Comme il n'y a pas de bateau au départ d'
Agadir et que le train n'accepte pas les vélos. J'ai réservé un billet d'avion il y a 10 jours avec mon smartphone. Dommage j'allais atteindre 10 ans depuis mon dernier vol (pour le
Québec où ma fille effectuait un semestre à l'université de Sherbrooke). L'avion est très utile pour le travail et retrouver sa famille mais c'est le moyen de transport le plus polluant alors j'évite de l'utiliser. Aussi je trouve anormal que le kérosène soit exonéré de taxe. D'ailleurs j'ai payé 84 € pour ma place + 30 kg en soute à Air Airabia (pas plus que le bateau Sète
Tanger). Comme demandé, j'ai démonté les pédales et tourné le guidon de mon vélo. J'ai démonté les 2 roues avant de le placer dans la housse que j'avais emportée.
Mardi 03 Octobre 2017
Mohamed m'accompagne à l'aéroport.
Je le remercie chaleureusement et lui propose de venir séjourner en
France à mon domicile.
Je passe un premier contrôle de passeport puis je suis le porteur que j'ai sollicité pour le transport de mon vélo et des mes 4 sacoches.
Je m'apprête à déposer ma sacoche de guidon au contrôle par rayon X quand je réalise que je n'ai plus l'argent qui accompagnait mon passeport dans ma pochette ventrale.
C'est ma fille qui utilise la même pour courir qui me l'avait conseillée.
Pendant tout ce voyage, je l'ai gardé contre mon corps avec à l'intérieur mon passeport et 500 euros en cas de besoin. Le reste de mes papiers et mes dirhams étant dans ma sacoche de guidon.
Comment ai-je pu perdre mes billets ? Il devrait me rester dans les 400 € après que j'ai payé la pension à Immsouame. Je n'ai pas laissé ma sacoche à l'hôtel préférant toujours avoir mon passeport sur moi quand je sortais. Quelques secondes d'angoisse et une jeune femme arrivant derrière me demande si j'ai perdu mon argent. Elle m'indique que le policier l' a.
En sortant mon passeport de la pochette plastique qui le protégeait de ma sueur (lors du pédalage, le ventre est la partie la moins ventilée) mes billets sont tombés. En fait le fond du sachet plastique s'est déchiré les laissant s'échapper.
Je remercie le policier qui continuant les contrôles m'indique que mon argent et sous une veste sur la chaise à côté et lui donne 20 €. Puis un marocain en combinaison de travail me fait comprendre que c'est lui qui les a ramassé. Je lui donne également 20 €. Je termine ce voyage sur une très bonne impression avec l’honnêteté du personnel.
Je me presse de rattraper mon porteur pour lui donner les quelques dirhams que j'ai redemandé à Mohamed à son intention alors qu'hier je lui avais donné toutes les pièces qui me restaient.
Il dépose mes bagages devant le guichet.
Je suis victime de mon peu d’expérience. Je pensais prendre avec moi mes 2 sacoches avant. L’hôtesse me rappelle que je n'ai droit qu'à un bagage. Je lui dis que si j'étais une femme j'aurais un sac à main en plus du bagage. Alors que j'ai droit à 10 kg en cabine et 30 en soute, je devrais passer largement puisqu'au départ mon vélo faisait 40 kg et qu'il s'est allégé de quelques réserves. Mais si j'embarque avec seulement une sacoche ou ma sacoche de guidon, je dépasse le poids en soute. Elle me conseille de mettre ma sacoche de guidon dans une sacoche. Je suis obligé de prendre celle qui contient le matériel que je voulais avoir à bord. C'est une petite et la sacoche de guidon y rentre tout juste. Je suis pris de cours pas le temps de réorganiser. Je retire des vêtements mais reste en surcharge. Les antivols sont plus efficaces pour descendre sous les 30 kg. Un homme m'impose ensuite de dégonfler les pneus (ce que je n'avais pas fait n'ayant pas remis de pression depuis le départ, je ne risquais pas selon moi un éclatement dans la soute en dépression). Cela met la pagaille dans ma housse de transport. Je dis que je suppose que les sangles sont interdites. l'hôtesse me dit que non pourtant je vois peu après un bagage qui bloque un tapis roulant en restant accroché. Elle enregistre mes 3 sacoches et m'envoie au encombrant au bout du comptoir. Je suis bien à la peine pour y porter mon vélo mais je profite qu'il est déjà étiqueté pour glisser dans la housse les vêtements que je n'ai pas la place de mettre dans mon unique sacoche. (il aurait fallu que je les porte en surcouches).
Mon vélo avalé par le tapis, je me dirige vers l'embarquement.
Je n'ai même pas pensé à remplir le formulaire de douane.
Au dernier contrôle au rayon X mes antivols ne sont pas digérés. L'agente me dit que c'est interdit. Je me console en me disant que je n'ai pas retrouvé les clés depuis que j'ai retiré les antivols pour mettre mon vélo dans la voiture de Mohamed. Mais elle me fait une fleur ne me confisquant que ma bouteille d'eau dont je tire quelques gorgées pour me remettre de mes émotions.
c'est du bol d'avoir un vol direct
Agadir Toulouse.
Nous sommes peu nombreux à embarquer.
Pratiquement, je n'aurais connu
Agadir que sous la brume. Heureusement que Mohamed m'aura emmené dans les alentours qu'il était également ravi de découvrir n'ayant jusqu'alors que séjourné dans la ville.
Nous décollons sans problème.
Le soleil est là au-dessus des nuages.
Je demande aux hôtesses si j'ai droit à un traitement de faveur car c'est aujourd'hui mon anniversaire (58 ans).
Elles m'offrent un café au lait et un Kit & Kat.
je craque ensuite pour un sandwich et une boisson. Elles ont du mal à me rendre la monnaie sur un billet 50 et doivent solliciter un voyageur.
Nous passons au-dessus de l'
Espagne
Après avoir lu la brochure,
je demande confirmation au personnel qu'il s'agit bien du premier vol
Agadir Stockholm via
Toulouse. Je comprends pourquoi je ne trouvais pas de vol direct avant cette date.
Et d'immortaliser ce vol inaugural.