste calme... punaise 18h50, mec ! T'as déjà cru qu'on allait pas venir. Bon, il en faut plus pour nous miner le moral. Nous prenons possession de la chambre. Elle est spacieuse et joliment décorée. Il ne manque pas grand chose pour qu'elle soit parfaite : un store en bon état et une bonne insonorisation. Pour 2 nuits, ça ira.
Nous avons remarqué que la région était peuplée de couches- tôt et que les commerces ne restaient pas ouvert bien longtemps le soir. C'est devenu un vrai running gag pour nous durant ce roadtrip. Le Bigfoot, où nous souhaitons dîner ce soir, ferme à 21h. Encore une fois, nous ne traînons pas. Au menu ce soir : gros steak !
Nous commettons notre 1ère erreur culinaire du séjour. Nous prenons une entrée. A partager. Nous avions oublié où nous nous trouvions. Autant vous dire, après la bière et l'entrée, nous n'avions déjà plus faim. Et nous avions encore notre gros steak avec accompagnement et salade composée. En tout cas, le repas était bon, copieux, la serveuse adorable (on a parlé Goonies pour changer) et le cadre amusant.
Nous clôturons notre journée en passant par la plage de Seaside, à côté de notre hôtel . Dès que le soleil se couche les températures chutent fortement dans le coin. Nous ne nous attardons pas et nous laissons les familles présentent sur la plage à leurs feux de camps et leurs S'mores et retournons dans notre chambre. Même rituel que tous les soirs, une douche et au lit ! Ce fût une bien belle journée ! Astoria est une charmante petite ville dans laquelle nous aurions volontiers passé plus de temps. Mais c'est le principe d'un roadtrip, il faut avancer !
Pour l'intégralité des photos de ce jour 3 >> www.nv-de-voyages.com/...t-astoria/#more-6247 | | | À: TinkerNell · 16 février 2019 à 7:33 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 9 de 60 · Page 1 de 3 · 3 993 affichages · Partager Jour 4 - Oregon Coast - Ecola State Park
Je me réveille super tôt comme d’habitude mais je laisse Vincent dormir encore un petit peu. Nous avons le temps avant de partir pour Ecola SP. J’en profite pour faire un tour sur les réseaux sociaux et échanger quelques mots avec mes proches. Les 9h de décalage horaire n’aident pas trop pour la communication.
Je laisse dormir Vince mais pas trop quand même. Nous avons encore une journée pleine de découvertes qui nous attend et ce matin, le temps semble clément.
La veille au soir, nous avions repéré le Osprey Cafe qui proposerait à priori un très bon petit déjeuner. Idéal pour bien commencer la journée. Il se trouve juste en face du Tides by the Sea et ouvre ses portes à 7h30. Timing parfait pour nous.
A peine traversée la rue, nous sentons déjà la bonne odeur des œufs et du bacon ! La salle du restaurant n’est pas très grande mais agréable, lumineuse et les serveuses très sympathiques.
Nous nous installons et jetons un œil sur le large choix qu’offre la carte. Encore un choix Cornélien à faire. J’hésite tellement entre le pain perdu et les œufs Benedict que nous convenons avant même d’avoir commandé de revenir le lendemain. Pour ce matin, je prends les œufs et demain, ce sera pain perdu. Voilà qui me soulage !
Bien entendu, les assiettes sont copieuses et délicieuses. Le café, servir à volonté, n’est pas mauvais non plus !
La salle se remplira totalement pendant que nous prenons notre petit déjeuner. C’est le bon plan d’être à côté et de pouvoir venir dès l’ouverture. Nous laisserons 1€ placé sous verre, pour laisser la marque de notre passage sur la déco du centre de table (il n'y en avait pas encore !). Repus, nous sommes près à affronter cette journée ! Nous commençons en passant par la plage devant l’ hôtel . Elle a une toute autre allure, le matin avec du soleil ! Mais elle reste une plage assez sauvage.
Nous repassons rapidement dans notre chambre afin de charger la glacière avec nos bouteilles d’eau et notre pique-nique pour le midi. Nous n’oublions pas d’embarquer nos chaussures de randonnées. Nous devrions enfin les enfiler aujourd’hui !
Ecola State Park
Et c’est parti pour Ecola State Park. Nos deux pass ( Oregon coast & Oregon State Park) nous permettent d’y stationner.
Premier arrêt dans le parc, Ecola Point Parking. Nous y arrivons tôt, il y a très peu de véhicule sur ce grand parking. Indian Beach est une TRES grande plage divisée en plusieurs parties par les formations rocheuses. Il y a plusieurs accès, pas très bien indiqués. On part un peu sans savoir vraiment où on va. Mais au final, on a fini par comprendre la configuration des lieux !
En arrivant, une information attire particulièrement notre attention « attention zone de Tsunami » et un plan d’évacuation en cas d’alerte. Sachant qu’on se trouve à plusieurs dizaines de mètres en hauteur, cela surprend. J’imagine que cette information trouve tout son sens lorsqu’on se trouve sur la plage.
Depuis le parking, plusieurs points de vue : Le plus spectaculaire, celui à gauche qui donne sur Crescent Beach et au loin Cannon Beach et le célèbre Haystack Rock. Alors là, c’est une vue Whaouh. La luminosité du matin et la brume de beau temps sublime ce littoral. Je suis totalement sous le charme.
Le Second point de vue depuis le parking se trouve en face. Il s’agit d’une vue sur le Tillamook Rock Lighthouse.
Bien sûr, depuis l’espace aménagé en aire de pique-nique, la vue sur l’océan, et ses nombreuses formations rocheuses, est également spectaculaire.
Après avoir fait le tour des différents spots photos, nous retournons à la voiture et nous chaussons pour la rando. Nous avons trouvé son point de départ (sur la droite) et elle devrait nous permettre d’accéder à une partie de la plage. Je dis à une partie parce que la marée et les rochers ne permettent pas de circuler tout le long d’Indian Beach, qui est immense.
Indian Beach Nous nous engageons sur le chemin et nous avons à priori 1 mile de marche. Je dis à priori parce que le chemin de randonnée continuer jusqu’à une autre portion de Indian Beach (celle des surfeurs), mais nous ne souhaitons pas nous y rendre pour le moment. Donc, nous évaluons grâce à google, la distance que nous devons parcourir. 1 mile, ce n’est pas grand-chose. Mais il faut avouer que ça grimpe bien et que c’est notre 1ère randonnée depuis notre arrivée. La forêt qui longe la Côte Pacifique est magnifique. Ca grimpe pour la bonne cause !
Quand je marche, j’ai les yeux qui traînent partout, à l’affût de la moindre bestiole à observer. Puis, je fais également très attention aux racines et aux pierres. Il serait vraiment dommage de trébucher bêtement et de se blesser. Et là, ce n’est ni une racine, ni un caillou, pas même un écureuil qui attire mon attention. C’est une liasse de billets au milieu de la végétation. Ce n’est pas la fortune, mais tout de même $9 gorgés de l’humidité de la nuit passée !
Nous poursuivons notre ascension dans la forêt et débouchons sur un sentier à flan de falaise avec une vue fabuleuse.
Nous touchons au but et ne sommes plus qu’à quelques centaines de mètre de l’accès à la plage.
Nous croisons un couple d’Américains qui en reviennent et nous donne des indications sur l’accès à cette plage avec une corde... hein ? Et la femme nous confirme que la plage est géniale et qu’il y a de très belles étoiles de mer.
Nous arrivons à la fin de ce tronçon du chemin (qui se poursuit sur la droite pour accéder à l’autre section) et effectivement, on se demande comment on fait pour descendre. C’est bien beau de monter pendant 1 mile mais comment on accède à la plage ? Vincent part en éclaireur. C’est faisable, mais il faut être prudent. On se lance. Finalement, ce n’était pas si compliqué. Mais nous n’avons toujours pas compris le coup de la corde.
Nous voilà sur la plage, il n’y a pas foule. C’est magnifique. Nous voyons très rapidement les étoiles de mer dont on nous avait parlé. Il y en a partout ! Des violettes, des oranges. Beaucoup d’anémones aussi, des petits crabes, des crevettes et des mouettes !
A l’autre bout de la plage, je vois des gens. Je me demande par où ils sont passés. Pour accéder de ce côté, ils ont dû se mouiller jusqu’aux cuisses et contourner de gros rocher. Mais comment ont-ils pu accéder à la plage de l’autre côté ?
Après avoir testé la température de l’eau, je ne me sens pas prête à me mouiller jusqu’au cuisse, d’autant que la marée commence à monter et je n’ai pas envie de me retrouver coincée.
Quand ces promeneurs repartent par où ils sont arrivés, nous profitons de la plage pour nous tout seul.
Je n'avais pas prévu de retirer mes chaussures à la base, un peu par flemme. Et puis je me suis fait prendre par la marée en explorant des rochers et des recoins. Et pour passer, pas d'autre choix que de mettre les pieds dans l'eau. J'ai préféré enlever mes chaussures que de mouiller mes chaussures. Le pacifique nord est TRES froid. La Manche à côté, c'est les Caraïbes ! La température se situe entre 8 et 18° C. Ah glagla. C'est pourquoi les surfeurs portent toujours une combinaison sinon, ils ne pourraient pas rester bien longtemps dans l'eau.
Puis il est temps de repartir. Nous nous séchons les pieds avec la serviette prévue (toujours avoir une serviette dans le sac à dos !) et nous remettons en route. Et là ! Nous la voyons cette corde ! A l’allée, le chemin n’étant pas du tout déterminé, nous n’avons pas pris celui couramment utilisé par les randonneurs. Nous sommes donc passé à côté de la corde. Il nous aurait fallu longer un peu plus la parois pour tomber dessus et en arrivant, nous avons foncé tout droit ! Cette fois-ci, nous nous amusons à l’utiliser, même si elle n’est pas vraiment utile. Mais c’est rigolo.
Indian Beach
Nous reprenons le chemin inverse et retournons rapidement au parking. Nous jetons un dernier coup d’œil aux différents points de vue puisque la luminosité a changé et c’est en passant faire un petit tour aux toilettes installées près du point de vue sur Tillamook Rock Lighthouse que je remarque un sentier en face, non indiqué. C’est le chemin qui donne accès à la plage de l’autre côté ! Celui par lequel j’ai vu arriver ceux qui se sont mouillés jusqu’aux cuisses !
Nous prenons la voiture pour nous rendre dans une autre partie d’Ecola SP. Durant la randonnée, sur le flan de la falaise, nous avons pu observer une autre partie de la plage, celle où les surfeurs pratiquent leur sport. Il y a un autre parking de ce côté-là. Normalement, il faut 7 min pour vous rendre d’un parking à l’autre.
Sauf que là, il est midi. L’autre parking est blindé de monde et donc un Ranger fait la circulation à la sortie d’Ecola Point Parking. Il attend que des véhicules quittent le parking d’Ecola Park Road pour laisser s’engager les véhicules souhaitant s’y rendre. Et le Ranger ne semble pas très heureux de son affectation du jour. Je peux le comprendre. Nous allons attendre au moins 20 bonnes minutes avant de passer. Une fois sur place, 2 choix s’offrent à nous : sur la gauche, l’accès qui descend directement à la plage. A droite, le début de la randonnée Clatsop Loop. Ca tombe bien, c’était une randonnée que j’avais prévu de faire la veille. Nous embraquons notre pique-nique et nous mettons en route. Nous ferons une pause en chemin pour avaler nos sandwichs.
La randonnée est assez courte mais encore une fois, le dénivelé qui fait la petite difficulté de ce trail : 240m de dénivelé sur une petite rando de 4,3 km A/R. Bref durant la moitié de la randonnée nous montons sur un sentier assez large qui file quasiment en ligne droite dans la forêt. Pas hyper intéressant de prime abord. Mais la végétation et les arbres gigantesques que nous y verrons contre-balanceront l’aspect monotone de cette première moitié de marche.
Nous le remarquerons tout au long de notre roadtrip, les arbres tombés ou abattus sont laissés dans les forêts. Ils contribuent, même "mort" à l'éco système des lieux et nourrissentt la forêt. Quand un arbre tombe sur une route ou un chemin de randonnée, il n'est pas déplacé mais juste tronçonné pour laisser le passage. Arrivé au hiker’s camp, un petit chemin sur la gauche de celui-ci vous mènera au point de vue du Tillamook Rock Lighthouse. La vue est bien meilleure depuis cet endroit et avec mon zoom, j’arrive à voir ce que je n’avais pas vu depuis le point de vue du parking d’Ecola point ou de la plage : la colonie de lions de mer qui y a pris ses quartiers !
Nous retournons au hiker’s camp où une aire de pique-nique nous permettra de prendre une pause bien méritée. Le camp est composé de 3 cabanes très sommaires, équipées de 2 lits superposés en bois chacune, un espace feu de camp et une table de pique-nique couverte. Ce camp est libre d’accès à tout randonneurs. Il est surtout utilisé par ceux qui empruntent la Lewis & Clark Discovery Trail. Pour les 4km de Clatstop trail, je pense qu’il n’est pas nécessaire d’y passer la nuit
On dévorera nos sandwichs en même temps que les moustiques nous dévorerons !
Nous nous remettons en route après cette petite halte. Le chemin retour est beaucoup plus sympathique. Certes, il descend donc est moins difficile que l’ascension mais en plus, il nous rapproche de la côte jusqu’à déboucher sur un nouveau point de vue sur la plage d’Indian Beach, côté surfeurs. Au loin, nous apercevons les rochers de la plage du matin. La marée est assez haute et la plage se limite à une langue de sable mouillé. Nous décidons de faire l’impasse sur la plage, d’autant plus qu’elle est relativement fréquentée en ce milieu d’après-midi. C'est sur ce chemin que Vincent lancera pour la première fois "Je me languis déjà de la bière de c'soir !" qui deviendra une sorte de devise que nous répéterons lors de toutes nos randonnées !
Ce Viewpoint est rapidement accessible sans avoir à faire la randonnée complète.
L'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...tate-park/#more-6453 | | | À: TinkerNell · 16 février 2019 à 11:11 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 10 de 60 · Page 1 de 3 · 3 973 affichages · Partager Bonjour Nell, je savais d'après ton message que nous rédigions en même temps un carnet de voyage sur l' Oregon. Je viens de lire ce que tu as posté... et là ! Le même jour nous postons une page sur le même trajet ! et sans nous être concertés ! C'est très intéressant pour le carnet, car nous ne voyageons pas de la même façon, nous ne rédigeons pas de la même façon. Je suis surpris par la multitude de détails que tu donnes ; tu as dû prendre des notes pendant le voyage pour avoir une telle précision. Pour ma part je rédige de mémoire en me reportant aux cartes et à la documentation que j'ai gardée (je n'ai pas tout gardé) pour assurer l'exactitude des trajets, des sites. J'ai aussi le souvenir de la corde à Ecola State Park, mais je ne pourrai pas donner de tels détails. | | | À: TinkerNell · 16 février 2019 à 11:33 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 11 de 60 · Page 1 de 3 · 3 969 affichages · Partager C'est magnifique, c'est côte sauvage donne vraiment envie. | | | À: Valmichel86 · 16 février 2019 à 11:59 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 12 de 60 · Page 1 de 3 · 3 966 affichages · Partager Bonjour Nell, je savais d'après ton message que nous rédigions en même temps un carnet de voyage sur l' Oregon. Je viens de lire ce que tu as posté... et là ! Le même jour nous postons une page sur le même trajet ! et sans nous être concertés ! C'est très intéressant pour le carnet, car nous ne voyageons pas de la même façon, nous ne rédigeons pas de la même façon. Je suis surpris par la multitude de détails que tu donnes ; tu as dû prendre des notes pendant le voyage pour avoir une telle précision. Pour ma part je rédige de mémoire en me reportant aux cartes et à la documentation que j'ai gardée (je n'ai pas tout gardé) pour assurer l'exactitude des trajets, des sites. J'ai aussi le souvenir de la corde à Ecola State Park, mais je ne pourrai pas donner de tels détails.
Oui, c'est assez amusant de lire nos carnets en parallèle et comme tu le dis, nous ne voyageons pas de la même même façon, nos expériences sont donc complémentaires.
Alors, je ne prends pas de note, mais je prends énormément de photos, notamment, les panneaux à l'entrée des sites etc. De cette façon, j'arrive à ordonner ma mémoire et restituer assez fidèlement ce que nous avons fait dans la journée. Et surtout, j'ai commencé mon carnet de voyage tout de suite après être rentrée. C'était encore très frais dans ma mémoire.
Mais pour les prochains voyages, j'aimerais être moins derrière mon objectif et je compte prendre des notes sous forme de journal de bord. | | | À: Jane15 · 16 février 2019 à 12:00 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 13 de 60 · Page 1 de 3 · 3 964 affichages · Partager C'est magnifique, c'est côte sauvage donne vraiment envie.
Et encore Jane ! Ce n'est que le début ! C'est juste AMAZING ! Comme le disent les Américains. Je suis tombée sous le charme de cette région. | | | À: TinkerNell · 16 février 2019 à 14:03 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 14 de 60 · Page 1 de 3 · 3 953 affichages · Partager Jour 4 (suite) : Oregon Coast - d'Arcadia à Nehalem Bay
Nous ne nous attardons pas plus à Ecola State Park. Nous avons envie d’explorer un peu plus au sud sur l’ Oregon Coast et pousser notre route jusqu’à Nehalem Beach.
Arcadia Beach State Recreation Area
Notre premier arrêt après Ecola SP sera pour Arcadia Beach State Recreation Area. Ce n’était pas prévu, je ne l’avais pas noté dans le roadbook, mais nous passons devant. Alors pourquoi ne pas nous arrêter ?
Le parking n’est pas très grand et nous nous garons dans l’herbe sur le bas-côté. L’accès à la plage se fait par des escaliers en bois. Il y a tout de même un certain nombre de marches.
Je chausse mes Birk, c’est plus pratique pour enlever et retirer ses chaussures et tremper les pieds.
C’est encore une superbe plage qui s’offre à nous. Simple d’accès, c’est un lieu familial et on sent que c’est une plage sur laquelle vous trouverez les gens du coin. Pas de chichi, pas de surfeurs. Juste des enfants qui jouent à courir plus vite que les vagues.
Les chiens s’en donnent à cœur joie. La plage est tellement immense et peu fréquentée que leurs présences ne gênent personne. Une chose remarquable, nous n’avons jamais été incommodé par les déjections canines (pourtant les chiens sont fréquents sur les randonnées et les plages). Mais il semblerait que le ramassage de poopoo (ce que moi je trouve totalement normal) soit bien rentré dans les mœurs des maîtres Américains. Ca, c’est très appréciable. Bref... L’atmosphère relaxante nous fait du bien. Mais l’heure tourne et il nous reste d’autres lieux à découvrir.
Hug Point
Nous reprenons la voiture et nous mettons en route pour Hug Point. Je l’avais repéré et noté dans le roadbook. Il ne faut que 2 minutes pour parcourir la distance qui nous en sépare. Le parking est beaucoup plus grand que celui d’Arcadia. Nous n’avons pas de mal pour trouver une place.
Nous prenons une nouvelle fois les escaliers en bois pour accéder à la plage. Avouons que les lieux ressemblent beaucoup à Arcadia. La particularité de Hug Point c’est la petite arche/grotte et une petite cascade sur le côté droit de la plage. Sauf que là, la grotte est occupée par deux femmes un peu enrobées et je ne vois pas de cascade... il semblerait qu’un éboulement ait modifié la configuration. Tant pis. Nous nous promenons sur la plage et allons jusqu’aux formations rocheuses à l’opposé des escaliers donnant accès. La fréquentation est sensiblement la même. Il en va de même pour les activités.
Sur la gauche de la grotte, nous apercevons une cavité qui se trouve accessible lorsque l’océan se retire (la marée est à ce moment-là descendante). Nous voyons une famille s’y engouffrer. Il n’en faut pas plus pour me convaincre d’y aller aussi. Au pire, je mouillerai un peu mon legging. Le niveau de l’eau ne peut pas monter plus qu’au-dessus de mes genoux.
On attend que l’océan se retire et on fonce. La cavité est étroite, on est bien nombreux là-dedans. Ce qui devait arriver arriva ! Une grosse vague remplit la mini caverne d’eau et nous en avons jusqu’aux cuisses ! fous rire avec la famille américaine coincée avec nous. C’est un peu plus effrayant pour leurs enfants. Bon, la situation n’était pas dangereuse. C’était juste surprenant et froid ! Nous attendons que le niveau de l’eau baisse avant de sortir en cavalant comme des lapins. Pas envie de me prendre une grosse vague dans le dos !
C’est ce qui fait la particularité et l’intérêt de ces plages de l’ Oregon. Cette multitude de cavernes, grottes en tout genre. C’est vraiment amusant de partir en expédition.
Finalement, nous n’avons pas eu de cascade, mais nous gardons un bon souvenir de Hug Point.
Oswald West
Troisième étape au sud de Seaside, Oswald West. J’avais juste noté le nom, pas vraiment d’indication sur les points d’intérêt du site.
On ne savait même pas de quel parking et de quel côté de la route nous devions nous arrêter. La logique aurait voulu que ce soit sur le parking de droite dans le sens nord> sud (côté océan) mais Vincent s’engage dans le 1er parking qui se présente à nous, celui du côté gauche de la route. Je rouspète un peu en disant que c’est pas logique, il n’y a pas de passage piéton, donc on ne pourra pas traverser la 101 et la plage est forcément de l’autre côté.
Nous sommes prêts à repartir pour changer de parking lorsque nous apercevons un début de randonnées qui passe sous la 101 ! Alors j’avais bien raison, l’océan est de l’autre côté de la route, mais Vincent a bien été inspiré parce que c’est de ce parking que part la Short Sand Beach trail !
Sur le 2ème parking, il y a un autre départ de randonnées qui peut également mener à Short Sand Beach mais ce n’est pas le chemin le plus direct.
Au départ de ce trail : wc très sales et fontaine d’eau. Ce sont les toilettes les plus sales que nous ayons vu de tout le roadtrip. Ceci s’explique par le fait que les surfeurs, après leur séance, viennent surement se rincer et se changer. Il y a donc beaucoup de sable et d’eau un peu partout. Ce qui donne une bouillasse pas très top.
Après cet état des lieux, direction la plage. Il faut 20 minutes pour y arriver, presque 1 km de marche sur un chemin goudronné dans les bois. Il faut souligner la motivation de ces surfeurs. La plage doit valoir le coup, s’ils acceptent de se faire 20 min de marche en combi, la planche sous le bras. Arrivé à la plage, une autre fontaine à eau et un robinet pour se rincer les pieds, ou la planche !
Nous sommes accueillis sur la plage par un amas de troncs blanc de bois flotté. Ca a de l’allure, faut avouer. La plage est une nouvelle fois très grande, enclavée entre le Cape Falcon au nord et une falaise au sud. Elle est hyper sauvage et essentiellement fréquentée par des surfeurs. Ils sont nombreux à l’eau en cette fin d’après-midi.
Nous arpentons la plage entre chiens qui courent après un frisbee et surfeurs qui waxent leur planche. Nous constatons amusés sur les débutants en surf préfèrent se planquer au bout de la plage !
Ce petit canaillou a réussi à se libérer de son harnais parce qu'il ne voulait pas suivre dans l'eau. Il nous a bien fait rire.
Le soleil commence à descendre sur l’horizon. Il nous reste encore une étape avant de remonter voir le soleil de coucher sur Cannon Beach.
Nous remontons sur le sentier de randonnées et retrouvons notre Outlander après un petit km de marche.
Nous nous mettons en route pour Nehalem Bay.
Nehalem Bay
C’est une étape sur laquelle j’avais décidé de faire l’impasse en constatant le nombre de sites sur lesquels nous pourrions nous arrêter tout au long de la côte. En regardant les photos sur Google images, je ne trouvais pas de petit plus par rapport au sud-ouest de la France. Comme nous étions à côté cet après midi là et que nous avions un peu de temps avant le coucher du soleil, nous avons décidé de nous y rendre. Et c’est sans regret ! Peut être est ce l’heure à laquelle nous y avons été, peut être est ce parce que l’endroit était désert, qu’il y avait beaucoup de vent. Je ne pourrais pas l’expliquer mais j’ai trouvé cette plage, jonchée de bois flottés et entourée de dunes, de toute beauté.
Elle est totalement différente des autres plages que nous avons vu durant cette journée. Pas de rocher, pas de falaise, pas enclavée. Elle reste sauvage mais d’une autre manière.
Vous disposez d’une double vue en haut de la dune : d’un côté la plage de sable blanc et de l’autre la baie et sa végétation luxuriante.
Bref, Nehalem Bay vaut largement une étape. Elle est totalement différente des autres plages que nous avons vu durant cette journée. Pas de rocher, pas de falaise, pas enclavée. Elle reste sauvage mais d’une autre manière.
Cannon Beach
L’heure tourne. Il est temps de nous rendre sur une des plages les plus connue d’ Oregon grâce à la célèbre formation rocheuse d’Haystack Rock. Celle que tout le monde a déjà vu au moins une fois en photo ou dans un film : Cannon Beach. Alors la station balnéaire de Cannon Beach est bien plus fréquentée que tout le reste de la zone. C’est la petite ville côtière, un peu chic. Et malgré le grand parking au cœur de la ville, il n’y a pas de place pour se garer en cette fin de journée.
Nous poursuivons sur E Gouv avenue et trouvons une place. On sera aussi bien là, nous ne sommes pas si loin du parking.
Des maisons et restaurants bordent la plage, donc le côté sauvage, pas pour cette fois ! J’avoue être un tout petit peu déçue en arrivant sur la plage. Outre le fait qu’elle soit beaucoup plus fréquentée que toutes celles que nous avons vu dans la journée, le Haystack Rock ne m’impressionne pas vraiment. D’où je me trouve, j’ai l’impression que c’est juste un gros rocher au milieu du sable (la marée est toujours descendante). Mais en nous rapprochant, je constate que ce n’est pas un simple caillou. C’est un refuge pour animaux marins, notamment les oiseaux. De nombreuses mouettes mais également des guillemots (murres), aux allures de manchots, y ont élu domicile. C’est aussi un lieu privilégié pour la nidification des macareux, qui avaient déjà quitté le rocher à la mi-août. Pas de puffins pour cette fois ! Il est formellement interdit de monter sur le rock.
Puis, de près, le rock est sacrément impressionnant avec ses 72m de haut.
En poursuivant sur la plage, on se rend également compte que le gros Haystack nous cachait la vue d’autres roches, plus petites mais qui constituent avec ce dernier, la célèbre vue de la plage de Cannon Beach.
Le soleil se plante pile au milieu et là, c’est magique, magnifique, tout ce que vous voulez. La plage se vide doucement. Il faut dire que les températures chutent au fur et à mesure que le soleil décline à l’horizon.
Nous prenons une multitude de photos. Le spectacle est grandiose.
La température de l’air chute et le sable mouillé devient glacé. Cela en devient inconfortable. Il y a beaucoup de vent. Nous décidons de prendre le chemin du retour.
Se faisant, nous consultant en même temps internet afin de trouver un endroit où diner. Il est plus de 20h30, ce n’est pas une mince affaire. Le temps de quitter la plage, retourner à la voiture , faire les quelques kilomètres jusqu’à Seaside... Tout sera fermé ! Et puis, pas envie de fastfood (solution de replis habituelle). On se languit de notre bière, nous !
Nous constatons que même sur Cannon Beach, la plupart des restaurants sont fermés ! J’hallucine un peu. On est à peine mi-aout et c’est une station balnéaire ! Par chance, la Brasserie Pelican ferme à 21h !
Nous nous y rendons à pieds. Les rues sont désertes. Je trouve ça stupéfiant.
Il y a encore pas mal de monde à la brasserie lorsque nous arrivons. Nous n’entrons pas par l’entrée principale évidemment puisque nous sommes arrivés à pieds. La serveuse nous baragouine un truc pas très aimablement.
En fait, elle nous demandait si nous étions passés à l’accueil qui se trouve à l’autre bout du restaurant. Ben oui, personne ne vient à pied. Donc l’accueil est à l’opposé des portes donnant sur la rue. L’accueil est devant le parking qui se trouve derrière le restaurant. Hyper pratique ! Mais quelle idée on a aussi, nous, de marcher quoi !
Bref, pas aimable la dame. Et une autre serveuse intervient. Plus souriante. Elle aussi nous demande si nous sommes passés par l’accueil. Mais elle on comprend ce qu’elle nous dit. Elle nous emmènera à une table et nous installera. Elle nous demande d’où nous venons et quand elle apprend que nous sommes Français, elle est très fière de nous annoncer qu’elle a un prénom de notre cher pays. Elle s’appelle Dominique.
C’est ensuite une autre serveuse, très aimable elle aussi, qui s’occupera de nous.
Vincent a mangé de très bons fish tacos qui m’étaient destinés à la base. Je les aurais mangés avec grand plaisir s’il n’y avait pas eu de grains de maïs mélanger aux condiments. Ô frustration. J’ai mangé son burger à la place. La bière était bonne cela dit. Et Vince qui se languissait depuis la rando du matin !
Et nous avons pris un dessert. Des cookies à tremper dans une ganache chocolat à la bière recouvert de marshmallow grillés. Annoncés comme ça, qui peut résister ?! Pas moi ! Ca rattrape la frustration des fish tacos.
J’ai un avis mitigé sur ce restaurant. L’accueil du départ nous a quand même un peu refroidi même si Dominique a fait son possible pour rattraper le coup.
Il fait nuit noire lorsque nous quittons la Pelican Brewery. Pas un chat dehors (quasiment plus personne dans le restaurant), plus une voiture sur le parking. Nous rentrons à Seaside, bien fatigués de notre journée. C’est la première fois que nous conduisons de nuit aux Etats-Unis et nous constaterons que les Américains n’ont pas compris qu’il faut sortir du mode plein phare lorsqu’on croise un autre véhicule sur la route.
Une fois à l’ hôtel , nous verrons que la chambre n’a pas été faite durant notre absence. Tiens, faut que je fasse un mail à Booking à ce sujet !
Une bonne douche chaude et au lit !
Le bilan de cette découverte de l’ Oregon Coast est plutôt positif. En très peu de miles, nos 5 sens en ont déjà pour leur compte : des panoramas incroyables, le bruit des vagues, le sable entre les orteils, l’odeur de l’océan et de la forêt, la saveur d’une bonne bière fraîche.
Et pour plus de photos >> www.nv-de-voyages.com/...arcadia-nehalem-bay/ | | | À: TinkerNell · 16 février 2019 à 21:17 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 15 de 60 · Page 1 de 3 · 3 928 affichages · Partager Bonjour Nell, Je t'ai lue le premier jour et j'ai directement filé sur ton blog pour voir les photos. Le récit est très intéressant et me donne un avant goût de ce que nous verrons l'été prochain (nous partons en Washington et Oregon du 11 juillet au 4 août). Je lis une page par jour pour mieux savourer le récit et les photos... finalement tu postes aussi vite sur VF que ce que je lis sur ton blog ! | | | À: Peggy16 · 17 février 2019 à 7:36 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 16 de 60 · Page 1 de 3 · 3 899 affichages · Partager Bonjour Nell, Je t'ai lue le premier jour et j'ai directement filé sur ton blog pour voir les photos. Le récit est très intéressant et me donne un avant goût de ce que nous verrons l'été prochain (nous partons en Washington et Oregon du 11 juillet au 4 août). Je lis une page par jour pour mieux savourer le récit et les photos... finalement tu postes aussi vite sur VF que ce que je lis sur ton blog ! 
Hello Peggy ! Merci de suivre mon carnet. La chance de pouvoir coupler Washington et Oregon. Ce que nous envisagions à un moment. Tu verras, il y a tellement à découvrir dans cette région.
Comme mon carnet est déjà écrit, je ne fais que du copier coller. Avec les deux formats forum/blog, ça permet à chacun de lire comme il le souhaite. Certains ne sont intéressés que par les photos et peuvent aller sur le blog et d'autres ne s'intéressent qu'au texte et donc je leur épargne sur le forum la pollution photographique (puis moi, ça me fait gagner du temps !) | | | À: TinkerNell · 17 février 2019 à 7:55 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 17 de 60 · Page 1 de 3 · 3 894 affichages · Partager Jour 5 : Oregon Coast – de Seaside à Newport
... ou le jour où tu réalises que ton planning sur l’ Oregon Coast est bien trop ambitieux.
Comme nous nous l’étions promis, nous commençons cette journée, qui s’annonce une nouvelle fois chargée, par un petit déjeuner à l’Osprey Café. Avant de nous y rendre, nous avons chargé la voiture pour être prêt à décoller juste après.
Cette fois-ci, je me laisse tenter par les french toast qui s’avéreront extrêmement gourmands !
Nous quittons Seaside pour nous rendre à Newport, où nous passerons la nuit prochaine. Entre Seaside et Newport, une multitude d’arrêts possibles. Pour nous avancer, la veille nous étions descendu jusque Nehalem Beach.
Sur le roadbook, j’avais noté 13 lieux différents où nous arrêter, ramené à 8, qui semblaient plus raisonnables. Pour finir, nous n’en verrons que 4 dans les faits ! Le déroulé de la journée vous expliquera pourquoi. Parce que plusieurs facteurs rentrent en compte. Déjà la météo. Puis les temps d’accès aux points d’intérêt (qui sont différents des temps de route pour accéder au parking menant aux points d’intérêt). Mais également, la capacité que nous avons à prendre notre temps quand un lieu nous intéresse. Et enfin, nos arrêts non prévus et impromptus quand quelque chose attire notre attention. Ah oui, et aussi l’heure à laquelle le checkin clôture à l’ hôtel !
Bref, nous lançons notre playlist roadtrip2018 Spotify (nous avons enfin réussi à mettre l’auto radio en Bluetooth), et c’est parti !
Nous nous apercevons rapidement sur cette route qui longe la côte que la visibilité n’est pas à son maximum ce matin ! Je dirais même qu’on n’y voit que dalle ! C’est une chose assez banale pour l’ Oregon Coast. Nous sommes pour le moment confiant, ça devrait se lever dans la journée. Ca se lève toujours, non ?
Là, Spotify nous lance le titre pile poil adapté. Un titre de circonstance, ce qui nous amuse beaucoup.
Nous nous arrêtons rapidement à Rockway Beach dans le but d’apercevoir les Twins Rock Arch. Hop, voilà déjà une étape de sautée. La plage est sous le brouillard, on ne voit même pas l’Océan. La météo va nous aider pour le planning trop ambitieux ! Mais c’est pas grave, ça va se lever...
Cape Meares, notre premier phare de l’Oregon Coast
Nous poursuivons notre route avec comme prochain arrêt Cape Meares et son phare. J’envisage déjà d’avoir une vue sur le phare un peu brumeuse. Je me prépare.
La route 101 est agréable à parcourir. Il y a toujours quelques choses à voir. Nous passons la Tillamook Bay et ferons un arrêt photos spécial oiseaux marin.
Nous arrivons au Cape Meares et nous garons sur le parking. Aucune illusion n’est possible, la vue depuis le cap sera totalement obstruée. Allons donc voir ce qu’il en est du phare. Nous nous engageons sur le chemin y menant. Il est possible de faire un aller-retour sur le chemin central ou bien de faire une boucle en revenant par un chemin qui longe la falaise. Enfin, falaise, je n’en sais rien, je n’ai rien vu !
Bref, nous arrivons au phare. Il est très mignon et bien entretenu. Les Rangers s’attellent à son ouverture. Ils en feront une visite guidée un peu plus tard. Nous décidons de ne pas rester. Nous avons beaucoup d’autres choses à découvrir. En tout cas, par un temps comme nous avons là, je ne comprends que plus l’utilité des phares !
Nous longeons la falaise pour retourner au parking et nous observons un phénomène que je n’avais jamais vu auparavant : les volutes de brumes qui passent au-dessus de nos têtes. Une impression d’être la tête dans les nuages, littéralement !
Sur la gauche du parking se trouve le chemin menant à l’Octopus Tree. Il est magnifique et impressionnant. Et le brouillard lui apporte un côté mystique qui n’est pas pour me déplaire. Comme quoi, on peut trouver du positif en toute situation. Un chemin est aménagé pour faire le tour de cet énorme arbre aux multiples troncs. Ce qui permet de l’observer de tous côtés. Au bout du chemin, il y a un nouveau point de vue, duquel on ne voit rien ce jour-là bien entendu. Autour du gros arbre, la forêt a des allures de cimetière d’éléphants. Et phénomène étonnant, malgré le brouillard, le soleil fait une percée. On sent qu’il est là, pas loin. Ce qui nous rend confiant pour le reste de la journée. Ou naïfs, à voir.
Cape Lookout
Nous remontons dans la voiture et filons en direction de notre prochaine étape, Cape Lookout. Le nom est prometteur.
Il faut signaler tout de même qu’en Oregon, les sites sont moins bien indiqués que dans les grands parcs de l’ouest. Donc, nous découvrons toujours au dernier moment où nous arrêter. Pour Cape Lookout, nous arrivons sur un grand parking cerné par les campings . Il y a aussi une superbe aire de pique-nique qui surplombe l’immense plage. Pour accéder à cette dernière, longez l’aire de pique-nique vous trouverez un accès semi aménagé avec des galets, ou bien faites comme Vincent et descendez n’importe où mais en faisant attention à ne pas vous casser une jambe. La plage est une nouvelle fois d’une dimension impressionnante avec vu sur le fameux Cape Lookout à moitié sous les nuages. La vue est magnifique ! C’est encore un paradis pour les promeneurs. Nous ne nous attardons pas trop sur place. J’ai un peu la sensation de courir, mais il faudra faire avec.
Cape Kiwanda
J’avais repéré autant que possible sur Google Map, les lieux où se garer. J’avais donc pu voir que l’accès à Cape Kiwanda se faisait au nord de la petite ville de Pacific City et pas paumé au milieu de la nature.
En arrivant sur place, nous avons pu constater la difficulté de la situation. Le parking se trouve coincé entre le Cape et tout un tas de commerces, restaurants, brasseries etc. Vous devinez le problème ? Le parking est totalement saturé. Il est aux alentours de midi et les restaurants font le plein. Mais nous pouvons compter sur notre chance ! Une place se libère juste devant nous.
Nous nous rendons sur la plage et là, c’est une nouvelle expérience. Les gros pickups se garent directement sur la plage. On voit même des caravanes. Nous découvrons une nouvelle ambiance totalement farfelue. Pour la vue, c’est toujours la même chose. Il est midi et le brouillard ne s’est pas levé. Nous commençons à nous faire une raison. Depuis l’entrée de la plage, nous de discernons même pas Cape Kiwanda. Nous nous mettons en marche dans sa direction. A un moment, on tombera bien dessus !
Nous arrivons au bout de la plage et au pied d’une gigantesque dune de sable. Et comme sur toutes les dunes du monde, le jeu c’est d’y monter et de la descendre en courant sans tomber. Personnellement, je vais m’abstenir. Manger du sable n’est pas ma passion. La marée monte, nous assistons au jeu classique des enfants depuis que nous arpentons les plages de l’ Oregon Coast. Je profite du moment où ils sont cachés derrière les rochers pour prendre mes photos. Petit résumé des activités à Cape Kiwanda : surf, paddle, bateau, escalade, course poursuite et escalade. Je pense qu’il y a de quoi occuper sa journée. Et le brouillard n’aura pas empêché les Oregonais de profiter de leur journée. Pour ce qui est de la pêche, elle est interdite. Une Ranger viendra reprendre à l’ordre les pêcheurs du jour.
Cascade head : Hart’s Cove Trail
Nous hésitons à manger un bout sur place, mais vu l’heure qui tourne, nous préférons nous mettre en route pour Hart’s Cove où nous mangerons les sandwichs que j’ai préparé le matin.
J’avais repéré plusieurs randonnées à effectuer dans le secteur de Cascade Head. Ma priorité était Hart’s Cove. Le souci, c’est de la trouver.
A priori, pas très loin de Cape Kiwanda et juste après la petite ville de Neskowin.
Alors là, il y a un problème, nous avons passé Neskowin depuis un petit moment. Nous aurions déjà dû voir la route menant à Hart’s Cove. Même le GPS n’est pas très utile.
Nous faisons demi-tour et faisons le chemin inverse en ouvrant grand nos yeux. Et là ! Nous voyons ce petit panneau de bois, avec une flèche peinte en blanc. Je suis persuadée, à raison, que de l’autre côté, il n’y a pas de flèche. Nous tournons et nous engageons sur ce que je crois être l’entrée d’un parking et voyons quelques mètres plus loin le panneau indiquant Hart’s Cove. La question est : pourquoi ils ne mettent pas se panneau sur la route 101 ? Et ce n’est pas l’entrée d’un parking mais le début d’une piste. D’une piste qui n’est pas très bon état sur le début, avec de gros nids de poule et zigzagant sévère tout en grimpant. Vincent se demande dans quoi je le fourre encore. On en a pour 4 miles comme ça. On se décontracte au bout de 3 miles quand nous voyons d’autres véhicules au départ de Nature Conservancy Trail. Nous arrivons au bout de la piste où quelques voitures sont garées. Vu la confidentialité du trail et que nous n’avions croisé personne, nous ne nous attendions pas à trouver autant de véhicules sur place. Enfin que 6. Faut pas exagérer ! Nous mangeons rapidement nos sandwichs avant de nous engager sur le trail.
Encore une fois, il y a un beau petit dénivelé et cette fois-ci, ça descend d’abord (ce qui signifie que la fin sera la partir la plus difficile). Le trail est assez sympa. Nous marchons dans les bois à la végétation variée, c’est sauvage. Nous croisons des arbres gigantesques, dont un a la particularité d’avoir 2 troncs. Le chemin se poursuit en direction de l’océan. On enjambe des arbres morts, marche dans la gadoue et dans l’eau pour traverser des petits ruisseaux. Nous entendons le cri caractéristique des lions de mer « onk onk ». Ils ne sont pas loin ! A travers les feuilles des arbres, nous apercevons les rayons du soleil ! Ca y est, ça s’est levé !
Nous débouchons enfin sur la prairie. Ces rayons de soleils sont autant de lueurs d’espoir ! Et en fait non. En fait, ça s’est pas levé du tout *blasée*. Incroyable ça ! Il y a 100m nous avions du soleil. Ce phénomène climatique m’étape. Il y a réellement un rideau de brouillard qui se dissipe à quelques mètres dans les terres. Vu du ciel, ce doit être incroyable à voir. Bon et cette prairie alors ? Des herbes jaunies par le soleil, hautes comme moi. Oui, il n’y a personne pour tondre la pelouse ici. Ni assez d’animaux pour brouter. Donc les herbes poussent. Du coup, il n’y a pas de chemin défini non plus et il faut compter sur les précédant randonneurs qui auront ouvert la voie en piétinant la végétation sur leur passage. En conclusion, c’est le gros bazar. Ca part dans tous les sens et comme notre visibilité est réduite, nous partons un peu à l’aveugle, sur un chemin qui part du côté gauche. Nous avons de la chance, ce chemin mène à ce qui doit « normalement » être LE point de vue de la rando ! Nous continuons notre exploration de la prairie et nous rapprochons de la pointe de la falaise. Je ne me sens pas très à l’aise. L’inclinaison est assez importante, la paille glissante à cause de l’humidité ambiante et l’horizon n’est absolument pas défini. Nous entendons le son des vagues qui s’écrasent en contrebas sans rien en voir. C’est extrêmement déroutant de se sentir privé d’un de ses sens. D’autant plus, un sens sur lequel nous avons l’habitude de nous reposer assez facilement. Sur le chemin retour, nous croisons un petit groupe de séniors américains. Ils se sont assis sur le banc depuis lequel par temps dégagé, un beau panorama s’offre à vous. Bien entendu, ce jour là... Un monsieur nous demande « vous venez de la prairie ? Comment était la vue » et Vincent lui répond « totally foggy ! ». Le monsieur nous répondra hilare « Welcome in Oregon ! ».
Voilà qui résume l’ Oregon et les Orégonais ! On s’accommode de ce qu’on a. A l’image de toutes ces familles passant du bon temps sur une plage de Cape Kiwanda totalement embrumée.
Et c’est ainsi que j’ai adopté cette philosophie. Grâce à ce rire spontané, sincère et jovial. Ok, on n’a pas vu la cascade ? C’est pas grave. On a passé un excellent moment sur ce trail. J’ai fait de belles photos de la brume.
Et nous reprenons notre route. Il nous reste le meilleur à parcourir dixit Monsieur Jovial (bon, là il se fout un peu de notre gueule). Sur la route, nous croiserons notre premier serpent ! Ils sont nombreux en Oregon.
La pente finale pique un peu. L’avantage c’est qu’elle n’est pas trop longue. Il doit y en avoir pour 1 mile maximum. Nous arrivons en haut un peu essoufflés tout de même.
Il ne reste que 3 voitures sur le parking, la notre comprise. Nous avons du croisé du monde dans la prairie, sans nous en rendre compte.
Nous nous engageons de nouveau sur la piste et après 4 miles, nous nous retrouvons sur la route 101. Nous devions faire d’autres randonnées ce jour-là, mais l’heure est trop avancée. Nous ferons même l’impasse sur le Devil’s Punch Bowl (de toute façon à marée haute, il n’avait pas d’intérêt pour moi), Yaquina Lighthouse et l’observatoire des baleines. Il faut se faire une raison, notre planning était trop ambitieux !
Sylvia Beach hotel Newport
Nous nous rendons directement à notre hôtel , le Sylvia Beach à Newport. Je vais un peu insister sur cet établissement parce qu’il est singulier. J’en ai entendu parler pour la première fois sur le blog de Mathilde, une expat’ Française. Je l’avais un peu mis de côté dans ma tête jusqu’à ce que That’s Oregon Life fasse un article sur les logements insolites en Oregon dans lequel figurait le Sylvia Beach. Chaque chambre a une thématique écrivain. Nous avons choisi la chambre Melville. Melville, Moby Dick, baleine, Oregon... pour garder une certaine cohérence ! Je crois que la chambre nous a porté chance. Le bâtiment est vieux, le sol de la chambre n’est pas à niveau. Deux cales sont placées d’un côté du lit pour ne pas rouler pendant la nuit. La porte laisse passer le jour du couloir mais je crois que nous avons passé la meilleure nuit de notre séjour. C’est dans cet hôtel où nous avons le mieux dormi. C’était douillet comme chez mamie. Bon la moyenne d’âge est en conséquence. Nous avons à peine réussi à la faire chuter.
Bref, dans cet hôtel , ni WIFI, ni TV... Mais des livres, des jeux de société, des puzzles. Tout invite ici au calme et au repos. Des canapés et fauteuils confortables sont installés devant les fenêtres donnant sur l’océan.
l est possible de diner au restaurant de l’ hôtel , mais il faut impérativement réserver entre 16h et 18h. Nous sommes arrivés trop tard. Dommage, le menu était appétissant.
Après nous être installés dans notre chambre. Nous nous sommes rendus au Chowder bowl à deux pas du Sylvia Beach. Je voulais absolument gouter les huitres fries au moins une fois dans ma vie. Nous nous installons, il y a peu de monde dans le restaurant, nous sommes plutôt en fin de service. Nous commandons 2 bières (on nous demandera une nouvelle fois nos pièces d’identité) et Oysters de Yaquina & chips et Fish & chips.
Pendant que nous attendons nos plats, un couple entre dans le restaurant. Il passe une commande à emporter. Là, je bloque littéralement. Le type a une croix gammée tatouée sous l’œil droit. Je m’efforce de ne pas le fixer, mais j’ai tout de même envie de vérifier que mon esprit ne me joue pas de tour. C’est assez choquant. Je sais très bien que ces idées pullulent dans certains esprits faibles mais jusqu’à présent je n’avais jamais croisé quelqu’un assumant ces idées nauséabondes et arborant fièrement cette idéologie. Ca calme.
Après le repas, nous retournons à l’ hôtel où une bonne nuit nous attend.
*****
Bilan de la journée : presque 4h de route et « seulement » 4 lieux visités. Un brouillard qui n’aura pas réussi à gâcher la journée. Et une Oregon Coast qui n’est qu’une succession de spots photos et de panoramas à couper le souffle. Compliqué de faire des choix. Et ça n’ira pas en s’arrangeant le jour suivant. | | | À: Peggy16 · 17 février 2019 à 8:59 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 18 de 60 · Page 1 de 3 · 3 888 affichages · Partager Hello Peggy,
Tu as toi aussi prévu d'aller faire un tour dans ce coin? Je vois que cela doit être plus avancé que moi puisque tu es précise sur tes dates. Pour moi rien de verrouillé, je prépare le programme. Le tiens est il bouclé si oui cela peut être intéressant que tu nous le partages, j'ai toujours eu beaucoup de plaisir à lire tes carnets, donc je pense que tu prépare encore celui ci aux petits oignons. Merci d'avance pour infos. | | | À: TinkerNell · 17 février 2019 à 9:09 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 19 de 60 · Page 1 de 3 · 3 885 affichages · Partager Hello Nell,
Superbe carnet, la rédaction du texte doit te prendre un de ces temps!
Comme Peggy, je suis allé devancer les posts sur VF en allant voir les photos et les autres jours sur ton site. j'ai de quoi occupé quelques soirées en lecture, puis synthèse car je commence à préparer un trip dans cet état ainsi que Washington et cherche donc les meilleurs compromis curiosités a visiter, itinéraires, temps de visites, et tout retour d’expérience.
Merci donc pour ce carnet, je ne manquerai pas de te questionner si j'ai besoin de précisions, bon dimanche et poursuite de publication. | | | À: Americalover · 17 février 2019 à 14:23 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 20 de 60 · Page 1 de 3 · 3 858 affichages · Partager Bonjour Jean Maurice ! La partie rédaction n'est pas ce qui me prend le plus de temps. Une fois que je suis lancée, je déroule ma journée sans trop me poser de question sur le style et la rédaction. Le plus long, c'est trier, sélectionner, retoucher (le terme est un peu fort) et redimensionner les photos. Et puis, le carnet de voyage, je le rédige avant tout pour moi, j'aime de temps en temps relire et me replonger dans les souvenirs heureux. Si en plus, il peut être utile à d'autres, tant mieux ! N'hésite pas si tu as des questions. En Oregon central, nous avons déniché des spots pas vraiment touristiques ou en tout cas, seulement connus des habitants du coin. C'est rare de se sentir dépaysés aux USA. | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 447 visiteurs en ligne depuis une heure! |