Merci ! Je m'y emploie mais c'est presque plus difficile de raconter que de rouler. Il me faut bien une journée pour raconter un jour de voyage. Surtout que je pèse mes mots craignant qu'ils soient jugés trop agressifs. Pourtant je raconte sincèrement ce qui s'est passé du moins tel que je l'ai ressenti.
Jeudi 21 Septembre Sidi-Bennour 9h30
Marrakech 19h 135 km
Notre petit-déjeuner a eu raison de mes derniers grammes de gaz.
Devant l'hôtel nous discutons avec un sympathique marocain
qui y a également dormi. Il ne voulait pas rouler de nuit pour rentrer à son domicile.
Il a travaillé avec EDF en
France. Justement j'avais pris en photo les compteurs dans le couloir d'entrée de l'hôtel des Voyageurs :
Owen est souriant avant le départ.
En route il m'a raconté qui lui est également arrivé d'être poursuivi par des chiens mais il avait eu moins de chance que moi. Il avait chu et s'était blessé au coude.
Nous quittons la ville en traversant des quartiers très pauvres
mais toujours avec des constructions en cours
et des sourires.
Nous retrouvons La N7 qui va nous conduire à la ville ocre.
A nouveau, des canaux d'irrigation
et des cultures.
Peu avant midi nous tombons sur les VAE
qui ont du s'arrêter à cette école (reconnaissable à ses couleurs) car Thomas souffre de maux de ventre. Il pense qu'il a choppé des bactéries chez le tailleur qui les a hébergé hier entre son atelier et sa famille. Du moins c'est son épouse qui a offert l'hospitalité lui était moins accueillant (Ils n'ont pas pu dormir à l'hôtel des voyageurs en raison de ses escaliers étroits).
Thomas ne m'adresse pas la parole mais alors que je m'apprête à repartir après avoir photographié Owen, il me jette : " Gilles ! Tu ne publies pas des photos de moi". Je lui réponds : "Non ! J'ai compris, je ne suis pas si bête !"
Ce sera mon dernier cliché. Après m'avoir mis sur un piédestal et m'avoir dit que la vraie écomobilité est celle que je pratique. (Pour une simple remarque) Il m'a dit que je l'avais déçu et que dans mes récits, c’est toujours : "Moi, je". Il n'a pas tout à fait tort mais je lui avais répondu : "Forcément vous ne m'attendez pas alors Je suis seul".
Il ajoutera qu'il n'a pas le choix. Je lui répondrai " Si ! Tu aurais pu faire des étapes de 50 km".
Quelques km plus loin, un jeune s'accroche et ne veut pas nous lâcher.
Le paysage est souvent à tendance désertique
avec le manque de pluie.
Vers 13h nous croisons des enfants sur la route.
Nous achetons des boissons et quelques grignotages. Un marocain nous propose de s'assoir. Je lui offre des fruits secs mais il les refuse n'ayant plus assez de dents. Heureusement j'ai une madeleine dans un sachet individuel et cela lui fait plaisir. Owen nous prend en photo et il nous demande de l’envoyer à son fils en recopiant le n° de téléphone noté sur un cahier.