Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Facteur4 · 2 février 2018 à 18:54 · 645 photos 64 messages · 10 participants · 12 226 affichages | | | | À: Facteur4 · 19 février 2018 à 14:46 · Modifié le 24 fév. 2018 à 11:04 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 41 de 64 · Page 3 de 4 · 1 860 affichages · Partager Vendredi 22 Septembre (suite) Owen veut se rendre au quartier des teinturiers (Francine me l'a aussi recommandé).
Nous pénétrons dans les souks
riches en artisanat local.
C'est un labyrinthe de rues étroites où hélas les cyclomoteurs sont autorisés à circuler.
Difficile de s'y diriger au milieu d'un grouillement de touristes et de locaux. Owen demande la direction du quartier des Teinturiers. Un jeune est très prompt à nous l'indiquer. Ce qui est étrange c'est qu'il enfourche sa moto pour nous guider puis qu'il passe le relais à un ami. Nous arrêtons de suivre ces guides trop zélés pour être honnêtes. S'adressant dans un autre commerce Owen déclenche le même manège. Nous interrogeons des touristes. Certains reviennent masqués indiquant que nous sommes sur la bonne piste. Je tente ma chance auprès d'un marocain âgé que je croise. Il a un de ces sacs de toile colorée qui ont remplacé les sacs en plastique au Maroc. l'idée qu'il vient de faire ses courses dans son quartier me mets en confiance. Il me dit qu'il habite près du quartier des teinturiers et se propose de m'accompagner. Comme les ruelles défilent, Owen sentant l'arnaque, cesse de nous suivre. Quand le marocain passe le relais me disant qu'il s'arrête là (ce doit être la limite de son territoire), je profite d'une rue assez large pour qui circule un taxi pour m'engouffrer dedans. Je ne suis même pas capable de dire le nom de la place où je veux qu'il m'emmène mais je demande celle avec toutes les calèches. Nous devons être assez proche mais le chauffeur me fait un grand tour touristique. Il me réclame 400 Dirhams je ne lui en donne que 100. Je dis à Owen qui m'appelle au téléphone de me retrouver devant le poste de Police que j'avais repéré sur la place Jemaa-el-Fna. Je m'y rends.
Les policiers dans l'ombre ont vu que je prenais une photo. Ils me demandent mon smartphone. Constatant que je n'ai pris que le bâtiment, ils m'autorisent à la conserver. Je dis que c'est pour rassurer des amis et les encourager à venir. Je demande ce que l'on risque à suivre ces marocains pleins de bonne volonté. Ils me disent qu'ils entrainent les touristes dans des boutiques et que c'est très difficile d'en sortir sans rien acheter. Ils conseillent de prendre un guide officiel.
En attendant Owen j'achète un plan de Marrakech (ayant rendu celui prêté) puis nous allons manger un couscous dans un petit restaurant. Sur le chemin du retour il y a des autocars
parfois électrique : www.huffpostmaghreb.com/...kech_n_17735232.html
dans un couloir réservé.
les taxis sont facilement identifiables par leur couleur unique,
la circulation fluide sur les grands boulevards
et la promenade à pied agréable.
Voulant profiter des ces 2 jours de repos pour laver mon linge, je demande au réceptionniste où je peux trouver une laverie. Je propose à Owen d'emmener le sien. Il est beaucoup moins chargé que moi et pense tout de même avoir pris un tee-shirt de trop. Il me demande si je regrette d'avoir emmener quelque chose. Je lui réponds que non. Après réflexion : une pochette plastique transparent qui se fixe sur la sacoche de guidon dans laquelle on glisse une carte routière. J'aurais pu y mettre mon smartphone si j'avais dû l'avoir sous les yeux en permanence. Mais je ne m'en suis pas servi. Cette fois je prends mon vélo et la circulation n'est pas si dangereuse. Un ami de ma cousine vivant à Marrakech lui avait dit qu'il faut être fou pour faire du vélo au Maroc et que rouler en tricycle serait suicidaire. Heureusement Paul Bermejo m'avait rassuré et effectivement ce n'est pas plus dangereux qu'ailleurs. Le gardien m'ayant dit que la laverie se trouve près d'un Mac Do je m'étonne de ne pas lavoir (la voir). On m'informe qu'elle est à côté de l'autre fast-food de la même enseigne. Ne trouvant pas à ce nouvel endroit, je demande à un homme marchant sur le trottoir. Il va m'y amener. En cheminant il me dit qu'il est artiste peintre et qu’aujourd’hui c'est une très belle journée parce que sa fille est née. Il me demande si j'ai des enfants. Nous arrivons dans une galerie commerçante et insiste pour que je rentre dans son atelier en attendant l'ouverture de la laverie. M'invitant à laisser mon vélo devant la porte, il commande un thé pour nous 2 à son employé. Il me demande si j'ai déjà peint et me propose le pinceau qu'il a trempé dans le jaune, guidant ma main pour faire le sable. puis le bleu pour le ciel sur la toile (qu'il avait tendu d'avance). Il dessine 2 grands palmiers qui me représentent moi et mon épouse et 3 petits qui symbolisent mes enfants.
Après qu'il ait peint nos prénoms en arabe commence le traditionnel marchandage. Il inscrit 900 dirhams sur un papier et m'invite à faire une proposition. je propose 100 sachant que cette négociation va se terminer entre les deux sommes. Après ce petit jeu d'écriture je m'en tire pour 400. Bien sûr je pourrais refuser la toile n'ayant rien demandé. mais il y a ma femme et mes enfants dessus. Je ne sais pas si ce peintre est croyant mais moi qui suis athée, je dirais que sa méthode n'est pas catholique. Mentir et jouer sur les liens familiaux pour faire son business, je crois que cela n'est encouragé par aucun Dieu. Il m'accompagne à la laverie qui se trouve à 100 m et qui bien sûr est ouverte depuis longtemps. Dorénavant, je saurais ce qu'il en coûte de demander un renseignement à Marrakech (la leçon vaut bien un fromage). S'il ne s'agissait pas de peinture à l'eau, je dirais que son arnaque est bien huilée. En fait il s'agit d'une blanchisserie et il faut payer pour chaque vêtement. Je m'en retourne les sacoches pleines de linge sale mais le porte-monnaie allégé et avec un souvenir.
je m'arrête devant le magnifique bâtiment de la gare.
Le hall et le panneau d'affichage sont ultra modernes. Je passe la porte d'accès aux quais avec mon vélo. Un agent de sécurité me demande aussitôt ce que je fais. Pour meubler je lui pose la question de savoir si les bicyclettes sont autorisées dans les trains. Il me répond que non m'invitant à sortir. La COP 22 n'est pas passée par là ! Il y a une galerie marchande également neuve. Je pénètre dans la boutique INWI.
Après avoir renseigné ce couple, le commercial m'affirme que j'ai beaucoup de crédit et que je n'ai pas besoin de recharger.
A l'accueil de l'AdJ. nous rencontrons une anglaise rare cliente. Nous lui proposons de venir diner avec nous. Nous retournons à la terrasse toute proche où nous avions diner la veille à côté de la compagnie d'autocars CTM qui assure des liaisons nationales et internationales. L'endroit est calme et la température agréable. Puis nous l'accompagnons jusqu'à la gare où elle doit prendre un train à 4h du matin. Elle profitera du Wifi et de la présence de monde au Mac Do pour attendre.
Durant la nuit je me lève pour voir si mon smartphone que j'ai laissé dans le salon près du WIFI a réussi à envoyer les nombreuses photos que j'ai déjà faites sur mes 1000 premiers km pour les sauvegarder. Le gardien y dort avec un ami.
| | | À: Facteur4 · 20 février 2018 à 13:16 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 42 de 64 · Page 3 de 4 · 1 826 affichages · Partager Merci pour ce superbe récit. C'est vraiment passionnant. Par contre partir en groupe avec un type infect comme Thomas ça doit pas être simple. J'ai trouvé ton seuil de tolérance très élevé. Perso j'aurais quitté le groupe plus tôt et je l'aurais laisser se démerder tout seul ce monsieur "on me doit tout....et vous êtes mes esclaves".
Bonne continuation Gilles. | | | À: Chaouni68 · 20 février 2018 à 15:53 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 43 de 64 · Page 3 de 4 · 1 808 affichages · Partager Merci. Mais mon seuil de tolérance est moins élevé que celui de Francine et de Joy. Il m'a avoué qu'il prenait cette mission comme une repentance ayant eu dans le passé quelques actes dont il voudrait s'absoudre. Cela tombe bien car sur sa carte de visite (qu'il m'a remise lors de nos adieux) il y a marqué "Distributeur indépendant USANA Les Anges de la Santé pour une santé physique et financière". Francine m'apprend par téléphone que les 4 VAE sont bien arrivés à Marrakech pour les 2 jours de repos à www.handioasis.com/fr/ Mais Thomas est très malade. Victime d'une infection, il a du être hospitalisé en attendant d'être rapatrié sanitaire. Sur le site Solarbikes 2017 où l'information est donné par Joy (Francine a également été radiée des administrateurs), j'adresse ce message de soutien : Désolé pour Thomas. Lui qui s'était tant investi et préparé pour son Tour du Maroc. Chapeau bas pour les 1000 km parcourus. Beaucoup n'auraient pas ce courage. Symboliquement, c'est super d'avoir atteint Marrakech. Je lui souhaite un prompt rétablissement.Cette fois mon message est publié. | | | À: Facteur4 · 20 février 2018 à 16:02 · Modifié le 20 fév. 2018 à 18:22 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 44 de 64 · Page 3 de 4 · 1 803 affichages · Partager Samedi 23 Septembre Je me lève discrètement pour ne pas réveiller Owen et ne pas perturber le gardien dans son sommeil. Ayant repérée une épicerie, je voudrais aller faire des courses pour mon petit-déjeuner mais je suis enfermé dans l'auberge.
Enfin pas pour longtemps car de l'intérieur on peut retirer le levier.
Je vais pouvoir remplir le sac que j'ai trouvé boulevard de l'URSS à Toulouse alors que j'y circulais en www.velo.toulouse.fr/ Je referme le portail sans le verrouiller pour m'assurer de pouvoir rentrer.
Mon PdJ sera composé de jus de fruit que j’enrichis en vitamine C avec les citrons verts du jardin, de yaourt et de dattes. J'ai également acheté du gel douche, papier WC et du dentifrice. Je pars toujours avec un tube entamé pour diminuer son poids mais là c'était trop peu. Par chance j'ai trouvé un mini tube (rare en France).
Tandis que le gardien fait sa prière devant sa loge,
je dépose 2 rouleaux de papier WC sur le lit d'Owen. Il me dis qu'il va me régler sa part sur la chambre et qu'il ne veut plus faire dépense commune (j'avais proposé de payer chacun son tour pour la chambre, le couscous... et d'équilibrer les comptes avec un fichier EXCEL) parce qu''hier il a tout payé. C'est comme-ci je recevais une baffe, Je suis vexé qu'il ait pu imaginer que je voulais profiter de lui. Effectivement hier il a payé les figues de barbaries et les jus de grenade mais je pensais que c'était en compensation de ce que je lui avais offert. Non pas que cela avait de la valeur en soit. C'était plutôt le fait de les avoir transporté sur des centaines de km et d'en disposer au moment opportun. Même le gaz utilisé ne valait rien pourtant il avait une valeur inestimable car c'était ma dernière cartouche (voir préambule). Là où j'ai merdé c'est au Mac Do de la gare. Alors que nous allions boire un coup avec notre amie anglaise, pressé d'aller faire pipi, je lui ai demandé de me prendre un thé au comptoir. J'aurais dû être plus vigilant et au moins proposer de le rembourser. Owen a trouvé un Hammam qui selon TRIPADVISOR est noté d'un très bon rapport qualité prix. Nous prenons nos vélo pour retourner dans la Médina. Guidés par le GPS d'Owen, nous tournons en rond. Pas mieux avec mon plan tant il est difficile d'identifier les ruelles. Owen finit par demander alors que nous étions tout proche le hammam Mouassine à un commerçant qui nous y accompagne. Je lui donne la pièce. Un homme prend en charge nos vélos. Un jeune nous accueil en nous présentant les tarifs qui comprennent le thé offert à la fin. Je demande si nous pouvons en bénéficier tout de suite car nous sommes assoiffés par notre longue recherche.
Nous sommes confiés chacun à un masseur. le mien petit et trapu a des allures de bonze. Ayant été privé de mes lunettes je suis conduis par sa main vigoureuse à m'allonger sur le sol sur un tapis très fin. Il commence par ce que nous appellerions un gommage et qui me donne la sensation d'être frotté avec une toile émeri. Puis c'est au savon noir qui sera rincé à coup de seau d'eau. Enfin le moment le plus agréable est le massage avec une solution huileuse toujours à même le sol. Bien détendus, il ne nous reste plus qu'à régler après un second thé agréable. Nous donnons chacun un pourboire à nos masseurs avant de retrouver nos montures.
Owen achète 2 kg de dattes au marché. Il aurait pu en donner à la vieille mendiante qui tend désespérément la main à côté de lui. Moi je n'aurais pas du acheter de dattes à l'épicerie. Elles sont plus petites et plus sèches. Le retour nous fait découvrir de beaux bâtiments.
Je retrouve mon linge qui a bien séché sur les fils prévus à cet effet. Je l'ai lavé en le foulant avec les pieds dans le bac à douche. Méthode utilisée par les Chinois et les Marocains (comme je l'ai constaté au premier restaurant où j'ai déjeuné avec Owen)
Nous finissons la soirée à la terrasse d'un restaurant européanisé mais il ne vendent tout de même pas de bière que nous aurions appréciée.
Sur ma page FACEBOOK, je mets ceci : Après 700 km parcourus (à bicyclette) au Maroc entre Tanger et Marrakech, 2 jours de repos. Enfin uniquement à l'auberge de jeunesse près du Consulat français. Car pour l'étranger la cité est stressante avec le bruit et le grouillement auxquels s'ajoute la crainte constante de se faire arnaquer. Cela contraste avec la campagne où chaque rencontre avec un marocain peut finir par une accolade. Après avoir hier lavé le linge, décapée la chaine de sa veille graisse chargée de sable (ce qui est très abrasif pour les maillons) et l'avoir huilée. C’est notre tour aujourd'hui au hammam Mouassine. Demain reprise de la route. Mais comme Paul a dit que c'est très pentu sur la cote entre Essaouira et Agadir, ce sera en 4x4.
| | | À: Facteur4 · 20 février 2018 à 19:03 · Modifié le 21 fév. 2018 à 10:57 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 45 de 64 · Page 3 de 4 · 1 763 affichages · Partager Dimanche 24 Septembre Marrakech Chichaoua 79 km
Pour cette étape qui nous fait quitter Marrakech par la nationale 8 en direction d' Essaouira sur la cote atlantique nous avons décidé Owen et moi de s'arrêter à Chichaoua, seul endroit où l'on puisse trouver un hébergement. Et de partir tôt car il est prévu 37°C. Après m'être lavé et rasé, je me dis que je suis trompé d'une heure car mon téléphone affiche 6h et qu'il est jusqu'à présent resté à l'heure française. Owen me dit que non. Il s'est enfin aligné sur le fuseau horaire. Nous quittons l'auberge de jeunesse à 07:30 sans perturber le sommeil du concierge. Nous partons à la fraiche (27°C). Il faut de nombreux km pour quitter l'agglomération
et encore plus pour retrouver des signes de sympathie ou d'encouragement en réponse à nos bonjours. C'est chez les femmes que je décroche les premiers sourires. Enfin celles suffisamment âgées pour y être autorisées. Il leur faut atteindre la ménopause pour être enfin libérées. La circulation est peu dense. en ce dimanche et nous bénéficions d'une véritable bande cyclable qui disparaitra après 40 km.
Nous prenons un thé sur l'aire d'une station service.
Un client est intéressé par notre présence. Le serveur fait la traduction. Il nous fait comprendre que je devrais mettre le drapeau marocain au-dessus du drapeau français. Je réponds que j'ai commencé par rouler en France (et dis à mon camarade anglais que je suis Français et que je ne l'ai pas choisi). 2 hommes balaient la station.
Nous reprenons la route.
Souvent il n'y a pas d'indication sur les bornes qui ont été repeintes.
Partout la sécheresse.
pas une goutte d'eau dans les oueds.
Une cimenterie
agrémentée de rares fleurs.
Vers onze heure, je mets ma casquette car le soleil frappe au-dessus d'un ciel voilé et du stick sur les lèvres. Un peu de négligence pendant les 2 jours de repos et une petite crevasse s'est formée sur ma lèvre inférieure. Il faut graisser car c'est désagréable surtout quand on mange épicé.
De gros efforts de plantation
mais peu d'effet pour le moment.
Un camping-car français me double. J'en suis ému. Je ne me souviens pas en avoir vu depuis la descente du bateau. Pourtant cela ne devrait pas me réjouir. Il va ajouter un peu de pollution à l'air marocain. Puis 2 immatriculés en Haute-Garonne (ils se sont donné le mot). Et 2 grosses motos européennes chargées qui me font signe. Ce doit être la transhumance qui a commencé.
La sensibilisation à la sécurité me semble efficace.
Après 73 km, j'arrive à Chichaoua à 12:30. Owen (69 ans) est là depuis 10 mn. Le repos et le hammam lui ont fait du bien. Il me reste de la marge de progression pour les 10 ans à venir. Cette étappette aurait pu se faire sur la matinée sans prendre de photos et sans échanger avec les autochtones. Par exemple, alors que je m'apprêtais à prendre en photo un rare bougainvillier sur notre itinéraire, un marocain débouche sur son âne avec un beau chargement de verdure. Il me fait signe de ne pas le prendre. Je lui dis que ce n'étais pas mon intention et que ces fleurs sont belles. Mais la chaleur accablante n'invite pas à poursuivre. Nous commandons 2 plats au poulet. Francine avec laquelle nous sommes restés en communication téléphonique vient nous rejoindre à notre table puis Adalberto et Joy.
| | | À: Facteur4 · 21 février 2018 à 12:05 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 46 de 64 · Page 3 de 4 · 1 726 affichages · Partager Dimanche 24 Septembre (Suite) Alors que nous mangeons notre plat de poulet,
Francine a remarqué un homme qui semble guetter la fin de notre repas. Ces morceaux de poulet ne sont pas faciles à manger. Comme la plupart des plats cuits au charbon de bois sont cramés à l'extérieur et crus à l'intérieur et la chaleur coupant l’appétit, nous ne nous sommes pas acharnés dessus. Je demande au restaurateur s'il nous autorise à lui donner nos restes.
A notre demande, il nous indique un Hôtel
au prochain rond-point à gauche.
Arrivés à celui-ci nous demandons confirmation. Mais tout le monde nous dit qu'il n'y en a pas. Pourtant le motel
situé à 5 km derrière la station service
est sur Chichaoua. Mais il y a aussi une mosquée fort active toute cette soirée. Il nous faut bien 2h pour les formalités de passeport, obtenir des tickets de douches et les faire après avoir obtenu les clés des 2 chambres avec le sentiment d'être sous surveillance permanente. Même le placement des vélos doit se faire contre le mur et pas juste à côté.
Francine et moi devons déclarer que nous formons un couple. Pour qu'elle soit autorisée à dormir dans une chambre à 3 lits avec 2 hommes. Lorsque je vais prendre ma douche, je remets le ticket à la dame qui les gère. Elle va se plaindre au réceptionniste que je n'ai pas payé car j'ai donné la mauvaise partie. Je me mets à gueuler et il menace de prévenir la sécurité. Pour prouver ma bonne foi, je retourne à la chambre chercher le talon que j'avais pris pour une partie à conserver. Francine qui avait constaté un problème dans l'entrainement de son trike a la chance que 2 mécaniciens
du garage proche lui dépannent sa roue
à l'intérieur de laquelle une fine bague s'était cassée. Ils ne veulent pas être payés alors qu'ils ont passé du temps au démontage remontage.
Elle leur donne 200 Dh alors que finalement, ils n'en demandaient que 150.
Francine nous présente le teeshirt que les femmes de la famille qui les a accueillis lui ont donné. Elle est heureuse d'avoir partagé leur gentillesse.
Nous mangeons de la soupe marocaine,
attablés tous les 5 sur une terrasse devenue encore plus agréable avec la diminution de la température. Les marocains qui nous entourent s'absentent régulièrement pour entrer dans la mosquée à chaque appel à la prière. les femmes restent attablées tandis que les enfants jouent au toboggan ou à la balançoire. A chaque fois que l'on règle quelque chose dans la partie bar restaurant qui dispose d'un personnel important, ils appellent le Caissier seul autorisé à toucher à l'argent. ce fut pareil au hammam. Le jeune s'est occupé de nous sauf pour le paiement. Les marocains ne se font pas confiance entre eux. Comment pourraient-ils l'avoir en nous ?
Owen est réveillé dans son premier sommeil. Le gardien de nuit demande de sortir son vélo qu'il a mis dans le couloir. Dans le courant de la nuit nous nous apercevons que nous sommes enfermés.
Contrairement à l'auberge de jeunesse de Marrakech, je ne trouve pas de solution. Nous souffrons de la chaleur car privés du courant d'air entre la porte et notre petite fenêtre. Miraculeusement à notre levé à 6h, elle n'est plus verrouillée. J'en arrive à douter qu'elle l'ait été. Francine confirme que oui. | | | À: Facteur4 · 21 février 2018 à 12:25 · Modifié le 21 mars 2018 à 17:08 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 47 de 64 · Page 3 de 4 · 1 720 affichages · Partager Lundi 25 Septembre Chichaoua 07:15 Ounara 13:15 84 km
Impossible de reculer mon vélo pour partir. Je ne m'en étais pas aperçu car pour le charger, je l'ai porté (pour laisser l'antivol jusqu'au dernier moment) jusque devant la porte pour bénéficier d'un peu d'éclairage (gênant un peu ainsi, le passage de mes amis). La roue arrière semble bloquée. Ce n'est pas Francine qui va rester dans cette presque prison mais moi. En fait c'est la serrure de mon antivol spiral qui me sert à empêcher que l'on décroche mes sacoches arrière qui bloque la rotation. Je comprends pourquoi hier j'entendais un frottement. J'inspectais mes freins et mes roues sans en trouver l'origine. Si j'avais voyagé seul j'aurais approfondi. Pas malin de ne pas l'avoir fait. Par chance le flanc du pneu a mieux résisté
que le plastique de l'antivol.
Je devais trouver l'étape trop facile et avais besoin d'être freiné. Comme d'habitude Owen et moi, les 2 non assistés, prenons le départ en avance.
Nous reprenons la route nationale 8 qui file directe sur Agadir en sens inverse pour retourner au rond-point où nous prenons la route régionale 207 direction Essaouira. Joy et Adalberto ont hésité à aller directement à Agadir. Ils semblent presser d'en finir...
Nous croisons souvent de vieux BERLIET.
Le décor invite à la pose.
Quand une caravane me double cela sent les vacances.
je m'arrête en contrebas de la route pour manger le melon que je viens d'acheter.
C'est l'idéal pour filmer les VAE qui arrivent share.orange.fr/#VYNKMcaU6h30f1f8e42c Seule Francine entend ma proposition de partager mon melon.
Cela tombe bien, elle adore ça.
De retour sur la chaussée,
approchant de la côte une brume marine assure de l'humidité.
Nous rentrons dans une vaste région de production d'huile d'argan
Comme Adalberto est fatigué, les VAE décident de s'arrêter au camping. C'est une super idée !
| | | À: Facteur4 · 21 février 2018 à 18:03 · Modifié le 23 fév. 2018 à 10:14 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 48 de 64 · Page 3 de 4 · 1 700 affichages · Partager Lundi 25 Septembre (Suite)
Nous sommes bien installés.
C'est le premier vrai après-midi de repos...
Après la piscine, le farniente,
nous allons faire un tour à Ounara.
Inquiet, Adalberto fait contrôler sa tension et elle est bonne. (Joy me semble également fatigué)
Francine s’achète une nouvelle carte SIM.
Puis nous mangeons des plats préparés par le camping.
Je commence par une omelette frites avant mes spaghetti bolognaise (dommage que tout ait été servi en même temps).
Nous terminons la soirée avec le billard.
| | | À: Facteur4 · 23 février 2018 à 11:42 · Modifié le 23 fév. 2018 à 17:27 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 49 de 64 · Page 3 de 4 · 1 651 affichages · Partager Mardi 26 Septembre Ounara Imsouane 129 km.
Quelques gouttes de pluie se font entendre sur le toit de notre bungalow. Je sors aussitôt retirer le linge d’Owen qu’il avait étendu sur mon fil à linge. Il est 05h50, inutile d’attendre la sonnerie de son réveil. Ma première activité est d’échanger les cartes SIM des téléphones de Francine. Elle avait à la sortie du bateau installée sa carte INWI dans son Windows phone et n’a jamais pu utiliser Internet. Elle s’est racheté pour 50 DH une autre carte SIM pour son téléphone ANDROID. Mais dans celle-ci, il n’y a presque pas de crédit. J’ai eu cette nuit l’idée d’inverser les deux. Mais l’opération est délicate à la seule lueur du plafonnier. D’autant que l’une des entrées est nano SIM et l’autre micro. A l'extérieur éclairé par Francine, dans ma 4ème sacoche, je trouve l’adaptateur que j’ai emmené mais il s’agit d’un micro vers standard. Nous utilisons son adaptateur nano vers micro qui portait sa carte FREE France. Mon rasoir jetable s’est cassé.
Cela fait une chose de moins à faire. Je n’en avais emporté qu’un pour ce séjour de 15 jours, peut-être moins si je n’arrivais pas à suivre les vélos solaires. (je les utile couramment 2 ou 3 semaines et il m’est déjà arrivé que le plastique casse). Mais je suis tout de même en retard par rapport à mon ami anglais. Nous quittons le camping des Oliviers (racheté par André, un français, il y a quelques mois). Nous sommes à 22 km d’ Essaouira. La nationale est peu fréquentée, il y a même des ânes qui se permettent de traverser les 4 voies.
Contrairement aux jours précédents, il apparait des indications : Camping, Gites...
Le ciel est gris et la température baisse en arrivant à Essaouira.
Vers 9h, le carrefour market ne semble pas près d'ouvrir. Francine qui nous rejoint souhaite comme nous visiter la ville. J’ai cru comprendre qu’Adalberto et Joy non. Comme cela ne bouge pas. Je commence seul le tour de la cité.
Je longe un parc dans lequel je vois un dromadaire,
je traverse des quartiers peu accueillants,
achète une tomate et des bananes sur un marché. Je progresse jusqu’à du sable mais sans voir le littoral. Je demande à un policier la direction du port.
Celle-ci me fait traverser la Médina où j’achète le maintenant habituel yaourt à boire DANONE. Francine m’appelle pour me dire qu’elle est avec Owen au milieu de la plage où ils discutent avec un français vivant ici depuis quelques mois. Je les rejoins après cette boucle de 8 km où presque tout était moche (comme dit fr.wikipedia.org/.../Juliette_ (chanteuse ) : Il vaut mieux être belle, belle et rebelle que d'être moche, moche et remoche). La plage est sa grande promenade, elle est agréable.
Le point de vue sur l’île qui fait face est magnifique.
Francine m’apprend qu’Adalberto est passé comme une flèche sans même ralentir. Un marocain essaye de nous vendre une photo en compagnie de dromadaires à la sortie de la plage.
Les vélos solaires font grise mine. Moi je ne me suis jamais senti aussi bien. Comme il n’y a pas de soleil, à la première montée en quittant la ville, je passe en short et torse nu. C’est la première fois dans ce périple de 1300 km effectués. Francine doit souvent nous attendre dans cette succession de montées, descentes. Je l’invite aux prises de vues avec son appareil et prend beaucoup moins de photos que d’habitude. J’envie sa position chaise longue à roulette depuis laquelle elle peut mitrailler sans se soucier de l’équilibre grâce à ses 3 roues. Moi je dois dégainer mon Smartphone qui au mieux est dans ma poche, si j’ai une chemise, dans ma sacoche de guidon (là c’est casse-gueule). Le tourner 2 ou 3 fois pour qu’il soit dans le bon sens et trouver le déclencheur sur l’écran tactile tout en conduisant avec la main gauche. Quasiment impossible dans ces conditions de saisir une action ou de prendre discrètement des sujets qui ne le souhaitent pas. Depuis que Thomas a du abandonner son tour. Nous ne sommes plus pressés. Il n’y a plus de course et nous n’avons rien à prouver tout au moins pour ma part. Pourtant il y a toujours la contrainte de l’hébergement.
Nous craignons de ne pas en trouver avant Imssouane. Nous aurons alors parcourus 130 km. Après cette matinée en dilettante, il faut s’activer. Adalberto en vieux routard l’a bien compris. Je progresse lentement dans les montées en poussant à de rares occasions mon VTT si la pente est un peu plus forte et pour me détendre les jambes. Après une dizaine de km sur une chaussée médiocre après Essouira,
la route devient meilleure en retrouvant la N1
après un triangle où je ne sais pas si je dois prendre à droite ne voyant pas Francine qui utilise son GPS pour nous guider. Elle est pourtant toute proche à m’attendre. Un marocain quitte la table de son bistrot pour m’indiquer la direction qu’elle a prise. Je le rejoins pour lui serrer la main et le remercier. Owen arrive. Je partage mes bananes et lui les dattes dont il a acheté 2 Kilos à Marrakech. Dès qu’une descente s’offre à moi, j’en profite pour prendre de l’élan et le conserver le plus longtemps, améliorant mon Cx par diverses positions qui permettent également de reposer les fesses. J’atteindrai ainsi 57 km/h. en deçà de mon record de 65 avec le même équipage : voyageforum.com/...post=7793948#7793948 . Un cycliste en vélo de course,
propriétaire de Essouiravéloshop, roule avec nous un long moment. Il pousse un peu Owen. Il me conseille un casque. Je lui conseille un rétroviseur en lui disant qu’en 50000 km avec mon VTT il m’est arrivé de me dire 2 ou 3 fois que je devrais avoir un casque mais que chaque km le rétroviseur m’a été utile pour voir où sont les amis derrière, voir le camion qui approche... il me conseille de pédaler à 50 ou 60 tours/min. Je lui réponds que je n’ai pas de puissance dans les jambes et que je suis tout le temps obligé de mouliner. Il me dit qu’il faut ne faire travailler que les jambes alors que tout mon corps à tendance à participer. Qu’il faut se reposer dans les descentes. Je n’en ai hélas pas le loisir dans cette randonnée. Enfin il me dit que je pourrais mettre des pneus étroits. Je rejette cette proposition disant qu’il m’arrive de rouler sur des pistes. Notamment le chemin de halage du canal du Midi qui n’est pas près de devenir une piste cyclable. D’ailleurs avant de nous quitter,
il s’arrête sur la chaussée alors que je stationne sur le bas côté.
Nous mangeons un tajine à Smimou. J’ai bien fait de remettre ma chemise car je vois plusieurs couples de jeunes hommes qui se tiennent par la main ou par l’épaule. J’imagine qu’ils assouvissent leurs pulsions de cette manière en attendant de fonder un foyer. Ce qui est pour eux très difficile. Mais n’allez pas prendre cela pour la vérité (on sait bien que l’on trouve n’importe quoi sur Internet et ne comptez pas sur moi pour enquêter plus profondément dans cette voie). D’ailleurs Owen me dit quand j’en vois de nouveau à Imssouane que ce ne sont pas des gays. Pourtant ils sont d’âge mûr ! Grâce à l’application Zenly Francine voit que Joy n’est pas très loin devant mais ils repartent avant nous.
Avec le relief, les paysages deviennent beaucoup plus beaux. Surtout grâce à la proximité de l’océan. Même s’il ne pleut pas l’humidité permet à la végétation de survivre.
| | | À: Facteur4 · 23 février 2018 à 15:00 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 50 de 64 · Page 3 de 4 · 1 636 affichages · Partager Salut
<< Moi je ne me suis jamais senti aussi bien >> Franchement, ce n'est pas l'impression que j'ai eu en te lisant.
Le quartier horrible s’appelle le borj et le parc n'est est pas un, c'est la foret (comme on dit) Le borj (quartier) n'est pas si horrible, il est même plutôt accueillant avec des gens très aimable. Je le sais car c'est là que j'ai mon appartement. 
On va dire que tu n'es pas tombé sur un bon jour à Essaouirra. | | | À: Adye · 23 février 2018 à 17:11 · Modifié le 27 fév. 2018 à 11:01 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 51 de 64 · Page 3 de 4 · 1 624 affichages · Partager Certainement que sous le soleil c'eût été plus agréable. Mais j'ai remarqué que dans tes photos d' Essaouira, on ne voit que la plage. Alors que dans celles d' Asilah, on voit la ville.
Mardi 26 Septembre (Suite)
Francine et moi s'arrêtons chez un producteur d’huile d’argan (très très nombreux dans la région). Elle fait signe à Owen pour qu'il nous rejoigne.
J’en achète un petit flacon Bio comme la grande majorité
et en profite pour régler nos 3 thés à la menthe.
Isolé entre Francine et Owen, je dis bonjour à une petite fille en rose en passant. J’entends bien qu’il y a d’autres enfants en contre-bas derrière le rail de sécurité. Instinctivement J'accélère avec modération puisque c’est en montée. Une pierre arrive dans ma trajectoire. J’appelle Owen pour le prévenir du jet de projectile. Je parviens à Tanamar (moi aussi). Francine m’appelle pour me dire qu’ils vont quitter la station AFRIQUIA où Joy et Adalberto ont rechargé leur batterie pendant plus d’une heure juste au moment où je passe les portes de la ville. Je regrette déjà de n’avoir pas pris en photo le blason. Je double Owen qui me demande où ils sont. Mais Arrivé à la station service,
il n’y a plus personne. Un marocain me dit spontanément qu’ils viennent de partir. Owen préfère faire de même. Je me demande comment je vais faire le plein de Watts. Je sors mon joker. Un citron vert que j’ai ramassé dans le jardin de l’auberge de jeunesse de Marrakech. Je le presse dans ma tasse en plastique et le transfert dans ma bouteille d’eau d’un litre et demi.
Une jeune française accompagnée de son père d’origine marocaine, en vacances, viennent me parler. Comme il pleut toujours tout doucement depuis plusieurs heures,
un jeune marocain me demande si je n’ai pas froid. Je lui réponds que je viens juste de passer 100 km. mon radiateur (définition : qui évacue de la chaleur) est ouvert par tous mes pores. je n’ai mis mon blouson que pour une grande descente (où Francine m’a pris en photo) et retirer dès le début de la montée suivante.
Ayant doublé Owen, je l’attends à l’intersection où nous quittons la N1
toujours un peu à l’intérieur des terres pour descendre vers le port d’Imssouane situé encore à une quinzaine de km.
La chaussée est étroite mais bien revêtue, j’essaie de garder un maximum de vitesse dans cette descente presque continue.
Je loupe la photo du voyage en croisant un berbère sur âne précédé de son dromadaire. Après 7 ou 8 km je vois un panneau Pharmacie Imssouane très rare information directionnelle.
Je continue de descendre en lacets voyant désormais l’Atlantique par endroit.
Dans un virage je salue des marocains occupés à transvaser un bidon d’essence dans un vélomoteur. Au virage suivant mon vélo se couche sans que je puisse faire quoi que ce soit. Je frotte sur le goudron sur quelques mètres. Je relève mon VTT et réaligne le guidon perpendiculairement à la roue. Les 3 marocains n’ont pas réalisé que j’avais chuté quand je remonte vers eux dégoulinant de sang. Il me demande s’il faut appeler une ambulance. Je réponds que non quand il me précise que la pharmacie du village est ouverte. Je demande à Owen qui m'a rejoint de me prendre en photo.
Je parcours les 7 km en me disant que j’ai vraiment tout faut. Torse nu et même pas de mitaine. C’est la première fois que je roule sans en raison de l’absence de soleil (je tiens à protéger les veines au-dessus de mes mains) et de la pluie (pénible d’avoir 2 éponges). « I’m a stupid boy » Le pharmacien me nettoie délicatement les plaies avec un désinfectant tandis qu’Owen m’ayant rejoint, me voit souffrir. Après quelques secondes d'étourdissements, je pars vers l’hôtel où les amis ont réservé 2 chambres avec du savon bactéricide, du désinfectant et de l’Ibuprofen qu'Owen a mis dans son sac à dos.
Joy me dit qu'il a senti sa roue avant commencé à glisser. C'eût été dommage qu'il abime son magnifique vélo cargo. Lors d'une randonnée militante, nous en avions rencontré un au camping. Equipé d'un coffre en alu qui pouvait servir de table. J'avais trouvé génial couvercle relevé de voir tout le contenu : voyageforum.com/...post=8171679#8171679 | | | À: Facteur4 · 24 février 2018 à 12:27 · Modifié le 27 fév. 2018 à 10:51 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 52 de 64 · Page 3 de 4 · 1 574 affichages · Partager Mercredi 27 Septembre. Imssouane 0 km Nous petit-déjeunons en terrasse Owen et moi alors que les solaires se préparent à partir.
Francine est un peu speedée (pas le temps de manger), elle vient d’apprendre que les hommes ont décidé de ne pas rester contrairement à ce qu’elle espérait. Mais finalement elle aurait eu tout son temps car Adalberto a demandé une rallonge pour charger tandis qu’il nettoie ses panneaux.
Joy dont les batteries sont amovibles (une en service, une en réserve) et qu’il a donc pu charger cette nuit est parti faire des photos de la plage maintenant que le soleil est de retour.
Les quelques clients et tout le personnel sont « au courant » de ma mésaventure. Hier soir après m'être longuement lavé les plaies avec le savon bactéricide sous la douche. La principale au coude gauche saigne et je marque le sol au restaurant. Les serviettes en papier ne suffisent pas à stopper l’hémorragie. Et cela empire quand j’applique le spray désinfectant vendu par le pharmacien à la demande d’Owen qui était médecin. Ne sachant comment faire, Owen s’était étonné qu’il ne me vende pas de compresse et de gaze, pour dormir j’enveloppe mon coude dans un mouchoir en coton propre. Ne trouvant pas le cache-col en coton très fin dans mon bazar alors qu’il aurait parfaitement fait l’affaire, Francine l’enveloppe dans un morceau d’étoffe maintenu par 2 épingles à nourrice.
Un client qui déjeune à l’autre extrémité de la terrasse,
me dit qu’il a appris à ses dépends que cette route peut être glissante. Il y a 15 ans, encore jeune permis, il emprunte la Clio de sa mère et percute un trottoir très haut (comme c’est très fréquent au Maroc). Bilan direction et triangulation faussée. Il précise que quand il ne pleut pas pendant un mois les gouttes d’huile, de gasoil échappées des véhicules viennent s’ajouter à l’usure continuelle des pneus qui s’accumulent en dépôt. La première pluie vient transformer tout cela en patinoire. « J’ai l’explication : I’m not a stupid boy ! » Je n’ai pas mal piloté. Je n’ai pas pris de risques liés à la fatigue de la journée. J’ai juste était victime du manque d’information. Un panneau devrait indiquer : chaussée glissante en cas de pluie ! Bien sûr dans le monde entier, les routes sont couvertes de gomme que la pluie emmène dans les caniveaux puis les rivières et la mer. Et je ne parle pas des traces de freinage que les avions laissent à l’atterrissage après avoir vider leur excédent de kérosène dans l’atmosphère pour ne pas se scratcher. Tout cela fini dans l’océan (avec nos crèmes solaires...) ingéré par le plancton puis par les petits crustacés, poissons, carnassiers jusqu’à nous en concentré puisque nous sommes en bout de chaine alimentaire. Et l’on s’étonne qu’il y ait de plus en plus de cancers. Moi qui sous le pseudo Facteur4 essaye d’inciter à limiter l’utilisation de l’automobile et faciliter les déplacements à vélo (acceptés dans les trains et les autocars, itinéraires sécurisés, indemnité kilométrique obligatoire, développement des véloroutes et des voie vertes ( www.af3v.org ) pour limiter la pollution. Je ne m’y suis frotté que quelques secondes (j’étais tout noir sur toutes les parties en contact) et elle m’a pénétré. Certains composés lourds toxiques ne sortiront jamais de mon corps. Sauf peut-être à faire un effort assez intense et prolongé (par exemple 100 km avec un vélo pesant 40 kg). Elle gagne le match et je ne pense pas pouvoir un jour prendre ma revanche. Il y aurait trop de gens à convaincre que l’on ne déplace pas un véhicule de 2 tonnes pour acheter une baguette ou un paquet de cigarettes (là c’est sans aucun espoir). Vidéo du départ des VAE : share.orange.fr/#H3vukwti3f37ee1d8a47
Je rends visite le matin au pharmacien qui change mes pansements. Comme la majorité des marocains que j'ai rencontré, il est sympathique et imessouagne bien.
J'en profite pour me peser. Si les 2 balances sont justes: j'ai perdu 4 Kg depuis le départ de mon domicile. Et faire contrôler ma tension : 12 - 7.
Il m'apprend que le jour de ma chute, 2 motos sont tombées. Un ami de mon club de ping-pong me dit qu'en jargon cycliste cela s'appelle le verglas d'été. Je l'ignorais mais je m'en souviendrai ! Avec Owen en marchant nous profitons du village,
Une coupeur d'électricité prive les commerces d'éclairage.
La plage est de sable fin mais je ne pourrai pas me baigner.
J'avais imaginé après ma chute si j'avais eu aucun secours nettoyer mes plaies dans l'océan. Certains disent que c'est bon. le pharmacien dit que l'eau de mer n'est pas stérile. J'ai eu beaucoup de chance de tomber à 7 km d'une pharmacie et que les amis n'aient pas choisi le camping (Ils ont été le voir en progressant péniblement dans le sable et ne l'ont pas jugé satisfaisant). J'ai ainsi pu bénéficier d'une nuit réparatrice. Vraiment du bol car c'est notre hébergement le plus confortable depuis le début.
Il y a même des musiciens en résidence.
Nous découvrons le charmant port.
Je m'étonne qu'Owen ne m'accompagne pas dans la dégustation d'un poisson
Mais il souffre de troubles intestinaux et doit retourner précipitamment à l'hôtel. | | | À: Facteur4 · 25 février 2018 à 7:33 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 53 de 64 · Page 3 de 4 · 1 542 affichages · Partager Bonjour Tu as tout faux sur ce que tu appelles l' assouvissement de" pulsions avant de créer un foyer." Il n' y a rien de sexuel dans cette attitude et cela a toujours été ainsi au Magreb. | | | À: Aoreora · 25 février 2018 à 9:42 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 54 de 64 · Page 3 de 4 · 1 538 affichages · Partager Et dans presque toute l'Afrique noire, et certains pays du Moyen Orient | | | À: Aoreora · 25 février 2018 à 10:06 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 55 de 64 · Page 3 de 4 · 1 524 affichages · Partager Merci pour cette correction. J'avais bien fait d'être prudent sur cette hypothèse. | | | À: Facteur4 · 26 février 2018 à 17:01 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 56 de 64 · Page 3 de 4 · 1 493 affichages · Partager Bonjour, Voilà donc l'explication du verglas d'été au Maroc que j'attendais. Vous n'avez pas eu de chance. A 2 ou 4 roues, on se fait autant avoir pour les glissades, mais évidemment, en vélos ou moto ça fait beaucoup plus mal. | | | À: Libed3 · 27 février 2018 à 11:23 · Modifié le 27 fév. 2018 à 19:27 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 57 de 64 · Page 3 de 4 · 1 466 affichages · Partager Dans mon malheur j'ai eu de la chance car je ne me suis rien cassé et cette chute a eu lieu à la fin de mon périple.
Jeudi 28 Septembre. Owen quitte à son tour Imssouane.
Comme les VAE ont eu beaucoup de mal à remonter depuis l'océan Jusqu'à la Nationale 1; Pente à 15 % sur plusieurs km puis à 17 où Adalberto a du se faire tracter par un 4x4. Francine lui déconseille d'emprunter cette route du sud en direction d' Agadir. Il remontera par le nord sur la route de notre arrivée comme je compte faire.
Elle est plus longue mais un peu moins pentue. Même en pleine forme, je ne pourrais pas remonter en pédalant. J'ai toujours prévu de pousser mon vélo. Pour l'instant, je ne peux pas en raison de ma douleur à la hanche et des blessures aux paumes des mains. Je suis coincé dans cette cuvette. Ce trou, où ma carte Sim INWI ne capte pas. Malgré la présence d'un pylône à la pointe D'Imssouane. Ici c'est Maroc Télécom qui fonctionne. Quelle connerie que cette concurrence où tous les opérateurs installent des émetteurs là où c'est rentable et personne dans les endroits isolés. Un opérateur unique avec une volonté de service public serait bien plus efficace. Et éviterait cette perte de temps et d'énergie pour se disputer les clients. Même le Wifi ne fonctionne pas à l'hôtel et chez les restaurateurs. Enfin si, il est sous tension mais il n'y a pas de débit. J'ai avec le smartphone d'Owen acheté pour 29 € un pass ORANGE qui devrait me permettre de consommer 400 Mo. Mais je ne parviens pas à remettre en place ma carte SIM française après 10 tentatives et un nettoyage, elle n'est toujours pas reconnue. Est-il raisonnable de la miniaturiser au point de la rendre fragile ? Quand j'y parviens enfin, il me faut monter sur le toit de l'hôtel pour espérer envoyer une photo de 1 Mo. Pour régler mon séjour à l'hôtel, comme je n'ai plus assez de Dirhams, j'ai demandé si je pouvais régler par CB. Ce n'est pas possible car les données ne seraient pas transférées. Comme il n'y a pas de distributeur, je vais devoir faire la plonge (pas dans la piscine ou l'océan).
Ce n'est pas un trou.
C'est un super spot de surf !
Il y a pire comme lieu de convalescence !
J'ai eu du bol d'échouer ici,
lieu idéal pour la sieste au soleil
ou l'activité.
De plus je suis autorisé à utiliser l'ordinateur de l'auberge. Non pas pour surfer. Mais cela me permet d'écrire sur un clavier beaucoup plus commode installé au comptoir-bureau où ce vieux calendrier me rappelle la chance que j'ai de bénéficier de soins quotidiens.
Ma rédaction est agrémentée de pauses thé à la menthe
ou bière.
Pour envoyer des nouvelles après transfert du fichier sur mon smartphone, je monte sur la terrasse avec vue sur la route qui m'attend.
Elle accueille aussi mon linge avec des fils prévus pour le séchage.
J'ai tout le confort ! Avec cette corbeille et un sac plastique, je me suis fait un bac à linge. Je suis seulement à 90 km de mon but. En effet j’avais décidé d’arrêter cette randonnée à Agadir. Pas question pour moi de suivre les vélos à assistance électrique dans l’ Atlas. J’avais prévu de faire quelques jours de thalasso avant de partir. Paul Bermejo m’avait conseillé un établissement. Mais je ne peux plus en profiter à cause de mes plaies, ni même de l’océan et de la piscine de l’hôtel. Je suis super bien à l’auberge de Tasra mais il va falloir que je parte. D’ailleurs je n’ai pas le choix : « A la Saint Michel, tout le monde déménage ! ». C’est par cette injonction qu’enfant je forçais tous les « chats perchés » à changer de refuge. Il fallait alors toucher l’un de mes camarades pour qu’il devienne le loup et que je me hisse sur un muret ou une simple pierre pour bénéficier de l’immunité jusqu’à qu’il prononce à nouveau le proverbe. Nous étions loin d’imaginer alors que cette expression datait du moyen-âge. En France, le 29 Septembre marque l’arrivée de l’automne, mais surtout la fin des travaux agricoles. C’était la période où la qualité des récoltes était connue, et les cours établis. Aussi, traditionnellement, c’est à cette date que fermiers et métayers payaient le fermage et le métayage. C’est également à cette période, que prenaient fin les contrats des ouvriers agricoles qui devaient se trouver un nouvel engagement pour l’année suivante et changeaient alors de ferme.
C’est vers 16h que je fais la connaissance de Mohamed attablé dans le jardin de l’auberge à savourer une bière, en lui adressant un mot gentil à propos de sa situation agréable du moment. J’en viens à lui raconter ma mésaventure. Il me dit qu’il fait étape ici avant quelques jours de vacances à Agadir. Il ne connaissait pas Imssouane. Quand il avait voulu s’y rendre en famille, sa femme lui avait intimé l’ordre de faire demi-tour en raison de la sinuosité et de la déclivité de la route à cause de sa phobie du vide (J’aurais du faire de même). Pourtant si la route du nord, est étroite, les 2 disposent aujourd’hui d’un bon revêtement. Il me propose de m’emmener le lendemain puisque notre but est le même. Je lui dis que cela serait super si l’on pouvait mettre mon vélo dans sa voiture. Nous convenons d’essayer plus tard car pour le moment, il va déjeuner «en ville»... Ayant sorti mon vélo du garage et ôté l’antivol, je retire la roue avant. Mohamed a acheté cette CLIO d’occasion il y a quelques mois mais ne semble jamais avoir rabattu les sièges passagers. Je prends les choses en main. J’étale la toile que j’utilise comme tapis de sol sous ma tente pour ne pas salir l’intérieur avec du cambouis et nous introduisons mon VTT sans difficulté. Ne restera qu’à déposer les sacoches dans le coffre demain matin. Je lui demande à quelle heure il souhaite partir. A 9h, ce sera parfait me laissant le temps de prendre mon petit-déjeuner servi à partir de 8. Je comprendrais ensuite qu’il essaie de respecter un jeune de 16 h chaque jour. Nous convenons de dîner ensemble. Il a acheté a un beau poisson (le port avec sa coopérative créée avec l'aide du Japon est actif www.leconomiste.com/...enu-site-touristique ).
Il a demandé à la réception de le préparer en tajine. Comme j’ai demandé pour ma demi-pension mon habituelle assiette de crudités nous la partageons. Nos dinons en musique comme c'est l'usage ici, l'hôtel rémunérant ses propres musiciens. J’avais aussi commandé un tajine de légumes et nous avons trop à manger. Je dois faire honneur à la générosité de mon nouvel ami mais j’ai l’impression que je vais exploser. Heureusement, il n’y a pas de dessert. Je propose à Mohamed de faire un billard. Bien qu’il n’ait pas pratiqué depuis longtemps, il se débrouille bien pour ces 2 parties de Snooker dont je lui révèle les règles. Comme j’ai eu le temps d’organiser mes sacoches cet après- midi, je peux m’endormir tranquille ayant mis le réveil à 7h. | | | À: Facteur4 · 28 février 2018 à 12:22 · Modifié le 14 mars 2018 à 16:40 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 58 de 64 · Page 3 de 4 · 1 430 affichages · Partager Vendredi 29 Septembre Imessouane Agadir 90 km en voiture. Ayant un peu mal au ventre je prends pour la première fois un des sachets de SMECTA que j'avais emmené dans ma toute petite trousse à pharmacie. Alors que Mohamed va m'emmener "c'est pas le moment". Mais ce sera une fausse alerte. Je suis mis face à mes contradictions. Alors que je critiquais l'usage abusif de l'automobile, je suis content aujourd'hui de me faire transporter. Comme c'est un covoiturage, je n'augmenterai que très peu la consommation du véhicule en y rajoutant 100 kg. Alors que je prends mon petit-déjeuner en terrasse, j'assiste au même manège que les autres matins. Le propriétaire de l'auberge, un marocain ayant vécu en Allemagne laisse tourner sa VOLKSWAGEN. Cette fois, je craque et lui demande pourquoi. C'est le vendeur qui lui a dit de laisser chauffer pendant 5 min avant de rouler pendant le premier mois. Sidérant avec la température qu'il fait. Il avoue qu'il n'a jamais vu faire ça au pays du constructeur. Mohamed m'accompagne pour mon dernier soin.
Des chèvres nous retiennent quelques secondes pour notre au revoir à la cité portuaire.
Puis nous attaquons l'ascension.
J'ai vraiment de la chance car je peux profiter des paysages sans fournir d'effort.
Mohamed me dit que dans chaque épreuve, il y a quelque chose de positif.
Je découvre l’itinéraire emprunté par les VAE.
La brume apparait
à l'approche de l'Océan
que nous longeons avec toujours des constructions pour le tourisme.
Ayant réservé mon billet retour pour le 03 Octobre et le hasard faisant que cela correspond au 3 ou 4 jours que Mohamed souhaite passer à Agadir,
je lui propose de partager une chambre à 2 lits. Un appart-hôtel me semble idéal. Son prix divisé en 2 lui convient.
Après quelques courses (cette fois encore je ne trouve pas de compote même quand Mohamed interroge un vendeur, il n' y a que des confitures),
cela me permet de nous préparer une petite salade avec le thon acheté à Marrakech. Mohamed a acheté des grenades et du raisin.
Comme nous sommes proches du centre. Pour se garer, il faut systématiquement donner la pièce à une personne qui gère un secteur sans que cela soit une fonction officielle. Mohamed m'explique que cela permet aux gens de vivre. Il existe ainsi toute une économie informelle.
Pour le dîner j'ai envie d'un Coucous. Mon nouvel ami me dit que traditionnellement les familles marocaines le mangent le vendredi midi jour de prière. Nous nous dirigeons à pied vers la plage (super il aime aussi marcher)
Nous mangeons ce Coucous près de la Marina
Puis nous rentrons par la promenade de la plage.
Pendant les courses, j'ai profité d'une boutique INWI pour signaler que je recevais des messages m'invitant à recharger alors que je dispose d'un important crédit. la jeune fille n'est pas surprise. Elle tape un code sur mon smartphone pour que je n'en reçoive plus. Cela sent l'arnaque organisée... | | | À: Facteur4 · 28 février 2018 à 20:50 · Modifié le 28 fév. 2018 à 23:00 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 59 de 64 · Page 3 de 4 · 1 405 affichages · Partager Salut
<< Certainement que sous le soleil c'eût été plus agréable. Mais j'ai remarqué que dans tes photos d' Essaouira, on ne voit que la plage. Alors que dans celles d' Asilah, on voit la ville. >>
J'ai réfléchi à propos de ta question. Je ne comprends pas bien ce que tu veux dire.
Mais c'est vrai que cela dépend des affinités. Il y en a qui préfère d'abord la ville (qui s'appelle une Médina) et ensuite la plage. Pour d'autres, c'est le contraire. Et toi, tu as les deux en photos. Alors de quoi te plains tu !?... 
Bonne route à toi. | | | À: Facteur4 · 1 mars 2018 à 11:35 · Modifié le 10 mars 2018 à 9:32 Re: Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc Message 60 de 64 · Page 3 de 4 · 1 381 affichages · Partager Samedi 30 Septembre Mohamed me propose d'aller en direction de Tiznit. Je suis enthousiaste car j'avais vu sur la carte qu'au sud d' Agadir le littoral constitue un parc national. J'avais imaginé le longer à vélo.
Nous prenons la route,
traversons des agglomérations,
la campagne,
et des villages.
Nous parvenons à la Dune
située au cœur du parc
où un gardien nous accompagne
et nous permet d'observer les oiseaux avec ses jumelles
dont l'ibis chauve préservé ici à l'état sauvage.
Les couleurs du site sont fantastiques.
Puis nous mangeons les plats commandés par Mohamed à notre arrivée
Sur le retour nous nous arrêtons à proximité de Tifnite.
et retrouvons l'animation des marchés
et des véhicules bien chargés.
Avec Mohamed nous découvrons que nous avons beaucoup de points communs : Il est athée ce qui semble difficile à défendre au Maroc. Je comprends mieux quand aujourd'hui j'apprends qu'en Égypte ne pas avoir de religion est condamnable. il y a même des pays où l'athéisme est passible de la peine de mort ( Mauritanie, Soudan, Somalie, Nigeria, Yémen, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Iran, Pakistan, Afghanistan, Maldives et Malaisie). Il me fait découvrir la médecine nouvelle : www.sante-solidarite.com/decodage_hamer.pdf Comme il se méfie aussi de la nourriture industrielle, il me dit que certains supposent que les vermicelles de haricots mungo que je m'apprête à faire cuire sont en plastique. Il m'invite à tenter l'expérience avec un briquet : share.orange.fr/#vP88TOHMmU105f482ffc Comme j'ai toujours trouvé qu'ils étaient durs à cuire et à manger, dans le doute, je préfère jeter le reste. Même quand nous rendons dans une salle de jeux pour faire un billard, nous trouvons l'endroit trop bruyant pour être agréable et le quittons d'un commun accord. | Carnets similaires sur le Maroc: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 418 visiteurs en ligne depuis une heure! |